Fatima bt. al-Husayn (a)

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Fatima bt. al-Husayn (a)
Présentation
Rôle Fille de l'Imam al-Husayn (a)
Nom(s) Fatima
Naissance 51 H
Médine
Décès 117 H
Médine
Sépulture Syrie ou Médine
Âge 66 ou 90 ans
Famille
Généalogie Fatima bt. al-Husayn b. Ali b. Abi Talib
Père L'Imam al-Husayn (a)
Mère Umm Is’hâq bt. Talhat b. ‘Ubayd Allah
Frère(s)
Sœur(s) Sukayna
Mari Hasan al-Muthannâ
Enfant(s)
  • Abd Allah
  • Ibrâhîm
  • Hasan
  • Zaynab
  • Muhammad Dîbâj
  • Qâsim
  • Ruqayya
Informations religieuses
Rôles importants Participation à la tragédie de Karbala

Fatima bt. al-Husayn b. Ali b. Abi Talib (en arabe :فاطمة بنت الحسين بن علي بن ابي طالب) est la fille aînée de l’Imam al-Husayn (a). Elle participa à l'événement de Karbala et fut captivée. Elle fit un discours à Koufa et blâma les gens de cette ville.

D’après un hadith attribué à l’Imam al-Bâqir (a), avant son martyre, l’Imam al-Husayn (a) confia tous les dépôts de l’Imamat et son testament à Fatima et après la tragédie de Karbala, elle les a donnés à l’Imam as-Sajjâd (a). Fatima a rapporté des hadiths de son père, l’Imam al-Husayn (a) et de son frère, l’Imam as-Sajjâd (a).[1]

Famille

Le père de Fatima fut l’Imam al-Husayn (a) et sa mère fut Umm Is’hâq bt. Talhat b. ‘Ubayd Allah.[2]

Naissance

La date de la naissance de Fatima est inconnue. Mais du fait que sa mère fut d’abord l’épouse de l’Imam al-Hasan al-Mujtaba (a), puis - après le martyre (49 H ou 50 H) de l'Imam al-Hasan (a) - elle se maria avec l’Imam al-Husayn (a), il est fort possible qu’elle soit née en l’an 51 de l’Hégire.[3]

Apparence

Il est rapporté qu’elle ressemblait à sa grande-mère, Fatima az-Zahra (a), la fille du Prophète (s).[4]

Mariage

Avant la tragédie de Karbala, Fatima se maria avec son cousin, al-Hasan al-Muthannâ, le fils de l’Imam al-Hasan al-Mujtaba (a).[5]

Selon un rapport, après le décès de son mari, Fatima bt. al-Husayn (a) se maria avec Abd Allah b. ‘Amr b. Uthman b. Affan.[6]

Après la mort de son deuxième mari, Abd Allah, l’émir de Médine, Abd ar-Rahmân b. Dahhâk la demanda en mariage, mais elle n’accepta pas.[7]

Enfants

Fatima bt. al-Husayn (a) eut quatre enfants de Hasan al-Muthannâ :

  • Abd Allah
  • Ibrâhîm
  • Hasan
  • Zaynab[8]

et trois enfants de son deuxième mari, Abd Allah b. ‘Amr b. Othman :

  • Muhammad Dîbâj
  • Qâsim
  • Ruqayya[9]

La majorité de ses enfants furent assassinés ou emprisonnés au cours des combats contre les Abbassides.[10]

A Karbala

Articles connexes : Evénement de Karbala, Karbala et Achoura.

Au cours de la tragédie de Karbala, Fatima et son mari, al-Hasan al-Muthannâ y furent présents. [11]

Au jour d’Achoura, son mari, al-Hasan al-Muthannâ combattit au côté de l’Imam al-Husayn (a), fut fort blessé puis captivé. Son oncle maternel, Asmâ’ b. Khârijat al-Fazârî le sauva. On le soigna à Koufa et après être guéri, il revint à Médine.[12] Mais Fatima, accompagnée des autres membres de la famille de l’Imam al-Husayn (a), fut emmenée de Koufa à Châm.[13]

Fatima rapporta ce que la famille de l’Imam al-Husayn (a) subit lorsqu’on l'a captivée, ainsi que l’attaque des ennemis contre leurs tentes au jour d’Achoura.[14] A Châm et dans l’assemblée de Yazid b. Muawiya, Fatima bt. al-Husayn discuta avec lui.[15]

Statut

Dépôts de l’Imamat

D’après un hadith de l’Imam al-Bâqir (a), avant son martyre, l’Imam al-Husayn (a) confia tous les dépôts de l’Imamat et son testament à Fatima et après la tragédie de Karbala, elle les donna à l’Imam as-Sajjâd (a).[16]

Narration des hadiths

Fatima bt. al-Husayn (a) fut une des narratrices de hadith. Elle a rapporté des hadiths de son père, l’Imam al-Husayn (a), de son frère, l’Imam as-Sajjâd (a), d’Abd Allah b. Abbas et d’Asmâ’ bt. ‘Umays.[17]

Aussi, des hadiths Mursal[18] lui sont attribués ; des hadiths qu’elle a rapportés de sa grande-mère, Fatima az-Zahra(a), la fille du Prophète (s), de son père, l’Imam al-Husayn (a), de sa tante, Zaynab bt. Ali (a), de son frère, l’Imam as-Sajjâd (a), d’Aïcha et de Bilâl.[19]

Les savants des sciences de hadith considérèrent Fatima bt. al-Husayn (a) comme une narratrice fidèle et du quatrième niveau des narrateurs.[20]

Discours à Koufa

A part l’Imam as-Sajjâd (a), Zaynab (s) et Umm Kulthûm, Fatima bt. al-Husayn (a) fit également un discours à Koufa contre les Omeyyades.

D’après Zayd, fils de l’Imam al-Kâzim (a), après l’arrivée de la caravane des captifs, Fatima bt. al-Husayn (a) fit ce discours :

« Louange à Allah au nombre des sables et au même poids de l’univers. Je Le loue, je me confie à Lui et je crois en Lui. J’atteste qu’il n’y a de dieux qu’Allah, seul et sans associé et que Muhammad est Son serviteur et Son Envoyé et que ses enfants innocents ont été décapités à côté de l’Euphrate.
Ô mon Dieu, je sollicite ta protection. Je ne T’attribue pas de mensonges et je ne dirai jamais rien contre ce que Tu as révélé. (Ton Envoyé) exigea des serments à son peuple concernant la succession d’Ali b. Abi Talib. Mais ce dernier a été privé de son droit et a été tué innocemment. Tout comme son fils qui a été tué hier dans une des maisons d’Allah (Karbala) par ceux qui se prétendent musulmans.
Malheur à eux ! Ils ne l’ont soutenu ni durant sa vie ni au moment de sa mort. Enfin, Allah prit son âme pure qui a eu beaucoup de mérites, connus parmi tous les musulmans.
Ô mon Dieu ! Aucun reproche ne l’a affaibli dans Ton chemin. Dès sa naissance, Tu l’as guidé vers l’islam et Tu as beaucoup admiré ses mérites. Il était tout le temps un bon conseiller dans Ton chemin et celui de Ton Envoyé et quand Tu as pris son âme, il n’était ni attaché à ce bas-monde, ni avare. Aussi, il désirait l’autre monde et a fait du djihad dans Ton chemin. Tu l’as agréé, l’as choisi et l’as guidé vers le Droit Chemin.
Puis, ô gens de Koufa, ô traitres ! Allah nous (les Ahl al-Bayt (a) ) a éprouvé par vous et vous a éprouvé par nous. Nous avons réussi et Il nous avait donné sa connaissance. Allah nous a accordé de Sa science, de Sa connaissance et de Sa sagesse. Nous sommes les Preuves d’Allah sur terre. Allah nous a honorés et nous a préférés grâce au Prophète (s). Mais vous nous avez traité de menteurs. Vous nous avez attribué l’impiété. Vous avez considéré notre sang et nos biens comme licites, et c’est comme si nous étions des polythéistes étrangers.
Voici ce que vous venez de faire avec notre père (l’Imam al-Husayn (a) ) hier, et notre sang (de Ahl al-Bayt (a)) coule encore de vos épées. Tout cela, provient de la haine ancienne que vous avez gardée dans vos cœurs. De tous ces actes, vos yeux brillent et vos coeurs ravissent. Mais, sachez qu’Allah est le Meilleur en stratagème. Ne soyez pas contents d'avoir versé notre sang, et d'avoir pillé nos biens …
Malheur à vous ! Attendez la malédiction d’Allah et Son châtiment. C’est comme si je vois le châtiment de Dieu qui vous arrive du ciel, puis vous serez éternels en Enfer et vous aurez un châtiment douloureux, à cause du mal que vous avez fait envers nous. Sachez qu’Allah maudit les tyrans.
Malheur à vous ! Comment avez-vous osé de nous porter préjudice, de nous assassiner et de nous combattre ? Par Allah, vos cœurs se sont endurcis et scellés. Vous n’entendez ni voyez la vérité, car la Satan vous a embelli les péchés et vous a blindé les yeux. Donc, vous ne serez jamais guidés.
Malheur à vous ! Ô gens de Koufa ! Quelle rancune avez-vous dans vos cœurs envers le Prophète (s), son frère, Ali b. Abi Talib (a) et sa famille ? Je suis fière d’être de cette famille.
Puis elle récita ce poème :
Nous avons tué Ali et ses enfants, par les épées de Hind et les lances. Nous avons captivé leurs femmes comme les turques et nous les avons écrasés de la meilleure des façons.
Malheur à toi ! Tu es fier d’avoir tué les personnes qu’Allah a purifiées et qu’Il a débarrassées de toute souillure …

A la fin de son discours, les gens se mirent à se lamenter et à s’écrier en disant :

« Cela nous est suffisant, ô fille des purs. Certes tu nous as brûlé les cœurs ».[21]

Décès de Hasan al-Muthannâ

Article connexe : Hasan al-Muthannâ.

Il est rapporté qu’après le décès de al-Hasan al-Muthannâ, son épouse, Fatima bt. al-Husayn (s) se lamentait pendant un an à côté de sa tombe, jeûnait et effectuait des actes d’adoration pendant les nuits.[22]

D’après Bukhârî dans son livre, Sahîh al-Bukhârî :

« Lorsque al-Hasan b. Hasan b. Ali (a) décéda, son épouse (Fatima) mit un dôme sur sa tombe pendant un an ».[23]

Décès

D’après un rapport, elle décéda à Médine[24], mais une tombe dans le cimetière de Bâb as-Saghîr à Damas lui est attribuée.

D’après Sibt b. al-Jawzî, elle décéda vers 117 H.[25]

Ibn Hibbân déclara qu’elle eut 90 ans lorsqu’elle décéda, mais il ne parla pas de la date de son décès.

Ibn ‘Asâkir rapporta qu’elle décéda pendant le califat de Hishâm b. Abd al-Malik.[26]

Voir aussi

Références

  1. Mizzî, Tahdhîb al-Kamâl, v 35 p 256 ; Abu al-Faraj al-Isphahânî, Maqâtil at-Tâlibîyyîn, 167
  2. Cheikh al-Mufîd, Al-Irshâd, v 2 p 491
  3. Muhammadi RayShahrî, Dânéshnâméyé Imam al-Husayn (a), p 351
  4. Abu al-Faraj al-Isphahânî, Maqâtil at-Tâlibîyyîn, p 122 ; Cheikh al-Mufîd, Al-Irshâd, v 2 p 25
  5. Ibn ‘Asâkir, Târîkh Dimashq, v 70 p 17 ; Ibn Qutayba, Al-Ma’ârif, p 213 ; Ibn Sa’d, At-Tabaqât al-Kubrâ, v 8 p 473
  6. Mizzî, Tahdhîb al-Kamâl, v 35 p 256 ; Abu al-Faraj al-Isphahânî, Maqâtil at-Tâlibîyyîn, 167
  7. Ibn Sa’d, At-Tabaqât al-Kubrâ, v 8 p 474
  8. Mizzî, Tahdhîb al-Kamâl, v 35 p 256
  9. Mizzî, Tahdhîb al-Kamâl, v 35 p 256 ; Ibn Qutayba, Al-Ma’ârif, p 199
  10. Tabarî, Târîkh at-Tabarî, v 7 p 536
  11. Al-Kâmil fi at-Târîkh, Ibn Athîr, v 2 p 577
  12. Cheikh al-Mufîd, Al-Irshâd, v 2 p 25
  13. Al-Kâmil fi at-Târîkh, Ibn Athîr, v 2 p 577 ; Cheikh al-Mufîd, Al-Irshâd, v 2 p 121
  14. Cheikh as-Sadûq, Al-Amâlî, v 228
  15. Tabarî, Târîkh at-Tabarî, v 5 p 464
  16. Kulaynî, Al-Kâfî, v 1 p 303
  17. Ibn ‘Asâkir, Târîkh Dimashq, v 70 p 10 ; Mizzî, Tahdhîb al-Kamâl fî Asmâ' ar-Rijâl, v 35 p 254 - 255
  18. un hadith dont tous les narrateurs ne sont pas mentionnés
  19. Ibn ‘Asâkir, Târîkh Dimashq, v 70 p 10 ; Mizzî, Tahdhîb al-Kamâl fî Asmâ' ar-Rijâl, v 35 p 254
  20. Ibn Hajar al-‘Asqalânî, Taqrîb at-Tahdhîb, v 2 p 657
  21. Sayyid b. Tâwûs, Al-Luhûf, p 178
  22. Bukhârî, Sahîh al-Bukhârî, v 1 p 446 ; Mizzî, Tahdhîb al-Kamâl fî Asmâ’ ar-Rijâl, v 6 p 95
  23. Bukhârî, Sahîh al-Bukhârî, Kitâb al-Janâ’iz, chapitre 61 ; Ibn Hajar al-‘Asqalânî, Fat’h al-Bârî fî Sharh Sahîh al-Bukhârî, v 3 p 255
  24. Sibt b. al-Jawzî, Tadhkirat al-Khawâs, p 280
  25. Sibt b. al-Jawzî, Tadhkirat al-Khawâs, p 280
  26. Ibn ‘Asâkir, Târîkh Madînat Dimashq, v 70 p 17

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