Aïcha

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Aïcha
Nom(s) Aïcha bt. Abu Bakr
Surnom(s)
  • Umm Abd Allah
  • Umm al-Mu’minîn
Titre(s) Humayrâ’
Naissance Quatre ou cinq ans après la prophétie du Prophète (s)
La Mecque
Décès 10 Shawwâl 58 H
La Mecque
Sépulture Cimetière d’al-Baqî'
Âge 66 ans
Famille
Père Abu Bakr
Mère Umm Rûmân bt. ‘Âmir b. ‘Uwaymir
Mari Le prophète (s)

Informations religieuses
Rôles importants
  • Femme du Prophète (s)
  • Fille de Abu Bakr

Les successeurs du Prophète (s)

L'Imam AliL'Imam HassanL'Imam Hussayn
L'Imam SajjadL'Imam BaqirL'Imam Sadiq
L'Imam KadhimL'Imam RidhaL'Imam Jawad
L'Imam HadiL'Imam Hassan Al-AskariL'Imam Mahdi

Aïcha bt. Abu Bakr (en arabe : عائشة بنت أبي بكر), fille d’Abu Bakr (M 58 H), fut la troisième épouse du Prophète (s) après Khadîdja bt. Khuwaylid (a) et Sûda. Les historiens ont de différents avis sur l’âge d’Aïcha lors de son mariage avec le Prophète (s).

Du fait de ses activités politiques et son rôle après le décès du Prophète (s), elle fut très réputée parmi les musulmans. Elle eut un rôle très important après le décès du Prophète (s) pour la préparation du califat de son père, Abu Bakr, et d’Umar ibn al-Khattab. En rapportant des hadiths sur les mérites de ces deux personnes, elle essaya de préparer les musulmans à accepter leur califat.

Au début du califat d’Othman, Aïcha était pour lui, mais après quelque temps, elle changea son avis et commença le soulèvement contre lui. Après l’assassinat d’Othman, elle se souleva contre l’Imam Ali (a) sous prétexte de venger la mort d’Othman et commença la bataille de Jamal.

En se basant sur certains hadiths, les sunnites estiment beaucoup Aïcha et lui attribuent beaucoup de mérites. Mais les chiites, ne la considèrent pas comme une vraie musulmane à cause du manque de respect de sa part à l’égard du Prophète (s) et des Ahl al-Bayt (a).

Biographie

Famille

Aïcha bt. Abu Bakr fut du clan Taym (تیم) et sa mère fut Umm Rûmân bt. ‘Âmir b. ‘Uwaymir de la tribu de Banî Kanâna.[1]

Naissance

Aïcha naquit quatre ou cinq ans après la prophétie du Prophète Muhammad (s).[2]

Surnoms et titres

A cause de son neveu, Abd Allah b. Zubayr, Aïcha fut surnommée Umm Abd Allah.[3] La plupart des sources historiques lui donnèrent le surnom d’Umm al-Mu’minîn.[4]

D’après un rapport, le Prophète (s) donna le titre « Humayrâ’ ».[5] Il y a une narration à ce propos, disant que le Prophète (s) aurait dit à Aïcha :

« Parle avec moi, ô Humayrâ’ ! ».

Apparemment, la première personne qui rapporta cette narration, fut Al-Ghazâlî dans son livre, Ihyâ’ al-‘Ulûm (إحياء العلوم). Certains ulémas, considèrent cette narration, comme mensonge.[6]

Mort

Au 10 Shawwâl 57 H ou 58 H et à l’âge de 66 ans, Aïcha mourut à Médine. Abû Hurayra pria sur son défunt et on l’enterra dans le cimetière d’al-Baqî’.[7] D’après certains historiens, elle mourut au 17 Ramadan de la même année.[8]

Plusieurs raisons sont rapportées pour la mort d’Aïcha. Contrairement aux sunnites qui croient que sa mort fut naturelle, certains chercheurs trouvent que ce fut Muawiya qui causa sa mort. Il creusa une fosse et tomba Aïcha dedans.[9] Ils trouvent que ce fut suite à la critique d’Aïcha contre Muawiya, lorsque ce dernier exigea le serment d’allégeance pour son fils, Yazid 1e.[10] D’après ces chercheurs, l’assassinat d’Aïcha eut lieu aux derniers jours du mois de Dhu al-Hijja.[11]

Mariage avec le Prophète (s)

Aïcha se maria avec le Prophète (s) après le décès de Khadija bt. al-Khuwaylid (a) et après le mariage du Prophète (s) avec Sûda bt. Zam’at b. Qays et vécut avec le Messager d’Allah (s) neuf ans et cinq mois.[12]

Tous les chercheurs sont unanimes que son mariage avec le Prophète (s) eut lieu après le décès de Khadija bt. al-Khuwaylid (a). Mais certains croient que ce fut deux ans avant l’Hégire, et d’autre trouvent que ce fut trois ans avant l’Hégire.[13]

Aussi, certains rapports disent que ce mariage fut avant celui du Prophète (s) avec Sûda, mais d’autres trouvent que ce fut après le mariage de Sûda.[14]

Ce mariage eut lieu au mois de Shawwâl et 11 ans après la prophétie (Bi’that).[15] D’après les rapports, la dote d’Aïcha fut 400 dirhams.[16]

Âge d’Aïcha lors de son mariage

Il y a de différents avis sur l’âge d’Aïcha lors de son mariage avec le Prophète (s). D’après le rapport connu, à ce moment-là, elle eut six ou sept ans[17], mais leur relation intime fut, après quelques ans, après l’Hégire.[18]

Quand même, d’après certains chercheurs, au moment de son mariage, Aïcha eut 18 ans. D’après eux, au début de la prophétie du Prophète (s), Aïcha était un enfant et avait au moins, 7 ans. Donc, au moment de leur mariage, elle aurait dû avoir au moins 17 ans.[19]

Sayyid Ja’far Murtadâ al-‘Âmilî, un des chercheurs chiites n’acceptent pas le rapport connu, disant qu’Aiche avait 7 ans, lors de son mariage. Il croit qu’elle avait au moins de 13 à 17 ans. D’après le rapport d’Ibn Is’hâq, Aïcha fut la dix-neuvième personne qui se convertit à l’islam. Donc, d’après lui, si elle avait 7 ans lors de sa conversion à l’islam, il aurait dû avoir au moins 17 ans lors de son mariage et 20 ans au moment de l’Hégire à Médine.[20]

Evénement d’Al-Ifk

En l’an 5 H, lorsque l’armée des musulmans retournait de la Razzia Bani al-Mustaliq, elle campa pour se reposer. A ce moment-là, Aïcha s’éloigna des camps pour aller aux toilettes. Elle perdit son collier et se mit à le chercher. Les soldats qui n’étaient pas conscients de l’absence d’Aïcha, se rendirent vers Médine.

Lorsqu’Aïcha retourna vers les camps, elle vit qu’il n’y avait personne. Elle y resta en attendant les musulmans. Là, un homme, nommé Safwân b. Mu’attal arriva, donna son chameau à Aïcha et la conduisit vers l’armée des musulmans. Lorsque certains musulmans (des hypocrites d’après le Coran) virent Aïcha avec cet homme, ils l’accusèrent et lui attribuèrent de mauvais attributs.

Suite à leur accusation, les versets 11 à 26 de la sourate An-Nûr furent révélés, blâmant les hypocrites parmi les musulmans, qui avaient accusé Aïcha.[21]

Les sunnites considèrent cette narration comme une mérite d’Aïcha et en profitent pour prouver la supériorité d’elle à toutes les épouses du Prophète (s).[22] Mais d’après les chiites, cette narration ne prouve aucune mérite, mais elle n’efface qu’une accusation de l’épouse du Prophète (s).[23] Néanmoins, d’après certains chercheurs, ces versets furent révélés à propos de Mârîya al-Qibtîyya, après le décès de Ibrâhîm, le fils du Prophète (s).[24]

Après le décès du Prophète (s)

Nous pouvons diviser la vie d’Aïcha après le décès du Prophète (s) en quelques étapes :

A l’époque d’Abu Bakr et d’Umar

Articles connexes : Umar ibn al-Khattab et Abu Bakr.

Après le décès du Prophète (s), du fait qu’Aïcha fut l’épouse du Prophète (s) et la fille du premier calife, elle eut un statut considérable dans la communauté musulmane, même si elle n’interviendrait pas directement dans la politique. De plus, elle avait le soutien de son père, Abu Bakr, et du deuxième calife, Umar ibn al-Khattab.

D’après certains chercheurs chiites, Aïcha avait un rôle important pour faire atteindre son père au pouvoir et elle fit son possible pour arriver à ce but. Aussi, elle commença à narrer des hadiths du Prophète (s) sur les mérites de deux premiers califes pour convaincre les gens sur leur califat.

Elle rapportait également des hadiths et donnait des fatwas en faveur de son père Abu Bakr et d’Umar pour avancer leurs objectifs politiques.[25]

Devant tous les efforts d’Aïcha, Abu Bakr et Umar lui donnaient des cadeaux et augmentèrent sa part du trésor public.[26]

Puisque Umar ibn al-Khattab croyait qu’Aïcha était la meilleure des épouses du Prophète (s), il lui donnait deux mille dirhams plus que les autres épouses de l’Envoyé d’Allah (s).[27] Les ulémas chiites considèrent ceci comme injustice.[28]

A l’époque d’Othman

Article connexe : Uthman bin Affan.

Après la mort d’Abu Bakr et d’Umar, la vie d’Aïcha eut une nouvelle étape. A l’époque d’Uthman, Aïcha eut un rôle important dans la politique.[29] Durant les premières années du califat d’Uthman, Aïcha avait une bonne relation avec lui.

Elle rapportait même des hadiths sur les mérites du troisième calife.[30] Mais après quelques années, ils s’éloignèrent l’un de l’autre, d’une façon qu’Aïcha dirigea le soulèvement contre Othman et ceci aboutit par son assassinat.[31] Parmi les raisons, citées dans les sources historiques sur la divergence entre Aïcha et Othman, on peut citer :

  • Le gouvernement d’Uthman était faible et ne pouvait pas bien diriger la communauté musulmane
  • Son gouvernement faisait tout, en faveur des tribus qui avaient une bonne relation avec le calife
  • La corruption et la perversité dans son gouvernement

Aussi, Othman porta préjudice à l’égard des compagnons du Prophète (s), comme : Abd Allah b. Mas’ûd, ‘Ammâr b. Yâsir, Abû Dhar al-Ghifârî et Jundab. Tout cela fut la source de la discorde dans la communauté musulmane et aboutit à l’assassinat du troisième calife.[32]

Au cours de ses discussions avec Othman et ce qui se passa entre elle et Othman dans la mosquée du Prophète (s) à Médine, Aïcha critiqua le calife. En réponse d’Aïcha, Othman la considéra semblable aux femmes des Prophètes Noé et Lot qui trahirent leurs maris et entrèrent en Enfer.

Fâchée de la réponse d’Othman, Aïcha dit :

« Tuez ce vieillard qui radote, car il est devenu impie ».[33]

A l’époque de l’Imam Ali (a)

Articles connexes : Imam Ali (a) et Bataille de Jamal.

Aïcha fut une des opposante à l’Imam Ali (a). Certains chercheurs croient que cette divergence entre elle et l’Imam Ali (a) fut créée lorsque le Prophète (s) était en vie.[34]

Bien qu’Aïcha ait dirigé le soulèvement contre l’Imam Ali (a) et ait été en tête des rebelles contre le calife des musulmans, les sunnites justifient son soulèvement, en disant qu’elle était sous l’influence des autres et ne chercher que vengeance d’Othman, mais elle ne voulait pas opposer à l’Imam Ali (a).

Ils croient qu’Aïcha fit une erreur et qu’elle regretta à la fin de sa vie de tout ce qu’elle avait fait.[35] Contrairement aux sunnites, les chiites critiquent Aïcha pour les préjudices qu’elle porta à l’égard de l’Imam Ali (a) et n’acceptent pas la justification des ulémas sunnites.[36]

En tout cas, au cours de l’assassinat d’Uthman ibn Affan, Aïcha resta à La Mecque. Elle y resta même quand elle fut informée de la succession de l’Imam Ali (a). Mais, lorsque Talha et Zubayr arrivèrent à La Mecque, par l’aide d’Aïcha, ils réunirent des chefs arabes, et se rendirent avec leur armée à Bassora sous prétexte de venger la mort d’Uthman.[37]

Après la conquête de Bassora, ils affrontèrent les soldats de l’Imam Ali (a).[38]. D’après un rapport, Aïcha proposa à Umm Salama de l’accompagner pour venger la mort d’Uthman. Mais Umm Salama la critiqua pour son comportement à l’égard d’Uthman. Un jour elle le soutenait, et l’autre jour elle le considérait comme impie.[39]

D’après Cheikh al-Mufîd, le statut d’Aïcha en tant qu’épouse du Prophète (s) et la fille du premier calife, fut une des raisons pour lesquelles, elle put réunir beaucoup de soldats contre l’Imam Ali (a).[40]

Après la fin de la bataille de Jamal, l’Imam Ali (a) reprocha Aïcha et ordonna à son frère, Muhammad b. Abi Bakr de l’accompagner respectueusement à Médine.[41]

A l’époque de Muawiya

Article connexe : Muawiya.

Bien que certains chercheurs considèrent la vie d’Aïcha à l’époque de Muawiya, comme une étape de son silence, les autres croient qu’elle soutenait les Omeyyades.[42]

Même si son frère, Muhammad b. Abi Bakr, fut tué par l’ordre de Muawiya, après le martyre de l’Imam Ali (a), elle n’opposa pas aux Omeyyades.[43] Aussi, Muawiya se rapprocha d’Aïcha et lui envoyait des cadeaux.[44] D’après un rapport, une fois, Muawiya envoya 100 000 dinars à Aïcha et dépensa 18 000 dinars pour ses dettes.[45]

Enterrement de l’Imam al-Hasan al-Mujtabâ (a)

Un des événements qui eut lieu à l’époque d’Aïcha, fut le fait qu’elle empêcha Banu Hachim d’enterrer l’Imam al-Hasan al-Mujtabâ (a) à côté du Prophète (s).[46]

La tombe du Prophète (s) se situait où Aïcha résidait. Plus tard, Abu Bakr et Umar furent enterrés dans le même endroit. Après le martyre de l’Imam al-Hasan (a), l’Imam al-Husayn (a) essaya de l’enterrer à côté du Prophète (s), comme son frère avait demandé dans son testament. Mais Aïcha, sous l’influence de Marwân b. Hakam les empêcha. Donc, l’Imam al-Husayn (a) qui évitait de la discorde dans la communauté musulmane, enterra son frère dans le cimetière d’al-Baqî’.[47]

Particularités

Les sources sunnites rapportèrent beaucoup de hadiths sur les mérites d’Aïcha.[48] D’après les sunnites, Aïcha fut une éloquente et une savante.

Elle savait la médecine et elle avait appris tout ça de son père.[49] D’après certains rapports sunnites, elle savait les versets coraniques, les prescriptions divines, les poèmes, l’histoire des batailles des arabes et la généalogie.[50]

Il est rapporté qu’Aïcha fut la seule femme qui était vierge lors de son mariage avec le Prophète (s).[51] Les sources sunnites considèrent Aïcha comme l’épouse la plus aimée du Prophète (s).[52]

Point de vue des chiites

Les chercheurs chiites ne considèrent pas les rapports sur les mérites d’Aïcha, comme authentiques. Ils les considèrent comme innovations qui viennent d’une pensée exagérée de la part des ulémas sunnites.

Les chiites croient que certains hadiths inventés sur les mérites d’Aïcha, manquent le respect envers le Prophète (s).[53]

Contrairement aux rapports sunnites, les sources chiites rapportèrent qu’Aïche était une femme avare et jalouse qui n’avait pas une bonne conduite. D’après ces rapports, le comportement d’Aïcha, mit le Prophète (s) plusieurs fois en colère et ce fut pour cette raison, qu’il la reprocha quelques fois.[54]

Les chiites croient que le mauvais comportement d’Aïcha à l’égard des autres épouses du Prophète (s) fut du fait qu’elle était jalouse,[55] surtout à l’égard de Khadîja bt. Khuwaylid (a).

D’après certains rapports sunnites, du fait que le Prophète (s) rappelait beaucoup de Khadîja bt. Khuwaylid (a), Aïcha était jalouse.[56]

Aussi, d’après certaines narrations, Aïcha était jalouse à l’égard de Mârîya al-Qibtîyya lorsque ce dernier eut un enfant du Prophète (s).[57]

En ce qui concerne les rapports sur la beauté d’Aïcha et le fait qu’elle était la bien-aimée du Prophète (s), les chiites ne les considèrent pas comme authentiques, car ils sont rapportés par Aïcha, elle-même ou de son neveu. De plus, il y a des indices qui confirment qu’elle n’était pas comme ça.[58]

Fatwa sur la malédiction

Suite à la malédiction que Cheikh Yassir al-Habib annonça contre Aïcha dans son livre et sa chaîne de télévision, certains chiites ont demandé à l’Ayatollah Sayyid Ali Khamenei de donner son avis sur ce sujet. Le guide suprême de la Révolution islamique d’Iran déclara ainsi :

« Il est interdit de manquer le respect envers les slogans des sunnites, dont l’épouse du Prophète (s) (Aïcha). Cette interdiction contient toutes les épouses du Prophète (s) et celles de tous les prophètes ».[59]

Rapport des hadiths

Aïcha rapporta 2 210 hadiths du Prophète (s).[60] Alors que les autres épouses du Prophète (s) rapportèrent en total 612 hadiths.

Le livre Musnad Ahmad (une source sunnite) rapporta 2 270 hadiths d’Aïcha. Sahîh Muslim et Sahîh al-Bukhârî rapportèrent 1 200 hadiths sur le fiqh, dont 290 est d’Aïcha. C’est pour cette raison que les sunnites croient qu’Aïcha eut un quart du fiqh.[61]

Les chercheurs chiites ont analysé et critiqué certains de ses hadiths.[62]

Bibliographie

Tout au long de l’histoire de l’islam, les chercheurs chiites et sunnites écrivirent des livres sur Aïcha. En voici quelques uns :

  • Ahâdîth Umm al-Mu’minîn Aïcha (les hadiths d’Aïcha), Sayyid Murtadâ al-‘Askarî
  • Aïcha dar Durân-é Imam Ali (a) (Aïcha à l’époque de l’Imam Ali (a) ), Sayyid Murtadâ al-‘Askarî
  • Naqsh-é Aïcha dar Islam (le rôle d’Aïcha dans l’islam), Sayyid Murtadâ al-‘Askarî
  • Aïcha Ba’d az Payghambar (Aïcha après le Prophète (s) ), Karl Frischler
  • Aïcha dar Sihâh Sitta (Aïcha dans les six livres de hadiths sunnites), Husayn Tayyibîyân
  • Aïcha dar Hayât-é Muhammad (s) (Aïcha à l’époque du Prophète (s) ), Sipahrûz Mawlûdî

Voir aussi

Références

  1. Ibn Sa’d, At-Tabaqât al-Kubrâ, v 8 p 46 ; Balâdhurî, Ansâb al-Ashrâf, v 1 p 409
  2. Ibn Hajar, Al-Isâba, v 8 p 231 ; Al-‘Allâma al-‘Askarî, Naqsh-i Aïcha dar Ahâdîth-i Islam, v 1 p 45
  3. Ibn Sayyid an-Nâs, ‘Uyûn al-Athar, v 2 p 368
  4. Ibn Tûlûn, Al-A’immat al-Ithnâ ‘Ashar, p 131
  5. Dinwarî, Al-Imâma wa as-Sîyâsa, p 82
  6. Sayyid Murtadâ al-Askarî, Ahâdîth Umm al-Mu’minîn Aïcha, p 25 - 26 ; Al-Fattanî, Tadhkirat al-Mawdû’ât, p 196
  7. Dhahabî, Târîkh al-Islam, v 4 p 164 ; Ibn Athîr, Al-Kâmil fi at-Târîkh, v 3 p 520
  8. Miqrîzî, Imtâ’ al-Asmâ’, v 6 p 42
  9. Bayâdî, As-Sirât al-Mustaqîm, v 3 p 48
  10. Hurr al-‘Âmilî, Ithbât al-Hudât, v 3 p 402
  11. Sayyid b. Tâwûs, At-Tarâ’if, v 2 p 503
  12. Ibn Abd al-Birr, Al-Istî’âb, v 4 p 1881 ; Ibn Hazm, Jawâmi’ as-Sîrat an-Nabawîyya, p 27
  13. Al-‘Allâmat al-Majlisî, Bihâr al-Anwâr, v 22 p 235 ; Ibn Hajar, Al-Isâba, v 8 p 232
  14. Ibn Sa’d, At-Tabaqât al-Kubrâ, v 8 p 46 ; Ibn Qutayba, Al-Ma’ârif, p 133 - 134
  15. Ibn Sayyid an-Nâs, ‘Uyûn al-Athar, v 2 p 368
  16. Suhaylî, Ar-Rawd al-Anf, v 7 p 534
  17. Ibn Sa’d, At-Tabaqât al-Kubrâ, v 8 p 47 - 48
  18. Ibn Hishâm, As-Sîrat an-Nabawîyya, v 2 p 644
  19. Taqî Zâdé Dâwarî, Tasvîr Khânovâdé Payâmbar dar Dâ’irat al-Ma’ârif-i Islam, p 92 - 93
  20. Sayyid Ja’far Murtadâ al-‘Âmilî, As-Sahîh min sîrat an-Nabîyy al-A’zam, v 3 p 285 - 287
  21. Ibn Hishâm, As-Sîrat an-Nabawîyya, v 2 p 297 - 302 ; Bukhârî, Sahîh al-Bukhârî, v 5 p 223 - 227
  22. Ibn Hishâm, As-Sîrat an-Nabawîyya, v 8 p 68
  23. Al-‘Allâmat at-Tabâtabâ’î, Al-Mîzân, v 15 p 144
  24. Sayyid Ja’far Murtadâ, As-Sahîh Min Sîrat an-Nabîyy al-A’zam, v 12 p 320 - 326
  25. Dâvarî, Tasvîré Khânivâdiyi Payâmbar dar Dâ’irat al-Ma’ârif Islam, p 115
  26. Ibn Sa’d, At-Tabaqât al-Kubrâ, v 8 p 53
  27. Ibn Hishâm, As-Sîrat an-Nabawîyya, v 2 p 67
  28. Dâvarî, Tasvîré Khânivâdiyi Payâmbar dar Dâ’irat al-Ma’ârif Islam, p 115 - 116
  29. Dâvarî, Tasvîré Khânivâdiyi Payâmbar dar Dâ’irat al-Ma’ârif Islam, p 117
  30. Muslim, Sahîh Muslim, v 7 p 117
  31. Al-‘Allâmat al-Askarî, Naqshé Aïcha dar Târîkh Islam, v 1 p 150
  32. Dâvarî, Tasvîré Khânivâdiyi Payâmbar dar Dâ’irat al-Ma’ârif Islam, p 120
  33. At-Tabarî, Târîkh at-Tabarî, v 3 p 477
  34. Cheikh al-Mufîd, Al-Jamal, p 426
  35. Nadwî, Sîrat as-Sayyida Aïcha, p 189 - 192
  36. Sayyid al-Murtadâ, Adh-Dhakhîra, p 496 ; Cheikh al-Mufîd, Al-Fusûl al-Mukhtâra, p 141
  37. Ibn Qutayba, Al-Imâma wa as-Sîyâsa, v 1 p 71 - 72
  38. Ya’qûbî, Târîkh al-Ya’qûbî, v 2 p 180 - 181
  39. Ibn A’tham, Futûh al-Buldân, v 2 p 454
  40. Cheikh al-Mufîd, Al-Jamal, p 226 - 227
  41. Cheikh al-Mufîd, Al-Jamal, p 160 - 169 ; 369 - 382
  42. Dâvarî, Tasvîré Khânivâdiyi Payâmbar dar Dâ’irat al-Ma’ârif Islam, p 126
  43. Ibn Qutayba, al-Imâma wa as-Sîyâsa, v 1 p 205
  44. Ibn Athîr, Al-Kâmil fi at-Târîkh, v 7 p 136 - 137
  45. Ibn Athîr, Al-Kâmil, v 8 p 136
  46. Abu al-Faraj al-Isphahânî, Maqâtil at-Tâlibîyyîn, p 82
  47. Balâdhurî, Ansâb al-Ashrâf, v 3 p 66
  48. Ibn Athîr, Usd al-Ghâba, v 6 p 189 - 191 ; Ibn Hajar, Fat’h al-Bârî, v 7 p 83
  49. Ahmad ibn Hanbal, Musnad Ahmad, v 6 p 67
  50. Dhahabî, Sîyar A’lâm an-Nubalâ’, v 2 p 183
  51. Balâdhurî, Ansâb al-Ashrâf, v 1 p 409
  52. Ibn Hishâm, As-Sîrat an-Nabawîyya, v 8 p 68 ; Ibn Kathîr, Al-Bidâya wa an-Nihâya, v 8 p 99
  53. Dâvarî, Tasvîré Khânivâdiyi Payâmbar dar Dâ’irat al-Ma’ârif Islam, p 101 - 102
  54. Al-‘Allâmat al-Majlisî, Bihâr al-Anwâr, v 22 p 227 ; Sayyid b. Tâwûs, At-Tarâ’if, v 1 p 290
  55. Sayyid Ja’far Murtadâ al-‘Âmilî, As-Sahîh min Sîrat an-Nabîyy al-A’zam, v 3 p 291
  56. Muslim, Sahîh Muslim, v 4 p 1889
  57. Ya’qûbî, Târîkh al-Ya’qûbî, v 2 p 87
  58. Sayyid Ja’far Murtadâ al-‘Âmilî, As-Sahîh min Sîrat an-Nabîyy al-A’zam, v 3 p 289 - 291
  59. https://www.khabaronline.ir/detail/97482/culture/religion
  60. Miqrîzî, Imtâ’ al-Asmâ’, v 6 p 43
  61. Al-‘Allâmat al-Asgarî, Ahâdîth Umm al-Mu’minîn Aïcha, p 32
  62. Al-‘Allâmat al-‘Askarî, Ahâdîth Umm al-Mu’minîn Aïcha