‘Allâmat al-Amînî

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‘Allâmat al-Amînî
Description de l'image عبدالحسین-امینی-1.jpg.
Nom de naissance Abd al-Husayn al-Amînî
Naissance an 1320 H
Tabriz, Iran
Décès 28 Rabî’ ath-Thânî 1390 H
Iran
Sépulture Nadjaf, Irak
Nationalité Iranien
Pays de résidence Iran, Irak, Inde, Syrie, Turquie
Religion Chiite
Profession
Savant chiite, Mujtahid
Activité principale
  • Fondation de Dâr at-Ta’lîf
  • Fondation d'une association
  • Fondation de Bibliothèque Amîr al-Mu’minîn
Enfants
  • Muhammad Hâdî
  • Ridâ
  • Sâdiq
  • Ahmad
  • Muhammad
  • 3 Filles
Auteur
Langue d’écriture Arbe, Perse

Professeurs

Œuvres principales

  • Shuhadâ’ al-Fadîla
  • Al-Ghadîr fi al-Kitâb wa as-Sunna wa al-Adab
  • Adab az-Zâ’ir
  • Sîratunâ wa Sunnatunâ
  • I’lâm al-Anâm fî Ma’rifat Al-Malik al-‘Allâm
  • Rîyâd al-Uns
  • Al-Itrat at-Tâhira fi al-Kitâb al-‘Azîz
  • Nazratun fî Kitâb Minhâj as-Sunna an-Nabawîyya

Abd al-Husayn al-Amînî (en arabe : عبد الحسين الأميني), connu sous le nom d’Al-‘Allâmat al-Amînî (M le 28 Rabî’ ath-Thânî 1390 H), fut l’auteur du livre Al-Ghadîr, juriste (Faqîh), narrateur de hadith (Muhaddith), théologien, historien et un des grands savants chiites du 14e siècle de l’Hégire.

Biographie

Naissance

Abd al-Husayn al-Amînî fils de Mîrzâ Ahmad Amînî naquit en l’an 1320 à Tabriz, en Iran.

Famille

Son père fut un des ulémas connus à Tabriz et l'imam (la référence religieuse et le dirigeant de prière) d’une mosquée.[1]

Son Grand-père fut « Mawlâ Najaf Ali », connu sous le titre de « Amîn ash-Shar’ (أمین الشرع). C'est pour cette raison que sa lignée à été nommé « Amînî ».

Etudes

Abd al-Husayn al-Amînî commença ses études dans les sciences islamiques à Tabriz. Après avoir appris les bases des sciences islamiques, il commença à étudier le fiqh et les principes du fiqh (Usûl al-Fiqh) et participa aux cours de Sayyid Muhammad Mawlânâ (l’auteur du livre Misbâh as-Sâlikîn), Sayyid Murtadâ Khosro Shâhî et Cheikh Husayn.[2]

À l’âge de 22 ans, il quitta Tabriz et alla à Nadjaf. Là, il participait aux cours de Sayyid Muhammad Fîrûz Âbâdî (M 1345 H) et Sayyid Abû Turâb Khwânsârî (M 1346 H).

Permission d’Ijtihâd

Les ulémas très connus comme : Sayyid Abu al-Hasan Isphahânî, Mîrzâ Muhammad Husayn Nâ’înî, Muhammad Husayn Gharawî Isphahânî et Cheikh Abd al-Karîm Hâ’irî Yazdî lui accordèrent l'autorisation d’Ijtihâd (attestation prouvant qu’une personne est atteinte au niveau le plus élevé dans les sciences islamiques). Apparemment il atteignit ce niveau avant l’âge de 35 ans.

Après avoir eu l'autorisation d’Ijtihâd, il retourna à Tabriz, mais un peu plus tard, il revint à Nadjaf.[3]

Décès

Au midi de vendredi, le 28 Rabî’ ath-Thânî 1390 H, Abd al-Husayn al-Amînî décéda. D’après certains chercheurs, il fut sain et sauf à l’âge de 70 ans, mais sa mort fut dû au fait qu’il ne cessait pas de travailler et de faire des recherches[4]

Ses funérailles ont eu lieu à Téhéran, à Nadjaf, à Karbala, à Kadhimiya et à Bagdad. D’après son testament, on l’enterra dans la bibliothèque de l’Imam Ali (a) à Nadjaf qu’il avait lui-même fondée.

Dans son testament, il avait demandé de payer quelqu’un pour qu'il fasse la visite pieuse de l’Imam al-Husayn (a) à sa place, pendant dix ans. Aussi, il avait demandé qu'on continue à faire des commémorations du martyre de Fatima az-Zahrâ (a) pendant dix ans.

Œuvres

Shuhadâ’ al-Fadîla En l’an 1355 H, Al-‘Allâmat al-Amînî imprima le livre « Shuhadâ’ al-Fadîla ». Ce livre contient la biographie de 130 savants chiites de 4e siècle de l’Hégire au 14e siècle, qui tombèrent en martyre.

Après avoir imprimé ce livre, les Marja’ et les ulémas chiites l’estimèrent beaucoup.[5]

Al-Ghadîr fi al-Kitâb wa as-Sunna wa al-Adab

Al-Ghadîr est le livre le plus d’Al-‘Allâma al-Amînî. Dans ce livre, il prouva, en se basant sur le hadith d’Al-Ghadîr, la succession de l’Imam Ali (a) après le Prophète (s).

Il analysa la chaîne de transmission et le contenu de ce hadith et conclut que l’Imam Ali (a) était le premier successeur après le Prophète (s).[6]

Les recherches et la rédaction de ce livre durèrent 40 ans. Pour avoir accès aux sources, il faisait ses recherches dans les bibliothèques en Iran, en Irak, en Inde, et Syrie et en Turquie.[7]

D’après Sayyid Ja’far Shahîdî, Al-‘Allâmat al-Amînî avait dit que pour faire des recherches du livre Al-Ghadîr, il avait lu presque 10 000 livres entièrement.

Les neuf premiers volumes du livre Al-Ghadîr furent imprimés 1364 H à Nadjaf. Et tous les onze volumes furent imprimés à Téhéran en l’an 1372 H.[8]

Ce livre a 20 volumes, mais jusqu’à maintenant, seuls onze volumes sont imprimés.[9]

Autres livres

  • Recherches et commentaires sur le livre « Kâmil az-Zîyârât » d’Ibn Qulawayh.
  • Adab az-Zâ’ir, sur les règles de la zîyârat de l’Imam Husayn (a).
  • Sîratunâ wa Sunnatunâ, Sîratu Nabîyyinâ wa Sunnatih. Dans ce livre, en se basant sur les preuves, provenant des sources sunnites, il prouva que la pleure et le deuil pour l’Imam Husayn (a) faisait partie de la sunna du Prophète Muhammad (s).
  • I’lâm al-Anâm fî Ma’rifat Al-Malik al-‘Allâm. Ce livre concerne l’Unicité divine.
  • L’exégèse de la sourate al-Hamd.
  • L’exégèse du verset « Wa lillâhi al-Asmâ’ al-Husâ ».
  • L’exégèse du verset « Wa Kuntum Azwâjan Thalâtha ».
  • L’exégèse du verset qui parle du monde de Dhar (عالم الذر).
  • L’exégèse du verset « Qâlû Rabbanâ Amatna ithnatayn ».
  • Thamarât al-Asfâr
  • Un traité sur Ad-Dirâyat
  • Un traité sur l’intention
  • Rîyâd al-Uns. Ce livre a deux volumes de 1 000 pages. Il décrit dans ce livre, les manuscrits qu’il a vus dans les bibliothèques.
  • Les commentaires sur Rasâ’il de Cheikh al-Ansârî.
  • Les commentaires sur Makâsib de Cheikh al-Ansârî.
  • Un traité sur la vérité de la zîyârat (réponse aux ulémas pakistanais)
  • Al-Itrat at-Tâhira fi al-Kitâb al-‘Azîz. Ce livre contient l’exégèse des versets coraniques qui parlent des Ahl al-Bayt (a) et l’amour obligatoire des gens à l’égard d’eux.
  • Nazratun fî Kitâb Minhâj as-Sunna an-Nabawîyya. Ce livre est en vérité, trois volumes du livre Al-Ghadîr en réponse de certaines critiques d’Ibn Taymîyya contre les chiites.

Bibliothèque Amîr al-Mu’minîn (Prince des croyants)

Al-‘Allâma al-Amînî fonda la bibliothèque Amîr al-Mu’minîn à Nadjaf le 18 Dhu al-Hijja 1379 H. Cette bibliothèque contient 500 000 livres dans différentes langues et 70 000 manuscrits.

‘Allâma al-Amînî offrit les 6 000 livres de sa propre bibliothèque à la bibliothèque d'Amîr al-Mu’minîn.

Ses points de vue

Ijtihâd et le statut d’un Marja’

Article connexe : Marja'îyya.

D’après Al-‘Allâma al-Amînî, aujourd’hui, il est impossible qu’une seule personne atteigne au niveau d’Ijtihâd (référence religieuse) dans tous les domaines des sciences islamiques. Donc, il faut un groupe, constitué des ulémas professionnels, braves et qui connaissent bien les exigences de notre époque.

D’après lui, le fait qu’un Marja’ (un savant qui est une référence religieuse), écrit un livre expliquant les pratiques religieuses ne suffit pas tout le monde. Aussi, il blâmait certains savants qui se nommaient Marja’ et qui ne méritaient pas ce niveau.

Il croyait qu’il faut considérer les titres : Mujtahid, Sâhib Risâla, Muqallad, Marja’, comme titres différents dont chacun concerne un niveau spécial.

D’après lui, aujourd’hui qu’il existe des milliers de mouvements intellectuels, philosophiques, politiques, pédagogiques, économiques et militaires, une seule personne qui a étudié seulement le fiqh et les piliers de fiqh (Usûl al-Fiqh) n’arrive pas à prendre l’autorité sur le Chiisme et à défendre l’école des Ahl al-Bayt (a) dans tous les domaines.

Critiques sur certains livres religieux

Al-‘Allâma al-Amînî n’était pas d’accord avec des livres religieux superficiels et faibles dans leurs argumentations ou des livres qui ne se basaient pas sur les sources fiables.

Il dit sur certains livres superficiels de son époque :

« Les livres imprimés pendant ses années en persan sur l’histoire des Imams, et ne servent à rien et il faut les jeter dans la mer.[10]

Critiques sur certaines assemblées du deuil des Imams

Al-‘Allâma al-Amînî n’était pas d’accord avec ce qui se passait dans certaines assemblées du deuil des Imams. Il disait que certains des récitateurs et des prédicateurs n’avaient pas assez de connaissances religieuses.

Il dit :

« J’ai participé à une assemblée à Téhéran, au milieu du discours de prédicateur, je suis sorti. Car je considérais le fait d’écouter ses paroles comme Haram ».[11]

Buts non réalisés

D’après Hakîmî dans la préface de son livre sur Al-‘Allâma al-Amînî, les buts d’Al-Amînî qu’il ne put pas réaliser furent :

  • Fondation de Dâr at-Ta’lîf (maison des écrivains)
  • Fondation d’une association pour analyser les articles du monde entier sur l’islam
  • Imprimer beaucoup de manuscrits des ulémas anciens qui n’ont pas encore été imprimés
  • Aider les étudiants dans les sciences islamiques à voyager aux différents pays pour connaitre bien notre époque et de différentes cultures
  • Corriger la méthode des assemblées religieuses

Avis des ulémas

Ulémas chiites

D’après Sayyid Abu al-Hasan al-Isphahânî, Al-Amînî fut le porte-drapeau de la science islamique et de l’éloquence et le héros du mouvement intellectuel islamique. Il est atteint à un niveau plus élevé que les écrivains anciens et ceux contemporains.

D’après Muhammad Husayn Gharawî Isphahânî, Al-Amînî fut très intelligent et un bon écrivain.

Aussi, Sayyid Abu al-Qâsim al-Khû'î et Âghâ Buzurg Téhérânî le complimentèrent beaucoup.

Ulémas sunnites

Muhammad Abd al-Ghanîyy Hasan al-Misrî, un des ulémas égyptiens sunnites récita un poème sur Al-‘Allâma al-Amînî et le loua.[12]

Muhammad Saïd Dahdûh, un des savants sunnites d’Alep, écrivit une lettre à Al-‘Allâma al-Amînî lui disant :

« … Tu as hérité de la méthode et de la conduite du Prophète (s) d’une façon incomparable aux autres … ».[13]

Caractéristiques

D’après Hakîmî, Amînî aimait bien les actes d’adoration, les invocations d’Allah, les prières surérogatoires et la récitation du Coran.

Il effectuait la prière de la nuit et après la prière du matin, il récitait un juz’ du Coran avec de la méditation.[14]

Œuvres sur al-‘Allâma al-Amînî

  • Hamâséyé Ghadîr, Muhammad Ridâ Hakîmî (en persan) : La biographie d’Al-‘Allâma al-Amînî et l’interprétation du livre al-Ghadîr
  • Rub’ Qarn Ma’a Al-‘Allâma al-Amînî, Husayn Shâkirî
  • Hamrahî Khidr, Husayn Shâkirî : Ce dernier accompagna Al-‘Allâma al-Amînî pendant 25 ans. Dans ce livre, il décrit ses voyages avec Al-Amînî et une biographie de la vie de ce dernier
  • Yâdnâméyé ‘Allâma al-Amînî, Sayyid Ja’far Shahîdî et Muhammad Ridâ Hakîmî, en persan. Ce livre comprend plusieurs articles, écrit sur la vie et les œuvres d’Al-Amînî.
  • Amîné Sharî’at
  • Interview avec Muhaqqiq Tabâtabâ’î sur al-‘Allâma al-Amînî

Lien externe

http://allamehamini.ir/intro/

Références

  1. Sayyid Mustapha Husaynî Dashtî, Ma’ârif wa Ma’ârîf, v 2 p 550
  2. Sayyid Mustapha Husaynî Dashtî, Ma’ârif wa Ma’ârîf, v 2 p 550
  3. Sayyid Ali Ridâ Sayyid Kabârî, ‘Allâma al-Amînî Ghawwâs Ghadîr, p 44
  4. Sayyid Mustapha Husaynî Dashtî, Ma’ârif wa Ma’ârîf, v 2 p 553
  5. Sayyid Mustapha Husaynî Dashtî, Ma’ârif wa Ma’ârîf, v 2 p 551
  6. Dâ’irat al-Ma’ârif Tashayyu’, v 12 p 39
  7. Dâ’irat al-Ma’ârif Tashayyu’, v 12 p 39 - 40
  8. Sayyid Mustapha Husaynî Dashtî, Ma’ârif wa Ma’ârîf, v 2 p 551
  9. Mahdî Lutfî, Allâma Amînî Jur’i Nûshé Ghadîr, p 62
  10. Hakîmî, Hamâséyé Ghadîr, p 297
  11. Hakîmî, Hamâséyé Ghadîr, p 298 - 299
  12. Hakîmî, Hamâséyé Ghadîr, p 205
  13. Traduction d’Al-Ghadîr, v 1 p 21
  14. Hakîmî, Hamâséyé Ghadîr, p 551