Abu Lahab

De Wiki Shia
(Redirigé depuis Abû Lahab)
Aller à : navigation, rechercher
Abd al-‘Uzza b. Abd al-Muttalib
Présentation
Nom(s) Abd al-‘Uzza, Abu Lahab
Surnom(s)
  • Abu Lahab
  • Abû Utba
Naissance
La Mecque
Décès 2 H
La Mecque
Origine
Pays de résidence L'Arabie saoudite
Sépulture dehors de La Mecque
Famille
Généalogie Abu Lahab b. Abd al-Muttalib b. Hâshim b. Abd Manaf
Père Abd al-Muttalib b. Hâshim b. Abd Manaf
Mère Lubny bt. Hâjar b. Abd Manâf
Frère(s)
Sœur(s)
  • ‘Âtika bt. Abd al-Muttalib
  • Safîyyah bt. Abd al-Muttalib
  • Umâyma bt. Abd al-Muttalib
  • Barrah bt. Abd al-Muttalib
  • Arwâ bt. Abd al-Muttalib
  • Umm Hakîm bt. Abd al-Muttalib
  • Femme(s) Umm Djamîl bt. Harb b. Umayyah
    Enfant(s)
    • ‘Utba
    • Mu‘attib
    • Utaybah
    • Durrah
    • Uzzah
    • Khâlidah
    Informations religieuses
    Rôles importants
  • Oncle du Prophète (s)
  • Ennemi du Prophète (s)
  • Abd al-‘Uzza b. Abd al-Muttalib (en arabe : عبدالعُزّی بن عبدالمُطَّلب) (mort en 2 H / 624 A.C.), surnommé Abu Lahab fut l’oncle du Prophète (s) et l’un de ses plus rudes ennemis après Bi‘that. Lui et sa femme, Umm Djamîl, se sont acharnés à nuire au Prophète (s) et à combattre contre l’islam.

    La sourate al-Masad a été révélée pour faire des reproches à lui et à sa femme. Abd al-Muttalib, à cause de sa beauté et son visage rougeâtre, l'appela Abu Lahab (père du feu). Abu Lahab vola, de la Kaaba, en compagnie de certains gens, la gazelle d’or, mais par l’intermédiaire de ses oncles maternelles (de la tribu Khuzâ‘a), il échappa à la condamnation. Suwayba, servante d’Abu Lahab, allaita le Prophète (s) pour un certain temps. Utba et Utayba, deux fils d’Abu Lahab, se marièrent avec Roqayya et Umm Kulthûm, deux filles du Prophète (s) ; mais après l’apparition de l’islam et la révélation de la sourate al-Masad, Abu Lahab et sa femme obligèrent leur fils de divorcer d’avec les filles du Prophète (s).

    Il considérait toujours les miracles du Prophète (s) comme la magie et contrariait la propagation de l’islam en médisant sur le Prophète (s). Quand les Quraychites décidèrent de boycotter les musulmans et les Hachémites, il était la seule personne des Hachémites qui a accompagné les Quraychites. Abu Lahab faisait partie des chefs de Quraych qui résolurent l’assassinat nocturne du Prophète (s).

    Apres l’émigration du Prophète (s) , Abu Lahab n’a pas participé à la bataille de Badr, mais il envoya quelqu’un d’autre à sa place. Sept jours après la bataille de Badr, Abu Lahab mourut à cause d’une maladie.

    Surnom et généalogie

    Abd al-‘Uzzâ b. Abd al-Muttalib, à l’origine surnommait Abû Utba, mais son père, Abd al-Muttalib, l’appelait Abu Lahab à cause de sa beauté et son visage rougeâtre.[1] Sa mère, Lubny, fut la fille de Hâjar b. Abd Manâf issue de la tribu Khuzâ‘a. Lubny n’eut aucun autre enfant qu’Abu Lahab.[2] Il fut l’un des bels hommes de Quraych néanmoins il souffrait du strabisme.[3]

    Femme et enfants

    Umm Djamîl fut la femme d’Abu Lahab, la fille de Harb b. Umayyah et la sœur d’Abû Sufyân. Elle fit tous ses efforts pour torturer le Prophète (s) de l’islam.

    Abu Lahab eut trois fils s’appelant ‘Utba, Mu‘attib et Utaybah et ses filles se nommaient Durrah,[4] Uzzah, Khâlidah.[5]

    Utba et Utaybeh, se marièrent avec Roqayya et Umm Kulthûm, deux filles du Prophète (s) ;[6] mais après l’apparition de l’islam et la révélation de la sourate al-Masad, Abu Lahab et Umm Djamîl[7] obligèrent leur fils de divorcer d’avec les filles du Prophète (s). [8]

    À propos d’Utba, on dit qu’il insulta le Prophète (s) et celui-ci lui jeta un sort. Puis, dans un voyage commercial, quand il fut endormi, en pleine nuit, un lion le tua sans blesser aucune autre personne.[9] On dirait que cette histoire fut à propos d’Utaybah ou Lahab b. Abî Lahab.[10] ‘Utba et Mu‘attib se convertirent à l’islam durant la conquête de la Mecque, et ils participèrent aux batailles de Hunayn[11] et Tâif.[12] Ils furent parmi quelques rares personnes qui n’abandonnèrent pas le Prophète (s) dans la bataille Hunayn.[13] Durra bt. Abî Lahab a cité un hadith du Prophète (s).[14] Quand Durra la fille d'Abu Lahab, se plaignit de la moquerie des femmes médinoises, le prophète les empêcha.[15]

    Avant le Bi‘that

    On ne sait pas grand-chose sur la vie d’Abu Lahab, avant l’apparition de l’islam, mais on peut extraire du deuxième verset de la sourate al-Masad, qu’il était dans le commerce comme la plupart des Quraychites et qu’il faisait fortune :

    مَا أَغْنَىٰ عَنْهُ مَالُهُ وَمَا كَسَبَ
    Ses troupeaux et sa fortune ne lui ont servi à rien
    sourate al-Masad, verset 2, Traduction du Coran, Régis Blachère

    Abu Lahab vola, en compagnie de certains gens, la gazelle d’or qu’Abd al-Muttalib avait offerte à la Kaaba. Après l’arrestation des voleurs, on amputa la main de certains entre eux, mais les oncles maternels d’Abu Lahab ont empêché l’amputation de la main de celui-ci.[16] Sawbîyyah, servante d’Abu Lahab, allaita le Prophète (s) avant Halîmah as-Sa‘dîyyah. Le Prophète (s) cherchait à acheter Sawbîyyah d’Abu Lahab afin de l’émanciper, mais Abu Lahab refusa. Apres l’émigration du Prophète (s) à Médine, Abu Lahab libéra lui-même cette femme.[17]

    Au seuil de la mort, Abd al-Muttalib a assemblé ses enfants pour leur demander de prendre le Prophète (s) en charge. Lorsqu’Abu Lahab se porta volontaire pour cette responsabilité, Abd al-Muttalib répondit : « ne lui veut aucun mal » (Laisse-le en paix) donc il a cédé la charge du Prophète (s) à Abû Tâlib.[18]

    Du Bi‘that à l’hégire

    Apres la Bi‘that, Abu Lahab était compté parmi les ennemis les plus farouches du Prophète (s). Il doit sa célébrité dans l’histoire de l’islam à cette raison-là.

    Torture du Prophète (s) et empêchement de la propagation de l’islam

    Le verset de l’Indhâr (verset de l'avertissement) étant révélé, le Prophète (s) eut mission de commencer la prédication publique par ses proches. Il accueillit donc les enfants d’Abd al-Muttalib chez lui, et bien que le repas fût précaire, tout le monde en mangèrent et se régalèrent. Abu Lahab croyait que cela tenait de la magie du Prophète (s), en conséquence le prophète (s) garda son silence et prorogea la prédication au jour suivant.[19]

    Le Prophète (s) dit que sa maison se situait parmi les pires voisins, Uqba b. Abî Mu‘ayt et Abu Lahab qui le salissaient devant la porte de sa maison par la crotte.[20]

    Parfois, lorsque le Prophète (s) invitait un groupe à embrasser l’islam, Abu Lahab et Abbâs b. Abd al-Muttalib intervinrent en disant :

    « notre neveu est menteur, qu’il ne vous détourne pas de votre religion ! » .[21] A la saison du Hadj, le Prophète (s) allait inviter les groupes qui étaient venus à La Mecque, à se convertir à l’islam, mais les Quraychites parlaient sur le dos du Prophète (s), et parmi eux, le plus sérieux fut Abu Lahab.[22]Abu Lahab suivait le Prophète (s) de près et lui jetait des pierres de telle manière que le pied de celui-ci saignait et Abu Lahab l’appelait menteur.[23] Une fois, quand le Prophète (s) se prosternait, Abu Lahab a pris une pierre pour frapper la tête du Prophète (s), mais sa main restant fixe en l’air, et il ne pouvait plus la bouger. En voyant sa supplication, le Prophète (s) l’a guéri, mais Abu Lahab considéra cet acte comme la magie.[24]

    Quand les Quraychites boycottèrent le Prophète (s), les musulmans et les Hachémites dans la vallée d’Abî Tâlib (Chi‘b Abî Tâlib), bien qu’Abu Lahab fut l'un des Hachémites, il collabora avec les Quraychites,[25] et il fut l’un des personnes qui scellèrent le serment de boycottage.[26] Selon l'Imam ar-Ridâ (a), Abu Lahab menaça le Prophète (s) et le Prophète (s) lui a dit :

    « si tu arrives à m’érafler, je suis menteur » , et c’était le premier miracle du Prophète (s).[27]

    Cas de protection du Prophète (s)

    Une fois où les Quraychites contestèrent à Abu Talib sa protection d’un musulman, Abu Lahab le soutint et menaca d’accompagner Abu Talib. Abu Talib, content de l’acte et la parole d’Abu Lahab, essaya de l’inviter, avec des vers, à protéger l’islam.[28]

    Une autre fois, les chefs des païens résolurent d’assassiner le Prophète (s), mais comme ils craignaient le désaccord d’Abu Lahab, ils ne lui dirent rien. Le jour où les païens décidèrent d'accomplir leur projet, Abu Talib envoya Ali chez Abu Lahab afin de l'informer de projet de l'assassinat du Prophète (s). Abu Lahab, furieux, s’est dirigée vers les chefs des païens et les a empêchés d’effectuer cet acte, il a même juré Lât et ‘Uzzâ qu’il embrasserait l’islam, donc les chefs des païens lui demandèrent pardon et abandonnèrent l’idée de cet assassinat.[29]

    Dans les sources des sunnites, on a mentionné qu’après le décès d’Abu Talib et Khadîja, les Quraychites tourmentèrent le Prophète (s) plus que jamais. Quand on informa Abu Lahab de cette nouvelle, il annonça qu’il n’a pas renié la religion d’Abd al-Muttalib, quand même qu’il protègerait son neveu, mais quand il comprit que selon le Prophète (s), Abd al-Muttalib et ses disciples seront brûlés dans le feu d l'enfer, il se dressa durement contre le Prophète (s).[30] Selon les chiites, les ascendants du Prophète (s) ne pouvaient pas être païens et donc cette rapport a été refuse par les ulémas chiites.[31]

    Tentative d’assassinat du Prophète (s)

    Apres la mort d’Abu Talib, Abu Lahab fut parmi ceux qui résolurent l’assassinat nocturne du Prophète (s).[32] Quand on voulait choisir des clans de Quraych les gens pour participer à l’assassinat du Prophète (s), parmi les Hachémites Abu Lahab se porta volontaire.[33] Quand ils voulaient attaquer la maison du Prophète (s) en pleine nuit, Abu Lahab les empêcha en disant : « si dans l’obscurité on blesse les femmes et les enfants, ça sera une ignominie pour nous parmi les arabes » . donc on a remis l’attaque à plus tard, pour que le jour se lève.[34]

    Après l’hégire

    Abu Lahab ne participa pas à la bataille de Badr. Dans certaines sources, on dit qu’il fut malade.[35] Dans d’autres on dit que ce fut à cause d'un rêve d’'Âtika bt. Abd al-Muttalib qui avait prévu l’échec des mecquois,[36] c’est la raison pour laquelle il n’y participa pas. Pour se remplacer, il envoya ‘Âs b. Hishâm b. Mughîra, qui avait une dette envers Abu Lahab, et en raison de (sa participation à la guerre) celui-ci pardonna à son débiteur.[37]

    Lorsqu’ Abû Sufyân b. Hârith informa Abu Lahab et les mecquois du secours des anges aux musulmans, Abû Râfi‘, servant d'Abbâs b. Abd al-Muttalib, étant musulman, en était content. Abu Lahab le fit tomber par terre et le frappa rudement ; pour défendre Abû Râfi‘, Umm al-Fadl, épouse d’Abbâs b. Abd al-Muttalib, frappa Abu Lahab d’un bout de bois et cela causa une profonde entaille sur la tête d’Abu Lahab.[38]

    Dans le Coran

    Article connexe : Sourate al-Masad .

    Quand le Prophète (s) commença la prédication publique, il appela les clans des Quraych, les avertit du châtiment divin et les invita au monothéisme (Tawhîd) ; Abu Lahab injuria le Prophète (s) en disant تبًّا لک (Malheur à toi !). Donc la sourate al-Masad a été révélé :[39]

    تَبَّتْ يَدَا أَبِي لَهَبٍ وَتَبَّ ﴿۱﴾مَا أَغْنَى عَنْهُ مَالُهُ وَمَا كَسَبَ ﴿۲﴾سَيَصْلَى نَارًا ذَاتَ لَهَبٍ ﴿۳﴾وَامْرَأَتُهُ حَمَّالَةَ الْحَطَبِ ﴿۴﴾فِي جِيدِهَا حَبْلٌ مِنْ مَسَدٍ ﴿۵﴾
    Les mains d'Aboû-Lahab ont péri ! Il a péri (1), Ses troupeaux et sa fortune ne lui ont servi à rien (2), Il sera exposé à un feu ardent (3) tandis que sa femme, portant du bois (4), aura au cou une corde de fibres (5)
    sourate al-Masad, Traduction du Coran, Régis Blachère

    Sur la cause de la révélation de ce verset, d’autres avis ont été mentionnés.[40] Après la révélation de ce verset, Abu Lahab vécut plus de dix ans, mais la croyance en Dieu n'entra pas dans son cœur et il mourut impie. Cela est l'un des prévisions et des miracles du Coran.[41] Il y a différents aspects qui expliquent pourquoi dans cette sourate Abu Lahab a été appelé par son surnom, tout en sachant qu’on sous-entend une sorte de respect dans le surnom, voilà quelques aspects :

    • Il fut souvent connu par son surnom, donc le surnom ne montre aucun respect.
    • Abu Lahab fut son prénom et non pas son surnom
    • Puisque son nom fut Abd al-‘Uzzâ (serviteur d'idole d'Uzzâ), Dieu ne voulait pas le reconnaitre comme le serviteur d’Uzzâ, même si ce fut son nom.[42]
    • Dans le verset suivant (سَيَصْلَىٰ نَارًا ذَاتَ لَهَبٍ),[43] on constate que son nom لهب (Lahab) est relatif au لهب (flamme du feu) dans l’enfer. Et donc cette relation a été utilisée dans un sens péjoratif.[44]

    Dans l’interprétation d’autres versets, le nom d'Abu Lahab se manifeste. Il fut l’une des personnes qui se moquait de Prophète (s) et dans le verset 95 de la sourate al-Hijr, Dieu a promis au Prophète (s) d’éliminer leur mal :[45]

    إِنَّا كَفَيْنَاكَ الْمُسْتَهْزِئِينَ ﴿۹۵﴾
    Nous te suffisons contre les railleurs
    sourate al-Hijr, verset 95, Traduction du Coran, Régis Blachère

    On dit que le verset 19 de la sourate az-Zumar a été révélé à propos d'Abu Lahab, ses enfants et les proches du Prophète (s) qui ne croyaient pas en lui :[46]

    أَفَمَنْ حَقَّ عَلَيْهِ كَلِمَةُ الْعَذَابِ أَفَأَنْتَ تُنْقِذُ مَنْ فِي النَّارِ ﴿۱۹﴾
    Eh quoi ! Celui contre qui se réalisera le verdict (kalima) du Tourment ... Toi, sauveras-tu celui qui est dans le Feu ?
    sourate az-Zumar, verset 19, Traduction du Coran, Régis Blachère

    Dans l’interprétation du verset 22 de la sourate az-Zumar, on sous-entend Hamza et Ali (a) :

    أَفَمَنْ شَرَحَ اللَّهُ صَدْرَهُ لِلْإِسْلَامِ فَهُوَ عَلَى نُورٍ مِنْ رَبِّهِ ... ﴿۲۲﴾
    Eh quoi ! celui dont la poitrine a été, par Allah, ouverte à l'Islam, celui-là est en une lumière de son Seigneur...
    sourate az-Zumar, verset 22, Traduction du Coran, Régis Blachère

    Et en revanche la suite du même, fait allusion à Abu Lahab et à ses enfants :[47]

    ...فَوَيْلٌ لِّلْقَاسِيَةِ قُلُوبُهُم مِّن ذِكْرِ اللَّـهِ
    ...Malheur donc à ceux dont les cœurs sont durs à l'Édification d'Allah !
    sourate az-Zumar, verset 22, Traduction du Coran, Régis Blachère

    On dit qu’Abu Lahab, pour affronter le Prophète (s), déclara parmi les chefs des païens que Mahomet est condamné pour être poète ; donc le verset 41 de la sourate al-Hâqqa a été révélé :[48]

    وَمَا هُوَ بِقَوْلِ شَاعِرٍ...
    Ce n'est pas la parole d'un poète
    sourate al-Hâqqa, verset 41, Traduction du Coran, Régis Blachère

    Décès

    Abu Lahab mourut sept jours après la bataille de Badr, à cause d’une maladie connue sous le nom de ‘Adasa.[49] pour réduire le risque de l’épidémie, on ne toucha pas son cadavre pendant quelques jours et donc le corps empuantit l’air. Puis on le transporta en dehors de la Mecque et le situa à côté d’un mur, et le couvrit en jetant des pierres de loin.[50] Ibn Batouta a mentionné que les passants jetaient des pierres vers les tombeaux d’Abu Lahab et sa femme en dehors de la Mecque.[51]

    Raisons d’hostilité avec l’islam

    On peut énumérer quelques motifs d’hostilité d’Abu Lahab avec le Prophète (s) :

    • Rivalité avec Abû Tâlib : après Abd al-Muttalib, Abû Tâlib régnait les Hachémites et soutenait le Prophète (s). Selon les récits historiques, la relation entre Abu Lahab et Abû Tâlib était conflictuelle.[52]
    • Fanatisme et liens ethniques : sa femme, Umm Djamîl bt. Harb, fut sœur d’Abû Sufyân issue des Omayyades, en conséquence Abu Lahab soutenait les Omayyades.[53] D'autre côté, sa mère fut issue de Khuzâ‘a et ils furent contre les Quraychites.[54]
    • Fanatisme pour l’idolâtrie : il fut au service d’Uzzâ, il disait : « si Uzzâ gagnera, je serai son serviteur et si Mahomet gagnera - ca va pas avoir lieu - il sera mon neveu.[55]
    • Crainte de la bataille contre les arabes : pour Abu Lahab, l’acceptation de l’islam était considérée comme l’annonce de la guerre contre tous les arabes.[56]

    Voir aussi

    Références

    1. Ibn Sa‘d, v. 1, p 93
    2. Ibn Hishâm, v. 1, p. 110
    3. Ibn Habîb, p. 423
    4. Ibn Hazm, p. 72
    5. Ibn Sa‘d, v. 8, p. 50
    6. Ibn Sa‘d, v. 8, p. 36-37 ; Balâdhurî, v. 1, p. 122-123
    7. Balâdhurî , v. 1, p. 122-123, 401
    8. Ibn Sa‘d, v. 8, p. 36-37
    9. Râwandî, Qutb ad-Dîn, v. 1, p. 56 ; Ibn ShahrÂshûb, v. 1, p. 80 ; (Tous les deux selon les sunites)
    10. Bayhaqî, Dalâ’il an-Nubuwwat, v. 2, 338-339
    11. Tabarî, Târîkh at- Tabarî ", v. 11, p. 530
    12. Ibn Athîr, v. 3, p. 465
    13. Cheikh al-Mufîd, Al-Irshâd fî Maʿrifat Hujaj Allâh ʿAlâ al-ʿIbâd, v. 1, p. 141
    14. Tabrisî, Majma‘ al-Bayân fî Tafsîr al-Qur’ân, v. 2, p. 807
    15. Ibn Athîr, v. 6, p. 103
    16. Ibn Habîb, p. 59-71 ; Ibn Durayd, p. 121 ; Ibn Qutaybah, p. 125
    17. Ibn Sa‘d, v. 1, p 108 ; Balâdhurî, v. 1, p. 96 ; Ya‘qûbî, v. 2, p. 9
    18. Ibn ShahrÂshûb, v. 1, p. 35
    19. Khasîbî, p. 46
    20. Balâdhurî, v. 1, p. 131
    21. Majlisî, v. 18, p. 202
    22. Ibn Khaldûn, v. 3, p. 11
    23. Majlisî, v. 18, p. 202
    24. Ibn ShahrÂshûb, v. 1, p. 78
    25. Ibn Sa‘d, v. 1, p. 209
    26. Tabrisî, I‘lâm al-Warâ bi-A‘lâm al-Hudâ, p. 50
    27. Sadûq, Muhammad b. ‘Alî b. Bâbwayh Qumî, ‘Uyûn Akhbâr al-Ridhâ, v. 2, p. 213
    28. Ibn Hishâm, v. 1, p. 371
    29. Kulaynî, v. 8, p. 277
    30. Ibn Sa‘d, v. 1, p. 210 ; Balâdhurî, v. 1, p. 121
    31. Majlisî, v. 19, p. 22
    32. Ibn Sa‘d, v. 1, p. 228
    33. Tabrisî, I‘lâm al-Warâ bi-A‘lâm al-Hudâ, v. 1, p. 145
    34. Râwandî, Qutb ad-Dîn, v. 1, p. 143
    35. Balâdhurî, v. 1, p. 292
    36. Ibn Sa‘d, v. 8, p. 43
    37. Wâqidî , v. 1, p. 33
    38. Ibn Hishâm, v. 2, p. 647
    39. Ibn Sa‘d, v. 1, p. 74 ; Balâdhurî, v. 1, p. 119, Tabrisî, Majma‘ al-Bayân fî Tafsîr al-Qur’ân, v. 7, p. 323
    40. Fakhr Râzî, v. 32, p. 349-350
    41. Karâjakî, v. 1, p. 178 ; Râwandî, Qutb ad-Dîn, v. 3, p. 1053
    42. Tabrisî, Majma‘ al-Bayân fî Tafsîr al-Qur’ân, v. 10, p. 852
    43. « Il sera exposé à un feu ardent »
    44. Fakhr Râzî, v. 32, p. 350
    45. Cheikh as-Sadûq, Muhammad b. ‘Alî b. Bâbiwayh, Al-Khisâl, v. 1, p. 279
    46. Shukânî, v. 4, p. 524
    47. Wâhidî, p. 383
    48. Ibn ShahrÂshûb, v. 1, p. 80
    49. Ibn Sa‘d, v. 4, p. 73 ; Balâdhurî , v. 1, p. 131
    50. Balâdhurî , v. 1, p. 478
    51. Ibn Batûtah, v. 1, p. 382
    52. Balâdhurî , v. 1, p. 130
    53. Shushtarî, v. 29, p. 613
    54. Hasanî, p. 223
    55. Wâqidî, v. 3, p. 874 ; Balâdhurî , v. 1, p. 478
    56. Ibn Sa‘d, v. 8, p. 43

    Bibliographie

    • Balâdhurî, Ahmad b. Yahyâ, Ansâb al-Ashrâf, travail de recherches : Muhammad Hamîd Allah, le Caire, 1959 A.C.
    • Cheikh al-Mufîd, Muhammad b. Muhammad b. Nuʿmân, Al-Irshâd fî Maʿrifat Hujaj Allâh ʿAlâ al-ʿIbâd, Qum : Congrès de Shaykh Mufîd, 1413 de l’hégire lunaire.
    • Cheikh as-Sadûq, Muhammad b. Ali b. Bâbiwayh, Al-Khisâl, travail de recherches : Ali Akbar Ghaffârî, Qum : Jâmi'a Mudarrisîn, 1362 de l’hégire solaire.
    • Cheikh as-Sadûq, Muhammad b. Ali b. Bâbwayh Qumy, ‘Uyûn Akhbâr al-Ridâ, Traduction : Ali Akbar Ghaffârî, Téhéran : Nashr-e Jahân, 1378 de l’hégire lunaire.
    • Fakhr Râzî, Muhammad b. ‘Umar, at-Tafsîr al-Kabîr, Beyrouth : Dâr ’Ihyâ’ at-Turâth al-‘Araby, 1420 de l’hégire lunaire / 1999 A. C.
    • Hasanî, Hâshim Ma‘rûf. Sîrat al-Mustafâ, Beyrouth : Dâr at-Ta‘âruf li-l-Matbû‘ât, 1416 de l’hégire lunaire / 1996 A.C.
    • Ibn Athîr, Ali b. Muhammad, ’Usd al-Ghâba fî Ma‘rifa as-Sahâba, Beyrouth : Dâr al-Fikr, 1409 de l’hégire lunaire /1989 A.C.
    • Ibn Batûtah, Muhammad b. Abd allah, Rihlat Ibn Batûtah, Rabat : Âkâdîmîyya al-Mamlikat al-Maghribîyya, 1417 de l’hégire lunaire / 1997 A.C.
    • Ibn Durayd, Muhammad b. Hasan, al-’Ishtiqâq, travail de recherches : Abd as-Salâm Muhammad Hârûn, le Caire, 1378 de l’hégire lunaire / 1958.
    • Ibn Habîb, Muhammad, al-Mûnammaq fî Akhbâr Quraysh, travail de recherches : Khurshîd Ahmad Fâriq, Beyrouth : ‘Âlam al-Kitâb, 1405 de l’hégire lunaire / 1985 A.C.
    • Ibn Hazm, Ali b. Ahmad, Jumhurat Ansâb al-‘Arab, Beyrouth : 1403 de l’hégire lunaire / 1983 A.C.
    • Ibn Hishâm, Abd al-Malik, as-Sîrat an-Nabawîah, travail de recherches : Mustafâ as-Saqqâ et autres, Beyrouth : Dâr al-Ma‘rifat, S. d.
    • Ibn Khaldûn, ʿAbd al-Rahmân b. Muḥammad. Târîkh Ibn Khaldûn. Beyrouth : Dâr Ihyâʾ at-Turâth al-ʿArabî, S. d.
    • Ibn Qutaybah, Abd allah b. Muslim, al-Ma‘ârif, travail de recherches : Tharwat Akâsheh, Le Caire, 1960 A.C.
    • Ibn Sa‘d, Muhammad, at-Tabaqât al-Kubrâ, travail de recherches : Mustafâ as-Saqqâ et autres, Beyrouth : Dâr Sâdir, S. d.
    • Ibn ShahrÂshûb, Muhammad b. Ali, Manâghib Âl ’Abî Tâlib, Qum : Allâmeh, 1379 de l’hégire lunaire.
    • Kalbî, Hishâm b. Muhammad, Jumhurat an-Nasab, travail de recherches : Nâjî Hasan, Beyrouth : 1407 de l’hégire lunaire /1986.
    • Karâjakî, Mohammad b. Ali, Kanz al-Fawâ’id, Qum : Dâr az-Zakhâ’ir, 1410 de l’hégire lunaire.
    • Khasîbî, Husayn b. Hamdân, al-Hidâyat al-Kubrâ, Beyrouth : al-Balâgh, 1419 de l’hégire lunaire.
    • Kulaynî, Abû Ja’far Muhammad b. Ya’qûb (329 de l’hégire lunaire) al-Kâfy, travail de recherches : Ali Akbar Ghaffârî, Téhéran, 1391 de l’hégire lunaire,: Dâr al-Kutub al-Islâmîyya, 1362 de l’hégire solaire.
    • Majlisî, Muhammad Bâqir b. Muhammad Taqî, Bihâr al-Anwâr li-Durar Akhbâr al-’A’imma al-Athâr, éd. Dâr ’Ihyâ’ at-Truâth al-Arabî, Beyrouth : 1403 de l’hégire lunaire.
    • Râwandî, Qutb ad-Dîn, Sa‘îd b. Hibat Allah. al-Khara’ij wa al-Jara’ih. Qum : Mu’asissa al-Imâm al-Mahdî, 1409 de l’hégire lunaire.
    • Shukânî, Muhammad b. Ali, Fath al-Qadîr, Dâr Ibn Kathîr, Damas, 1414 de l’hégire lunaire / 1994 A.C.
    • Shushtarî, Nûr Allâh b. Sharîf ad-Dîn, ’Ihqâq al-Haq wa Izhâq al-Bâtil, Bibliothèque de l'Ayatullah Mar‘ashî Najafî, Qum : 1409 de l’hégire lunaire.
    • Tabarî, Abû J‘afar Muhammad b. Jarîr, "Târîkh at- Tabarî ", Muhammad Abû al-Fazl Ibrâhîm, Beyrouth : Dâr al-Turâth, S. d.
    • Tabrisî, Abû Ali Fadl b. Hasan b. Fadl, I‘lâm al-Warâ bi-A‘lâm al-Hudâ, Qum : Mu’assisat Âl al-Bayt li-Ihyâ’ at-Turâth, 1417 de l’hégire lunaire.
    • Tabrisî, Abû Ali Fadl b. Hasan b. Fadl, Majma‘ al-Bayân fî Tafsîr al-Qur’ân, Beyrouth : Dâr al-Ma‘rifat, S. d.
    • Wâhidî, Ali b. ’Ahmad, ’Asbâb Nuzûl Qurân, travail de recherches : Kamâl Basûnî Zaghlûl, Dâr al-Kutub al-‘Ilmîyya, Beyrouth : 1419 de l’hégire lunaire / 1998 A. C.
    • Wâqidî, Muhammad b. ‘Umar, al-Maghâzî, travail de recherches : Marseden Jones, London : 1966 A. C.
    • Ya‘qûbî, Ahmad b. Ishâq, Târîkh, Beyrouth : 1379 de l’hégire lunaire / 1960 A. C.