'Abd Allah b. Mas'ud

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'Abd Allah b. Mas'ud
Présentation
Rôle
Nom(s) 'Abd Allâh b. Mas'ûd b. Ghâfil b. Habîb al-Hudhalî
Surnom(s) Ibn Mas'ûd
Titre(s) Abû Abd al-Rahmân
Naissance
La Mecque
Décès 32 H
Médine
Sépulture Al-Baqî'
Famille
Père Mas'ûd b. Ghâfil
Informations religieuses
Conversion à l'islam Sixième personne qui s'est convertie à l'Islam

Abû Abd al-Rahmân 'Abd Allâh b. Mas'ûd b. Ghâfil b. Habîb al-Hudhalî ( en arabe : ابو عبدالرحمان عبدالله بن مسعود بن غافل بن حبیب الهُذَلی), (d. 32/652-3), connu sous le nom de Ibn. Mas'ûd (en arabe : ابن مسعود), était l'un des compagnons (Sahaba) du Prophète (s), un transmetteurs de hadith et un exégète du Coran aux premières années de l'islam.

Il aurait été la sixième personne qui s'est convertie à l'Islam et fut l'un des premiers musulmans à immigrer en Abyssinie (Habasheh) au début de l'islam. Il a migré de La Mecque à Médine et a participé à la bataille de Badr. Après la mort du Prophète Muhammad (s), il a participé aux batailles de Ridda ainsi qu'à la conquête de Syrie.

En 21/641-642, 'Umar b. al-Khattab envoya Ibn Mas'ud et 'Ammar b. Yasir à Koufa comme surveillants du trésor publiques et de représentants de son système judiciaire. A l'époque de 'Uthman b.'Affan, Ibn Mas'ud s'est disputé avec Sa'd b. Abi Waqqas et il a donc été convoqué par Uthman à Médine. Deux ans avant le meurtre d'Uthman, il est décédé à Médine.

Il a été l'un des premiers à mémoriser le Coran ; il a entendu parler de 70 sourates du Coran immédiatement par le Prophète(s). Asim aurait appris la lecture du Coran d'Ibn Mas'ud. Il aurait lu le Coran pour certaines personnes qui l'auraient écrit. Lorsque 'Uthman a ordonné aux gens d'apporter chacun sa version du Coran afin de détruire les versions non officielles, Ibn Mas'ud a d'abord refusé de soumettre ses versions, mais il a finalement été obligé de les rendre.

Ibn Mas'ud est l'un des Sahaba bien respecté par tous les musulmans, chiites et sunnites. Dans un des hadiths rapportés de lui le nombre des douze Imams est mentionné.

Naissance et lignée

Abd Allah est né à la Mecque. Sa lignée remonte à la tribu Banu Hudhayl, mais comme son père était allégeantaux Banu Zuhra, on le surnomme aussi "l'allégeant des Banu Zuhra" . Et comme sa mère était une des Sahabas, on l'appelait aussi "Ibn Umm 'Abd"[1]. Son kunya était Abu Abd al-Rahman[2].

Dans son enfance il a été berger et gardait les moutons de 'Aqaba b. Abî Mu'ît, ce qui faisait objet, plus tard, des moqueries de Abû Jahl à son égard[3]. Avant accepter l'Islam, il était vivait dans la maison d'un homme appelé Arqam, puis après sa conversion à l'Islam, il est devenu servant dans la maison du Prophète (s).

Au temps du Prophète(s)

Dans les premiers temps de l'appel du Prophète(s) à l'Islam, il s'est converti à l'Islam, encouragé par un miracle qu'il a vu du Prophète (s). Ainsi, il est connu pour être l'un des premiers musulmans. Il est considérait comme la sixième personne à s'être convertie à l'islam[4].

Il fut également l'un des premiers musulmans à immigrer en Abyssinie[5]. Selon des sources, il y aurait immigré deux fois[6]. A son retour d'Abyssinie, Ibn Mas'ud se rendit à Médine où le Prophète (s) avait déjà immigré. Le Prophète(s) a fait un pacte de fraternité entre lui et Mu'adh b. Jabal[7] ou al-Zubayr b. al-'Awwam[8]. Il a participé à la bataille de Badr où il a tué Abû Jahl. Le Prophète (s) était si heureux de la mort d'Abu Jahl qu'il a offert l'épée de ce dernier à Ibn Mas'ud[9].

Selon Ibn al-Abbas, il était l'un des rares compagnons du Prophètes (s) à ne pas l'avoir abandonné lors de la bataille d'Uhud[10]. Il aurait participé aussi à plusieurs ghazwa (razzia) du Prophète (s)[11].

Il aurait aussi souvent accompagné le Prophète (s) et lui rendait services[12].

Après le Prophète (s)

Pendant la période d'Abu Bakr

Il y a peu d'informations sur les détails de la vie d'Ibn Mas'ud après la mort du Prophète (s). Une parole attribuée à lui montre qu'il a participé aux batailles de Ridda à l'époque de Abu Bakr[13]. Selon Tabarî, il existe un rapport de Sayf b.'Umar selon lequel il était chargé de protéger les butins lors de la bataille de Yarmuk[14].

Au cours de la période de 'Umar

Ibn Mas'ud a participé à la conquête de la Syrie à l'époque d 'Umar b. Khattab. Il a vécu en Syrie pendant un certain temps et s'est occupé de la magistrature et de l'enseignement du Coran[15]. On rapporte également qu'il était à Madâ'in pour enseigner la jurisprudence islamique et le Coran[16].

Surveillance du Trésor à Kufa

En 21/641, alors que Ibn Mas'ud se trouvait à Hums, il fut convoqué par 'Umar et contraint à se rendre à Kufa, avec 'Ammar, afin de superviser le trésor public et le système judiciaire de la ville[17]. Au bout d'un certain temps, " 'Umar congédia 'Ammar et nomma Mughira b. Shu'ba à sa place. Selon Bulâdhuri, la raison pour laquelle 'Umar a rejeté 'Ammar était son désaccord avec Ibn Mas'ud[18].

Au cours de la période de 'Uthman

A la mort de 'Umar, Ibn Mas'ud se rendit à Médine et prêta serment d'allégeance à 'Uthmân b. 'Affan[19]. Il est ensuite retourné à Kufa et a appelé les gens à prêter allégeance à 'Uthman. 'Uthmân l'a maintenu à son poste à Kufa et lui a fait don d'un terrain en Irak[20].

Selon le rapport de Tabari en référence à Sayf b.'Umar, une querelle a eu lieu entre Ibn Mas'ud et Sa'd b. Abi Waqqas - le dirigeant de Kufa à l'époque - puisque ce dernier ne voulait pas, dit-on, rendre son prêt au trésor public (bayt al-mâl). Quand 'Uthman a appris la nouvelle, il a renvoyé Sa'd et en voulait à Ibn Mas'ud [21]. Cependant, selon d'autres rapports, une telle querelle a eu lieu entre Ibn Mas'ud et Walid b. 'Uqba, le dirigeant de Kufa[22]. Walid a fait part de ses plaintes à 'Uthman. Ainsi ce dernier demanda à Ibn Mas'ud de retourner à Médine[23].

'Uthman l'aurait maudit à Médine et, selon certaines informations, il aurait demandé à ses agents de le renvoyer par force, de la mosquée[24].

Après cela, Ibn Mas'ud serait resté à Médine pendant trois ans - n'étant pas autorisé à quitter la ville - et il est mort à Médine deux ans avant le meurtre de 'Uthman[25]. Pendant qu'Ibn Mas'ud était à Médine, 'Uthman aurait réduit son salaire. Toutefois, à sa mort, al-Zubayr b. al-'Awwam aurait pu recommencer à payer son salaire à sa famille [26]. L'une des raisons pour lesquelles 'Uthman en voulait à Ibn Mas'ud était qu'il avait assisté à l'enterrement d'Abû Dhar al-Ghifârî et avait fait la prière sur son corps à al-Rabadha[27].

Ibn Mas'ud est mort en 32 h.l. à Médine et a été enterré au cimetière de Baqi'[28].

Ibn Mas'ud et le Coran

Ibn Mas'ud fut la première personne, après le Prophète (s) lui-même, qui a récité le Coran à haute voix pour les impies et qui a été offensé par eux à cause de cela[29]. Il a été présent à de nombreuses occasions où des versets du Coran ont été révélés. Il a affirmé qu'il avait directement appris 70 chapitres du Coran par le Prophète (s)[30]. Il enseignait le Coran au divan même du Prophète (s).

Selon un récit, Ibn Mas'ud était l'une des quatre personnes desquels le Prophète (s) avait conseillé les autres, d'apprendre le Coran[31]. Après la mort du Prophète (s), il a enseigné le Coran à Médine et à Kufa pendant un certain temps. Même certains Sahaba, comme Abd Allah b. Abbas, ont appris le Coran de lui et ont suivi sa lecture du Coran[32].

La lecture du Coran par Ibn Mas'ud

De nombreux de Tâbi'ûn (les compagnons du Sahaba) ont appris à lire et à réciter le Coran avec Ibn Mas'ud, à Kufa, et pendant un certain temps la lecture de Ibn Mas'ud fut dominant à Kufa. Parmi ces Tâbi'ûn on peut citer : Aswad B. Yazid, Zarr B. Hubaysh, Ubayd b. Qays, Abu Abd al-Rahman al-Silmi, Abu 'Amr al-Shaybani et Zayd b. Wahb[33].

Sa lecture (et ses prononciations) du Coran ont été couramment suivies à Kufa pendant un certain temps. Selon un rapport de al-A'mash (d. 148/765), au début du IIe (VIIIe) siècle, la version du Coran de 'Uthman n'était pas aussi commune et courante que la version d'Ibn Mas'ud. Mais en un demi-siècle, la version de 'Uthman succéda à celle de Ibn Mas'ud de sorte qu'au milieu du IIe (VIIIe) siècle, seules quelques personnes connaissaient cette dernière lecture[34].

Par la suite, quelques lectures du Coran sont apparues à Kufa selon la version de 'Uthmân, bien que leur manière de prononcer s'inspirait de la version d'Ibn Mas'ud. En fait, les lecteurs officiels du Coran à Kufa, à savoir 'Asim, Hamza, Kisa'i, Khalaf (ceux qui font parti des dix qârî-récitants du Coran), puisent l'origine de leur lecture dans la version d'Ibn Mas'ud[35].

La version du Coran d'Ibn Mas'ud

Selon certaines sources, Ibn Mas'ud aurait dicté des versets du Coran à ses élèves qui les auraient écrits[36].

Lorsque 'Uthman a ordonné à Zayd b. Thâbit de rassembler le Coran afin d'en fournir la version officielle, ce dernier a ordonné à Ibn Mas'ud de rendre sa version du Coran (ce qu'on a nommé Mushif de Ibn Mas'ud) afin qu'elle soit détruite avec les autres versions non officielles. Selon certaines informations, Ibn Mas'ud n'a pas obéi à l'ordre et a donc été frappé selon l'ordre de 'Uthman[37].

Cependant, selon d'autres sources, Ibn Mas'ud a finalement renoncé et a confirmé que la version 'Uthmanienne du Coran est la version officielle [38].

L'exégèse du Coran

Ibn Mas'ud était connu en son temps comme un érudit du Coran, celui qui connaissait les occasions et les circonstances où les versets coraniques étaient révélés[39].

Lors des périodes suivantes, ses exégèses du Coran ont été citées par divers exégètes issus de différentes branches de l'Islam[40]. Par exemple, dans son exégèse du Coran, Suddî cite fréquemment les commentaires d'Ibn Mas'ud et ceux de 'Abd-Allah b. 'Abbas sur les versets coraniques[41].

Hadith

Comme nous l'avons vu plus haut, Ibn Mas'ud était très proche du Prophète (s) et il a ainsi cité de nombreux hadiths de sa part. Selon ce que al-Nawawî a recueilli, le nombre des hadiths rapportés par Ibn Mas'ud et cités dans les recueils les plus célèbres de hadiths, est 848 [42]. De ce nombre, à titre d'exemple, 64 sont cités à la fois dans Sahih al-Bukhâri et Sahih Muslim, et cela encore 21 se trouvent seulement dans le premier et 35 seulement dans le second [43]. Dans de nombreux cas, Ibn Mas'ud a directement cité le Prophète (s) et dans certains cas, il a cité d'autres Sahaba[44].

Personnes qui ont cité les hadiths d'Ibn Mas'ud

Parmi les Sahaba, il y a de nombreuses personnes qui ont cité des hadiths rapportés par Ibn Mas'ud. En voici quelques exemples :

En plus, de nombreux Tâbi'ûn ont aussi cité les hadiths rapporté par Ibn Mas'ud, comme les personnes suivantes :

[45]

Les sujets des hadiths rapportés par Ibn Mas'ud

Les hadiths d'Ibn Mas'ud traitent de divers sujets, tels que les questions jurisprudentielles, l'ascèse et la morale, l'exégèse du Coran, l'histoire et les biographies des Sahaba.

De plus, la question de al-Malâhim wa l-fitan (événements futurs, en particulier les guerres et les médiations) apparaît fréquemment dans ses hadiths ; en fait, il est l'un des rares Sahaba à avoir cité de nombreux hadiths à ce propos. L'un de ses hadiths les plus connus sur cette question est celui qui pronostique l'apparition de l'Imam al-Mahdi (a)[46].

Les fatwas

Selon diverses sources, Ibn Mas'ud est l'un des Sahaba qui a émis des fatwas et à qui les gens se référaient en matière jurisprudentielle[47]. Il a prononcé tant de fatwas, celles qui auraient pu remplir un grand volume[48], ses élèves écrivaient ses fatwas [49].

Méthode de déduction des préceptes juridiques (fiqh)

Selon certaines sources datant le premier siècle de l'islam, Ibn Mas'ud aurait d'abord recherché les préceptes du fiqh dans le Coran et dans la tradition du Prophète (s), et s'il n'y trouvait rien, il aurait donné son propre avis, une démarche qu'on appellera plus tard fatwa. Il a été dit aussi qu'il ne considérait jamais ses opinions comme absolument correcte, mais pensait qu'il avait toujours la possibilité d'erreurs dans ses avis[50].

Cependant, de nombreux hadiths ont été cité de lui appuyant sur le fait que les décisions jurisprudentielles devraient être basées uniquement sur le Coran et la tradition (Sunna) du Prophète (s) et qu'il n'accordait pas de place pour les opinions personnelles[51].

Son influence sur les écoles du fiqh

Différentes écoles de fiqh à Kufa ont été influencées par Ibn Mas'ud et elles étaient parfois fiers de l'être.

Al-Khârazmî, un érudit du fiqh hanafi, défend l'idée que Abu Hanîfa (le chef de l'école du fiqh hanafi) remontre avec deux génération d'intermédiaires à Ibn Mas'ud. Muhammad b. Ahmad al-Maqdisî considérait que la raison pour laquelle il s'était penché vers l'école Hanafi était qu'Abu Hanifa se fiait aux points de vue de l'Imam Ali (a) et de Ibn Mas'ud[52].

Parmi les érudits de hadiths de Kufa, Ibn Adam a aussi cité les points de vue juridique (du fiqh) de Ibn Mas'ud dans son livre, al-Kharâj[53].

Egalement le rôle de Ibn Mas'ud et de ses compagnons dans la formation du fiqh en Irak et en particulier à Kufa ont aussi été sujet d'études importantes.

Sa place dans différentes écoles

Pour les sunnites

Ibn Mas'ud est connu parmi les musulmans sunnites comme l'un des principaux Sahaba. Dans les grand recueil de hadith sunnite, on peut voir une section à part intitulée "Les vertus d'Abd Allah b. Mas'ud" dans laquelle il y a beaucoup de hadiths et de citations à propos de ses vertus[54].

Il existe une version peu reconnue d'un hadith connue sous le nom de 'Ashara mubashara (dix personnes à qui la bonne nouvelle sur le fait qu'ils irons au Paradis a été annoncée) dans laquelle Ibn Mas'ud apparaît parmi ces dix personnes[55]. Cependant, cette version n'a pas été prise au sérieux par les érudits des hadiths.

Pour les théologiens sunnites

Certains érudits du kalam (théologie) de différentes écoles de kalam (sunnites), se basant sur les narrations historiques, ont critiqué 'Uthman pour avoir frappé une personnalité éminente comme Ibn Mas'ud. Il s'agit notamment de savants tels que Ibrahim al-Nazzam et Abu Ja'far al-Iskafi de l'école Mu'tazili, Abu l-Qasim al-Kufi, Sayyid al-Murtada et l'auteur de al-Idâh de Imamiyya et Abu Ya'qub Yusuf al-Warjilani de Ibadiyya[56].

Certains Mu'tazilite radicaux, comme Ibrahim al-Nazzam et Dirar b. 'Amr, doutaient de la fiabilité des rapports de Ibn Mas'ud du Prophète (s). Al-Nazzam rejetait certains de ses hadiths et Dirar b. 'Amr mettait des doutes sur la version du Coran de Ibn Mas'ud[57].

Pour les chiites

Ibn Mas'ud a toujours été l'un des plus respectables Sahaba parmi les chiites. Parmi les premiers chiites, seul Fadl b. Shâdhân Neyshâbûrî le critiquait pour ses relations amicales avec les trois premiers califes[58]. Cependant, les hadiths de Ibn Mas'ud ont été jugés remarquables dans beaucoup de œuvres les plus anciennes de l'Imamiyya, en particulier ses hadiths concernant les vertus des Ahl al-Bayt (a) et de l'imamat, comme le célèbre hadith de Nuqabâ' Ithnâ'-Ashar (douze chefs) auquel certains savants de l'Imamiyya ont fait appel afin de démontrer l'imamat des Douze Imams (a)[59]. Il y a des rapports dans certains hadiths imamite qui suggèrent que Ibn Mas'ud était un chiite[60].

Sectes attribuées à Ibn Mas'ud

Abu 'Abd Allah Muhammad b. Mahbûb et Ibn Salâm - des érudits bien connus d' Ibadiyya au IIIe/IXe siècle - considéraient Ibn Mas'ud comme l'un des Sahaba dont l'Ibadiyya est originaire[61].

Au milieu du IIe siècle, 'Isâ b.' Umayr fonda une secte nommée 'Umaryiyya (une branche de Ibadiyya) en Afrique du nord, qui attribuait ses doctrines à Ibn Mas'ud, contrairement à d'autres branches de l'Ibadiyya. Ils considéraient même la version du Coran de Ibn Mas'ud comme leur version officielle [62].

Décès

Ibn Mas'ud est mort en 32/652 à Médine et a été enterré dans le cimetière de Al-Baqi'.

Références

  1. Ibn 'Abd al-Barr, Al-Isti'âb, 1412 h.l., vol. 3, p. 987-988
  2. Ibn 'Abd al-Barr, Al-Isti'âb, 1412 h.l., vol. 3, p. 987-988
  3. Wâqidî, Al-Mughâzî, 1966 e.c., vol.1, p. 89
  4. 'Urwa b. Zubayr, p. 142-143; Wâqidî, vol. 1, p. 89-91; Ibn. Hushâm, Sîra al-Nabawya, 1995 e.c., vol.1, p. 635-636
  5. Ibn. Ishâq, Sirâ Ibn Ishâq, 1978 e.c., p. 176
  6. Ibn. Sa'd, At-Tabaqât al-Kubrâ' , 1410 h. l., vol. 1, p. 161
  7. Ibn. Sa'd, At-Tabaqât al-Kubrâ' , 1410 h. l., vol. 3, p. 438; Bulâdharî, Ansâb al-Ashrâf, 1959 e.c., vol. 1, p. 271
  8. Bulâzarî, Ansâb al-Ashrâf, 1959 e.c., vol. 1, p. 271; Ibn. Hushâm, Sîra al-Nabawya, 1995 e.c., vol.1, p. 505; Ibn. Shibh, vol. 3, p. 105
  9. 'Urwa b. Zubayr, p. 142-143; Wâqidî, vol. 1, p. 89-91; Ibn. Hushâm, Sîra al-Nabawya, 1995 e.c., vol.1, p. 635-636, 710-711
  10. Ibn. Abî al-Hadîd, Sharh Nahj al-Balâgha, Le Caire, vol. 13, p. 293
  11. Ibn. Sa'd, At-Tabaqât al-Kubrâ' , 1410 h. l., vol. 3, p. 113
  12. Ibn. Shibh, vol. 1, p. 302
  13. Bulâdharî, Futûh, p. 94
  14. Tabarî, Târîkh, vol.1, p. 2095
  15. Tabarî, Târîkh, vol. 1, p. 2392-2393
  16. Ya'ghûbi, vol.2, p. 129
  17. Bulâdharî, Futûh, p. 269; Tabarî, Târikh, vol.1, p. 2637, 2645, 2647
  18. Bulâdharî, Ansâb al-ashrâf, vol.1, p. 168
  19. Buladharî, Ansâb al-ashrâf, vol.5, p. 509
  20. Buladharî, Futûh, p. 273
  21. Tabarî, Târikh, vol.1, p. 2811-2813
  22. Buladharî, Ansâb al-ashrâf, vol.5, p. 524
  23. Ibn Shibh, vol.3, p.1049; Ibn Abd al-Barr, vol.3, p. 933; Asad Ibn Athîr, vol.3, p. 260
  24. Buladharî, Ansâb al-ashrâf, 1979 e.c., vol.5, p. 524-525
  25. Tabarî, Târikh, p. 2894; Ibn Asâkir, vol. 39, p. 134-130
  26. Buladharî, Futur, p. 461
  27. Ibn Hushâm, Sira al-Nabawî, vol. 2, p. 524 ; Wâqidî, vol.2, p. 1002 ; Tabarî, Târikh, vol.1, p. 2895-2896
  28. Ibn Abd al-Barr, al-Asti'âb, 1412 h.l., vol.3, p. 994
  29. Ibn Ishâq, Sira, 1978 e.c., p. 186; Buladharî, Ansâb al-Ashrâf, 1959 e.c., vol.1, p. 162
  30. Bukhârî, vol.3, p. 228; Muslim, vol.4, p. 1912; Nisâ'î, vol.8, p. 134
  31. Bukhârî, vol.2, 307; Muslim, vol.4, p. 1913-1914; Tarmadhî, vol.5, p. 674
  32. Ibn Abî Davûd, Kitâb al-Musâhif, 1355 h.l., p. 55
  33. Ibn Abî Dâvûd, Citât al-Masâhif, p. 13-14; Ibn Mujâhid, al-Sab'a fî qarâ'ât, p. 66-67; Ibn Jarzî, Ghaya an-Nahâya,vol.1, p. 458
  34. Ibn Mujâhid, al-Sab'a fî qarâ'ât, p. 67
  35. Ibn Jarzî, Ghaya an-Nahâya,vol.1, p. 459; Al-Dânî, al-tisîr, p. 9-10
  36. Abû Na'îm, vol., 1, p. 124
  37. Ibn Abî Dâvûd, Kitâb al-Masâhif, 1355 h.l., p. 13-18
  38. Ibn Abî Dâvûd, Kitâb al-Masâhif, 1355 h.l., p.18; Ibn Athîr, al-Kâmil, vol.3, p.112
  39. Muslin, vol4, p. 1913; Ibn Abî Dâvûd, Citât al-Masâhif, p.14
  40. Tabarî, Tafsîr; Tûsî, at-Tabîyân, vol. 1, p. 58; Zamakhsharî, vol.1, p. 38
  41. Ibn Kathîr, vol.1, p. 4
  42. Nawawî, vol.1, p. 288
  43. Nawawî, vol.1, p. 288
  44. Ibn Hajar, Tahdhîb, vol.6, p. 27
  45. Nawawî, vol.1, p. 288; Ibn Hajar, Tahdhib, vol.6, p. 27-28
  46. Abû Dâvûd, vol.4, p. 106; Tarmadhî, vol.4, p. 505; Ibn Mâja, vol.2, p. 1366; Ahmad b. Hanbal, vol.1, p. 376-377, 430, 448; Tûsî, al-Ghayba, pp. 112-113
  47. Khatîb, Târikh, vol.1, p. 147; Hâkim Neyshâbûrî, vol.3, p. 315; Abû Ishâq Shirâzî, pp. 43-44
  48. Ibn Hazm, vol.5, p. 89
  49. Ibn Qayyim, vol.1, p. 20
  50. Ibn Qatîba, p. 21; Ibn Qayim, vol.1, p. 63
  51. Dâramî, vol.1, à partir de la page 46
  52. Khârazmî, vol.2, p. 425; Maqdisî, Muhammad., p. 127
  53. Al-Kharâj, p. 193
  54. Bukhârî, vol.2, p. 307; Muslim, vol.4, p. 1910-1914; Tarmadhî, vol.54, 672-674; Ibn Mâja, vol.1, p. 49; Hâkim Neyshâbûrî, vol.3, p. 312-320
  55. Hakim Neyshâbûrî, vol.3, p. 316-317
  56. Shahristânî, vol.1, p. 59; Iskâfî, p. 22; Abu al-Qâsim Kufî, p. 61; Seyyeid Murtada, vol.4, p; 279-286
  57. Ash'arî, p. 105
  58. Tûsî, Ikhtiyâr, p. 38
  59. Ibn Babuya, al-Khisâl, p. 466-468; Kamâl ad-Din, p. 270-271, 279; Nu'mânî, p. 63, 74-75
  60. Istarâbâdî, vol.2, p. 610-612
  61. Kindî, vol.1? p. 64; Ibn Salâm, p. 75-76
  62. Darjînî,, vol.1, p. 47, chapitre Ibadiyya