Imam 'Ali (a)

De Wiki Shia
(Redirigé depuis Ali b. Abi Talib)
Aller à : navigation, rechercher
Imam Ali (a)
Description de cette image, également commentée ci-après

Le mausolée de l'Imam Ali (a)

Le premier Imam des chiites
Surnom(s)
  • Abu Al-Hasan
  • Abu Al-Sîbtayn
  • Abu Al-Rayhânatayn
  • Abû Turâb
  • Abu Al-A'imma
Titre(s)
  • Amîr al-Mu'minîn
  • Ya'sûb ad-Dîn va al-Muslimîn
  • Mubîr ash-Shirk val-Mushrikîn
  • Qâtil an-Nâkithîn va al-Qâsitîn va al-Mâriqîn
  • Mawla al-Mu’minîn
  • Shabîh Hârûn, Haydar
  • Murtadâ, Nafs ar-Rasûl
  • Akh ar-Rasûl
  • Zawdj al-Batûl
  • Sayf Allah al-Maslûl
  • Amîr al-Barara
  • Qâtil al-Fadjara
  • Qasîm al-Jannat va an-Nâr
  • Sahîb al-Liwla’
  • Sayyid al-Arab
  • Kashshâf al-Karb
  • al-Siddîq al-Akbar
  • Dhu-l-qarnayn
  • Hâdî
  • Fârûq
  • Dâ‘î
  • Shâhid
  • Bâb al-Madîna
  • Wâlî
  • Wasîy
  • Qâdhî Dîn Rasûl Allah
  • Mundjiz Va‘duh
  • an-Naba’ al-‘Azîm
  • as-Sirât al-Mustaqîm va-l-Anza‘ al-Batîn.
Naissance Le 13 Rajab 30 (l'année de l'éléphant)/ 11 octobre 599
La Mecque, dans la Ka'ba
Martyre Le 21 Ramadan 40/661
Irak, Koufa
Pays de résidence La Mecque, Médine, Koufa
Sépulture Irak, Nadjaf
Âge 63 ans
Famille
Généalogie Ibn Abî Tâlîb b. Abd Al-Muttalib b. Hâchîm b. Abd Manâf b. Qusayy
Père Abû Tâlîb
Mère Fâtima bt. Asad b. Hachim b. 'Abd Manâf
Frère(s)
Sœur(s)
  • Hind ou Umm Hânî
  • Jumâna
  • Rayta
  • Umm Tâlib
  • Asmâ’
Femme(s)
Enfant(s)

Imamat
Durée 29 ans
Début 11 H. l. / 632
Fin 40 H. l. / 660
Califes contemporains
Combats
Compagnons

Les Imams des chiites

L'Imam Ali (a)L'Imam al-Hasan (a)L'Imam al-Husayn (a)
L'Imam as-Sajjâd (a)L'Imam al-Bâqir (a)
L'Imam as-Sâdiq (a)L'Imam al-Kâzim (a)
L'Imam ar-Ridâ (a)L'Imam al-Jawâd (a)
L'Imam al-Hâdî (a)L'Imam al-Hasan al-'Askarî (a)L'Imam al-Mahdi (a)

Imam Ali (a) (en arabe : الإمام علي بن أبي طالب) ou Ali b. Abî Tâlib (23 avant H. / 599 – 40 h. l. / 661) est considéré comme le premier Imam chiite, cousin, gendre et compagnon du prophète

il est aussi considéré comme le quatrième calife dans le courant de la pensée sunnite. Il est aussi connu comme un des rédacteurs du Coran. D’après les historiens chiites et de nombreux historiens sunnites, Ali (a) est né à l’intérieur de la Ka‘ba. Il est connu également comme le premier homme à avoir cru en la Révélation du Prophète Muhammad (s) et à avoir embrassé l’islam.

D’après les croyances chiites, Ali est le successeur direct du Prophète (a) selon une désignation divine.[1] Certains versets coraniques mentionnent son infaillibilité et parlent de ses vertus.[2] Selon les sources chiites et certains des rapports sunnites, le Coran contient approximativement 300 versets qui indiquent aux vertus de Ali.[3]

Il fut l’époux de Fatima (a), la fille et l'unique descendante du Prophète (s) ; il est donc le père d'al-Hasan et d'al-Husayn, les deux petits-fils bien aimés du Prophète Muhammad (s) qui sont aussi le deuxième et le troisième Imams chiites.

Les autres Imams chiites, jusqu’au douzième, l'Imam caché (a), Mahdi (a), sont les descendants d'al-Husayn.

Rappelons aussi que quand les Qurayshites tentèrent d'assassiner le Prophète Muhammad (s), Ali se mit dans le lit du Prophète (s) tandis que celui-ci partait secrètement à Médine.[4] En outre, lors du pacte de fraternité à Médine, le Prophète Muhammad (s) désigna Ali comme son frère.[5] À l’exception de la bataille de Tabûk, où Ali était resté à Médine sur l’ordre du Prophète Muhammad (s), il participa à toutes les batailles au côté du Prophète Muhammad (s). Il fut l'un des plus honorables et dignes commandants de guerre parmi les musulmans.

Malgré la désignation explicite du Prophète (s) de Ali (a) comme son successeur, beaucoup de musulmans, aussitôt après la mort du Prophète (s), prêtèrent allégeance à Abu Bakr (beau-père du Prophète (s)), suite à une réunion secrète des compagnons, en l'absence de Ali, dans un endroit nommé Saqîfa. Suite à cela, Ali garda le silence pendant 25 ans.

Durant le règne des trois premiers califes (Abu Bakr, Umar et Uthmân), il n’hésita cependant pas à leur donner des conseils. Par exemple, ce fut lui qui proposa la date de l’immigration du Prophète Muhammad (s) à Médine comme le début du calendrier musulman. Cela n'a pas empêché ses ennemis de colporter des mensonges contre lui pour le diffamer ; durant l’époque Omeyyade, sous l’ordre de Muawiya, le nom de Ali (a) était maudit sur les chaires des mosquées, ses partisans arrêtés et persécutés.

C'est seulement après la mort de Uthmân, le troisième calife, que Ali accepta le califat, en réponse à la demande des musulmans.[6] Ses années de califat furent marquées par trois batailles contre ses ennemis. Il fut finalement assassiné par un des Khâridjites alors qu'il faisait sa prière dans la grande mosquée de Koufa. Il fut discrètement enterré à Nadjaf.[7]

Les toutes premières compilations de traditions imâmites rapportent un assez grand nombre de données selon lesquelles, après le décès du Prophète Muhammad (s), la seule version intégrale du Coran, contenant tous les mystères des cieux et de la terre, du passé et du futur, resta en possession de Ali.

Il est l'une des références les plus importantes de la philosophie musulmane, ainsi que de la littérature, du Kalâm (la théologie), du fiqh (la jurisprudence), et du tafsîr (l'exégèse coranique). Il est connu pour sa justice et sa véracité.

Le célèbre livre Nahj al-Balâgha recueille ses discours et ses textes.

Sommaire

Sa lignée, ses surnoms et ses titres

  • Sa lignée

La lignée de l'Imam Ali (a) est ainsi : Ali b. Abî Tâlib b. Abd al-Muttalib b. Hachim b. 'Abd Manâf b. Qusay b. Kalâb,[8] al-Hachimî al-Qurashî.

Il fut le premier Imam de tous les Chiites[9] ainsi que le quatrième calife des califes (Khulafâ-i Râshidîn) sunnites.

Le père de l'Imam Ali (a), Abû Tâlib fut un homme généreux et juste, bien respecté par les tribus arabes de l'époque et l'un des hommes vénérables de Quraysh. Il fut l'oncle du Prophète Muhammad (s) et son protecteur, ainsi qu'un des grandes figures de Quraysh.[10] Abû Tâlib a quitté ce monde alors qu’il était musulman,[11] à la dixième année de l'hégire,[12] après avoir soutenu le Prophète (s) pendant des années les plus difficiles de sa mission.[13]

La mère de l'Imam Ali fut Fâtima bt. Asad b. Hachim b. 'Abd Manâf.[14]

Ses frères furent : Tâlib, 'Aqîl, Ja'far b. Abî Tâlib ; et ses sœurs: Hind ou Umm Hânî, Jumâna, Rayta, Umm Tâlib et Asmâ’.[15]

  • Ses surnoms

Ses surnoms sont : Abu al-Hasan,[16] Abu al-Husayn, Abu -as-Sibtayn, Abu ar-Rayhânatayn, Abû Turâb, Abu al-A’imma.

  • Ses titres

Ses titres sont les suivants:[17]

  • commandeur des Croyants (Amir al-Mu'minîn)
  • Ya'sûb ad-Dîn va al-Muslimîn
  • Mubîr ash-Shirk val-Mushrikîn
  • Qâtil an-Nâkithîn va al-Qâsitîn va al-Mâriqîn
  • Mawla al-Mu’minîn
  • Shabîh Hârûn
  • Haydar
  • Murtadâ
  • Nafs ar-Rasûl
  • Akh ar-Rasûl
  • Zawdj al-Batûl
  • Sayf Allah al-Maslûl
  • Amîr al-Barara
  • Qâtil al-Fadjara
  • Qasîm al-Jannat va an-Nâr
  • Sahîb al-Liwla’
  • Sayyid al-Arab
  • Kashshâf al-Karb
  • al-Siddîq al-Akbar
  • Dhu-l-qarnayn
  • Hâdî, Fârûq
  • Dâ‘î, Shâhid
  • Bâb al-Madîna
  • Wâlî, Wasîy
  • Qâdhî Dîn Rasûl Allah
  • Mundjiz Va‘duh
  • an-Naba’ al-‘Azîm
  • as-Sirât al-Mustaqîm va-l-Anza‘ al-Batîn

Titre de Amîr al-Mu’minîn

Article connexe : Amîr al-Mu’minîn.

Amîr al-Mu’minîn (en arabe : أميرالمؤمنين) signifie littéralement le commandeur ou le gouverneur des croyants musulmans. Il est un titre que les Chiites prennent pour être spécifique à l'Imam Ali (a). Selon hadiths, le titre a été utilisé pour Ali b. Abî Tâlib (a) à l'époque du Prophète (s).

Les Chiites soutiennent qu'il est interdit d'utiliser ce titre pour les califes Râshidîn et les autres. En plus, ils tiennent même qu'il ne soit pas autorisé à utiliser le titre pour d'autres Douze Imams (a). Le titre a cependant été utilisé par d'autres musulmans avec une connotation politique et religieuse. Les musulmans sunnites utilisent "Commandeur des croyants" pour tous les califes Râshidîn, califes Umeyyades et califes Abbassides.

Sa naissance et son martyre

naissance de l'Imam Ali par Farshchian

Imam Ali est né un vendredi, le treizième jour de mois de Rajab de l'an préislamique d'‘Âm al-fîl, à l'intérieur de la Ka‘ba à La Mecque.[18]

A propos de sa naissance à l'intérieur de la Ka‘ba, plusieurs savants chiites ont consentement comme : Sayyid Radî, Cheikh al-Mufîd, Qutb ad-Dîn ar-Râwandî, Ibn Shahr Âshûb, ainsi que certains savants sunnites comme : Hâkim Nayshâbûrî, Hâfiz Ganjî Shâfi‘î, Ibn Jûzî Hanafî, Ibn Sabbâgh Mâlikî, Halabî et Mas‘ûdî.[19]

Son martyre fut suite à une frappe d'épée d'un des Khâridjites qu'il a subi dans la mosquée de Koufa, à l'aube de 19ème jour du mois de Ramadan de quarantième année de l'hégire. Cela a causé son martyre, à la grande tristesse des fidèles et des compagnons, deux jours plus tard : le 21ème jour de mois de Ramadan de l'an 40 H, il eut été secrètement enterré.[20]

Son enfance

Ali avait six ans, quand une famine a envahi la ville de La Mecque. Son père Abû Tâlib était père d'une famille nombreuse dont la famine lui rendait très pénible la gestion. Ainsi Muhammad (s) et Abbâs b. Abd al-Muttalib ont décidé l'aider. Il confia la charge de certains de ses enfants à eux : Abbâs a emmené Ja‘far, et Muhammad (s) a emmené Ali (a) à sa maison.[21]

Ali dit à propos de cette époque:

« Lorsque je n'étais qu'un enfant, le Prophète (s) me mit à son côté, me fit une place dans son cœur. Il me couchait dans son propre lit de sorte que mon corps touchait son corps, de sort de me faire sentir son parfum. Cela arrivait qu'il mâchait une chose et qu'il me le faisait manger ensuite. Il n'a jamais entendu de mensonge de ma part, il n'a jamais vu de faute dans mes actes » .[22].

Ces caractéristiques physiques

Ali était un homme de taille moyenne : pas très grand, plutôt robuste, avec des yeux noirs et grands ouverts. Ses sourcils longs et entre-collés. La grâce et l'affection se reflétaient de son visage. Teinte basanée, son visage était ouvert et souriant. Son cou argenté et brillant, une barbe bien épaisse, des épaules bien larges et solides, des doigts allongés et fins, des bras forts et solides. On dit qu'il était beau, parmi des plus beaux. Et fort, des plus forts. On dit aussi que quand il marchait il se penchait un peu vers devant.[23]. Ibn Qutayba dit :

« Il n'a fait duel avec personne sauf s'il l'a battue » .[24]

Sa capacité physique

Ibn Abî al-Hadîd rapporte:

« La capacité physique de l'Imam Ali (a) était exemplaire. Ce fut lui qui arracha la porte de Khaybar, alors que plusieurs personnes essayaient de la retourner, en vain. Ce fut lui qui a renversé le Hubal - qui fut une idole géante - et le lança depuis du haut de Ka‘ba par terre ; ce fut lui qui a soulevé une bien grande pierre d'en-dessus de laquelle sortis une source d'eau, alors que tous les membres de l'armée en étaient incapable » .[25]

Ses épouses et ses enfants

  • Fatima (a) :

La première épouse de Ali (a) fut Fatima (a) la fille bien-aimée du Prophète Muhammad (s).[26] Il faut dire qu'avant Ali, plusieurs hommes comme Abu Bakr, Umar et Abd ar-Rahmân b.‘Awf avait prétendait épouser Fatima (a). Mais à chacun de ceux-ci la réponse du Prophète (s) était qu'à propos du mariage de sa fille, il attendait un ordre divin (une révélation).[27]

Les historiens ne sont pas tous d’accord sur la date exacte du mariage de Ali et de Fatima. Certains le considèrent le premier jour du Dhu al-Hijja de la deuxième année de l’hégire,[28] d’autres pensent que cet évènement eu lieu pendant le mois de Shawwâl, et il y en a aussi ceux qui considèrent que cela a eu lieu le 21 du mois de Muharram.[29] Le fruit du mariage de Ali et de Fatima fut cinq enfants à savoir al-Hasan, al-Husayn, Muhsin[30], Zaynab al-Kubrâ (a) et Umm Kulthûm al-Kubrâ.

  • Umâma bt. Abû al-‘As b. Rabî‘ :

Après le martyre de Fatima (a), Ali s’est épousé avec Umâma, la fille de Abû al-‘As b. Rabî‘. Précisons que la mère de Umâma était Zaynab bt. Muhammad, la fille du Prophète (s).

  • Umm al-Banîn (a) :

la fille de Hizâm b. Khâlid Kalâbîa, était une autre femme de Ali. elle a mis au monde quatre enfants à savoir Abbâs, Uthmân, Ja‘far et Abd Allah, qui ont été tous tués à Karbala.

  • Layla :

Après Umm al-Banîn, Ali a épousé Layla, la fille de Mas‘ûd b. Khâlid Nihshalîyya Tamîma Dâramîyya.

  • Asmâ’ bt. ‘Umays :

Il a épousé également Asmâ’ bt. ‘Umays Khath‘amî, qui a mis au monde deux enfants : Yahyâ et ‘Awn.

  • Umm Habîb :

Une autre femme de Ali, fut Umm-Habîb, la fille de Rabî’a Taghlabîyya, surnommée Sahbâ.

  • Khawla :

La fille de Ja’far b. qays Hanafî fut une autre femme de Ali. Muhammad b. al-Hanafiyya était le fils de cette dernière.

  • Umm Sa‘îd et Mûhyât :

L'Imam Ali (a) a épousé également Umm Sa‘îd bt. ‘Urva b. Mas‘ûd b. Thaqafî et Mûhyât bt. ’Imri’ al-Qays b. ‘Uday Kalbî.[31]

Cheikh al-Mufîd, compte les enfants de Ali au nombre de 27, en considérant Muhsin, qui a été mort dans le ventre de sa mère Fatima (a) à la suite de la mort du Prophète Muhammad (s),[32] il a eu 28 enfants.

Ainsi les enfants de Ali sont les suivants :

  • ces cinq enfants étaient de Fâtima:
  1. Al-Hasan
  2. Al-Husayn
  3. Zaynab Kubrâ
  4. Zaynab Sughrâ (Umm Kulthûm)
  5. Muhsin
  • fils de Khawla bt. Ja’far b. Qays Hanafiya
  1. Muhammad (surnomé Abû al-Qâsim)
  • Enfants de Umm Habîb fille de Rabî’a:
  1. Umar
  2. Ruqayya (jumeau de Umar)
  • fils d’Umm al-Banîn bt. Hizâm b. Khâlid
  1. Abbâs
  2. Ja’far
  3. Uthmân
  4. Abd Allah (ces quatre derniers ont été tués à Karbala)
  • fils de Layla bt. Mas’ûd Dâramîya
  1. Muhammad Asghar (surnommé Abû bakr)
  2. Ubayd-allah (ces deux derniers ont été tués à Karbala)
  • fils de Asmâ’ bt. ‘Umays
  1. Yahyâ
  • Umm-Sa’îd bt. ‘Urwa b. Mas’ud Thaqafî
  1. Umm al-Hasan
  2. Ramla
  • Autres enfants:
  1. Nafîsa
  2. Zaynab Sughrâ
  3. Ruqayya Sughrâ
  4. Umm Hânî’
  5. Umm al-Karâm
  6. Jumâna (surnommée Umm Ja’far)
  7. Umâma
  8. Umm Salama
  9. Maymûna
  10. Khadija
  11. Fâtima

Cheikh al-Mufîd n’a pas mentionné le nom des mères de ces deniers.[33]

À l'époque du prophète

le premier musulman

Imam Ali (a) est connu comme le premier homme à avoir cru en la Révélation du Prophète Muhammad (s) et à avoir embrassé l’islam. Il avait croyance à Dieu sept ans avant la conversion des autres musulmans à l'islam.[34]

Les batailles du Prophète (s)

Imam Ali (a) a participé à des Ghazavât et des Sariya de début de l’islam où il a joué un rôle très efficace. Il a été à côté du Prophète (s) dans toutes les Ghazva-s, sauf à Tabûk.[35] Il était connu comme le deuxième militaire après le Prophète (s).

La bataille de Badr

Article connexe : bataille de Badr.

La bataille de Badr fut la première guerre entre les musulmans et les polythéistes. Elle a eu lieu à côté des puits de Badr, un vendredi, le 17ème jour du mois de Ramadan de la deuxième année de l’hégire.[36] Lors de cette bataille les musulmans ont pu abattre soixante-dix polythéistes dont des gens importants comme Abû Jahl, ‘Ataba, Shayba et Umayya.

A l’époque, il faisait partie de la tradition de faire des duelles lors des batailles. Lors de cette bataille, ‘Ataba b. Rabî’a Umavî et son fils Walîd et son frère Shayba, demandèrent au Prophète (s) de leurs envoyer des paires à battre. Prophète Muhammad (s) leurs envoya alors Ali (a), Hamza et ‘Ubayd b. Hârith. Ali a battu Walîd, Hamza, ‘Ataba et ‘Ubayda, Shayba.[37] Egalement Hanzala a abattu ‘Âs b. Saîd et T’aima b. ‘Adâ, et une vingtaine d’autres ont été abattus par Ali (a).

Bataille de Ûhud

Article connexe : bataille de Ûhud.

Lors de la bataille de Ûhud, Ali, Hamza, Abû Dajâna et d'autres furent devant l'armée de l'islam. Prophète Muhammad (s) était attaqué de différents côtés par les Qurayshs. Ali commença à battre le groupe qui attaquait Prophète Muhammad (s) sous l'ordre de ce dernier. Ce fut à ce moment-là et à propos du courage de Ali, que l'ange Gabriel est descendu et admira la bravoure de Ali et dit que c'est le sacrifice ultime que Ali fait. Le Prophète confirma la parole de Gabriel et dit :

« je suis de Ali et Ali est de moi » .

Ensuite une voix est entendue dans le ciel :

لا سیف الا ذوالفقار و لا فتی الا علی

Qui veut dire : « il n'existe pas d'épée comme Dulfaqâr et il n'existe pas de Chevalier comme Ali » .[38]

Bataille de la Tranchée (Khandaq)

Lors de la bataille de la Tranchée (Khandaq), les deux armées se confrontaient pendant plusieurs jours. Enfin ‘Amr b. ‘Abduwadd a pu traverser la tranchée avec quelques soldats, de son côté le plus étroit. Le Prophète (s) demanda alors à Ali de le battre. Il fut ainsi et il a réussi.[39]

Le prophète dit ensuite :

ضربة علی یوم الخندق افضل من عبادة الثقلین

Qui veut dire :

« la valeur de la frappe de Ali (a) lors de la bataille de la Tranchée, vaut beaucoup plus que l’observance des hommes et des djinns » .[40]

Bataille de Khaybar

Article connexe : Bataille de Khaybar.

La bataille de Khaybar eut lieu la septième année de l’hégire. Ce fut contre les Juifs et leur forteresse.[41] Abu Bakr et Umar étant incapable de les battre, Prophète Muhammad (s) demanda à Ali et dit :

« Je donnerai demain ce drapeau à un homme de la main de qui Dieu nous apportera la victoire, un homme qui aime Dieu et son Messager, un homme que Dieu et son Messager l'aiment » .[42]

Le lendemain Prophète Muhammad (s) appela Ali et lui dit :

« Tiens ce drapeau et vas en avant, que Dieu nous rende la victoire à travers ta main » .

Il est rapporté par Abû Râfi’, que Ali s’approcha à la forteresse, et s’est mis à affronter les ennemis. Dans le duel, son bouclier fut tombé de sa main par une frappe, il enleva donc la porte de la forteresse et la prit comme bouclier et l'eut à la main jusqu’à la fin de la bataille.[43] Abû Râfi’ rajouta

« Moi-même et sept autres personnes, nous avons essayé de soulever cette porte, mais en vain » .

Conquête de la Mecque

Article connexe : conquête de la Mecque.

Le Prophète quitta Médine au début du mois de Ramadan de la 8ème année de l’hégire pour la reconquête de La Mecque. Il prit le drapeau de la main de S‘ad b. Ubâda, à cause de ses attitudes rancunières, et le confia à la main de Ali (a).[44] Après la conquête de La Mecque, il ordonna à Ali de monter sur ses épaules et faire tomber l’idole de Khudhâ‘a du toit de la Ka’ba.

bataille de Hunayn

Article connexe : bataille de Hunayn.

La bataille de Hunayn eu lieu la huitième année de l’hégire. Pendant cette bataille, le drapeau d’une partie des Muhâdjirûn fut dans la main de Ali.[45]

Bataille de Tabûk

Article connexe : bataille de Tabûk.

Tabûk fut la seule bataille dans laquelle Ali était absent. Ali était resté à La Mecque d'après l'ordre du Prophète Muhammad (s) pour surveiller les Hypocrites dans l'absence du Prophète Muhammad (s).

Les Hypocrites ont commençaient alors d'inventer des propos indécens contre Ali. Afin de contourner leur intention, Ali a pris son arme immédiatement et est sorti de la ville, s'est rejoint à la bataille. Et se fut ainsi que le Prophète (s) prononça le Hadith de Manzilat à Ali:

Ali, mon frère, retourne à Médine, puisque là-bas, personne d'autres que toi et moi, n'a le mérite de la gestion des affaires. Tu es donc mon représentant et mon remplaçant auprès des Gens de ma Maison et de ma tribu. Ô Ali! ne serait pas tu contentes de voir que le lien de toi à moi, soi comme le lien de Hârûn à Mûsâ, sauf qu'après moi, il n'y aura plus de prophète ".[46]

Raisons de l’imâmat

Il existe de nombreux hadiths ainsi que versets coraniques indiquant l'imâmat et la succession de Ali après le Prophète (s) :

Le verset de l'obéissance (Itâ'at)

parmi les versets coraniques, nous pouvons citer le verset 59 de la sourate An-Nisâ’ (Les Femmes):

یا أَیهَا الَّذِینَ آمَنُوا أَطِیعُوا اللَّهَ وَأَطِیعُوا الرَّ‌سُولَ وَأُولِی الْأَمْرِ‌ مِنکمْ
Ô vous qui croyez! obéissez à Allah! Obéissez à l'Apôtre et à ceux d'entre vous détenant l'autorité!
traduction de Blachère, sourate An-Nisâ’, v 59

D'après les sages et les ulémas chiites, ce verset est descendu à propos de Ali et ses descendants, les Imâms, pour que les musulmans les obéissent.[47]

Le verset de Wilâyat

Article connexe : Le verset de Wilâyat.
السعید۲.jpg
إِنَّمَا وَلِيُّكُمُ اللّهُ وَرَسُولُهُ وَالَّذِينَ آمَنُواْ الَّذِينَ يُقِيمُونَ الصَّلاَةَ وَيُؤْتُونَ الزَّكَاةَ وَهُمْ رَاكِعُونَ
Votre patron [et vos alliés] sont seulement Allah, Son Apôtre et ceux qui accomplissent la prière, [qui] donnent l'Aumône et [qui] s'inclinent
Traduction de Blachère, sourate Al-Mâ'ida, v 55

Les interprétateurs disent que ce verset est descendu à propos de Ali et les autres Imâms de sa descendance. Et que les circonstances de la descente de ce verset était lié à Ali, quand il a donné sa bague à un pauvre au moment de sa prosternation lors de la prière.[48]

Le hadith de Manzilat

Article connexe : Le hadith de Manzilat.

Le Prophète dit à Ali:

أنتَ مِنّی بِمَنزلةِ هارونَ مِنْ مُوسی، اِلّاأنـّه لانَبیّ بَعدی

Qui veut dire:

"Le lien entre toi et moi est comme le lien entre Hârûn et Moise, sauf qu'après moi il n'y aura plus de prophète".[49]

Le hadith de Yawm al-Indhâr

Article connexe : Le hadith de Yawm al-Indhâr.

Lorsque le prophète déclara sa mission à ses proches, Ali fut le premier homme qui a accepté son invitation. A cette occasion le Prophète dit:

انت اخی و وزیری و وارثی و خلیفتی من بعدی

Qui veut dire:

"Tu es mon frère et mon ministre et mon successeur et mon remplaçant, après moi".[50]

Evénement de Ghadîr

Article connexe : L’évènement de Ghadîr.

L’évènement de Ghadîr est l’un des plus importants événements de l’histoire de l’islam. Au cours de cet évènement, au moment où le Prophète (s) rentrait du Pèlerinage de l’Adieu, dans un endroit appelé Ghadîr Khumm, il présenta Ali (a) à la foule des croyants comme Imam, maître, initiateur (Walî=Guide) et son successeur.

Ceux qui assistaient à l’événement, y compris les grands compagnons du Prophète (s), lui ont prêté serment d’allégeance. À cette occasion, le verset 67 de la sourate al-Mâ’ida (la Table servie) qui s’appelle «le verset de Tablîgh» a été révélé :[51]

يَا أَيُّهَا الرَّسُولُ بَلِّغْ مَا أُنزِلَ إِلَيْكَ مِن رَّبِّكَ وَإِن لَّمْ تَفْعَلْ فَمَا بَلَّغْتَ رِسَالَتَهُ وَاللّهُ يَعْصِمُكَ مِنَ النَّاسِ إِنَّ اللّهَ لاَ يَهْدِي الْقَوْمَ الْكَافِرِينَ
O Apôtre! Fais parvenir ce qu’on a fait descendre vers toi, de ton Seigneur! Si tu ne le fais point, tu n’auras pas fait parvenir Son message et Allah te mettra hors d’atteinte des hommes. Allah ne saurait conduire le peuple des Impies
traduction de Blachère, sourate al-Mâ’ida, v 67

Ensuite le Prophète dit aux croyants :

الست اولی بالمؤمنین من انفسهم؟ قالوا بلی، قال: من کنت مولاه فهذا علی مولاه، اللهم وال من والاه و عاد من عاداه و انصر من نصره و اخذل من خذله

Qui veut dire:

Ne suis-je pas plus proche des croyants que leur propres âmes ? Les croyants dirent : Oui. Il dit ensuite : Celui pour qui je suis imam-maître initiateur (Wilâyat), désormais Ali lui sera imam-maître initiateur (mawlâ). O Dieu, allie à toi celui qui s'allie à lui, et considère comme ennemie celui que Ali considère comme son ennemie. Aime celui qui aime Ali. Et soit ennemie avec celui qui est l'ennemie dAli. Méprise celui qui méprise Ali, et tourne le vrai avec lui là où il se tourne. O vous ici présents! Entendez cette parole, et transmettez-la à ceux qui sont ici absents.[52]

Décès du Prophète et l’évènement de Saqifah

Articles connexes : Prophète et Saqifa Banî Sâ’ida.

Durant les dernières minutes de la vie du Prophète (s), Ali est venu auprès de lui et le Prophète (s) lui a confié un long secret. Sa maladie s'aggrava ensuite, il dit alors à Ali :

Place ma tête sur tes genoux puisque l'ordre divin est arrivé. Lorsque mon esprit se séparera de mon corps, prend-le avec ta main et frotte-le sur ton visage. Allonge-moi ensuite vers le Qibla, et fais la prière sur mon corps avant tous, et ne te sépare de moi jusqu'où tu mets mon corps dans la terre, et demande à Dieu Très Haut son aide. [53]

Après le décès du Prophète (s), lorsque Ali b. Abî Tâlib et les Banu Hachim étaient en train d'effectuer le rituel du lavement du corps saint du Prophète (s), d'autres gens privilégiés du la tribu, indépendamment des dernières paroles du Prophète (s) à Ghadîr Khumm) s'étaient réunis pour désigner un chef qui remplacerait le Prophète (s).

Ainsi un groupe des Mecquois (Muhadjirun) et un groupe des Médinois (Ansâr) s'étaient réunis dans un lieu nommée Saqîfa Banî Sâ'ida pour designer cette personne. Les deux camps (Mecquois et Médinois) n'étant pas unanimes, ils ont commencé à s'en disputer. Chacun réclamait à lui l'héritage et la succession.

Enfin certains des Ansâr ont proposé une cohabitation des deux camps :

Qu'un représentant de Ansâr et un représentant de Muhadjirun soient choisis, et deux chef dirigent ainsi ensemble la communauté des musulmans.

Mais Abu Bakr s'en est opposé en disant que une telle décision mettrait en danger l'union du peuple musulman.

Il a en revanche proposé, que le calife soit de un homme de Muhadjirun et ses adjoints soient des hommes de Ansâr de sorte qu’aucune décision ne soit pas prise sans leur consentement. Abu Bakr, dans son discours à ce jour-là, a cité un hadith du Prophète (s) :

(الائمه من قریش)

qui veut dire :

les imâms sont du Quraysh), qui a joué un rôle crucial.

Bien que ce hadith soit controversé, mais ce jour-là, à Saqifa il a calmé la dispute contre les Ansâr.

Ensuite, après avoir approuvé la supériorité des Muhadjirun, la deuxième question était de choisir la personne convenable. Encore après des longues discutes, deux hommes : Umar et Abû 'Ubaydat al-Jarrâh, ont choisi Abu Bakr et ont fait l'allégeance avec lui. Les autres les ont suivis.[54]

Le lendemain, Abu Bakr est allé à la Mosquée du Prophète. Umar a prêché un discours à son éloge et le rôle qu'il a joué dans l'avancement de l'Islam et sa place à côté du Prophète (s), et demanda ainsi aux de faire l'allégeance avec Abu Bakr. Toutes les personnes là-présentes, l'ont suivi, sauf un groupe des Ansâr et la famille du Prophète. Le califat est transmis officiellement à Abu Bakr.

Cette manière de choisir le calife est devenue ainsi une tradition pour la suite.

Il faut mentionner que ce jour-là, à la Mosquée du Prophète, Abu Bakr a fait un discours lors duquel il dit:

" Vous m'avez choisi comme dirigeant, mais je ne suis pas meilleur que vous. Et je suis prêt à renoncer à cette responsabilité. Dans cette gestion, je vais me baser sur le Livre de Dieu et la Tradition du Prophète ". [55]

L’époque des trois califes

Avec le commencement du califat d'Abu Bakr, la famille du Prophète (Ahl al-Bayt (a)), ont subi des événements très douloureux comme : l'agression à la maison de Ali pour obtenir l'allégeance avec Abu Bakr,[56] Envahissions et occupation et Fadak,[57] le martyre de Fâtima.

Durant les vingt-cinq années de règne des trois califes, Imam Ali (a) a exercé des rôles très importants au point de vu de la connaissance et du social.

On peut mentionner par exemple son rôle dans l'Edition du Coran, (Mûs,haf de l'Imam Ali), les conseils aux califes à propos des affaires religieuses, ses rôles dans les conquêtes et la gestion de la société, dans les dons aux nécessiteux et aux orphelins, la libération des esclaves (il acheta 100 esclaves et les libera), la culture de la terre et la plantation des arbres, creusement des canaux, construction des mosquées, y compris la mosquée de Fath à Médine, à côté de la tombe de Hamza, la construction d'une autre mosquée Miqât, une autre à Koufa et également à Bassora, dont leur revenu annuel est compté près de 40 000 dinars.[58]

L'allégeance forcée

L'abstention de l'Imam Ali (a) de l'allégeance avec Abu Bakr, ainsi que l'opposition de certains compagnons du Prophète avec le califat de Abu Bakr, est devenu comme une menace sérieuse pour Abu Bakr et Umar. Ils décidèrent donc mettre fin à cette menace en forçant Ali b. Abi Tâlib à faire l'allégeance avec Abu Bakr [59].

Après avoir tenté plusieurs fois en vain, Umar dit à Abu Bakr :

Allons-y-nous même chez Ali.

Ensuite Abu Bakr, Umar, Uthmân, Khâlid b. Walîd, Mughayra b. Shu'ba, Abû 'Ubaydat al-Jarrâh et Qunfudh allèrent à la maison de Ali. D'après ce qui est rapporté, ce fut un évènement violent. Il est dit qu'ils ont été injurieux vis-à-vis de Fatima (a), ils ont poussé violemment la porte contre elle qui était coincé entre la porte et le mur, l'ont frappée,[60] et ont attaqué Ali, ont tordu son vêtement autour de son cou et l'ont tiré ainsi de sa maison à Saqîfah. [61]

Là, à Saqîfah, ils demandèrent à Ali d'accepter l'allégeance. Imam Ali dit en réponse :

Je suis plus digne de califat que vous, et je ne ferai pas l'allégeance. Il vaut mieux que vous, vous fessiez l'allégeance avec moi, puisque vous avez pris le califat des Ansâr en disant que vous faites partie de la famille du Prophète (s). Et maintenant vous êtes en train de le récupérer de nous.[62]

Edition du Coran

Articles connexes : Coran et Mûshaf de imam Ali.

Les ulémas chiites comme les oulémas sunnites confirment que c'est l'Imam Ali (a) qui a commencé à éditer le Coran d'après le testament du Prophète (s), après son décès.[63]

Il est rapporté dans un hadith :

Ali a juré (après le décès du Prophète (s)) de ne pas mettre son manteau avant l'édition du Coran.[64]

Ainsi que:

Ali a réuni le Coran durant les six mois suivant le décès du Prophète (s).[65].

Son rôle dans la guerre contre les romains

Après le décès du Prophète (s), à l'époque du règne de Abu Bakr, ce dernier hésitait dans l'exécution de l'ordre du Prophète (s) à propos de la guerre contre les Romains. Il sollicita donc certains compagnons. Chacun donna son avis, mais rien ne le fut convaincu. Il décida d'en faire part à Ali. Ce dernier l'encouragea dans l'exécution de l'ordre du Prophète (s) et lui dit:

"Si tu te combats, tu emporteras".

Abu Bakr devin content est lui dit:

" Tu me donnes une bonne promesse!"

et il demanda ensuite au peuple de préparer pour partir à Rom. [66].

son rôle dans le calendrier musulman

Ce fut d'après la proposition de Ali que la date de l'immigration du Prophète de La Mecque à Médine fut défini comme le début du calendrier musulman [67].

Califat de Ali

Après la mort de Uthmân, un groupe des compagnons sont allés vers Ali et ont dit :

"Nous ne connaissons personne mieux que toi pour le califat".

Ali a répondu en disant:

"C'est mieux que je sois votre ministre que votre émir/calife".

Ils ont dit alors :

"Nous n'accepterions rien d'autre que l'allégeance avec toi".

Il dit ensuite que l'allégeance avec ne doit pas entre en cachette, mais à la Mosquée.[68]

Tous les Ansâr, à l'exception de quelques-uns, ont fait l'allégeance avec Ali. Parmi les opposants du califat de Ali fut : Hassân b. Thâbit, Ka‘b b. Mâlik, Masallamat b. Mukhallad, Muhammad b. Masallama et quelques autres qui étaient des Uthmânis. Abd allah b. 'Umar, Zayd b. Thâbit, et Usâma b. Zayd, qui étaient de la famille de Uthmân, étaient parmi les opposants de non-Ansâr.[69]

Pour expliquer pourquoi l'Imam Ali n'a pas accepté initialement le califat, il faudrait mentionner qu'il voyait la communauté beaucoup trop corrompue pour qu'il puisse le diriger et y faire exécuter les principes et les normes moraux.[70]


Droits réciproques du peuple et du gouvernement

Selon l'Imam Ali, le droit du gouverneur (calife) sur le peuple et le droit du peuple sur le gouverneur (calife), est un droit réciproque et le droit le plus important.

Il dit :

"Tant que l'un pense avoir un droit sur l'autre, l'autre aura réciproquement un droit sur l'un. C'est seule Dieu, et aucun de ses créatures, qui a droit sur tous et nul n'a de droit sur Lui.[71]

D'après l'Imam Ali, il y a de nombreuses utilités dans le respect du droit réciproque :

"Si chacun, le peuple et le calife, respecte son droit et son devoir vis-à-vis de l'autre, le droit sera apprécié, les piliers de leur religion seront solidifiés, les signes de la justice seront apparus, et les traditions du Prophète seront placées sur leurs chemins et seront exécutées."[72]

Il dit ensuite :

"Si le peuple domine le gouverneur, ou le gouverneur commence à persécuter son peuple, le désaccord et la division apparaitraient, des douleurs et des maladies se multiplieraient ; et nul ne craindrait de piétiner des droits, et de promettre les actes inappropriés. Dans cette situation les bons seront méprisés et les mauvais seront appréciés. Dieu interpellera fréquemment des serviteurs".[73]
  • L'Imam Ali considérait beaucoup de respect pour la personnalité et des droits des gens, on voit cela à travers les circulaires qu'il envoyait aux responsables de son gouvernement. Dans une lettre aux collecteurs des taxes et des impôts, il raconte les collecteurs d'impôts qu'ils ont une énorme responsabilité, et ils doivent effectuer le devoir sincèrement et avec équité et justice:[74]
"Soyez juste avec le peuple et soyez patient en ce qui concerne leurs besoins, parce que vous êtes le trésorier du peuple, un représentant de la communauté et un ambassadeur des Imams … Dans la perception des impôts et des recettes ne vendent pas leurs vêtements d'hiver et d'été. ne pas recourir à fouetter ; ne pas toucher à leurs biens. Qu'ils soient musulmans ou non-musulmans"
  • En outre, dans une lettre conseillant des collectionneurs de Zakat, il écrit :
"Ne pas faire peur à un musulman, ne passez pas sur ses terres pour lui faire mal à l'aise. Ne prenez pas plus que la part d'Allah dans sa propriété. Puis, leur dire : Seuls les serviteurs d'Allah, le vice-gouverneur d'Allah et son calife m'ont envoyé pour recueillir la part d'Allah Dans vos propriétés...Y-a-t-il quelque chose de sa part dans vos propriétés ? Si c'est le cas, donnez-le à son vice-gérant. Si quelqu'un répond par la négative, alors ne répétez pas la demande. Si quelqu'un répond par l'affirmative, alors aller avec lui sans l'effrayer, ou le menacer ..."[75]
"Place dans ton cœur la bienveillance et la bonneté pour le peuple. Que cela ne t'arrive jamais de te mettre, comme un animal dévorant en colère contre eux, puisqu'ils (les gens) ne sont que de deux groupes : soit ils sont tes frères de religion, sinon ils sont tes paires et tes égaux dans la création.

Sa justice

Pendant ses premiers jours de califat, l'Imam Ali s'est opposé radicalement à la tradition des trois califes d'après laquelle ils partageaient le Trésor Public (Bayt al-Mâl) entre les individus d'après leurs mérites et leur ancienneté dans des guerres de début de l'Islam, ou d'après leur degré de la foi, etc.

Il dit à ce propos :

"Respectez l'égalité dans ce partage et ne favorisez personne... j'ai étudié tout le Coran, de son début à sa fin, je n'ai trouvé nul propos concernant la supériorité et la prééminence des enfants d'Ismaïl (les Arabes de La Mecque) sur les enfants de Isaac".[77] Il nomma ensuite 'Ammâr b. Yâsir et Abu al-Haytham comme les responsables du Trésor Public et leur donna cet ordre écrit :
"Arabe et 'Ajam (perse et non Arabe), et tout musulman indépendamment de sa tribu et sa lignée, aura une part égale du Trésor commun (Bayt al-Mâl)".[78]

Il a également repris les terrains que Uthmân avait offerts aux uns et aux autres, il les nomma comme propriétés de Dieu, et ordonna leur retour au Trésor Public (Bayt al-Mâl).[79]

Relations amicales et la distribution du Trésor Public

Ali était très sévère à propos de tout ce qui concernait le Trésor Public.

  • Il est rapporté qu'il a convoqué et interrogé très sérieusement sa propre fille ainsi que Ali b. Abî Râfi' le responsable du Trésor Public, quand il a su qu'elle avait emprunté un collier de perle du Trésor Public. [80].
  • Dans un autre récit est mentionné qu'il répondit ainsi à un de ses amis quand il lui demanda une aide financière :
"Cette fortune n'appartient ni à moi ni à toi! C'est un trophée que les musulmans ont gagné par l'épée! Si tu as participé à cette gagne, tu en as une part égale à la part des autres. Sinon, ce que les autres ont gagné avec leur main ne doit pas aller dans la bouche des autres".[81].

Exigence dans l'exécution du Droit et la Loi

Ali était quelqu'un de à la fois très franche et sincère et très exigeant dans l'exécution de la vérité. C'était pour cette raison de certains de ne le supportait pas. Ces récits sont très intéressants à ce propos :

  • Une fois, Ali (a) a ordonné Qanbar de punir quelqu'un avec un certain nombre de coups de fouet selon le [[châtiment légal] (Had). Récompensé par l'émotion, Qanbar a ajouté trois coups de fouet supplémentaires. Cependant, Ali (a) a fait l'homme riposter et frapper Qanbar trois fois pour l'injustice des trois coups supplémentaires.
  • Un jour, un des gens riches et puissants de Bousera invita Uthmân b. Hanîf (le gouverneur de Bassora) chez lui en organisant une réception très ostentatoire pour lui. On a fait part de cet évènement à Ali. Ce dernier a écrit aussitôt une lettre à Uthmân b. Hanîf en lui disant :
"Ô! Fils de Hanîf! J'ai entendu qu'un des riches de Bousera t'a invité et tu as accepté, et que dans cette réception il t'a accueilli avec de divers repas bariolés dans des grands récipients arrivants l'un après l'autre...! Soit conscient! Il y des gens qui suivent leur guide et qui apprennent de la lumière de sa connaissance. Sache que votre guide (Ali) s'est contenté (toujours) dans ce monde de deux vêtements usés et de deux galettes de pain ... "[82].

Rejet des flatteries

L'Imam Ali (a) détestait les flatteries et empêchait les musulmans de la faire. Les histoires suivantes illustrent ceci :

  • En revenant de la bataille de Siffin, un homme appelé Harb b. Shurahabil marchait avec Ali (a) qui était à cheval. Ali (a) l'arrêta et dit à Harb: "Retourne!" Quand Harb a refusé,

il lui a dit :

"Retourne, puisque une personne comme vous allant à pied accompagnant une telle personne que moi apporte des ennuis pour le gouverneur et le dirigeant, et l'humiliation et la honte pour un croyant".[83]
  • Il est rapporté qu'un jour un des compagnons l'admira ; l'Imam Ali l'empêcha sérieusement de continuer et dit :
Sachez que l'un des pires des états d'un responsable/autorité est qu'on suppose qu'il est séduit par sa fierté, et ces actes sont devenus concurrentiells. Cela me rend triste si cela traverse vos à vos esprits que je pourrais aimer l'églogue et l'admiration! Et que je pourrais me contenter d'entendre des louanges! ... ne me parlez pas comme vous le faites avec les autorités puissantes et les oppresseurs. N'utilisez pas pour moi des titres flatteurs! "[84].
  • Quand Ali conduisit son armée vers la Syrie et s'approchèrent de la ville Anbâr, les paysans se tenaient en rangs et coururent en avant pour l'accueillir joyeusement. Puis il dit :
"Quelle mauvaise action vous avez faite!"

Ils ont dit:

"C'est notre coutume et la façon dont nous montrons notre respect à nos gouverneurs".

Ali (a) a dit:

"Par Allah, cela ne profite pas à vos dirigeants. Vous vous fatiguez dans ce monde et vous gagnez la misère pour le prochain monde en le faisant".[85]

Structure militaire

L'Imam Ali (a), considérait les militaires comme le havre sûr et sécurisé du peuple ; comme la dignité des gouverneurs ; comme la gloire de la religion et comme la sécurité du pays, dont la réussite est basée sur la situation économique, l'aumône et les impôts payé par le peuple, les acteurs étatiques, les commerçants et les artisans ; et dont la durabilité et la force de défense, dépendent de la structure globale de l'Etat [86].

Il écrit à propos de la sélection des militaires : Les militaires devraient être choisis parmi les individus et des familles dignes qui ont les rapports étroits avec le gouverneur et le guide de la société, et ils devraient être entretenus financièrement [87].

Du point de vue de l'Imam Ali, le peuple est la source la plus précieuse pour la défense du pays auprès de l'Etat, De sorte que s'ils ne soutiennent pas l'Etat, il est possible que l'armée périsse suite à une guerre violente, ce qui aboutirait au déclin de l'Etat même.[88]

Il dit:

Les Elites d'une société pèsent souvent sur le gouvernement, puisque durant les temps difficiles et cruciaux leur aide est moins présent ; dans l'exécution de la justice ils sont les plus mécontents ; face aux problèmes ils sont les moins résistants. Alors que les piliers solides de la religion sont les communautés des musulmans passionnés, la société islamique, et les forces de réserve sont le commun de croyants".[89].

Gouverneurs

Certains des Gouverneurs de l'imam

Pendant son règne, Ali (a) a nommé et remplacé des gouverneurs dans quelques villes, y compris:

Parmi les gouverneurs de Ali (a), certains ont été tués, comme Mâlik al-Ashtar, Muhammad b. Abî Bakr, ‘Abd Allah b. Khabbâb, Muhammad b. Abî Hudhayfa, Abû al-Hasan b. Al-Hassan al-Bakrî et Hulw b. 'Awf.

Quelques-unes moururent aussi de la vieillesse au temps de Ali (a), comme, Sahl b. Hunayf, Abû Qutâda et Hudhayfa b. Yamân.

Cependant, certains ont continué comme gouverneurs jusqu'à leur mort, comme Qays b. Sa‘d, 'Uthmân b. Hunayf, Kumayl b. Zîyâd, Sa‘d b. Mas‘ûd et Sulaymân b. Surad.

Il y en avait aussi qui ont échoué dans l'accomplissement de leurs fonctions et ont été réprimandés comme, ‘Ubayd Allah b. 'Abbas et Sa‘îd b. Namrân.

Ali (a) a également licencié et supprimé certains gouverneurs en raison de leur déloyauté comme Mundhir b. Jarûd et ‘Aqaba b. ‘Amr.[90]

Ali envoya Uthmân ibn Hanîf à Bassora, ‘Amarat b. Shahâb a Koufa, ‘Abîd Allah b. Abbas à Yémen, Qays b. Sa‘d b. ‘Ibâdah en Egypte, et Sahl b. Hanîf à la Syrie (Shâm). Sahl arriva, sur le chemin de Shâm, à Tabûk. Suite à une conversation entre lui et un groupe des gens de là, on l'a fait retourner.[91] Lorsque ‘Abd allah b. Abbas arriva à Yémen, là-bas le gouverneur fut Ya‘la b. Manya nommé par Uthmân. Ce dernier prit tout ce qui fut dans le Trésor Public et repartit à la Mecque.[92]

batailles

Bataille de Jamal

Article connexe : Bataille de Jamal.

La première bataille que Ali (a) s'est engagée pendant son califat était avec les Nâkithûn ou les "violants" (en arabe :ناکثون) et نکث en arabe signifie "violer". Talha, Zubayr et leurs partisans ont d'abord promis l'allégeance à Ali (a), mais plus tard il l'ont cassée, ils ont été appelés les Nâkithûn, c'est-à-dire "les violateurs".[93] Cette bataille a eu lieu dans Jumâdâ ath-Thânî de 35 h. l. / 655.[94]

Talha et Zubayr espéraient être élus comme califes,[95] mais comme ils n'avaient pas réussi et Ali (a) avait pris le califat, ils voulaient et attendaient une part du califat. En tant que tels, ils ont demandé à Ali (a) de les nommer dirigeants de Bassora et Koufa.

Cependant, Ali (a) ne les jugeait pas dignes de cela.[96] Par conséquent, même s'ils étaient eux-mêmes soupçonnés d'avoir été impliqués dans l'assassinat d'Uthmân et Talha avaient été impatients de tuer Uthmân,[97] ils s'alliaient avec 'Aïcha dans un déménagement stratégique pour prétendre venger son meurtre.

Cependant, pendant le siège d'Uthmân, Aïcha n'a rien fait pour l'aider, et avait même appelé les envahisseurs, «les chercheurs de la vérité». Cependant, quand Aïcha a appris qu'après son meurtre, les gens faisaient allégeance à Ali (a), elle a décidé de soulever la question que Uthmân avait été tué injustement et a cherché sa revanche.[98]

Aïcha porta une certaine rancœur à Ali (a) et se lia avec Talha et Zubayr contre lui.[99] Ils ont mobilisé une armée de trois mille hommes et se sont déplacés vers Basra.[100] Dans cette bataille, 'Aïcha fut monté sur un chameau nommé ‘Askar, et ainsi la bataille a été appelée "Jamal" signifiant "chameau".[101]

Selon l'ordre de Ali (a), Uthmân b. Hunayf (le gouverneur de Bassora) invita les rebelles à la vérité et seulement quand ils refusèrent d'accepter, il les combattent jusqu'à l'arrivé de Ali (a).[102]

Dès son arrivée à Bassora, Ali a exhorté ceux qui ont rompu leur allégeance à éviter la bataille. Cependant, il n'a pas réussi et ils ont commencé la bataille en tuant l'un des compagnons de Ali (a).[103] Zubayr s'est également retiré de l'armée avant que la bataille ne commence, à cause d'un hadith quAli (a) lui avait rappelé; un hadith dans lequel le Prophète (s) avait dit à Zubayr :

"Tu participeras dans une Bataille contre Ali (a)".

Il a ensuite été tué à l'extérieur de Basra par ‘Amr b. Jurmuz.[104]

Après plusieurs heures de combats et de souffrances et de nombreuses pertes, le camp de Jamal fut battu. Dans cette bataille, Talha a été tué[105] et par la suite Aïcha a également été renvoyée à Médine d'une manière respectueuse.[106]

Bataille de Siffin (Qâsitîn)

Article connexe : Bataille de Siffin.

la Bataille de Siffin eut lieu entre Imam Ali et Qâsitîn (Muawiya et son armée)[107] en Safar de l'an 37 H, en Syrie près de Furât, dans un lieu appelé Siffîn. Cette bataille eu pour la fin une médiation qui eut lieu au mois de Ramadan de l'an 38 h. l.[108]

Bien qu'il soit capable, Muawiya n'a rien fait pour aider Uthmân, quand il était assiégé. En fait, il voulait amener «Uthmân à Damas pour qu'il puisse contrôler les affaires à partir de là. Après le meurtre de Uthmân, Muawiya a essayé d'introduire Ali (a) comme le meurtrier d'Uthmân au peuple de la Syrie. Au début de son règne, Ali (a) a écrit une lettre à Muawiya, l'appelant à s'engager allégeance. Cependant, il a répondu avec la condition que Ali (a) d'abord a dû rendre les meurtriers de' Uthmân qui étaient censés autour de Ali (a) et de les punir. C'est alors seulement qu'il allait faire allégeance.

Après plusieurs lettres et en envoyant quelques délégués à Muawiya, Ali (a) a vu que Muawiya poursuivait une bagarre, et ainsi, Ali (a) a pris ses armées vers la Syrie. Muawiya se mit en route avec son armée, et les deux armées campèrent en Syrie près de l'Euphrate, dans un lieu appelé Siffin. Comme Ali (a) s'abstenait de la guerre autant que possible, il envoya des lettres à Muawiya. Cependant ses tentatives furent futiles, et la bataille commença à Safar 37 h. l. / août 657.[109]

Dans la dernière confrontation de la bataille, quand les armées dAli (a) étaient sur le point de gagner, Muawiya, sur le conseil de ‘Amr b. ‘Âs, a ordonné à ses soldats de hisser n'importe quel Mus'haf (une partie ou des copies complètes du Coran) disponibles dans le camp sur leurs lances et de se déplacer vers le front de l'armée de Ali, les invitant à accepter le Coran. Le lanceur était utile et certains armées de Ali, en particulier ceux parmi les récitants du Coran, sont venus à Ali (a) et ont dit :

"Nous ne combattrons pas ces personnes et nous devons accepter ce qu'ils disent".

Bien que Ali (a) leur ait dit que c'était un truc qu'ils utilisaient pour échapper aux combats, ils ne l'ont pas accepté.[110]

Ali (a) a donc été forcé d'accepter l'arbitrage par une lettre à Muawiya, mais a dit :

"Nous savons que vous n'êtes pas le peuple du Coran".[111]

Il a été convenu qu'un arbitre de chacune des armées de la Syrie et de l'Irak se réunirait et jugerait la situation en se référant à l'édit du Coran. Le peuple de Syrie a nommé ‘Amr b. ‘Âs. Ash‘ath et un groupe de l'armée de Ali (qui plus tard sont devenus membres des Kharijites) a proposé Abû Mûsâ al-Ash‘arî.

Cependant, Ali (a) a recommandé Ibn ‘Abbas et / ou Mâlik al-Ashtar, qui ont été rejetés par Ash'ath et ses amis. Ils ont été rejetés sous prétexte que Mâlik a soutenu la guerre et que Ibn ‘Abbas n'était pas approprié parce que ‘Amr b. 'As était originaire de Mudar, de sorte que l'autre partie devait être du Yémen.[112]

Enfin, ‘Amr b. 'Âs a réussi à tromper Abû Mûsâ et a mis fin à l'arbitrage en faveur de Muawiya dans le Ramadan 38 H. l. / Février 659.[113]

Bataille de Nahrawân (Mâriqîn)

Article connexe : Bataille de Nahrawan.

L'arbitrage dans la bataille de Siffin se termina par la protestation et l'opposition de quelques-uns des compagnons de Ali, qui étaient bouleversés par ce qui s'était passé, demandant :

"Pourquoi a-t-il accepté le jugement de l'arbitre sur l'édit divin ?"

Ils ont dit :

cela même si Ali (a) s'était opposé à l'arbitrage et c'était eux qui avaient forcé Ali (a) à accepter le jugement de l'arbitre.[114]

Ce groupe s'est séparé et plus tard est devenu connu comme les Kharidjites ou Mâriqun. Ils ont fini par assassiner les gens.

Ils ont tué ‘Abd Allah b. Khabbâb dont le père était l'un des compagnons du Prophète (s) et a déchiré le ventre de sa femme ouvert même si elle était enceinte, et a tué l'enfant ainsi.[115] Pour cette raison, Ali (a) a été forcé de se battre avec eux.

Avant le début de la bataille, il envoya Abd Allah b. ‘Abbas de parler avec eux, mais c'était futile. Finalement, Ali (a) lui-même est allé à eux et a parlé avec eux. Certains se sont repentis, mais beaucoup ont tenu à leurs croyances. Finalement, la bataille a commencé et aucun d'eux n'a survécu sauf neuf, tandis que seulement sept ou neuf compagnons de Ali (a) ont été tués.[116]

Son martyre

Article connexe : Nuit de martyre de l'Imam Ali.
La tombe de Imam Ali (a)

Après la bataille de Nahravân, l'Imam Ali a essayé de mobiliser les gens de l'Irak contre le pouvoir à Châm, mais ils ne l'ont pas accompagné, sauf certains très peu nombreux. D'autre part, Muawiya étant conscient de la situation en Irak et la faiblisse des irakiens, attaqua différentes parties de la Péninsule Arabe et l'Irak qui était sous le règne de l'Imam Ali (a), ce qui a causé encore plus leur affaiblissement [117].

Enfin, juste au matin du jour où l'Imam Ali (a) préparait son armée pour Siffîn, le 19ème jour du mois de Ramadan de l'an 40 H, un homme appelé ‘Abd ar-Rahmân b. Muljam al-Murâdî le frappa gravement, ce qui fut la cause de son martyre deux jours plus tard, le 21 Ramadan.

Certaines sources parlent de la complicité entre trois personnes issues du groupe de Khavârij pour tuer trois personnes à savoir l'Imam Ali, Muawiya et ‘Amr b. 'Âs. Certains parlent également du rôle qu'une femme, nommée Qutâm, aurait joué dans cette tentative [118].

Les enfants de Ali, le Prince des croyants, à savoir l'Imam al-Hasan (a), l'Imam al-Husayn (a) et Muhammad b. Hanafîya en compagnie de ‘Abd Allah b. Ja‘far l'ont enterré dans la nuit à Gharîyîn, (Najdaf Acteul) en cachant sa tombe [119] afin de le protéger contre Banû Umayya et les Khavârij, car s'ils connaissaient son lieu de sépulture, ils exhumeraient son corps et le traiteraient avec mépris.[120].

Ses testament

Il y a quelques hadiths rapportés de Ali (a) qui contiennent à son conseil à ses enfants en ce qui concerne ses rites funéraires : la manière de son enterrement, de l'ablution, enveloppant et l'exécution de prières sur son corps.[121] Il leur a également demandé de cacher sa tombe et de garder son emplacement secret.[122]

Lorsqu'il fut blessé par Ibn Muljam, Ali (a) conseilla à ses fils, al-Hasan (a) et al-Husayn (a) :

«Je vous conseille (à la fois) de craindre Allah et de ne pas poursuivre les (plaisirs de ce monde) mêmes s'ils courent après vous. Ne soyez pas tristes par rapport à ce monde que vous avez été nié. Dites la vérité et travaillez pour la récompense [de Dieu dans l'autre monde]. Soyez un ennemi de l'oppresseur et un aide des opprimés.
Je vous conseille (tous les deux), tous mes enfants, tous les membres de ma famille et tous ceux que mes écrits peuvent atteindre : craindre Allah, garder vos affaires en ordre et entretenir de bonnes relations entre vous, car j'ai entendu votre grand-père [le noble Prophète (s)] disant : "Résoudre les désaccords vaut mieux que des années de prière et de jeûne".
(Craindre) Allah (et) gardez Allah à l'esprit en ce qui concerne les orphelins. Ne les laissez pas mourir de faim et ils ne devraient pas être blessés en votre présence.
(Craindre) Allah (et) gardez Allah à l'esprit par rapport à vos voisins, parce qu'ils étaient un sujet de l'avis du Prophète. Il nous conseille énormément en leur faveur, de telle sorte que nous pensions qu'il leur permettrait une part d'héritage.
(Craindre) Allah (et) gardez Allah à l'esprit en ce qui concerne le Coran. Personne ne devrait vous surpasser en agissant conformément à elle.
(Craindre) Allah (et) gardez Allah à l'esprit en ce qui concerne la prière, parce que c'est le pilier de votre religion.
Craindre) Allah (et) gardez Allah à l'esprit en ce qui concerne la maison de votre Seigneur (la Ka‘ba). N'abandonnez pas tant que vous vivez, parce que si elle est abandonnée, vous ne serez pas épargné.
(Craindre) Allah (et) gardez Allah à l'esprit en ce qui concerne le Jihad en aidant avec vos biens, les vies et les langues dans le chemin d'Allah. Vous devez respecter la parenté et dépenser pour les autres. Ne vous détournez pas l'un de l'autre et ne rompez pas les relations. Ne cessez pas d'offrir le bien et d'interdire le mal, de peur que les méchants ne vous dominent. Et puis [après cela], si vous voulez prier, vos prières ne seront pas acceptées».

Alors il a dit:

Ô fils de ‘Abd al-Muttalib, je ne veux certainement pas vous voir plonger durement dans le sang des musulmans criant "‘Amir al-Mu'minin a été tué!" Méfiez-vous, ne tuez personne à cause de moi, sauf pour mon tueur. Attendez que je sois mort par sa grève d'Ibn Muljam. Ensuite, frappez-le une fois pour me frapper, et ne démembrez pas ses membres, car j'ai entendu le Messager d'Allah dire: «Évitez de couper des membres même s'il s'agit d'un chien enragé».[123]

Cacher son tombeau

Ali (a) a demandé que son tombeau soit caché parce qu'il craignait que les Kharidjites et les hypocrites exhument et vandalisent son corps.[124] Seuls ses enfants et quelques compagnons connaissaient sa sépulture. Ce n'est que lors de l'ère de Mansur ‘Abbâsî en 135 H/753 que l'Imam as-Sâdiq (a) a révélé que l'emplacement de sa tombe était à Nadjaf.[125]

Ses vertus

Article connexe : Vertus de l'Imam Ali (a).

l'Imam Ali (a) Dans le Coran

Plusieurs versets du [[Coran[] ont été révélés sur les vertus de Ali (a), tellement qu'il est raconté par Ibn ‘Abbâs que plus de 300 versets du Coran sont liés à Ali.[126] Certains de ces versets incluent :

Verset de Mubâhala

Article connexe : Verset de Mubâhala.
فَقُلْ تَعَالَوْا نَدْعُ أَبْنَاءَنَا وَأَبْنَاءَکمْ وَنِسَاءَنَا وَنِسَاءَکمْ وَأَنفُسَنَا وَأَنفُسَکم
Allons! appelons nos fils et vos fils, nos femmes et vos femmes, nos personnes et vos personnes
traduction de Blachère, sourate 3, v 61

Le jour de Mubâhala en 10 H/ 631, le Prophète (s) et les chrétiens de Najrân ont accepté de se maudire, jusqu'à ce qu'Allah punisse ceux qui étaient sur le mauvais chemin. Ainsi, le Prophète (s) a pris Ali (a), Fatima (a), Hasan (a) et Husayn (a) avec lui.

Quand les chrétiens ont vu qu'il était tellement confiant dans son succès qu'il avait seulement amené ses proches parents, ils ont pris peur et accepté de payer la Jizya au lieu de passer par le défi.[127] Dans le verset Ali (a) est mentionné comme l'âme du Prophète (s) («nos personnes (ou "nos âmes") et vos personnes (ou "vos âmes")»).

Verset de Tathîr

Article connexe : Verset de Tathîr.
إِنَّمَا یرِ‌یدُ اللَّهُ لِیذْهِبَ عَنکمُ الرِّ‌جْسَ أَهْلَ الْبَیتِ وَیطَهِّرَ‌کمْ تَطْهِیرً‌ا
Allah veut seulement écarter de vous la souillure! ô membres de la Maison [du Prophète]!, et [Il veut] vous purifier totalement
traduction de Blachère, sourate 33 , v 33

Selon les savants Chiites, ce verset a été révélé au Prophète (s) dans la maison de sa femme Umm Salama. Au cours de sa révélation, Aliî (a), Fatima (a), Hasan (a), et Husayn (a) étaient également là avec lui. Après que le verset ait été révélé, le prophète (s) a utilisé son manteau pour couvrir ’As'hâb al-Kisâ’, à savoir lui-même, Ali (a), Faima (a), Hasan (a) et Husayn (a). En levant les mains en prière, il dit :

«O Dieu, ma maison, ce sont ces quatre personnes, enlevez-leur toute impureté».[128]

Verset de Mawaddat

Article connexe : Verset de Mawaddat.
قُل لَّا أَسْأَلُکمْ عَلَیهِ أَجْرً‌ا إِلَّا الْمَوَدَّةَ فِی الْقُرْ‌بَیٰ
Dis: «Pour cela, je ne vous réclame nul salaire [autre]que l'affection à l'égard' des Proches»
traduction de Blachère, sourate 42, v 23


Ibn ‘Abbas dit :

Quand ce verset a été révélé, j'ai demandé au Prophète (s) qui étaient ceux qui les aimaient de devenir obligatoires. Il a déclaré : «Ali, Fatima, Hasan et Husayn». Et il le répéta trois fois.[129]

Dans les Hadiths

Le premier musulman

Il est bien connu et largement répandu que Ali (a) était le premier musulman.[130] Comme le Prophète (s) l'a déclaré :

Le premier qui me rencontrera à l'étang de Kawthar au Jour de la Résurrection, c'est Ali (a), le pionnier parmi vous dans l'Islam.[131]

Dans un autre hadith, le Prophète (s) dit à sa fille, Fatima (a) :

«Ne vous plaît-il pas que je vous invite à épouser un homme de ma Umma, qui croyait en l'Islam avant quiconque et qui est Les plus savants et les plus patients parmi eux?»[132]

Laylat al-Mabît

Article connexe : Laylat al-Mabît.

Après que les musulmans aient été sévèrement persécutés par les Qurayshites, le Prophète (s) a ordonné à ses compagnons d'immigrer à Médine, et ils ont donc quitté peu à peu La Mecque.[133] Après avoir échangé des idées lors de la réunion de Dâr an-Nadwa, les Qurayshites ont décidé de désigner de jeunes hommes courageux de chaque tribu pour assassiner le Prophète (s) dans sa maison. L'ange Gabriel est venu au Prophète (a), l'a informé de leur complot, et lui a commandé de ne pas dormir dans son lit et de quitter La Mecque et migrer à Médine cette nuit même.

Le Prophète (s) a informé Ali (a) de l'intrigue de l'ennemi et lui a demandé de dormir dans son lit pour tromper l'ennemi.[134]

Les exégètes du Coran considèrent que le verset suivant a été révélé à propos de cet événement (Laylat al-Mabît) et des vertus de Ali (a) :[135]

وَمِنَ النَّاسِ مَن يَشْرِي نَفْسَهُ ابْتِغَاء مَرْضَاتِ اللّهِ وَاللّهُ رَؤُوفٌ بِالْعِبَادِ
[Toutefois], parmi les Hommes, il en est qui vouent leur personne [à la cause d'Allah], recherchant l'agrément d'Allah. Allah est bienveillant envers Ses Serviteurs.
Traduction de Blachère, sourate 2, v 207

Frère du Prophète (s)

Après son immigration à Médine, le Prophète (s) a créé des liens de fraternité entre les Muhadjirun et Ansâr. Les deux fois, il a dit à Ali (a) :

" Vous êtes mon frère dans ce monde et dans l'au-delà ".

Et ainsi il a établi un lien de fraternité entre lui-même et Ali (a).[136]

Radd ash-Shams

Article connexe : Radd ash-Shams.

Dans 7 H/628, le Prophète (s) et Ali (a) ont prié la prière de midi. Le Prophète (s) envoya alors Ali (a) sur une mission alors qu'il n'avait pas encore prié la prière de ‘Asr. Après que Ali (a) revint, le Prophète (s) posa sa tête sur le tour de Ali (a) et dormit jusqu'au coucher du soleil, et le temps de la prière avait expiré. Quand le Prophète (s) se réveilla, il pria Dieu en disant :

" Ô Dieu, ton serviteur, Ali (a), se dédia pour son Prophète (s), retourne le soleil ".

Le soleil revint, et Ali (a) fit une ablution avant la prière et fit sa prière de ‘Asr, après laquelle le soleil se mit de nouveau.[137]

Livrer le verset de Barâ‘at

Les premiers versets de la sourate al-Tawba indiquent que les polythéistes ont eu quatre mois pour accepter le monothéisme et devenir musulmans. Cependant, s'ils refusent obstinément, le Coran avertit qu'ils devraient être prêts pour la guerre, et savent qu'ils seront tués chaque fois qu'ils sont arrêtés.

Lorsque les versets ont été révélés, le Prophète (s) ne prévoyait pas d'assister au Hadj pour livrer son message. Ainsi, d'après le décret divin selon lequel «ces messages devraient être délivrés par le Prophète lui-même ou par quelqu'un qui est de lui et personne d'autre n'est compétent pour le faire»[138], le Prophète (s) demande à Ali (a) et lui a ordonné d'aller à La Mecque afin que sur l'‘Aïd al-Adha il puisse délivrer ces versets aux polythéistes dans Minâ.[139]

Hadith de Vérité

Article connexe : Hadith de Vérité.

Il s'agit d'un hadith du prophète (s). Le Prophète (s) dit: عَلی مَعَ الحقِّ و الحقُّ مَعَ عَلی

Traduction:

"Ali (a) est avec la vérité, et la vérité est avec Ali (a)".[140]

Sadd al-Abwâb

Article connexe : Sadd al-Abwâb.

Le Prophète (s) a ordonné que toutes les portes s'ouvrant à la mosquée du Prophète (Masjid an-Nabî) soient verrouillées sauf pour la porte de la maison de Ali (a) (et la sienne). Lorsque le Prophète (s) fut interrogé (e) sur la raison, le Prophète (s) dit:

" On m'a ordonné de fermer les portes, sauf celle de Ali (a), mais on en parle beaucoup. Dieu que je n'ai jamais verrouillé ou ouvert une porte, sauf que j'ai été ordonné de le faire et ainsi a fait.[141]

Origine des Sciences Musulmanes

Dans l'introduction de son commentaire sur Nahj al-balâgha, Ibn Abî al-Hadîd, un érudit sunnite du 7ème H dit :

"Que puis-je dire de l'homme dont les ennemis reconnaissaient ses vertus comme même ils ne pouvaient pas les nier ou les cacher. Banû Umayya a pris le pouvoir de l'Est à l'Ouest des états islamiques et a essayé d'éteindre la lumière de la gloire de Ali (a) en utilisant n'importe quels moyens et trucs.
Ils ont fabriqué beaucoup de hadiths pour le maudire et ils l'ont maudit sur tous Ils ont non seulement menacé ses admirateurs, mais ils les ont tués et interdit de citer chaque hadith qui impliquait ses vertus ou promuvait son nom. Ils ont même interdit de nommer des enfants après lui. Toutefois, toutes ces tentatives n'ont abouti à rien d'autre que l'exaltation de sa gloire, il était comme un musc : plus il sécrète, plus il adoucit l'air".[142]

Il poursuit:

Que puis-je dire de l'homme qui est à l'origine de toutes les vertus et de toutes les qualités humaines, à qui toutes les écoles et tous les groupes remontent à leur origine et trouvent l'honneur. Il est l'origine de toutes les excellences et surpasse les autres et est le pionnier de toutes les arènes".[143]

Théologie (Kalâm)

Ibn Abî al-Hadîd dit :

"La théologie et la connaissance des attributs divins, la plus noble des connaissances, a été d'abord élaborées par Ali (a) et les plus grands savants de ce domaine étaient tous ses élèves. Les mu'tazilites qui sont les gens de L'unité et la justice de Dieu sont ses étudiants et ses compagnons. C'est parce que le chef de leur ordre, Wâsil b. ‘Ata’ était un étudiant de ‘Abd Allah b. Muhammad b. Hanafîyya qui était un étudiant de son père qui était un étudiant de Ali (a).[144]
Les Ashâ'rîtes doivent aussi leur origine à Ali (a), étant donné que son fondateur, Abû al-Hasan al-Ash‘arî était un étudiant de Abû Ali Jubâ’î dont l'enseignant était l'un des Mu'tazilites. Ainsi, les Ashâirîtes remontent aussi à la tête des Mu'tazilites qui est Imam Ali (a).[145] L'attribution des imamites (les chiites duodécimains) et les Zaydites à Ali (a) est évidente et ne nécessite pas d'élaboration.[146]

Jurisprudence

Ibn Abî al-Hadîd dit:

Ali (a) a établi les bases de la jurisprudence et chaque juriste a appris de lui. Tracer la jurisprudence chiite à lui est évidente et ne nécessite aucune explication.
Les partisans de Abû Hanîfa, comme Abû Yûsuf, Muhammad, et d'autres ont appris leur jurisprudence de Abû Hanîfa. Ahmad b. Hanbal était un étudiant de Shâfi‘î, qui a appris la jurisprudence de Abû Hanîfa qui était un étudiant de Imam as-Sâdiq (a) qui avait appris de son père Imam al-Bâqir (a) - et ainsi la jurisprudence Atteint finalement à Ali (a).
Mâlik b. Anas a appris la jurisprudence de Rabî‘at ar-Ra’y, qui était un étudiant de ‘Akrama qui était un étudiant de ‘Abd Allah b. ‘Abbâs, qui était un étudiant de Ali (a). étant donné que Shâfi‘î était un étudiant de Mâlik, il peut aussi être appelé un étudiant de Ali (a). En conséquence, les quatre juristes sunnites peuvent être retracés en tant qu'étudiants de Ali (a).
Les compagnons du Prophète (s), Umar ibn al-Khattab et ‘Abd Allah b. ‘Abbas ont aussi appris de Ali (a). C'est un fait bien admis que Ibn ‘Abbas était un étudiant de Ali (a). En outre, il est un fait incontesté que ‘Umar s'est référé à Ali dans les questions difficiles et plus d'une fois aurait rapporté :
لولا علی لهلک عمر
Qui ça veut dire :
"Si ce n'était pas Ali, ‘Umar aurait péri".
Il a également dit :
"Dieu m'offre que je devais faire face à une difficulté dans laquelle Abû al-Hasan (c'est-à-dire Ali (a)) ne serait pas à côté de moi".
Ailleurs, il a dit :
«A moins quAli (a) ne soit présent dans la mosquée, personne n'a le droit d'émettre une décision». Avec tout cela comme preuve, nous pouvons déterminer que Ali était l'auteur de la jurisprudence islamique.
les chiites et les sunnites ont raconté que le Prophète (s) a dit :
اقضاکم علی

Qui ça veut dire:

"Le meilleur juge parmi vous est Ali (a)".
Étant donné que le jugement fait partie de la jurisprudence, on peut dire que «Ali (a) est le juriste le plus savant parmi les compagnons.[147]

Exégèse et lecture du coran

Articles connexes : Exégèse du coran et lecture du coran.

Ibn Abî al-Hadîd dit:

Ali (a) a été le fondateur de l'exégèse du Coran et quiconque se réfère aux commentaires du Coran trouvera cette affirmation comme vraie. Ibn ‘Abbâs a été une fois demandé :
«Quelle est la relation entre votre connaissance et celle de votre cousin (à savoir «Ali»)?

Il a répondu :

"C'est comme celui de quelques gouttes d'eau à une mer ouverte".[148]

Discipline spirituelle

Ibn Abî al-Hadîd dit :

«Les savants de la discipline spirituelle et du soufisme remontent à Ali (a) et le Khirqa qui est encore le signe du soufisme, se rapporte avec cela».[149]

Littérature arabe

Ibn Abî al-Hadîd dit:

Tout le monde sait que Ali (a) était l'inventeur de la syntaxe arabe (an-Nahw) et de la littérature et qu'il a dicté la grammaire arabe à Abu al-Aswad al-Du’alî. Il a enseigné les règles suivantes à Abu al-Aswad : les mots sont divisés en trois catégories : les noms, les verbes et les prépositions, les noms sont définis ou indéfinis, et il y a quatre inflexions : Raf‘, Nasb, Jarr et Jazm.[150]

Éloquence

Ibn Abî al-Hadîd dit :

"Il a été le maître des éloquents orateurs et écrivains. En ce qui concerne son éloquence,

il a été dit :

دون کلام الخالق و فوق کلام المخلوق
(«Ses paroles sont inférieures aux paroles de Dieu et supérieures aux paroles d'autres créations»). et son Nahj al-balâgha est le signe le plus évident.

Ibn Nubâta a dit :

«J'ai mémorisé un trésor de khutba. Sermons dont la quantité ne se réduit jamais comme je la prends, mais plutôt, elle augmente. J'ai mémorisé cent morceaux de 'conseils dAli (a)".[151]

Caractéristiques morales

Générosité et élégance

Ibn Abî al-Hadîd dit :

« En ce qui concerne la générosité, la position de Ali est claire : il a jeûné et donné ce qu'il voulait rompre son jeûne avec Iftâr aux pauvres au point que le verset suivant a été révélé à son sujet :
ویطعمون العطام علی حبه مسکینا و یتیما و اسیرا
Ils donnaient la nourriture - pour l'amour du Seigneur - au Pauvre, à l'Orphelin, au Captif
traduction de Blachère, sourate 76, v 8

Les exégètes du Coran ont dit qu'un jour, Ali (a) n'avait que quatre dirhams. Il donna l'un comme charité de nuit, l'autre comme charité de jour, le troisième comme charité, et le quatrième comme charité. Le verset suivant a été révélé à ce sujet et il dit :

الذین ینفقون اموالهم باللیل و النهار سراً و علانیه
Ceux qui [en aumône] dépensent leurs biens, la nuit et le jour, en secret et en public, auront leur rétribution auprès de leur Seigneur. Nulle crainte sur eux, et ils ne seront point attristés
traduction de Blachère, sourate 2, v 274

Il est dit qu'il arroserait de ses propres mains les jardins des Juifs de Médine, jusqu'à ce qu'il devienne calomnié, et qu'il donnait tous ses profits aux pauvres, et qu'il attache des pierres à son estomac (afin qu'il puisse gérer les douleurs de sa propre faim). On dit qu'il n'a jamais dit «non» à un mendiant.

Une fois, Mahfan b. Abî Mahfan est allé à Muawiya qui lui a demandé :

« D'où venez-vous ? » .

Pour flatter Muawiya, il a dit :

« De la compagnie des plus misérables parmi les gens (c'est-à-dire « Ali »)

Muawiya a répondu :

« Malheur à toi! Comment pouvez-vous dire une telle chose sur une personne qui, s'il avait deux entrepôts, l'un rempli d'or et l'autre rempli de paille, il en viderait l'or avec de l'or et le dépenserait pour les pauvres avant qu'il ne dépensât son dépôt de paille ».[152]

Tolérance et endurance

Ibn Abî al-Hadîd dit :

«Ali (a) était plus grand que tous en ce qui concerne l'abstention, la magnanimité et le pardon à un malfaiteur. LorsquAli a vaincu Marwân b. Hakam qui était son ennemi le plus radical, Ali (a) l'a relâché et a pardonné son grand péché. ‘Abd Allah b. Zubayr l'a juré en public, et quand il est venu à Bassora avec l'armée de Aïcha, il a prononcé un discours à propos de Ali, Il lui a même dit que
«Ali était le plus inférieur et le plus ignoble parmi les gens».

Cependant, Ali (a) lui a pardonné, quand il a été attrapé, et lui a seulement dit :

«Allez, je le fais ne pas te voir!« Il a aussi pris Saïd b. ‘As à la Mecque qui était parmi ses ennemis dans la bataille de Jamal, mais il lui a tourné le dos et ne lui a rien dit.
Son comportement envers Aïcha après la bataille de Jamal a été célèbre narré. Quand il a gagné la bataille, il a traité Aïcha avec le respect, et l'a renvoyée à Médine accompagnée par vingt femmes de la tribu d'Abd al-Qays. Ils étaient habillés comme des hommes, et chacun d'eux portait une épée. Cependant, Aïcha ne savait pas qu'ils étaient des femmes. Aïcha jura à Ali (a) tout au long du voyage, prétendant qu'il l'avait déshonorée en faisant accompagner un certain nombre d'hommes. Lorsqu'elles arrivèrent à Médine, les femmes révélèrent qu'elles étaient en fait des femmes qui l'avaient accompagnée.

Après la bataille de Jamal, il a accordé la liberté à tout le peuple de Bassora qui l'avait combattu et avait tué un certain nombre de ses hommes. Il dit à son armée que personne ne devait les troubler, et que quiconque avait laissé tomber leurs armes était libre. Il ne prit aucun prisonnier parmi eux ni aucun butin, et fit ce que le Prophète (s) fit dans la Conquête de La Mecque.

Dans la bataille de Siffîn, les hommes de Muawiya ont bloqué la voie d'eau et empêché l'armée de Ali (a) d'obtenir l'eau de la rivière Euphrate. En fait, les dirigeants de l'armée de Muawiya ont dit :

Nous devons tuer Ali (a) et ses hommes alors qu'ils ont soif, de la même manière qu'il a tué Uthmân alors qu'il avait soif.

L'armée de Ali a combattu et a réussi à obtenir le contrôle De l'eau de l'ennemi, après quoi ses hommes ont voulu prendre des représailles et ne pas laisser l'armée de Muawiya prendre de l'eau, afin qu'ils puissent mourir de soif. Imam Ali (a) a dit :

Jamais nous ferons cela. Permettez-leur d'utiliser une partie de l'Euphrate.[153]

Gentillesse

gentillesse de Imam Ali (a), par Farshchian

Ibn Abî al-Hadîd dit :

« Il était un exemplaire de gentillesse et de gaieté, dans la mesure où ses ennemis ont critiqué sa gentillesse comme un défaut dans son caractère. Sa‘sa‘a b. Sawhân et d'autres compagnons de l'Imam Aliî ont dit :
"Parmi nous, Ali (a) était comme un de nous qui n'avait pas de privilèges particuliers. Il était humble et modeste, mais il avait une personnalité si étonnante qu'avant lui, nous étions comme des prisonniers captivés dont les mains et les pieds étaient attachés, tenus captifs par un homme à l'épée » .[154]

Jihad

Article connexe : Jihad.

Ibn Abî al-Hadîd dit :

« Les amis et les ennemis admettent qu'il était le maître des Mujâhidûns, et que comparé à lui, personne ne méritait ce titre. Tout le monde savait que la plus difficile et la plus lourde des batailles de l'islam avec les polythéistes était La bataille de Badr, dans laquelle 70 des polythéistes ont été tués, la moitié d'entre eux ont été tués par Ali (a), et l'autre moitié ont été tués par d'autres musulmans avec l'aide d'anges. Cette place dans les batailles d'Uhud, Ahzab, Khaybar, Hunayn, et d'autres batailles est célèbre dans l'histoire, et n'ont pas besoin d'être mentionnés » .

Bravoure

Ibn Abî al-Hadîd dit :

«Il a été le seul champion de courage, qui a effacé ses prédécesseurs de la mémoire des gens et a brouillé et fané ses successeurs. La position de Ali (a) dans les batailles était si éminent qu'il en a fait un exemple pour toujours Il était le brave homme qui n'a jamais couru, n'a jamais craint une grande armée, n'a jamais combattu personne sans les anéantir, et Il était l'homme dont les grèves étaient si efficaces qu'ils n'ont jamais exigé un deuxième essai. Quand il a défié Muawiya à un combattre afin que les gens trouvent la paix si l'un d'entre eux est mort, ‘Amr b. ‘As a dit à Muawiya :
«Ali (a) vous traite avec justice » .

Muawiya lui a dit :

« Depuis le jour où tu es avec moi, tu ne m'as jamais trompée comme ça, tu me conseilles de combattre un homme dont les mains n'ont jamais échappé ?! Ses ennemis se vantaient toujours de se battre contre Ali (a) dans une bataille, ou que quelqu'un de leurs parents avait été tué par lui » .

Une fois, Muawiya dormait sur son trône. Soudain, il ouvrit les yeux, et vit ‘Abd Allah b. Zubayr à ses côtés. Il s'assit, et Abd Allah lui dit en plaisantant :

« Ô ’Amir al-Mu’minin!, luttons si vous êtes d'accord » .

Muawiya lui a dit :

« Oh, vous parlez d'audace et de bravoure?! »

Abd Allah a dit :

« Niez-vous ma bravoure? Je suis l'homme qui est allé à la lutte Ali et a été son adversaire dans la bataille » .

Muawiya a dit :

« Ce n'est pas vrai du tout. Si vous auriez jamais été un moment contre Ali (a), il aurait tué vous et votre père en utilisant seulement sa main gauche, laissant sa main droite libre, en attendant Un combat » .[155]

Adoration de Dieu

Ibn Abî al-Hadîd dit:

«Ali (a) était le plus grand adorateur parmi les gens, et il priait et jeûnait plus que quiconque. Les gens ont appris les prières de la nuit, la persévérance dans la récitation des Dhikrs et les prières recommandées de lui. Que pensez-vous d'un homme qui a été si persistant dans les prières recommandées que même sur le Laylat al-Harîr dans la bataille de Siffîn, un tapis a été mis sur le sol pour lui entre deux lignes des armées, et il a pris part à la prière Sans crainte, tandis que les flèches volaient par les oreilles de la gauche et de la droite.
Son front était comme le genou d'un chameau à cause de ses fréquents et longs Sajdas. Quelqu'un qui considère soigneusement ses prières et supplications verra sa glorification de Dieu, son humilité Avant sa gloire et sa prostration devant lui, et réalisera les Ikhlas en lui, ils sauront par quel grand cœur ces prières sont venues et par quelle grande langue ils ont coulé.[156]

Zuhd

Ibn Abî al-Hadîd dit:

Ali (a) était le maître des ascètes, et quiconque voulait pratiquer une discipline de soi se souvenait de lui. Il n'a jamais mangé à sa pleine. Sa nourriture et ses vêtements étaient des matériaux les plus grossiers.

‘Abd Allah b. Abî Râfi‘ dit :

«Une fois que je suis allé à Ali (a) un jour d'Aid, j'ai vu qu'il avait un sac scellé. Quand il l'a ouvert, j'ai vu qu'il contenait des morceaux de pain d'orge entier.

J'ai dit :

Amîr al-Mu‘minîn, pourquoi avez-vous scellé cela ?"

Il a dit:

"Je crains que mes enfants ne frottent le beurre ou l'huile d'olive sur eux".

Ses vêtements étaient parfois cousus avec de l'écorce et parfois avec les fibres des dattiers. Il portait toujours des sandales en écorce de palme. Il portait les vêtements de toile les plus grossiers. S'il avait autre chose que du pain à manger, ce serait du vinaigre ou du sel. Si jamais il allait au-delà de ces derniers, il inclurait une sorte de plantes, et si à tout plus loin, un peu de lait de chameau.

Il n'a pas mangé de la viande, sauf très peu et a dit :

"Ne faites pas de vos estomacs les cimetières des animaux."

Néanmoins, il était le plus fort parmi les gens et la faim n'a pas réduit son pouvoir. Il avait abandonné le monde alors que la richesse de tout l'empire islamique (sauf celle de la Syrie) était venue à lui - et ainsi, il a distribué tout cela parmi le peuple.[157]

œuvres

Nahj al-balâgha

Article connexe : Nahj al-balâgha.

Nahj al-balâgha (en arabe : نهج البلاغه) est la collection la plus célèbre de quelques-unes des paroles et des écrits de Ali (a) qui ont été compilés par Sayyid ar-Radî, un érudit qui a vécu au quatrième siècle. C'est l'un des textes chiites les plus sacrés et largement considérés comme le plus grand texte littéraire en arabe, après le Coran. Le livre est divisé en trois sections :

  • sermons : 239 sermons qui sont divisés en trois parties en fonction de leur temps dans l'histoire
  • lettres : 79 lettres dont presque toutes ont été écrites pendant son califat
  • et Qisâr ou Qisâr al-Hikam (Maximes) : 480 paroles : quelques énoncés ou maximes courts qui ont tous été attribués à Ali (a)

Voici quelques commentaires sur Nahj al-Balâgha : commentaire d'Ibn Maytham al-Bahrânî, commentaire d'Ibn Abî al-Hadîd Mutazilite, commentaire de Muhammad ‘Abduh, commentaire de Muhammad Taqî Ja‘farî, commentaire de Fakhr ar-Râzî , Minhâj al-Barâ‘a par Mir Habîb Allah al-Khû'î et commentaire de Muhammad Bâqir Nawwâb Lâhîjânî.[158]

Ghurar al-Hikam wa Durar al-kalim

Ghurar al-Hikam wa Durar al-kalim (en arabe : غرر الحکم و درر الکلم ) a été compilé par ‘Abd al-Wâhid b. Muhammad al-Tamimi al-Amûdî, un érudit du sixième siècle. Dans ce livre, près de 10 760 hadiths de Ali (a) ont été organisés alphabétiquement par des sujets de théologie, de culte, de moralité, de politique, d'économie et de société.[159]

Dastûr Ma‘âlim al-Hikam wa Ma‘thûr Makârim ash-Shîyam

Dastûr Ma‘âlim al-Hikam wa Ma'thûr Makârim ash-Shîyam (en arabe : دستور معالم الحکم و ماثور مکارم الشیم ) a été compilé par Qâdî al-Qudâ‘î. Il était un savant Shâfi‘î qui a vécu au quatrième siècle et a été considéré comme fiable parmi les Narrateurs. Certains savants le considèrent comme un Chiite.[160]

Le livre est divisé en neuf chapitres :

  • maximes bénéfiques
  • sa dénonciation de ce monde son aversion pour lui
  • ses sermons
  • ses conseils et interdictions
  • ses réponses aux questions
  • ses mots particuliers
  • ses rares paroles
  • ses prières et des supplications
  • et un poème qui lui est attribué.[161]

Autres collections

Quelques autres collections contenant des énonciations de Ali (a) sont comme suit :

  • Nathr al-La'âlî (en arabe : نثر اللآلی) par Abû Ali Fadl b. Hasan at-Tabrisî.
  • Matlûb kull Tâlib min kalâm Amîr al-Mu'minin Ali b. Abî Tâlib (a), (en arabe : مطلوب کل طالب من کلام امیرالمؤمنین علی بن ابیطالب علیه‌السلام) sélectionné par Jâhiz, commentaire de Rashîd ad-Dîn Watwât.
  • Qalâ'id al-Hikam wa Farâ'id al-kalim (en arabe : قلائد الحکم و فرائد الکلم) compilé par Qâdî Abû Yûsuf Ya‘qûb b. Sulaymân Isfarâyinî.
  • Amthâl al-Imam Ali b. Abî Tâlib (en arabe : امثال الامام علی بن ابیطالب) paroles et lettres de Imam Ali (a) dans le livre de Siffîn par Nasr b. Muzâhim.

Recueil de poèmes

Il y a un Recueil de poèmes attribue à l'Imam Ali (a). Ce recueil a été publié beaucoup de fois par diverses publications.

Compagnons

«Salman est l'un d'entre nous, Ahl al-Bayt (a)».[163]
  • Abû Dhar al-Ghifârî (Jundab b. Junâda), (en arabe : جُنْدَب بْن جُنادَه بْن سُفْیان الغِفاری) était la quatrième personne qui s'est convertie à l'islam.[164] Il est devenu le défenseur de Ali (a) après la disparition du Prophète (s). Il était parmi les rares qui ont refusé de faire allégeance à Abu Bakr.[165]
  • Miqdâd b. ‘Amr (Miqdâd Aswad al-Kindî), (en arabe : مقداد بن عمرو) était parmi les sept personnes qui croyaient au Prophète (s) depuis le début de sa mission et sont devenues musulmanes. Après que le Prophète (s) soit décédé, Miqdâd n'a pas fait allégeance à Abu Bakr et a pris parti avec Ali (a) pendant les 25 ans avant qu'il ait pris le califat.[166]
  • ‘Ammâr b. Yâsir (en arabe : عمار بن یاسر) fut l'une des premières personnes qui ont cru au Prophète (s) et qui ont immigré en Ethiopie avec le premier groupe de musulmans et après que le Prophète (s) a immigré à Médine, il s'est joint au Prophète (s). Après la mort du Prophète (s), Ammar défendait les Ahl al-Bayt (a) et Ali (a). Sous le règne de Umar ibn Al-Khattab, il est devenu le gouverneur de Koufa pendant une certaine période, mais comme il était juste et a vécu une vie simple, certains ont essayé de le faire renvoyer. Il retourna à Médine et se tint avec Ali (a) et en profita.[167]
  • Ibn ‘Abbâs (‘Abd Allah b. ‘Abbâs) (en arabe : عبداللّه بن عباس بن عبدالمطلب) était le cousin du Prophète (s) et Ali (a). Il a raconté de nombreux hadiths du Prophète (s).[168] À l'époque des trois califes avant Ali (a), Ibn ‘Abbâs a toujours été d'avis que Ali (a) méritait le califat. Pendant le règne de Ali (a), Ibn ‘Abbas l'a aidé dans les batailles de Jamal, de Siffîn et de Nahrawân et a été nommé par Ali (a) pour devenir le gouverneur de Bassora.[169]
  • Muhammad b. Abî Bakr (en arabe : محمد بن ابی بکر بن ابی‌قحافه) est un fils du premier calife né en 10 H/631. Il était parmi les compagnons spéciaux de Ali (a) qui croyaient que les califes précédents avaient pris le droit de Ali (a) et dit qu'il n'y avait personne plus méritant le califat que Ali (a).[173] Il est devenu le gouverneur de l'Egypte dans le mois de Ramadan 36 H/657 et a été tué par l'armée Muawiya à Safar de 38 H/658.
  • Uways al-Qaranî (Uways b. ‘Âmir al-Murâdî al-Qaranî), (en arabe: ابوعمرو اُوِیس بن عامر قَرَنی) était un célèbre ascète qui s'est converti à l'islam à l'époque du Prophète (s). Uways était parmi les compagnons spéciaux de Ali (a) qui lui a donné allégeance et a promis de le défendre jusqu'aux derniers moments de sa vie, et ce faisant, ne tournerait jamais son dos de l'ennemi (c'est-à-dire, Échapper à l'ennemi].

Voir également

Références

  1. Coran, 5: 67
  2. Coran, 33: 33
  3. Irbilî, 93; Suyûtî, p189
  4. Majlisî, v19, p59
  5. Hâkim Neyshâbûrî, v3, p14
  6. Ibn Abî al-Hadîd, v6, p8
  7. Majlisî, v42, p290
  8. Shaykh Mufîd, v1, p5
  9. Shaykh Mufîd, v1, p5
  10. Ibn Athiîr, v1, p15
  11. Tûsî, p 813
  12. Khâtûnâbâdî, p16; Yaqûbî, v2, p35
  13. Ibn Hishâm, v1, p172 et 173; Balâdhurî, v1, p31
  14. Mufid, v1, p2
  15. Majlisî, v19, p57
  16. Shaykh Mufîd, v1, p5
  17. Ibn Shahrâshûb, v3, p321-334
  18. Shaykh Mufîd, v1, p5; Mas‘ûdî, v2, p349
  19. Amînî, v6, p21-23
  20. Mufîd, v1, p9
  21. Ibn Hishâm, v1, p162
  22. Nahj al-Balâgha, Khutba 192. Traduction de Ja'far Shahîdî, p. 192
  23. Amîn, V2, p12
  24. Ibn Qutayba, p121
  25. Ibn Abî al-Hadîd, V1, p21
  26. Shaykh Mufîd, p5
  27. Majlisî, v43, p125; Tabarî, v1, p47
  28. Cheikh al-Mufîd (B), p17
  29. Ibn Tâwûs, p584
  30. Mas‘ûdî, Ithbât al-Wasîyya, p153
  31. Reyshahrî, v1, p108
  32. Ya‘qûbî, v2, p139
  33. Shykh Mufîd, p270-271
  34. an-Nisâ’î, v5, p107; Ibn Abî al-Hadîd, v1, p15; Ayatî, p65
  35. Ibn Sa‘d, v3, p24
  36. Balâdhurî, v1, p283
  37. Tabarî, v2, p148
  38. Inb Athîr, v2, p107
  39. Tabarî, v2, p574 et 573
  40. Majlisî, v20, p216
  41. Ibn Hishâm, v2, p328
  42. Muslim, v15, p178-179
  43. Shaykh Mufîd, v1, p128
  44. Âyatî, p459
  45. Âyatî, p481
  46. Mufîd, v1, p156; Ibn Hishâm, v4, p163
  47. Kulaynî, v1, p189; Sadûq, al-Hidâya, p31; Sadûq, Kamâl ad-Dîn, p24; Hillî, v1, p453; Majlisî, v23, p89; Fayz Kâshânî, p4; Tabarsî, v1, p410; Huwayzî, v2, p158; Tabâtabâ’î, v4, p411
  48. Qurtabî, v6, p208; Tabâtabâ’, v6, p25; Fakhr Râzî, v12, p30; Suyûtî, v3, p98
  49. Qundûzî, p50
  50. Gandjî Shâfi‘î, p205
  51. Ibn Maghâzilî, p 16 ; Kulaynî, v 1 , p 290 ; Tabarsî, v 1, p 73 ; Ali b. Ibrâhîm, v 1, p 173 ; RashîdRida, v6, p464-465
  52. Ibn Maghâzilî, p34
  53. Mufîd, Irshâd, V1, p186
  54. Ibn Abî al-Hadîd, v. 6, p. 8
  55. Shahîdî, p. 107
  56. Tûsî, v. 3, p. 76; Shahristânî, v.2 , p. 95; Ibn Qutayba, v. 2, p. 12
  57. Halabî, v. 3, p. 316
  58. Ibn Shahr Âshûb, v. 1, p. 388
  59. Pishvâ’î, vol. 2, p. 191
  60. Ibn Qutayba, v. 1, p. 29-30; Majlisî, v. 43, p. 70; Majlisî, Mir’ât al-‘Uqûl, v. 5, p. 320 ; Shahristânî, v. 1, p. 57
  61. Ibn Qatîbah, vol. 1, p. 29-30, Majlisî, vol. 43, p. 70, Sahhristânî, vol. 1, p. 57
  62. Ibn Qutaybah, vol. 1, p. 28
  63. Suyûtî, vol. 1, p. 99; Ibn Nadîm, pp. 41-42; Sulaymân, p. 97, Fayz Kâshânî, Tafsîr as-Sâfî, vol. 1, p. 24
  64. Ibn Nadîm, p. 41-42
  65. Majlisî, vol. 89, p. 52
  66. Ya'qûbî, vol. 2, p. 113
  67. Al-Hakim al-Nîsâbûrî, Al-mustadrak ‘ala as-Sahihayn, vol. 3, p. 14
  68. Tabarî, v. 4, p. 429
  69. Tabarî, v. 4, p. 427-431
  70. Nahj al-Balâgha, Khutba 92
  71. Nahj al-Balâgha, Khutba 207
  72. Nahj al-Balâgha, Khutba 207
  73. Nahj al-Balâgha, Khutba 207
  74. Nahj al-Balâgha, lettre 51
  75. Najl al-Balâgha, lettre 25
  76. Nahj al Balâgha, lettre 53
  77. Mahmûdî, v. 1, p. 224; Mûfîd, Ikhtisâs, p151
  78. Hoseynî Dashtî, v. 7, p457
  79. Mas‘ûdî, p158
  80. Tabarî, vol. 3, partie 6, p. 90
  81. Ibrâhîm b. Muhammad, vol. 2, p. 45
  82. Nahj al-Balâgha, lettre 45
  83. Ibn Athîr, v. 3, p. 318
  84. Nahj al-Balâghah, Khutba 216
  85. Nahj al-Balâgha, Maxime 37
  86. Nahj al-Balâgha, lettre 53
  87. Nahj al-Balâgha, lettre 53
  88. Nahj al-Balâgha, lettre 53
  89. Nahj al-Balâgha, lettre 53
  90. Shahîdî, p. 25
  91. Shahîdî, p. 25
  92. Shahîdî, p. 26
  93. Zubaydî, v. 3, p. 273
  94. Tabarî, v. 4, p. 534
  95. Nahj al-Balâgha, Kh 148, p. 144
  96. Tabarî, v. 4, p. 453
  97. Nahj al-Balâgha, Kh 174, p. 180
  98. Tabarî, v. 6, p. 3096; Shahîdî, p. 84-85
  99. Tabarî, v. 4, p. 451 et 544; v. 5, p. 150; Shahîdî, p. 82-83 et 108
  100. Tbarî, v. 4, p. 454
  101. Tabarî, v. 4, p. 507
  102. Iskâfî, v. 1, p. 60
  103. Tabarî, v. 4, p. 511 ; Shahîdî, p. 104
  104. Shahîdî, p. 104
  105. Shahîdî, p. 108
  106. Shahîdî, p. 108
  107. Jawharî, v. 3, p. 1152
  108. Ya‘qûbî, v. 2, p. 188; Khalîfa, p. 191
  109. Shahîdî, p. 121-113
  110. al-Mi‘yâr va al-Muwazina, p. 162; Shahîdî, p. 122
  111. Ibn Muzâhim, p. 490
  112. Ibn A‘tham, v. 3, p. 163
  113. Shahîdî, p. 129
  114. Shahristânî, p. 106-107
  115. Shahîdî, p132
  116. Shahîdî, p. 133-134
  117. Ja‘farîân, Rasûl. 1391 / 2012, p. 53-54
  118. Jafariân, Rasul, 1391, p. 55
  119. Al-Mufîd, Muhammad b. Na'mân, Al-Irshâd, Qom; Sa'id b. Jabîr 1428 H. L. p. 27-28
  120. ‘Abd al-karîm b. Ahmad b. Tâwûs, Farhat al-Ghura, p. 93; Majlisî, Bihâr, v. 42, p. 222
  121. Majlisî, v. 36, p. 5
  122. Majlisî, v. 42, p. 290
  123. Nahj al-balâgha, lettre 47, p. 320-321
  124. Majlisî, v. 42, p. 338; Qutb Râvandî, v. 1, p. 234, Mufîd, Irshâd, v. 1, p. 10
  125. Mufîd, Irshâd, p. 13
  126. Ganjî Shafi‘î, p. 231; Haythamî, p. 76; Qundûzî, p. 126
  127. Suyûtî, ad-Durr al-Manthûr, sous le verset 61 de la sourate 3; Zamakhsharî, sous le verset 61 de la sourate 3; Tabarsî, sous le verset 61 de la sourate 3; Tabâtabâ’î, sous le verset 61 de la sourate 3.
  128. Ibn Bâbwayh, v. 2, p. 403; Sayyid Qutb, v. 6, p. 586; Tabarsî, v. 8, p. 559
  129. Majlisî, v. 23, p. 233
  130. ’Amînî, v. 3, p. 191-213
  131. Hâkim Nayshâbûrî, v. 3, p. 136
  132. Ahmad Hanbal, v. 5, p. 26
  133. Ibn Hishâm, v. 1, p. 480
  134. Ibn Athîr, v. 2, p. 72; Majlisî, v. 19, p. 59
  135. Fakhr Râzî, v. 5, p. 223; Hâkim Haskânî, v. 1, p. 96; 'Alî b. Ibrâhîm, p. 61; Tabâtabâ’î, v. 2, p. 150
  136. Ibn Abd al-Birr, v. 2, p. 27
  137. Amînî, v. 3, p. 140; Shûshtarî, v. 5, p. 522
  138. Ibn Hishâm, v. 4, p. 545
  139. Tabarî, v. 6, partie 10; Ibn Hishâm, v. 4, p188-190
  140. Bahrânî, chapitre 360
  141. Muttaqî Hindî, v. 6, p. 155
  142. Ibn Abî al-Hadîd, v. 1, p. 16-17
  143. Ibn Abî al-Hadîd, v. 1, p. 17
  144. Ibn Abî al-Hadîd, v. 1, p. 17
  145. Ibn Abî al-Hadîd, v. 1, p. 17
  146. Ibn Abî al-Hadîd, v. 1, p. 17
  147. Ibn Abî al-Hadîd, v. 1, p. 18
  148. Ibn Abî al-Hadîd, v. 1, p. 19
  149. Ibn Abî al-Hadîd, v. 1, p. 19
  150. Ibn Abî al-Hadîd, v. 1, p. 20
  151. Ibn Abî al-Hadîd, v. 1, p. 24
  152. Ibn Abî al-Hadîd, v. 1, p. 21-22
  153. Ibn Abî al-Hadîd, v. 1, p. 22-24
  154. Ibn Abî al-Hadîd, v. 1, p. 25
  155. Ibn Abî al-Hadîd, v. 1, p. 25
  156. Ibn Abî al-Hadîd, v. 1, p. 27
  157. Ibn Abî al-Hadîd, v. 1, p. 27
  158. Damîrî, p. 365-367
  159. Damîrî, p. 375
  160. Nûrî, v. 3, p. 367
  161. Qâdî al-Qudâ‘î, introduction
  162. Majlisî, v. 22, p. 343
  163. Sadûq, v. 1, p. 70
  164. Ibn Sa‘d, v. 4, p. 224
  165. Ya‘qûbî, trad. Par Âyatî, v. 1, p. 524
  166. Ya‘qûbî, v. 1, p. 524
  167. Compânî, p. 412
  168. Mufîd, Amâlî, p. 140
  169. Mufîd, Jamal, p265; Ibn Muzâhim, p. 410; Ibn Abî al-Hadîd, v. 2, p. 273 et v. 6, p. 293
  170. Nahj al-Balâgha, trad. Dashtî, p. 565
  171. Qutb Râvandî, v. 21, p. 219; Mufîd, Ikhtisâs, p. 7
  172. Mufîd, Ikhtisâs, p. 108
  173. Shûshtarî, v. 7, p. 495
  174. Barqî, p. 3
  175. Shûshtarî, Majâlis al-Mu'minîn, v. 1, p. 289
  176. Ibn Athîr, Usd al-Ghâba, v. 3, p. 20
  177. Ya‘qûbî, v. 2, p. 179

Bibliographie

  • ’Abî Abû Sa‘d, Min Nathr ad-Dur, Vizârat ath-Thiqâfa de Syrie, Damishq.
  • ’Abû al-Faraj Isfahânî, Maqâtil at-Tâlibîyyîn, par: Kâzim Muzaffar, Maktaba Hiydarîyya, Najaf.
  • ’Ahmad b. ‘Abd allâh Tabarî, Dhakhâ’ir al-‘Uqbâ, Maktaba al-Qudsî, Qâhira.
  • ’Ahmad Hanbal Shaybânî, Musnad Ahmad b. Hanbal, Dâr ’Ihyâ‘ at-Turâth al-‘Arabî, Beyrouth.
  • ’Amîn, Sayyid Hasan, A‘yân ash-shî‘a, v2, par: al-Sayyid Hasan al-’Amîn, Beyrouth: Dâr at-Ta‘âruf li-l-Matbû‘ât, 1418 h. l / 1998 a. c.
  • ’Amîn, Sîra Ma‘sûmân,Traduction: Ali Hujjatî, Pub. Surûsh, Téhéran.
  • ’Amînî al-Ghadîr , Dâr al-Kitâb al-‘Arabî, Beyrouth.
  • ’Amînî, ‘Abd al-Husayn, al-Ghadîr fî al-Kitâb va as-Sunna va al-Adab, v9, Beyrouth: Dâr al-Kutub al-‘Arabî, 1977 a.c. / 1397 H. L.
  • ’Ash‘arî, Maqâlât al-’Islâmîyyîn, Dâr an-Nashr, Beyrouth.
  • Âyatî, Muhammad Ibrâhîm,Târîkh Payâmbar Islâm, révision par: Abû al-Qâsim Gurjî, Téhéran: Dânishgâh Téhéran, 1378.
  • Balâdhurî, Ahmad b. Yahyâ, Ansâb al-Ashrâf, Beyrouth: Dâr al-Fikr, 1420 de l'hégire lunaire.
  • Balâdhurî, Ahmad b.Yahyâ, Ansâb al-Ashrâf, par: Muhammad Bâqir Mahmûdî, Beyrouth: Mu'asisa al-’A‘lamî li-l-Matbû‘ât, 1394 h. l. / 1974 a.c.
  • Barqî, Rijâl Barqî , par: Muhaddith ’Urmavî, Dânishgâh Téhéran, Téhéran.
  • Buhrânî, Ghâyat al-Marâm, Par: Sayyid Ali ‘Âshûr, Mu’assisa Târîkh al-‘Arabî, Beyrouth.
  • Damîrî, Muhammad Rida, Kitâbshinâsî Tafsîlî Madhâhib Islâmî. Qom: Mu’assisa Âmûzishî Pazhûhishî Madhâhib Islâmî.
  • Ganjî Shâfi’î, Kifâyat at-Tâlib, Beyrouth: Dâr ’Ihyâ’ at-Turâth.
  • Hâkîm an-Neyshâbûrî, Muhammad b. ‘Abd Allah, Al-Mustadrak ‘ala as-Sahîhayn. Par: Yûsuf ‘Abd al-Rahmân.
  • Hâkim Haskânî, Shavâhid at-Tanzîl, par: Muhammad Bâqir Mahmûdî, Vizârat Irshâd Islâmî, Téhéran.
  • Halabî, as-Sîra al-Halabîyya, Dâr al-Ma‘rifa, Beyrouth.
  • Hillî, Tadhkira al-Fuqahâ’, Mu’assisa ’Âl al-Bayt, Qom.
  • Huvayzî, Tafsîr Nûr ath-Thiqlayn, par: Rasûlî Mahallâtî, Mu’assisa ’Ismâ‘îlîân, Qom.
  • Ibn ‘Abd al-Birr, al-Istî‘âb, par: Ali Muhammad Bijâvî, Dâr al-Jîl, Beyrouth.
  • Ibn A‘tham, al-Futûh, Dâr an-Nudwah, Beyrouth.
  • Ibn Abî al-Fath ’Irbilî, Kachf al-Ghumma, Dâr al-Advâ’, Beyrouth.
  • Ibn Abî al-Hadîd, Charh Nahj al-balâgha, par: Muhammad Abû al-Fadl Ibrâhîm, Dâr’Ihyâ’ al-Kutub al-‘Arabîyya, Qom: Manchûrât Maktaba Âyat Allâh al-‘Uzmâ al-Mar‘achî an-Najafî, 1404 h. l.
  • Ibn Athîr, al-Kâmil fî at-Târîkh, Dâr Sâdir, Beyrouth.
  • Ibn Athîr, Usd al-Ghâba, par: Muhammad Ibrâhîm Banâ, Dâr al-Chu‘ab, Caire.
  • Ibn Bâbwayh, Kitâb al-Khisâl, Ali Akbar Ghaffârî, Jâmî‘a Mudarrisîn, Qom.
  • Ibn Chahr Âchûb, Manâqib Âl Abî Tâlib, Maktaba Haydarrîya, Najaf.
  • Ibn Faqîh Hamidânî, Akhbâr al-Buldân, par: Yûsuf al-Hâdî, ‘Alam al-Kutub, Beyrouth.
  • Ibn Hanbal, Ahmad, Fadâ’il Amîr al-Mu’minîn Ali b. Abî tâlib, par: Sayyid Abd al-‘Azîz Tabâtabâî, Qom, Dâr at-Tafsîr, 1433 h. l.
  • Ibn Hishâm, Muhammad b. ‘Abd al-Mâlik, as-Sîrat an-Nabawîyya, par: Muhyi’ ad-Dîn ‘Abd al-Hamîd, Caire: Maktabat Sabîh, 1383 de l’hégire lunaire.
  • Ibn Maghâzilî, Manâqib Ali b. Abî Tâlib, Maktaba Islâmîyya, Téhéran.
  • Ibn Muzâhim, Vaq‘a Siffîn, Intishârât Basîratî, Qom.
  • Ibn Nadîm Baghdâdî, Fihrist Ibn Nadîm, par: Ridâ Tajaddud.
  • Ibn Qutayba Dînavarî, al-’Imama va as-Sîyâsa, par: Ali Shîrî ,Qom :Sharîf Radî, 1413 h. l. / 1327 h. s.
  • Ibn Sa‘d, Tabaqât al-Kubrâ, Dâr Sâdir, Beyrouth.
  • Ibn Sabbâgh Mâlikî, al-Fusûl al-Muhimma, par: Sâmî al-Gharîrî, Dâr al-Hadîth, Qom.
  • Ibn Tâwûs, Ali b. Mûsa, ’Iqbâl al-A‘mâl, par: Javâd Qayyûmî, Maktab ’A‘lâm al-Islâmî, 1414 H.
  • Ibrâhîm b. Muhammad Thaqafî, al-Ghârât, par :Urmavî.
  • Iskâfî,al-Mi‘yâr va al-Muvâzina fî Fadhâ’il Amîr al-Mu‘minîn Ali b. Abî Tâlib, Muhammad Bâqir Mahmûdî, Beyrouth.
  • Ja‘farîyân,Târîkh Khulafâ‘, Intishârât Dalîl Mâ, Qom.
  • Jawharî, Isma‘îl b. Himad, As-Sihâh. Beyrouth: Dâr al-‘ilm li-l-mallâ‘în.
  • Juvaynî, Farâi’d al-Mistayn, par: Muhammad Bâqir Mahmûdî, Mu’assisa Mahmûdî, Beyrouth.
  • Khalîfa b. Khayyat al-‘Asfarî, Târîkh Khalîfa b. Khayyat, par: Suhayl Zakâr, Dâr al-Fikr, Beyrouth.
  • Khâtûn Âbâdî, Jannât al-Kholûd, Qom: Mustafawî, 1363 H. S.
  • Khurramshâhî, Bahâ’ ad-Dîn, 'Alî b. Abî Tâlib (a) va Qur’ân, Dans: Dânishnama Qur’ân va Qur’ânpazhûhî, v. 2, par: Khurramshâhî, Bahâ’ ad-Dîn, Téhéran: Dustân, Nâhîd, 1377.
  • Kulaynî, Mohammad b. Ya’qûb, al-Kâfî. Téhéran: Dâr al-Kutub.
  • Kumpânî, Fadl allah, Alî (s) Kist?. Téhéran: Dâr al-Kutub al-Islâmîyya.
  • Mahmûdî, Muhammad Bâqir, Nahj as-Sa‘ada fî Mustadrak nahj al-Balâgha. Beyrouth: Mu’assisa ’A‘lamî.
  • Majlisî, Muhammad Bâqir, Bihâr al-Anwâr, Beyrouth: Mu’assisa al-Wafâ’.
  • Mas‘ûdî, Ali b. Husayn, Ithbât al-Wasîyya li-l-Imâm Ali. Beyrouth: Dâr al-’Adwa’.
  • Mas‘ûdî, Ali b. Husayn, Murûj adh-Dhahab wa Ma‘âdin al-Jawâhir, traduit par: Abû al-Qâsim Pâyandeh, Téhéran: Intishârât ‘Ilmî va Farhangî.
  • Muhammad Bâqir Mohammad Taqî Majlisî, Mir’ât al-‘Uqûl fî Sharh Akhbâr Al ar-Rasûl, Téhéran: Dâr al-Kutub al-Islâmîyya.
  • Mufîd, Muhammad b. Nu‘mân, ’Amâlî, Par: Ali Akbar Ghaffârî. Beyrouth: Dâr al-Mufîd.
  • Mufîd, Muhammad b. Nu‘mân, al-Irshâd fî Ma‘rifa Hujaj Allah ‘Ala al-‘Ibâd, Qum: Mu’assisa ’Âl al-Bayt.
  • Muhammad b. ‘Umar Fakhr Râzî, At-Tafsîr al-Kabîr, Beyrouth: Dâr ’Ihyâ’ at-Turâth al-‘Arabî.
  • Muhammad b. Shâh Murtadâ Fayd Kâshânî, al-Haqq al-Mubîn, par: ’Urmavî, Téhéran: Université de Téhéran.
  • Muhammad b. Shâh Murtadâ Fayd Kâshânî, Tafsîr as-Sâfî, Qom: Mu’assisa al-Hâdî.
  • Muslim b. Hajjâj Nayshâbûrî, Sahîh Muslim, Beyrouth: Dâr al-Fikr
  • Muttaghî Hindî, Ali b. Hisâm ad-Dîn, Kanz al-‘Ummâl fî Sunan al-Aghwâl wal ’Af‘âl, Beyrouth: Mu’assisa ar-Risâlat.
  • Nahj al-balâgha, Subhî Sâlih.
  • Nahj al-balâgha, traduit par: Sayyid Ja‘far Shahîdî, Téhéran: Intishârât ‘Ilmî va Farhangî, 1378.
  • Nisâ’î ,as-Sunan al-Kubrâ , v5, par: Dr. ‘Abd al-Ghaffâr Sulaymân al-Bandârî et Sayyid Kasravî Hassan, Beyrouth: Dâr al-Kutub al-‘Ilmîya, 1411 H. l. / 1991 a. c.
  • Nûrî, Husayn b. Muhammad Taqî, Mustadrak al-Wasâ’il. Beyrouth: Mu’assisa ’Âl al-Bayt.
  • Pîshvâyî,Sîra Pîshvâyân, Intishârât Tuhîd, Qom.
  • Qâdî Qudâ‘î, Dastûr Ma‘âlim al-Hikam. Trad: Fîrûz Harîrchî, Qom: Faculté des sciences de hadith.
  • Qumî, ‘Abbâs, Safîna al-Bihâr, Téhéran: Bibliothèque de Sanâ’î.
  • Qumî, Ali b. ’Ibrâhîm, Tafsîr al-Qumî, par: Sayyid Tayyib Mûsavî, Qom: Dâr al-Kîtâb.
  • Qundûzî, Sulaymân b. ’Ibrâhim, Yanâbî‘ al-Mawadda. Par: Sayed Ali Jamâl ’Ashraf, Tehran: Dâr al-’Uswa.
  • Qurtubî, Muhammad b. Ahmad Ansârî, Tafsîr al-Qurtubî. Beyrouth: Dâr ’Ihyâ’ at-Turâth al-‘Arabî.
  • Qutb Râwandî, al-Kharâ’ij wa al-Jarâ’ih, Qom: Mu’assisa Imam Mahdi (aj).
  • Qutb Râwandî, Minhâj al-Barâ‘a, par: Ayatullah Mar‘ashî Najafî, Qom: Bibliothèque de l'Ayatullah Mar‘ashî Najafî.
  • Rashîd Ridâ, Tafsîr al-Minâr, Dâr al-Ma‘rifa, Beyrouth.
  • Rey Shahrî, Muhammad, Mawsû‘at al-Imâm Ali ibn Abî Tâlib. Qom: Dâr al-Hadith.
  • Sadûq, Muhammad b. Ali b. Bâbwayh Qumî, ‘Uyûn al-Akhbâr al-Ridhâ, Téhéran: al-A‘alamî
  • Sadûq, Muhammad b. Ali b. Bâbwayh Qumî, al-Hidâya, Qom, al-Hâdî.
  • Sadûq, Muhammad b. Ali Bâbwayh Qumî, Kamâl ad-Dîn wa Tamâm an-Ni‘mat, travail de recherches: Ali Akbar Ghaffârî, éd. Mu’assisa an-Nashr al-Islamî li Jamâ’at il Mudarrisîn, Qom, 1416 de l’hégire lunaire.
  • Sayyid Qutb, Fî Zilâl al-Qur’ân, Dâr ash-Shorûq, Beyrouth.
  • Shahîdî, Sayyid J‘afar, Zîstnâma Imâm Ali, In: Dânishnâma Imâm Ali, v. 8, Téhéran: Markaz nashr Pazhuhishgâh Farhang wa Andîsha Islâmî, 1380 Sh.
  • Shahristânî, Muhammad ibn ‘Abd al-Karîm, Al-Milal wa an-Nihal. Par: Sayyid Muhammad Gîlânî, Beyrouth: Dâr al- Ma‘rifa.
  • Shaykh Mufid, al-Jamal, trad: Mahmûd Mahdavî Dâmghânî, pub. Ney, Téhéran.
  • Shushtarî, Qâdî Nur Allah, ’Ihqâq al-Haq, Bibliothèque de l'Ayatullah Mar‘ashî Najafî, Qom.
  • Shushtarî, Qâdî Nûr Allah, Majâlis al-Mu’minîn. Téhéran: Kitab furushi islamiyya.
  • Shushtarî, Qâdî Nur Allah, Qâmûs ar-Rijâl. Téhéran: Markaz nashr Kitab.
  • Sulaymân b. ‘Abd al-Wahhâb, Fasl al-Khitâb, Nukhba al-’Akhbâr, Bamba’î.
  • Suyûtî, Jalâl ad-Dîn, Ad-Dur al-Manthûr fî al-Tafsîr bi-l-Ma’thûr, Beyrouth : Dâr al- Ma‘rifa.
  • Suyûtî, Jalâl ad-Dîn, al-’Itqân fî ‘Ulûm al- Qur’ân, par; Sa‘îd Mandûb, Beyrouth: Dâr al-Fikr.
  • Tabarî, Muhammad b. Jarîr, Târîkh al-’Umam wa al-Mulûk, Beyrouth: Mu’assisa ’A‘lamî.
  • Tabarsî, Abû Mansûr Ahmad b. Ali b. Abû Tâlib, al-’Ihtijâj, Mashhad: Pub. Murtadâ.
  • Tabarsî, Abû Mansûr Ahmad b. Ali b. Abû Tâlib, Javâmi‘ al-Jâmi‘, par: Mu’assisa Nashr Islamî, Qom: Jâmî‘a Mudarrisîn.
  • Tabarsî, Abû Mansûr Ahmad b. Ali b. Abû Tâlib, Majma‘ al-Bayân fî Tafsîr al-Qur’ân, Beyrouth: Mu’assisa ’A‘lamî.
  • Tabâtabâ’î, Muhammad Husayn, Al-Mîzân fî Tafsîr al-Qur’ân. Qom: Jâmî‘a Mudarrisîn.
  • Tûsî, Abû Ja‘far Muhammad b. Hasan, "Misbâh al-Mujtahid, Beyrouth: Mu’assisa Fiqh ash-Shi‘a.
  • Tûsî, Abû Ja‘far Muhammad b. Hasan, Talkhîs ash-Shâfî, par: Sayyid Husayn Bahr al-‘Ulûm, Téhéran: Dâr al-Kutub al-Islâmîyya.
  • Wâqidî, Mohammad b. ‘Umar, Kitâb al-Maghâzî, Beyrouth: ‘Âlam al-Kutub.
  • Ya‘qûbî, ibn Vâzîh, Târîkh Ya‘qûbî, Najf: al-Maktabat al-Haydarîyya, 1384 de l'hégire lunaire.
  • Zamakhsharî, al-Kashshâf ‘An Haqâ’iq at-Tanzîl, Maktaba al-Bâbî Halabî, Qâhira.
  • Ziriklî, al-’A‘lâm, Beyrouth: Dâr al-‘ilm li-l-mallâ‘în.
  • Zubaydî, Muhammad b. Muhammad Murtada, Tâj al-‘Arûs. Par: Ali Shîrî. Beyrouth: Dâr al-Fikr.