Bataille de Khaybar

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La bataille de Khaybar (en arabe : غزوة خيبر) est une des Ghazwa du Prophète (s) contre les Juifs dans la région de Khaybar. Cette bataille débuta le mois de Muharram, 7 H et se termina le mois de Safar par la victoire des musulmans. Cette bataille commença lorsque le Prophète (s) déporta les Juifs de Médine et que ceux de Khaybar les réfugièrent et appelèrent les Arabes à combattre les musulmans.
Suite à la victoire des musulmans dans cette bataille, ils signèrent un traité de paix et acceptèrent que les combattants Juifs quittent Khaybar avec leurs familles. Plus tard, les Juifs demandèrent au Prophète (s) de les pardonner et les laisser y vivre. Le Prophète (s) leur permit d’y rester, d'y cultiver la terre et de prendre la moitié des produits pour eux-mêmes.
La bravoure de l’Imam Ali (a) au cours de cette bataille est un des points illustres dans l’histoire de l’islam.

Géographie de Khaybar

La région de Khaybar se situe aujourd’hui, dans le Hedjaz, à 150 km du Nord de Médine. La ville de Ash-Shurayf se situe au centre de Khaybar. La région de Khaybar contient des villages et des fertiles. Aussi, il y a des vallées et des plaines.
Khaybar comprend beaucoup d’habitants et le produit principal de ses jardins est la datte. La plupart des habitants de Khaybar sont de la tribu de ‘Anza. [1]

Causes de la bataille

En l’an 4 H, suite à la trahison des Juifs de Médine (Banû al-Nadir) et à leur déportation par le Prophète (s), certains d’entre eux comme : Huyay b. Akhtab, Salâm b. Abî al-Haqîq et Kanânat b. Rabî’ b. Abî al-Haqîq se rendirent à Khaybar. Aussi, l’année suivante, ils allèrent à la Mecque et provoquèrent les Quraychites à combattre les musulmans.[2] De ce fait, Khaybar devint le centre du complot contre la communauté musulmane.[3]
Au mois de Sha’bân 6 de l’Hégire, le Prophète (s) fut informé que la tribu de Banû Sa’d b. Bakr (voisine arabe de Khaybar) s’est alliée avec les Juifs de Khaybar. Il leur envoya l’Imam Ali (a) avec un groupe, mais ils s’enfuirent avant l’arrivée des musulmans. Donc, ceux-ci acquirent des butins. Aussi, au mois de Ramadan dans la même année, dans une bataille sous le commandement de ‘Abd Allah b. ‘Atîk, les musulmans réussirent à tuer Salâm b. Abî al-Haqîq. Au même temps, le Prophète (s) envoya ‘Abd Allah b. Rawâha pour faire une recherche sur la vie et l’armée des Juifs. [4]
Puis, les Juifs choisirent Usayr b. Zârim (ou Yusayr b. Rizâm) comme leur calife. Il commença à provoquer les tribus arabes à combattre la communauté musulmane. De ce fait, au mois de Shawwâl, 6 de l’Hégire, le Prophète (s) envoya à nouveau, ‘Abd Allah b. Rawâha avec un groupe à Khaybar. Il réussit de tuer avec ses soldats, Usayr b. Zârim et ses compagnons. [5]

De plus, après la déportation des Juifs de Médine (les Juifs de la tribu de Banû al-Nadir), et la signature du traité de paix entre les musulmans et les Juifs de Médine, les Juifs de Khaybar et les chefs de la tribu de Banû al-Nadir qui vivaient à Khaybar, se mirent à venger le Prophète (s) et dépensèrent beaucoup de leurs biens aux Arabes, pour les provoquer à combattre la communauté musulmane. Ce fut pour cette raison que le Prophète (s) décida d’attaquer Khaybar juste après Sulh al-Hudaybîyya (le traité de paix de Hudaybîyya). [6]

Date de la bataille de Khaybar

Aux premiers jours du mois de Muharram, en l’an 7 de l’Hégire, le Prophète (s) se rendit à Khaybar et conquit cette région au mois de Safar et rentra à Médine le premier du mois de Rabî’ al-Awwal. [7]

Successeur du Prophète (s) à Médine

Le Prophète (s) choisit Sabâ’ b. ‘Arfa al-Ghifârî ou Abû Dhar al-Ghifârî comme son successeur à Médine au cours de la bataille de Khaybar. [8] Aussi, il donna le drapeau de l’armée des musulmans, qui fut blanc à Ali b. Abî Tâlib (a)[9] et le mit comme commandeur de l’armée qui fut en avance.

Nombre des musulmans

1 400 [10], 1 500[11] ou 1 540 sont les nombres estimés pour les combattants musulmans dans la bataille de Khaybar. Dans cette bataille, 20 femmes musulmanes accompagnèrent l’armée du Prophète (s), dont Umm Salama, l’épouse du Prophète (s). Certaines femmes de la tribu de Banû Ghifâr, participèrent, par la permission du Prophète (s), à la bataille de Khaybar pour soigner les victimes.[12] Aussi, dix personnes des Juifs de Médine et certains esclaves accompagnèrent le Prophète (s).[13]

Nombre des Juifs de Khaybar

Certains narrateurs exagérèrent et estimèrent le nombre des Juifs pendant la bataille de Khaybar, 10 000[14] ou 20 000[15] personnes.
Ayant des forteresses très élevées en haut des montagnes, et ayant des armes et des soldats suffisants, les Juifs de Khaybar croyaient qu’ils pourraient résister contre l’armée musulmane pendant des années. Certains Juifs de Médine, effrayaient les musulmans en leur disant qu’ils ne pourraient pas dépasser les forteresses des Juifs. Ils envoyèrent même une personne à Khaybar auprès de Kanânat b. Abî Haqîq, pour lui dire que les musulmans n’ont pas suffisamment d’armes et de soldats. Aussi, les mécréants Quraychites pensaient que les musulmans auraient été vaincus. Ils faisaient même des paris sur la défaite de l’armée des musulmans.[16]

Chemin du Prophète (s) de Médine à Khaybar

Le Prophète (s) quitta Médine pour aller à Khaybar, accompagné de deux guides de la tribu de Ashja’. Après la bataille, on construisit des mosquées dans des endroits où le Prophète (s) avait fait halte.
Le Prophète (s) ordonna à un des guides d’emmener l’armée des musulmans d’une route qui situe les musulmans entre Khaybar et Shâm. De ce fait, les Juifs de Khaybar ne purent pas demander l’aide de leur allié, la tribu de ‘Atfân.
Il y eut plusieurs routes vers Khaybar, mais le Prophète (s) prit la route connue sous le nom de Marhab. [17] ‘Ubbâd b. Bishr, l’éclaireur de l’armée du Prophète (s) arrêta un espion juif de la tribu de Ashja’. Ce dernier disait aux musulmans que sa tribu s’est alliée avec les Juifs de Khaybar pour les effrayer. Mais un peu plus tard, ils apprirent que les Juifs avaient peur d'affronter les musulmans. [18]

Alliance de la tribu Ghatafan avec les Juifs de Khaybar

Il est dit que lorsque la tribu de Ghatafan fut informée de l’arrivée du Prophète (s) à Khaybar, elle quitta son village pour secourir les Juifs de Khaybar. Mais elle eut peur de la sécurité de ses familles et de ses biens. C’est pourquoi elle retourna chez elle. [19]
D’après un autre rapport, avant la bataille de Khaybar, Kanâna alla auprès des chefs de la tribu de Ghatafan. Il leur proposa de leur donner le produit de la datte d’une année de Khaybar en échange de leur présence dans l’armée des Juifs contre les musulmans. Ce fut comme ça qu’ils s’allièrent contre les musulmans.
Suite à leur alliance, la tribu de Ghatafan, envoya ‘Uyaynat b. Husn comme le commandement de son armée et l’envoya à Khaybar. Ils arrivèrent à Khaybar, 3 jours avant l’arrivée de l’armée du Prophète (s).
Le Prophète (s) envoya Sa’d b. ‘Ubâda auprès de ‘Uyayna pour lui transmettre son message. D’après les rapports, le Prophète (s) lui avait dit qu’Allah avait promis la conquête de Khaybar. Donc, le Prophète (s) lui proposa de donner le produit de la datte d’une année à la tribu de Ghatafan, à condition qu’ils retournent chez eux. Mais ‘Uyayna n’accepta pas. Enfin, les gens de Ghatafan quittèrent soudainement Khaybar, un jour avant la bataille. [20]

Stratégie de la bataille des Juifs à Khaybar

Lorsque les Juifs de Khaybar devinrent sûrs que le Prophète (s) et les musulmans allaient attaquer Khaybar, certains d’entre eux proposèrent de sortir des forteresses pour affronter les musulmans, mais d’autres n’acceptèrent pas. Donc, ils décidèrent de rester dans les forteresses, car ils furent sûrs que les musulmans n’arriveraient pas à entrer dedans. [21]

Arrivée de l’armée musulmane à Khaybar

Grâce à Dieu, les Juifs de Khaybar n’arrivèrent pas à savoir le temps de l’arrivée de l’armée des musulmans. Enfin, pendant la nuit, en passant par les deux forteresses, Shaq et Natât, le Prophète (s) et son armée arrivèrent à Khaybar. Lorsqu’ils y arrivèrent, le Prophète (s) récita une invocation et demanda aux musulmans de la réciter avec lui. Aussi, il fit halte dans un endroit et dans des années suivantes, on construisit une mosquée qui devint la mosquée de Khaybar.
Le lendemain matin, en voyant l’armée des musulmans, les Juifs de Khaybar furent surpris, s’enfuirent et se cachèrent dans leurs forteresses. [22]
Le Prophète (s) interdit tous les musulmans de tuer les femmes et les enfants. [23] Ce jour-là, ils commencèrent le combat et combattirent contre les gens de la forteresse de Natât. Puis, le Prophète (s) ordonna aux musulmans de changer le lieu des camps, car l’endroit de leur campement fut humide et dans la ligne de mire des Juifs. Le Prophète (s) proposa un endroit, nommé, Rajî’ et ils y campèrent. [24]

Rapport de la bataille

Commencement de la bataille

Le premier jour de la bataille, 50 musulmans furent blessés. Le Prophète (s) campa 7 jours à Rajî’ et commanda son armée. La veille du sixième jour, un Juif de la tribu de Natât, qui s’appelait Sammâk, alla auprès du Prophète (s) et lui demanda un sauf-conduit. Il apprit les musulmans comment entrer dans la forteresse. Il informa le Prophète (s) que leur forteresse, Natât, fut le dépôt des armes et de la nourriture des Juifs de Khaybar et que les Juifs de cette forteresse furent en train de la quitter de peur de l’armée musulmane.
Le lendemain matin, les musulmans conquirent la forteresse de Natât, et le Juif, nommé Sammâk se convertit à l’islam. [25]

Conquête de la forteresse de Nâ’im

D’après un rapport, la forteresse de Nâ’im fut la première forteresse conquise par les musulmans. La forteresse de Nâ’im eut plusieurs forteresses à l’intérieur. Le Prophète (s) prépara son armée et ordonna ses rangs. Les Juifs se mirent à tirer sur les soldats musulmans. Ces derniers se sacrifièrent pour le Prophète (s) et le protégèrent contre les flèches. Ce jour-là, le Prophète (s) donna le drapeau blanc de l’armée à deux personnes de Muhadjirun (d’après Ibn Ishâq, ils furent Abu Bakr et Umar), puis à un homme d’Ansar. Mais, ils revinrent l’un après l’autre sans avoir aucun succès.
En les voyant vaincus, le Prophète (s) dit :

« Demain, je confierai le drapeau à quelqu’un qui aime Allah et Son Envoyé et par qui, Allah accordera la conquête aux musulmans. Il ne fuira jamais (sans conquérir la forteresse) ».

Le lendemain matin, le Prophète (s) appela l’Imam Ali (a), guérit le mal qu’il eut aux yeux et lui confia le drapeau. [26]
Au cours de la bataille, Hârith, le frère du chef de la forteresse, sortit avec ses soldats et attaqua les musulmans et les dispersa. Mais l’Imam Ali (a) résista et le tua. Les soldats de Hârith s’enfuirent vers leur forteresse et fumèrent la porte. [27]
Suite à la mort de son frère, le chef de la forteresse, Marhab, sortit en déclamant un poème de Rajaz.
D’après un rapport, Muhammad b. Muslima combattit contre lui, le blessa et le tua.[28]. Mais d’après d’autres, après avoir été blessé par Muhammad b. Muslima, Marhab fut tué par l’Imam Ali (a). [29] Aussi, plusieurs narrations confirment que Marhab, le chef de la forteresse de Nâ’im, combattit l’Imam Ali (a) et fut blessé et tué par l’Imam. Cette défaite fut tellement grave pour les Juifs, qui causa la conquête de leur forteresse.[30]
Certains historiens sunnites considèrent ce rapport comme authentique.[31]

Conquête de la forteresse de Qumûs

D’après un rapport, Qumûs fut la forteresse la plus grande, la plus élevée et la plus forte à Khaybar. Le Prophète (s) avait donné le drapeau de la conquête à l’Imam Ali (a) et ce dernier, après avoir tué Marhab, put conquérir les forteresses de Nâ’im et de Qumûs. [32]
D’après Abû Râfi’, un Juif qui fut à côté de la porte de la forteresse, donna un coup à l’Imam Ali (a) et le bouclier de ce dernier tomba. Sans bouclier, l’Imam enleva la porte de la forteresse et en profita pour se protéger. Il combattit sans cesse en utilisant la porte de la forteresse comme son bouclier jusqu’à ce qu’il ait conquis Qumûs et envoya le message de la victoire au Prophète (s). [33]
D’après un autre rapport, l’homme juif dont on parla dans le rapport précédent, fut Marhab le chef de la forteresse de Qumûs.[34]
La conquête des forteresses de Khaybar par l’Imam Ali (a) est considérée comme une de ses mérites dans les sources islamiques. [35] La conquête des forteresses de Nâ’im et de Qumûs causa la défaite des Juifs de Khaybar, car les soldats les plus forts et les plus braves des Juifs furent dans ces deux forteresses. [36]

Blocus et la conquête de la forteresse de Natât

La forteresse de Sa’b b. Ma’âdh fut également à Natât. Il eut assez de nourriture, de bêtes et de soldats. Les musulmans assiégèrent la forteresse de Natât pendant dix jours et combattirent sans cesse. Lorsqu’ils eurent faim et qu’ils n’eurent plus de nourriture, le Prophète (s) implora Allah de leur accorder la conquête de la forteresse de Natât qui fut la forteresse la plus riche des Juifs.
Suite à la prière du Prophète (s), la forteresse de Natât fut conquise après des batailles des musulmans. Enfin, les Juifs de Nâ’im, de Natât et de Sa’b b. Ma’âdh quittèrent leurs forteresses et s’enfuirent vers la forteresse de Az-Zubayr qui fut plus élevée et plus ferme. [37] Cette forteresse fut aussi assiégée par les musulmans pendant trois jours. Un homme juif alla auprès du Prophète (s) et lui demanda le sauf-conduit. Il aida les musulmans à conquérir la forteresse d’Az-Zubayr qui fut la dernière forteresse de Natât. [38]

Déplacement du camp

Les gens de Natât furent les Juifs les plus braves à Khaybar. Donc, après la conquête de leur forteresse, le Prophète (s) fut tranquille et n’eut plus souci sur leurs attaques à l’improviste. De ce fait, il ordonna aux soldats musulmans de déplacer les camps de Rajî’ à Manzila (le lieu où ils avaient campé la première fois). Ensuite, ils décidèrent attaquer la région de Shiqq qui eut plusieurs forteresses.
Après beaucoup de combats, les musulmans réussirent à conquérir d’abord la forteresse de Sumrân, puis celle de Nazâr et emprisonnèrent leurs habitants.[39]

Demande de paix de la part des Juifs

Nazâr fut la dernière forteresse à Khaybar, conquise par les musulmans. Après la conquête de cette forteresse, les habitants de Khaybar s’enfuirent aux forteresses de Watîh et de Sulâlim, suitées à Katîba et fermèrent les portes. De ce fait, le Prophète (s) décida d’utiliser la catapulte. Après 14 jours de blocus par les musulmans, les Juifs virent qu’ils ne pouvaient plus supporter le blocus, donc, ils proposèrent un traité de paix avec les musulmans. Kanânat b. Abî Haqîq, le chef de la forteresse de Sulâlim interdit ses soldats de tirer vers les musulmans. Puis, lui et certains habitants de la forteresse de Katîba (plus de 2 000 Juifs) firent un traité de paix avec des conditions avec le Prophète (s).
Le Prophète (s) leur accorda le sauf-conduit et ils lui donnèrent l’or, l’argent et les armes qu’ils avaient dans leurs forteresses.

Contenu du traité de paix

D’après ce traité, les combattants qui furent dans les forteresses resteraient en sécurité, quitteraient la région de Khaybar avec leurs familles et confieraient leurs biens, leurs armes, leurs armures et leurs richesses au Prophète (s).[40]
Aussi, le Prophète (s) et les musulmans purent trouver les trésors cachés dans la forteresse de Katîba. Du fait que les Juifs avaient renié l’existence de ces trésors dans les forteresses, le Prophète (s) les confia à deux musulmans qui avaient perdu leurs proches au cours de la bataille comme le prix de sang. De plus, puisqu’ils avaient manqué à leur promesse, le Prophète (s) prit leurs biens, et captiva leurs femmes et leurs enfants.[41]

Durée de la bataille de Khaybar

Contrairement à ce que les mécréants Quraychites croyaient, les musulmans arrivèrent enfin à vaincre les Juifs de Khaybar. Ce fut la deuxième défaite des Juifs[42] devant les musulmans qui fut obtenue après un mois de combat et de blocus à Khaybar.[43] C’est pourquoi la septième année de l’Hégire fut nommée : l’Année de la victoire.[44]

Prophète (s) et certains de ses compagnons, empoisonnés par une Juive

D’après un rapport, après la conquête de Khaybar, Zaynab bt. Hârith, l’épouse d’un des chefs des Juifs à Khaybar, offrit de la viande empoisonnée au Prophète (s) pour venger la mort de son père, de son mari et de son oncle. Le Prophète (s) et certains de ses compagnons la mangèrent. Bishr b. Barâ’, un des compagnons du Prophète (s) mourut juste après avoir mangé de la viande. D’après certains historiens, la cause du décès du Prophète (s) fut l’empoisonnement de la part de cette femme juive. [45]

Nombre des morts

15 ou 18 musulmans tombèrent en martyre au cours de la bataille de Khaybar. Aussi, le nombre des morts Juifs fut 93. [46]

Renforcement de l’armée musulmane

La victoire des musulmans à Khaybar, affaiblit les mécréants Quraychites et leurs alliés et renforça économiquement et militairement la communauté musulmane.[47]

Butins

Le Prophète (s) donna la responsabilité de la protection des butins à Farwat b. ‘Amr Bayâdî et ordonna à tous les musulmans de lui confier tout ce qu’ils avaient obtenu comme butin. Ils divisèrent les butins en cinq parties : Le Khoms (la part d’Allah) : le Prophète (s) prit cette part et la donna à ses épouses, à ses Ahl al-Bayt (a), à la famille de Abd al-Muttalib, à la famille de Muttalib, à certains compagnons, aux nécessiteux et aux orphelins.
Aussi, ils vendirent les autres parts. [48]
Les butins de certaines forteresses qui furent conquises sans aucune bataille, appartenaient d’après les règles de l’islam au Prophète (s) et devinaient sa propriété.[49]
Après avoir pris sa part, le Prophète (s) donna le reste des butins à ceux qui avaient participé à la bataille de Hudaybîyya.[50] Mais d’après Wâqidî, le Prophète (s) les donna aux participants à la bataille de Khaybar sans prendre en considération leur présence à Hudaybîyya.[51]
Après la conquête de Khaybar, un groupe de la tribu de Daws arriva auprès du Prophète (s) et ce dernier lui donna sa part.[52] Aussi, il donna la part des Juifs de Médine qui l’avaient accompagné et avaient aidé l’armée musulmane au cours de la bataille de Khaybar.[53]

Demande des Juifs au Prophète (s)

Après le traité de paix entre les musulmans et les Juifs à Khaybar, les Juifs qui devaient quitter Khaybar, demandèrent de nouveau au Prophète (s) de leur permettre à y rester pour cultiver les palmiers à condition que la moitié des produits soit pour les musulmans. Le Prophète (s) accepta leur proposition et leur donna le sauf-conduit.[54]

Fadak, offert au Prophète (s)

En entendant la nouvelle de la conquête de Khaybar, les Juifs de Fadak eurent peur, donc, avant l’arrivée de l’armée musulmane à Fadak, ils envoyèrent leurs délégués auprès du Prophète (s) et lui proposèrent de signer un traité de paix avec eux. Ils se mirent d’accord sur le fait de donner la moitié des produits de Fadak au Prophète (s) à condition qu’ils eussent le droit d’y rester et le droit d’avoir leurs fermes.[55]

Mariage du Prophète (s) avec Safîyya

En revenant de Khaybar, dans un endroit, nommé Sahbâ’, le Prophète (s) invita Safîyya bt. Huyay b. Akhtab qui fut parmi les captifs, à l’islam et elle se convertit à l’islam. Le Prophète (s) la libéra et se maria avec elle.[56]

Bataille de Khaybar dans le Coran

Il est dit que le verset 18 de la sourate al-Fat’h, qui contient la bonne nouvelle de la conquête, est révélé à propos de la victoire des musulmans dans la bataille de Khaybar.[57] Aussi, d’après certains exégètes du Coran, les versets 1 et 15 de la sourate al-Fat’h sont révélés à ce propos.[58]

Déportation des Juifs de Khaybar à l’époque de Umar b. al-Khattab

A l’époque de Umar, les Juifs de Khaybar, participèrent à l’assassinat d’un musulman. Suite à cet événement et en attribuant un hadith au Prophète (s), disant que deux religions ne peuvent pas persister en même temps dans la Péninsule Arabique, Umar b. al-Khattab déporta les Juifs de Hedjaz et ceux de Khaybar à Shâm et partagea leurs terrains parmi les musulmans.[59]

Voir aussi

Références

  1. Bilâdî, Mu’jam al-Ma’âlim al-Jughrâfîyya fî as-Sîrat an-Nabawîyya, p 170 - 171 ; Hâfiz Wahba, Jazîrat al-‘Arabe fî al-Qarn al-‘Ishrîn, p 21
  2. Wâqidî, Al-Maghâzî, v 2 p 441 - 442 ; Ibn Hishâm, As-Sîrat an-Nabawîyya, v 3 p 201 - 225
  3. Salâh at-Tijânî, At-Tartîbât al-Mâlîyya fî Târîkh Ghazwat Khaybar, p 93 - 94
  4. Wâqidî, al-Maghâzî, v 2 p 526 - 563 ; Ibn Hishâm, As-Sîrat an-Nabawîyya, v 3 p 286 - 288
  5. Wâqidî, al-Maghâzî, v 2 p 566 - 568
  6. William Montgomery Watt, Muhammad at Madina, p 216 - 218
  7. Ibn Hishâm, As-Sîrat an-Nabawîyya, v 3 p 342, 355 ; Ibn Habîb, Al-Muhabbar, p 115
  8. Wâqidî, al-Maghâzî, v 2 p 636 - 637 ; Ibn Hishâm, as-Sîrat an-Nabawîyya, v 3 p 342
  9. Wâqidî, al-Maghâzî, v 2 p 649 ; Ibn Hishâm, as-Sîrat an-Nabawîyya, v 3 p 342
  10. Wâqidî, al-Maghâzî, v 2 p 689
  11. Ibn Zanjwayh, Citât al-Amwâl, v 1 p 190
  12. Wâqidî, al-Maghâzî, v 2 p 685 - 687 ; Ibn Hishâm, As-Sîrat an-Nabawîyya, v 3 p 357
  13. Wâqidî, al-Maghâzî, v 2 p 684 - 685
  14. Wâqidî, al-Maghâzî, v 2 p 634 et 640
  15. Ya’qûbî, Târîkh Ya’qûbî, v 2 p 56
  16. Wâqidî, al-Maghâzî, v 2 p 634, 637, 640 - 641, 701 - 703
  17. Wâqidî, al-Maghâzî, v 2 p 639 - 640 ; Ibn Hishâm, As-Sîrat an-Nabawîyya, v 3 p 344
  18. Wâqidî, al-Maghâzî, v 2 p 640 - 642
  19. Wâqidî, al-Maghâzî, v 2 p 650 ; Ibn Hishâm, As-Sîrat an-Nabawîyya, v 3 p 344
  20. Wâqidî, al-Maghâzî, v 2 p 650 - 652
  21. Wâqidî, al-Maghâzî, v 2 p 637 - 638
  22. Wâqidî, al-Maghâzî, v 2 p 637 ; Ibn Hishâm, As-Sîrat an-Nabawîyya, v 3 p 343 - 344
  23. Ibn Abî Shayba, Al-Musannaf, v 8 p 526
  24. Wâqidî, al-Maghâzî, v 2 p 643 - 645
  25. Wâqidî, al-Maghâzî, v 2 p 644 - 648
  26. Wâqidî, al-Maghâzî, v 2 p 648 - 649 et 652 - 654 ; Ibn Hishâm, As-Sîrat an-Nabawîyya, v 3 p 349 ; Ibn Hazm, Jamharat Ansâb al-Arabe, p 213
  27. Wâqidî, al-Maghâzî, v 2 p 654
  28. Ibn Hishâm, As-Sîrat An-Nabawîyya, v 3 p 348 ; Khalîfat b. Khayyât, Târîkh Khalîfat b. Khayyât, p 38
  29. Wâqidî, al-Maghâzî, v 2 p 655 - 656
  30. Ahmad b. Hanbal, Musnad al-Imam Ahmad b. Hanbal, v 4 p 52 ; Muslim b. Hajjâj, Al-Jâmi’ as-Sahîh, v 5 p 194 - 195 ; Tabarî, Târîkh Tabarî, v 3 p 12 - 13
  31. Nûr ad-Dîn al-Halabî, As-Sîrat al-Halabîyya, v 3 p 55
  32. Ya’qûbî, Târîkh Ya’qûbî, v 2 p 56
  33. Wâqidî, al-Maghâzî, v 2 p 655 ; Ibn Hishâm, As-Sîrat an-Nabawîyya, v 3 p 349 - 350
  34. Miqrîzî, Imtâ’ al-Asmâ’, v 1 p 310
  35. Shaykh as-Sadûq, Al-Khisâl, v 2 p 369
  36. Wâqidî, al-Maghâzî, v 2 p 654, 657 - 658
  37. Wâqidî, al-Maghâzî, v 2 p 662 ; Ibn Hishâm, As-Sîrat an-Nabawîyya, v 3 p 345 - 346
  38. Wâqidî, al-Maghâzî, v 2 p 666 - 667
  39. Wâqidî, al-Maghâzî, v 2 p 648, 668
  40. Wâqidî, al-Maghâzî, v 2 p 669 - 671 ; Ibn Hishâm, As-Sîrat an-Nabawîyya, v 3 p 347, 351
  41. Wâqidî, al-Maghâzî, v 2 p 671 - 673 ; Ibn Hishâm, As-Sîrat an-Nabawîyya, v 3 p 351
  42. Wâqidî, al-Maghâzî, v 2 p 676
  43. Mufîd, Al-Irshâd, v 1 p 125
  44. Mas’ûdî, At-Tanbîh, p 256
  45. Wâqidî, al-Maghâzî, v 2 p 677 - 678 ; Ibn Hishâm, As-Sîrat an-Nabawîyya, v 3 p 352 - 353
  46. Wâqidî, al-Maghâzî, v 2 p 700 ; Ibn Hishâm, As-Sîrat an-Nabawîyya, v 3 p 357 - 358
  47. Salâh Tajânî, At-Tartîbât al-Mâlîyya Fî Târîkh Ghazwat Khaybar, p 60, 61, 94
  48. Wâqidî, al-Maghâzî, v 2 p 680 - 682, 690 ; Ibn Hishâm, As-Sîrat an-Nabawîyya, v 3 p 363, 365 - 366
  49. Wâqidî, Al-Maghâzî, v 2 p 670 - 671 ; Ibn Farrâ’, Al-Ahkâm as-Sultânîyya, p 200 - 201
  50. San’ânî, Al-Musannaf, v 5 p 372 ; Ibn Hishâm, As-Sîrat an-Nabawîyya, v 3 p 364
  51. Abû Yûsuf, Kitâb al-Kharâj, p 23 ; Wâqidî, Al-Maghâzî, v 2 p 689 ; Ibn Hishâm, As-Sîrat an-Nabawîyya, v 3 p 364
  52. Wâqidî, Al-Maghâzî, v 2 p 683
  53. Wâqidî, Al-Maghâzî, v 2 p 684 - 687 ; Ibn Hishâm, As-Sîrat an-Nabawîyya, v 3 p 356
  54. Abû Yûsuf, Kitâb al-Kharâj, p 50 - 51 ; San’ânî, Al-Musannaf, v 8 p 99 ; Ibn Hishâm, As-Sîrat an-Nabawîyya, v 2 p 337
  55. Miqrîzî, Imtâ’ al-Asmâ’, v 1 p 325
  56. Wâqidî, Al-Maghâzî, v 2 p 673 - 675 ; Ibn Hishâm, As-Sîrat an-Nabawîyya, v 3 p 354
  57. Wâqidî, Al-Maghâzî, v 2 p 684 ; San’ânî, Al-Musannaf, v 5 p 372
  58. Ibn Abî Shayba, Al-Musannaf, v 8 p 519
  59. Wâqidî, Al-Maghâzî, v 2 p 654, 695 ; Ibn Hishâm, As-Sîrat an-Nabawîyya, v 3 p 371 - 372