Hadith Silsila-t al-Dhahab

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Peinture miniature représentant l'événement de ce hadith. Oeuvre de M. Nabî-Zadeh

Hadith Silsila-t al-Dhahab (en arabe: حدیث سِلسِلَةُ الذَّهَب) est un hadith qudsî [1], rapporté par l'Imam Ridha (a), à propos de Tawhîd (Unicité divine) et ses conditions.

L'Imâm Ridhâ (a) aurait prononcé ce hadith lors qu'il traversait la ville de Neyshabur pour aller à Marw. Les rapporteurs de ce hadith (ceux qui précèdent l'Imam Ridhâ) sont tous les Imâms impeccables, puis le Prophète (s). Il s'agit donc de la parole de Dieu, transmise par cette chaîne de transmission, et c'est pour cette raison qu'on appelle ce hadith "Silsila-t al-Dhahab" qui veut dire "La chaîne d'or". Selon ce hadith, la croyance en Unicité divine (Tawhîd) sauve l'homme de l'enfer, mais l'Imam Ridhâ (s) présente lui-même comme la condition de ce refuge. D'après les interprétations, son intention dans ce propos est la croyance en imamat. Autrement dit, le principe de l'imamat est présenté comme une condition pour sauver l'homme de l'enfer.

Le texte du hadith

Shaykh Sadûq a rapporté dans son ouvrage al-Tawhîd que Is'hâq b. Râhwayh avait dit :

"Lorsque l'Imam Ridhâ (a) arriva à Neyshâbur, il décida de le quitter pour aller chez M'amûn, des narrateurs de hadith se réunirent autour de lui et lui dirent : " Ô fils du Prophète (s), tu vas partir de notre ville, ne nous dirais-tu pas alors un hadith, pour que nous en profitions?"

Il descendit alors et dit :

" J'ai entendu de mon père, Musâ b. Ja'far (a) qui dit qu'il a entendu de son père, J'afar b. Muhammad (a) qui dit qu'il a entendu de son père, Muhammad b. Ali (a) qui dit qu'il a entendu de son père, Ali b. Husayn (a) qui dit qu'il a entendu de son père, Husyan b. Ali (a) qui dit qu'il a entendu de son père, Ali b. Abi Tâlib (a) qui dit qu'il a entendu du Prophète (s) qui dit qu'il a entendu de l'Ange Gabriel qui dit qu'il a entendu de Dieu le Très Haut qui dit :
اللَّه جَلَّ جَلَالُهُ یقُولُ لَا إِلَهَ إِلَّا اللَّهُ حِصْنِی فَمَنْ دَخَلَ حِصْنِی أَمِنَ مِنْ عَذَابِی قَالَ فَلَمَّا مَرَّتِ الرَّاحِلَةُ نَادَانَا بِشُرُوطِهَا وَ أَنَا مِنْ شُرُوطِهَا
« Dieu le Très Haut dit (le principe de) "Il n'y de divinité sauf Allah" est ma forteresse ; celui qui est dans cette forteresse sera protégé du châtiment (et de la souffrance).

Puis l'Imam monta sur sa monture pour partir et rajouta : évidemment il y a des conditions pour cela et moi-même j'en fais partie » .

Cheikh Sadûq, Thawâb al-'A'mâl wa 'Iqâb al-'A'mâl, pp. 21-22

La nomination

Ce hadith est connu, comme nous l'avons dit, sous le nom de Silsila-t al-Dhahab qui signifie "La chaîne d'or". Cette nomination se base sur le fait que les personnes qui ont rapporté et qui sont mentionnées dans la chaine de transmission de ce hadith sont toutes des Impeccables (Ma'sûm) (c'est à dire de l'Imam Ridha (a) jusqu'au premier Imam (a), puis le Prophète (s) et cette chaîne trouve don origine dans la parole de Dieu Lui-même, c'est pourquoi c'est un hadith qudsî[2].

L'interprétation

Shaykh Sadûq, après avoir rapporté la parole de l'Imam dans son livre, écrit :

" La parole de l'Imam signifie : Le fait d'avoir la croyance en le terme " Lâ ilâha illa Allah (Il n'y a de divinité que Dieu) " a des conditions, dont : Attester son Imamat et croire qu'il est un Imam, élu par Allah, à qui il faut obéir "[3].

La transcription

D'après certains rapports ce hadith a été rédigé par les traditionistes qui ont demandé à l'Imâm de leur réciter un hadith avant de quitter la ville de Neyshâbur. Ces traditionistes étaient des gens comme Abu Zara'a Râzî, Muhammad b. Aslam Tûsî, etc. D'après ces rapports, plus de 20 000 personnes ont écrit ce propos récité par l'Imam.[4]

D'après un autre rapport, près de 24 000 flacons d'encre ont été utilisés ce jour là, pour la transcription de ce hadith. [5]

Les sources sunnites

Les sources sunnites ont également rapporté ce hadith, tout en rapportant également la partie de la phrase qui dit : "... et je fais partie de ces conditions ( وانا من شروطها)"[6], [7].

Ibn Sabbâq Mâlikî en rapportant ce hadith, l'apprécie et le commémore[8].

Voir aussi

Wilâya
Hadith Lawh
Hadith ath-Thaqalayn
Hadith al-Kisâ'
Hadith Safîna

La bibliographie

  • Ibn Hajar Haythamî Makki (m. 974 H.L.), Sawâ'iq al-Mahraqa, Caire, 1385 H.L.
  • Ibn Sabbâq Mâlikî, (m. 855 H.L.), al-Fusûl al-Muhhima fî Ma'rifa ahwâl al-A'ima (a), Téhéran (?)
  • Muhsin Amin, A'yân al-Shi'a, Beyrouth, 1403 H.L.
  • Shaykh Sadûq, a-Tawhîd, Qom, 1398 H.L.
  • Shaykh Sadûq, Thawâb al-A'mâl wa 'Aqâb al-A'mâl, vol. 1, Téhéran (?).
  • Manâwî Hanaqî, Faydh al-Qadîr fî Sharh Jâmi'a al-Saghîr, Beyrouth, 1391 H.L.

Références

  1. Hadith qudsî, est une parole de Dieu transmise par le Prophète (s)
  2. Sadûq, ibid. p. 22
  3. Sadûq, al-Tawhîd, p. 25
  4. Ibn Sabbâq al-Malikî, al-Fusûs al-Muhimma, vol. 2, p. 100
  5. Muhsin al-Amin, A'yân al-Shi'a, vol.2, p. 18
  6. Yanâ bi' al-Mawwada, p. 364
  7. Fayd al-Ghadîr, pp. 489-490
  8. al-Fusûl al-Muhimma, pp. 252-253