Imam 'Ali (a)

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Imam 'Alî (a)
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Le mausolée de l'Imam 'Alî (a)

Le premier Imam des chiites
Surnom(s)
  • Abu Al-Hasan
  • Abu Al-Sîbtayn
  • Abu Al-Rayhânatayn
  • Abû Turâb
  • Abu Al-A'imma
Titre(s)
  • Amîr al-Mu'minîn
  • Ya'sûb ad-Dîn va al-Muslimîn
  • Mubîr ash-Shirk val-Mushrikîn
  • Qâtil an-Nâkithîn va al-Qâsitîn va al-Mâriqîn
  • Mawla al-Mu’minîn
  • Shabîh Hârûn, Haydar
  • Murtadâ, Nafs ar-Rasûl
  • Akh ar-Rasûl
  • Zawdj al-Batûl
  • Sayf Allah al-Maslûl
  • Amîr al-Barara
  • Qâtil al-Fadjara
  • Qasîm al-Jannat va an-Nâr
  • Sahîb al-Liwla’
  • Sayyid al-Arab
  • Kashshâf al-Karb
  • al-Siddîq al-Akbar
  • Dhu-l-qarnayn
  • Hâdî
  • Fârûq
  • Dâ‘î
  • Shâhid
  • Bâb al-Madîna
  • Wâlî
  • Wasîy
  • Qâdhî Dîn Rasûl Allah
  • Mundjiz Va‘duh
  • an-Naba’ al-‘Azîm
  • as-Sirât al-Mustaqîm va-l-Anza‘ al-Batîn.
Naissance Le 13 Rajab 30 (l'année de l'éléphant)/ 11 octobre 599
La Mecque, dans la Ka'ba
Martyre Le 21 Ramadan 40/661
Irak, Kûfa
Pays de résidence La Mecque, Médine, Kûfa
Sépulture Irak, Najaf
Âge 63 ans
Famille
Généalogie Ibn Abî Tâlîb b. Abd Al-Muttalib b. Hâchîm b. Abd Manâf b. Qusayy
Père Abû Tâlîb
Mère Fâtima bt. Asad b. Hâshim b. 'Abd Manâf
Frère(s)
Sœur(s)
  • Hind ou Umm Hânî
  • Jumâna
  • Rayta
  • Umm Tâlib
  • Asmâ’
Femme(s)
Enfant(s)

Imamat
Durée 29 ans
Début 11 H. l. / 632
Fin 40 H. l. / 660
Califes contemporains
Combats
Compagnons

Les Imams des chiites

L'Imam 'AlîL'Imam HassanL'Imam Hussayn L'Imam SajjadL'Imam BaqirL'Imam Sadiq L'Imam KadhimL'Imam RidhaL'Imam Jawad L'Imam HadiL'Imam Hassan Al-AskariL'Imam Mahdi

Imam ‘Alî (a) (en arabe : الإمام علي بن أبي طالب) ou ‘Alî b. Abî Tâlib (23 avant H. / 599 – 40 h. l. / 661) est considéré comme le premier Imam chiite, cousin, gendre et compagnon du prophète.
il est aussi considéré comme le quatrième calife dans le courant de la pensée sunnite. Il est aussi connu comme un des rédacteurs du Coran. D’après les historiens chiites et de nombreux historiens sunnites, ‘Alî est né à l’intérieur de la Ka‘ba. Il est connu également comme le premier homme à avoir cru en la Révélation du Muhammad et à avoir embrassé l’islam.
D’après les croyances chiites, 'Alî est le successeur direct du Prophète selon une désignation divine.[1] Certains versets coraniques mentionnent son infaillibilité et parlent de ses vertus.[2] Selon les sources chiites et certains des rapports sunnites, le coran contient approximativement 300 versets qui indiquent aux vertus de ‘Alî.
[3] Il fut l’époux de Fâtima, la fille et l'unique descendante du Prophète; il est donc le père de Hasan et de Husayn, les deux petits-fils bien aimés du Prophète qui sont aussi le deuxième et le troisième Imams chiites. Les autres Imams chiites, jusqu’au douzième l'Imam caché, Mahdi, sont les descendants de Husayn.
Rappelons aussi que quand les Qurayshites tentèrent d'assassiner le Prophète, 'Alî se mit dans le lit du Prophète tandis que celui-ci partait secrètement à Médine.[4] En outre, lors du pacte de fraternité à Médine, le Prophète désigna 'Alî comme son frère.[5] À l’exception de la bataille de Tabûk, où 'Alî était resté à Médine sur l’ordre du Prophète Muhammad (s), il participa à toutes les batailles au côté du Prophète Muhammad (s). Il fut l'un des plus honorables et dignes commandants de guerre parmi les musulmans.
Malgré la désignation explicite du Prophète(s) de 'Alî (a) comme son successeur, beaucoup de musulmans, aussitôt après la mort du Prophète (s), prêtèrent allégeance à Abû Bakr (beau-père du Prophète (s)), suite à une réunion secrète des compagnons, en l'absence de 'Alî, dans un endroit nommé Saqîfa. Suite à cela, 'Alî garda le silence pendant 25 ans. Durant le règne des trois premiers califes (Abû Bakr, 'Umar et 'Uthmân), il n’hésita cependant pas à leur donner des conseils. Par exemple, ce fut lui qui proposa la date de l’immigration du Prophète à Médine) comme le début du calendrier musulman. Cela n'a pas empêché ses ennemis de colporter des mensonges contre lui pour le diffamer; durant l’époque umayyade, sous l’ordre de Mu'âwîya, le nom de 'Alî était maudit sur les chaires des mosquées, ses partisans arrêtés et persécutés.
C'est seulement après la mort de Uthmân, le troisième calife, qu’'Alî accepta le califat, en réponse à la demande des musulmans.[6] Ses années de califat furent marquées par trois batailles contre ses ennemis. Il fut finalement assassiné par un des Khâridjites alors qu'il faisait sa prière dans la grande mosquée de Kûfa. Il fut discrètement enterré à Najaf.[7]
Les toutes premières compilations de traditions imâmites rapportent un assez grand nombre de données selon lesquelles, après la mort du Prophète, la seule version intégrale du Coran, contenant tous les mystères des cieux et de la terre, du passé et du futur, resta en possession de ‘Alî.
Il est l'une des références les plus importantes de la philosophie musulmane, ainsi que de la littérature, du Kalâm (la théologie), du fiqh (la jurisprudence), et du tafsîr (l'exégèse coranique). Il est connu pour sa justice et sa véracité. Le célèbre livre Nahj al-Balâgha recueille ses discours et ses textes.


Sommaire

Sa lignée, ses surnoms et ses titres

  • Sa lignée

La lignée de l'Imam 'Alî est ainsi : 'Alî b. Abî Tâlib b. Abd al-Muttalib b. Hâshim b. 'Abd Manâf b. Qusay b. Kalâb,[8] Hashimî Qurashî. Il fut le premier Imam de tous les chiites[9] ainsi que le quatrième calife des califes (Khulafâ-i Râshidîn) sunnites.

Le père de l'Imam 'Alî, Abû Tâlib fut un homme généreux et juste, bien respecté par les tribus arabes de l'époque et l'un des hommes vénérables de Quraysh. Il fut l'oncle du Prophète et son protecteur, ainsi qu'un des grandes figures de Quraysh.[10] Abû Tâlib a quitté ce monde alors qu’il était musulman,[11] à la dixième année de l'hégire,[12] après avoir soutenu le Prophète pendant des années les plus difficiles de sa mission.[13]

La mère de l'Imam 'Alî fut Fâtima bt. Asad b. Hâshim b. 'Abd Manâf.[14]

Ses frères furent : Tâlib, 'Aqîl, Ja'far b. Abî Tâlib; et ses sœurs: Hind ou Umm Hânî, Jumâna, Rayta, Umm Tâlib et Asmâ’.[15]

  • Ses surnoms

Ses surnoms sont : Abu al-Hasan,[16] Abu al-Husayn, Abu -as-Sibtayn, Abu ar-Rayhânatayn, Abû Turâb, Abu al-A’imma.

  • Ses titres

Ses titres sont les suivants:[17]

  • Amir des Croyants (Amir al-Mu'minîn)
  • Ya'sûb ad-Dîn va al-Muslimîn
  • Mubîr ash-Shirk val-Mushrikîn
  • Qâtil an-Nâkithîn va al-Qâsitîn va al-Mâriqîn
  • Mawla al-Mu’minîn
  • Shabîh Hârûn
  • Haydar
  • Murtadâ
  • Nafs ar-Rasûl
  • Akh ar-Rasûl
  • Zawdj al-Batûl
  • Sayf Allah al-Maslûl
  • Amîr al-Barara
  • Qâtil al-Fadjara
  • Qasîm al-Jannat va an-Nâr
  • Sahîb al-Liwla’
  • Sayyid al-Arab
  • Kashshâf al-Karb
  • al-Siddîq al-Akbar
  • Dhu-l-qarnayn
  • Hâdî, Fârûq
  • Dâ‘î, Shâhid
  • Bâb al-Madîna
  • Wâlî, Wasîy
  • Qâdhî Dîn Rasûl Allah
  • Mundjiz Va‘duh
  • an-Naba’ al-‘Azîm
  • as-Sirât al-Mustaqîm va-l-Anza‘ al-Batîn

Titre de Amîr al-Mu’minîn

Article connexe : Amîr al-Mu’minîn.

Amîr al-Mu’minîn (en arabe : أميرالمؤمنين) signifie littéralement le commandeur ou le gouverneur des croyants musulmans. Il est un titre que les chiites prennent pour être spécifique à l'Imam 'Alî (a). Selon hadiths, le titre a été utilisé pour 'Alî b. Abî Tâlib (a) à l'époque du Prophète (s). Les Chiites soutiennent qu'il est interdit d'utiliser ce titre pour les califes Râshidîn et les autres. En plus, ils tiennent même qu'il ne soit pas autorisé à utiliser le titre pour d'autres Douze Imams (a). Le titre a cependant été utilisé par d'autres musulmans avec une connotation politique et religieuse. Les musulmans sunnites utilisent "Commandeur des croyants" pour tous les califes Râshidîn, califes Umeyyades et califes Abbassides.

Sa naissance et sa mort

naissance de l'Imam 'Alî par Farshchian

Imam 'Alî est né un vendredi, le treizième jour de mois de Rajab de l'an préislamique d'‘Âm al-fîl, à l'intérieur du Ka‘ba à la Mecque.[18] A propos de sa naissance à l'intérieur de Ka‘ba, plusieurs savants chiites ont consentement comme: Sayed Radî, Shaykh Mufîd, Qutb Râvandî, Ibn Shahr-Âshûb, ainsi que certains savants sunnites comme : Hâkim Nayshâbûrî, Hâfiz Ganjî Shâfi‘î, Ibn Jûzî Hanafî, Ibn Sabbâgh Mâlikî, Halabî et Mas‘ûdî.[19]

Son décès fut suite à une frappe d'épée d'un des Khârijites qu'il a subi dans la mosquée de Kûfa, à l'aube de 19ème jour du mois de Ramadan de quarantième année de l'hégire. Cela a causé son martyre, à la grande tristesse des fidèles et des compagnons, deux jours plus tard : le 21ème jour de mois de Ramadan de l'an 40 H.L. il eut été secrètement enterré.[20]

Son enfance

'Alî avait six ans, quand une famine a envahi la ville de la Mecque. Son père Abû Tâlib était père d'une famille nombreuse dont la famine lui rendait très pénible la gestion. Ainsi Muhammad et Abbâs b. Abd al-Muttalib ont décidé l'aider. Il confia la charge de certains de ses enfants à eux : Abbâs a emmené Ja‘far, et Muhammad a emmené 'Alî à sa maison.[21] 'Alî dit à propos de cette époque:

« Lorsque je n'étais qu'un enfant, le Prophète me mit à son côté, me fit une place dans son cœur. Il me couchait dans son propre lit de sorte que mon corps touchait son corps, de sort de me faire sentir son parfum. Cela arrivait qu'il mâchait une chose et qu'il me le faisait manger ensuite. Il n'a jamais entendu de mensonge de ma part, il n'a jamais vu de faute dans mes actes » .[22].

Ces caractéristiques physiques

'Alî était un homme de taille moyenne : pas très grand, plutôt robuste, avec des yeux noirs et grands ouverts. Ses sourcils longs et entre-collés. La grâce et l'affection se reflétaient de son visage. Teinte basanée, son visage était ouvert et souriant. Son cou argenté et brillant, une barbe bien épaisse, des épaules bien larges et solides, des doigts allongés et fins, des bras forts et solides. On dit qu'il était beau, parmi des plus beaux. Et fort, des plus forts. On dit aussi que quand il marchait il se penchait un peu vers devant.[23]. Ibn Qutayba dit :

« Il n'a fait duel avec personne sauf s'il l'a battue » .[24]

Sa capacité physique

Ibn Abî al-Hadîd rapporte:

« La capacité physique de l'Imam 'Alî était exemplaire. Ce fut lui qui arracha la porte de Khaybar, alors que plusieurs personnes essayaient de la retourner, en vain. Ce fut lui qui a renversé le Hubal - qui fut une idole géante - et le lança depuis du haut de Ka‘ba par terre; ce fut lui qui a soulevé une bien grande pierre d'en-dessus de laquelle sortis une source d'eau, alors que tous les membres de l'armée en étaient incapable » .[25]

Ses épouses et ses enfants

  • Fâtima: La première épouse d'Alî fut Fâtima la fille bien-aimée du Prophète.[26] Il faut dire qu'avant 'Alî, plusieurs hommes comme Abû Bakr, ‘Umar et Abd ar-Rahmân b.‘awf avait prétendait épouser Fâtima. Mais à chacun de ceux-ci la réponse du Prophète était qu'à propos du mariage de sa fille, il attendait un ordre divin (une révélation).[27]

Les historiens ne sont pas tous d’accord sur la date exacte du mariage d’'Alî et de Fâtima. Certains le considèrent le premier jour du Dhû al-Hijja de la deuxième année de l’hégire,[28] d’autres pensent que cet évènement eu lieu pendant le mois de Shawwâl, et il y en a aussi ceux qui considèrent que cela a eu lieu le 21 du mois de Muharram.[29] Le fruit du mariage d'Alî et de Fâtima fut cinq enfants à savoir Hasan, Husayn, Muhsin[30], Zaynab Kubrâ et Umm Kulthûm Kubrâ.

  • Umâma bt. Abû al-‘As b. Rabî‘: Après le martyre de Fâtima, 'Alî s’est épousé avec Umâma, la fille de Abû al-‘As b. Rabî‘. Précisons que la mère de Imâma était Zaynab bt. Muhammad, la fille du Prophète.
  • Um al-Banîn, la fille de Hazâm b. Dârim Kalâbîa, était une autre femme de 'Alî. elle a mis au monde quatre enfants à savoir Abbâs, Uthmân, Ja‘far et Abd Allah, qui ont été tous tués à Karbalâ.
  • Layla: Après Umm al-Banîn, 'Alî a épousé Layla, la fille de Mas‘ûd b. Khâlid Nihshalîyya Tamîma Dâramîyya.
  • Asmâ’ bt. ‘Umiys: Il a épousé également Asmâ’ bt. ‘Umiys Khath‘amî, qui a mis au monde deux enfants: Yahyâ et ‘Awn.
  • Umm Habîb: Une autre femme de ‘Alî, fut Um-Habîb, la fille de Rabî’a Taghlabîyya, surnommée Sahbâ.
  • Khûla, la fille de Ja’far b. Muslama Hanafî (connue comme Khûla la fille de Ayâs) fut une autre femme de ‘Alî. Muhammad b. Hanâfa était le fils de cette dernière.
  • Umm Sa‘îd et Mûhyât: l'Imam 'Alî a épousé également Umm Sa‘îd bt. ‘Urva b. Mas‘ûd b. Thaqafî et Mûhyât bt. ’Imri’ al-Qays b. ‘Uday Kalbî.[31]

Shaykh Mufîd, compte les enfants de ‘Alî au nombre de 27, en considérant Muhsin, qui a été mort dans le ventre de sa mère Fâtima à la suite de la mort du Prophète,[32] il a eu 28 enfants. Ainsi les enfants de ‘Alî sont les suivants:

  • ces cinq enfants étaient de Fâtima:
  1. Hasan
  2. Husayn
  3. Zaynab Kubrâ
  4. Zaynab Sughrâ (Umm Kulthûm)
  5. Muhsin
  • fils de Khûla bt. Ja’far b. Qays Hanîfa
  1. Muhammad (surnomé Abû al-Qâsim)
  • Enfants de Umm Habîb fille de Rabî’a:
  1. Umar
  2. Ruqiya (jumeau de Umar)
  • fils d’Umm al-Banîn bt. Hizâm b. Khâlid
  1. Abbâs
  2. Ja’far
  3. Uthmân
  4. Abdullah (ces quatre derniers ont été tués à Karbala)
  • fils de Layla bt. Mas’ûd Dâramîya
  1. Muhammad Asghar (surnommé Abû bakr)
  2. Abîdallah (ces deux derniers ont été tués à Karbala)
  • fils de Asmâ’ bt. ‘Amîs
  1. Yahyâ
  • Umm-Sa’îd bt. ‘Urvata b. Mas’ud Thaqafî
  1. Umm al-Hasan
  2. Ramla
  • Autres enfants:
  1. Nafîsa
  2. Zaynab Sughrâ
  3. Ruqîya Sughrâ
  4. Umm Hânî’
  5. Umm al-Karâm
  6. Jumâna (surnommée Umm J’afar)
  7. Imâma
  8. Umm Salama
  9. Maymûna
  10. Khadija
  11. Fâtima

Shaykh Mufîd n’a pas mentionné le nom des mères de ces deniers.[33]

À l'époque du prophète

le premier musulman

Imam ‘Alî est connu comme le premier homme à avoir cru en la Révélation du Muhammad et à avoir embrassé l’islam. Il avait croyance à Dieu sept ans avant la conversion des autres musulmans à l'islam.[34]

Les batailles du Prophète (s)

Imam ‘Alî a participé à des Ghazavât et des Sariya de début de l’Islam où il a joué un rôle très efficace. Il a été à côté du Prophète dans toutes les Ghazva-s, sauf à Tabûk.[35] Il était connu comme le deuxième militaire après le Prophète.

La bataille de Badr

Article connexe : bataille de Badr.

La bataille de Badr fut la première guerre entre les musulmans et les polythéistes. Elle a eu lieu à côté des puits de Badr, un vendredi, le 17ème jour du mois de Ramadan de la deuxième année de l’hégire.[36] Lors de cette bataille les musulmans ont pu abattre soixante-dix polythéistes dont des gens importants comme Abû Jahl, ‘Ataba, Shayba et Umayya.

A l’époque, il faisait partie de la tradition de faire des duelles lors des batailles. Lors de cette bataille, ‘Ataba b. Rabî’a Umavî et son fils Walîd et son frère Shayba, demandèrent au Prophète de leurs envoyer des paires à battre. Le Prophète leurs envoya alors ‘Alî, Hamza et ‘Ubayd b. Hârith. ‘Alî a battu Walîd, Hamza ‘Ataba et ‘Ubayda, Shayba.[37] Egalement Hanzala a abattu ‘Âs b. Saîd et T’aima b. ‘Adâ, et une vingtaine d’autres ont été abattus par ‘Alî.

Bataille de Ûhud

Article connexe : bataille de Ûhud.

Lors de la bataille de Ûhud, 'Alî, Hamza, Abû Dajâna et d'autres furent devant l'armée de l'islam. Le prophète était attaqué de différents côtés par les Qurayshs. 'Alî commença à battre le groupe qui attaquait le Prophète sous l'ordre de ce dernier. Ce fut à ce moment-là et à propos du courage de 'Alî, que l'ange Gabriel est descendu et admira la bravoure de 'Alî et dit que c'est le sacrifice ultime que 'Alî fait. Le Prophète confirma la parole de Gabriel et dit :

« je suis de 'Alî et 'Alî est de moi » .

Ensuite une voix est entendue dans le ciel :

لا سیف الا ذوالفقار و لا فتی الا علی

Qui veut dire : « il n'existe pas d'épée comme Dulfaqâr et il n'existe pas de Chevalier comme 'Alî » .[38]

Bataille de la Tranchée (Khandaq)

Lors de la bataille de la Tranchée (Khandaq), les deux armées se confrontaient pendant plusieurs jours. Enfin ‘Amr b. ‘Abduwadd a pu traverser la tranchée avec quelques soldats, de son côté le plus étroit. Le Prophète demanda alors à ‘Alî de le battre. Il fut ainsi et il a réussi.[39]

Le prophète dit ensuite :

ضربة علی یوم الخندق افضل من عبادة الثقلین

Qui veut dire :

« la valeur de la frappe de ‘Alî lors de la bataille de la Tranchée, vaut beaucoup plus que l’observance des hommes et des djinns » .[40]

Bataille de Khaybar

Article connexe : Bataille de Khaybar.

La bataille de Khaybar eut lieu la septième année de l’hégire. Ce fut contre les Juifs et leur forteresse.[41] Abû bakr et ‘Umar étant incapable de les battre, le Prophète demanda à ‘Alî et dit :

« Je donnerai demain ce drapeau à un homme de la main de qui Dieu nous apportera la victoire, un homme qui aime Dieu et son Messager, un homme que Dieu et son Messager l'aiment » .[42] Le lendemain le Prophète appela ‘Alî et lui dit :
« Tiens ce drapeau et vas en avant, que Dieu nous rende la victoire à travers ta main » .

Il est rapporté par Abû Râfi’, que ‘Alî s’approcha à la forteresse, et s’est mis à affronter les ennemis. Dans le duel, son bouclier fut tombé de sa main par une frappe, il enleva donc la porte de la forteresse et la prit comme bouclier et l'eut à la main jusqu’à la fin de la bataille.[43] Abû Râfi’ rajouta « Moi-même et sept autres personnes, nous avons essayé de soulever cette porte, mais en vain » .

Conquête de la Mecque

Article connexe : conquête de la Mecque.

Le Prophète quitta la Médine au début du mois de Ramadan de la 8ème année de l’hégire pour la reconquête de la Mecque. Il prit le drapeau de la main de S‘ad b. Ibâda, à cause de ses attitudes rancunières, et le confia à la main d’‘Alî.[44] Après la conquête de la Mecque, il ordonna à ‘Alî de monter sur ses épaules et faire tomber l’idole de Khuzâ‘a du toit de Ka’ba.

bataille de Hunayn

Article connexe : bataille de Hunayn.

La bataille de Hunayn eu lieu la huitième année de l’hégire. Pendant cette bataille, le drapeau d’une partie des Muhâjirûn fut dans la main de ‘Alî.[45]

Bataille de Tabûk

Article connexe : bataille de Tabûk.

Tabûk fut la seule bataille dans laquelle 'Alî était absent. 'Alî était resté à la Mecque d'après l'ordre du Prophète pour surveiller les Hypocrites dans l'absence du Prophète.

Les Hypocrites ont commençaient alors d'inventer des propos indécens contre 'Alî. Afin de contourner leur intention, 'Alî a pris son arme immédiatement et est sorti de la ville, s'est rejoint à la bataille. Et se fut ainsi que le Prophète prononça le Hadith de Manzilat à 'Alî:

" 'Alî, mon frère, retourne à Médine, puisque là-bas, personne d'autres que toi et moi, n'a le mérite de la gestion des affaires. Tu es donc mon représentant et mon remplaçant auprès des Gens de ma Maison et de ma tribu. Ô 'Alî! ne serait pas tu contentes de voir que le lien de toi à moi, soi comme le lien de Hârûn à Mûsâ, sauf qu'après moi, il n'y aura plus de prophète ".[46]

Raisons de l’imâmat

Il existe de nombreux hadiths ainsi que versets coraniques indiquant l'imâmat et la succession de 'Alî après le Prophète: Le verset de l'obéissance (''Itâ'at'') parmi les versets coraniques, nous pouvons citer le verset 59 de la sourate An-Nisâ’ (Les Femmes):

یا أَیهَا الَّذِینَ آمَنُوا أَطِیعُوا اللَّهَ وَأَطِیعُوا الرَّ‌سُولَ وَأُولِی الْأَمْرِ‌ مِنکمْ (sourate An-Nisâ’, 59)

Traduction:

"Ô vous qui croyez! obéissez à Allah! Obéissez à l'Apôtre et à ceux d'entre vous détenant l'autorité!"[47]

D'après les sages et les ulémas chiites, ce verset est descendu à propos de 'Alî et ses descendants, les Imâms, pour que les musulmans les obéissent.[48]

Le verset de Wilâyat

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إِنَّمَا وَلِيُّكُمُ اللّهُ وَرَسُولُهُ وَالَّذِينَ آمَنُواْ الَّذِينَ يُقِيمُونَ الصَّلاَةَ وَيُؤْتُونَ الزَّكَاةَ وَهُمْ رَاكِعُونَ verset 55, sourate Al-Mâ'ida (La Table servie)

Traduction:

"Votre patron [et vos alliés] sont seulement Allah, Son Apôtre et ceux qui accomplissent la prière, [qui] donnent l'Aumône et [qui] s'inclinent".[49]

Les interprétateurs disent que ce verset est descendu à propos de 'Alî et les autres Imâms de sa descendance. Et que les circonstances de la descente de ce verset était lié à 'Alî, quand il a donné sa bague à un pauvre au moment de sa prosternation lors de la prière.[50]

Le hadith de Manzilat

Le Prophète dit à 'Alî:

أنتَ مِنّی بِمَنزلةِ هارونَ مِنْ مُوسی، اِلّاأنـّه لانَبیّ بَعدی

Qui veut dire:

"Le lien entre toi et moi est comme le lien entre Hârûn et Moise, sauf qu'après moi il n'y aura plus de prophète".[51]

Le hadith de Yawm al-Indhâr

Lorsque le prophète déclara sa mission à ses proches, 'Alî fut le premier homme qui a accepté son invitation. A cette occasion le Prophète dit:

انت اخی و وزیری و وارثی و خلیفتی من بعدی

Qui veut dire:

"Tu es mon frère et mon ministre et mon successeur et mon remplaçant, après moi".[52]

Evénement de Ghadîr

Article connexe : L’évènement de Ghadîr.

L’évènement de Ghadîr est l’un des plus importants événements de l’histoire de l’Islam. Au cours de cet évènement, au moment où le Prophète rentrait du Pèlerinage de l’Adieu, dans un endroit appelé Ghadîr Khumm, il présenta 'Alî à la foule des croyants comme Imam, maître, initiateur (Walî=Guide) et son successeur. Ceux qui assistaient à l’événement, y compris les grands compagnons du Prophète, lui ont prêté serment d’allégeance. À cette occasion, le verset 67 de la sourate al-Mâ’ida (la Table servie) qui s’appelle «le verset de Tablîgh» a été révélé:[53]

يَا أَيُّهَا الرَّسُولُ بَلِّغْ مَا أُنزِلَ إِلَيْكَ مِن رَّبِّكَ وَإِن لَّمْ تَفْعَلْ فَمَا بَلَّغْتَ رِسَالَتَهُ وَاللّهُ يَعْصِمُكَ مِنَ النَّاسِ إِنَّ اللّهَ لاَ يَهْدِي الْقَوْمَ الْكَافِرِينَ (verset 67, sourate al-Mâ’ida)

Traduction:

"O Apôtre! Fais parvenir ce qu’on a fait descendre vers toi, de ton Seigneur! Si tu ne le fais point, tu n’auras pas fait parvenir Son message et Allah te mettra hors d’atteinte des hommes. Allah ne saurait conduire le peuple des Impies".[54]

Ensuite le Prophète dit aux croyants:

الست اولی بالمؤمنین من انفسهم؟ قالوا بلی، قال: من کنت مولاه فهذا علی مولاه، اللهم وال من والاه و عاد من عاداه و انصر من نصره و اخذل من خذله Qui veut dire:

"Ne suis-je pas plus proche des croyants que leur propres âmes? Les croyants dirent: Oui. Il dit ensuite: Celui pour qui je suis imam-maître initiateur (Wilâyat), désormais 'Alî lui sera imam-maître initiateur (mawlâ)". O Dieu, allie à toi celui qui s'allie à lui, et considère comme ennemie celui que 'Alî considère comme son ennemie. Aime celui qui aime 'Alî. Et soit ennemie avec celui qui est l'ennemie d'Alî. Méprise celui qui méprise 'Alî, et tourne le vrai avec lui là où il se tourne. O vous ici présents! Entendez cette parole, et transmettez-la à ceux qui sont ici absents.[55]

La mort du Prophète et l’évènement de Saqifah

Articles connexes : Prophète et Saqifa Banî Sâ’ida.

Durant les dernières minutes de la vie du Prophète, 'Alî est venu auprès de lui et le Prophète lui a confié un long secret. Sa maladie s'aggrava ensuite, il dit alors à 'Alî :

" place ma tête sur tes genoux puisque l'ordre divin est arrivé. Lorsque mon esprit se séparera de mon corps, prend-le avec ta main et frotte-le sur ton visage. Allonge-moi ensuite vers le Qibla, et fais la prière sur mon corps avant tous, et ne te sépare de moi jusqu'où tu mets mon corps dans la terre, et demande à Dieu Très Haut son aide". [56]

Après la mort du Prophète Lorsque 'Alî b. Abî Tâlib et les Banû Hâshim étaient en train d'effectuer le rituel du lavement du corps saint du Prophète, d'autres gens privilégiés du la Tribu, indépendamment des dernières paroles du Prophète à Ghadîr Khumm) s'étaient réunis pour désigner un chef qui remplacerait le Prophète.
Ainsi un groupe des Mecquois (Muhâjirûn) et un groupe des Médinois (Ansâr) s'étaient réunis dans un lieu nommée Saqîfa Banî Sâ'ida pour designer cette personne. Les deux camps (Mecquois et Médinois) n'étant pas unanimes, ils ont commencé à s'en disputer. Chacun réclamait à lui l'héritage et la succession.
Enfin certains des Ansâr ont proposé une cohabitation des deux camps : qu'un représentant de Ansâr et un représentant de Muhâjirûn soient choisis, et deux chef dirigent ainsi ensemble la communauté des musulmans. Mais Abû bakr s'en est opposé en disant que une telle décision mettrait en danger l'union du peuple musulman. Il a en revanche proposé, que le calife soit de un homme de Muhâjirûn et ses adjoints soient des hommes de Ansâr de sorte qu’aucune décision ne soit pas prise sans leur consentement. Abû bakr, dans son discours à ce jour-là, a cité un hadith du Prophète (الائمه من قریش qui veut dire : les imâms sont du Quraysh), qui a joué un rôle crucial. Bien que ce hadith soit controversé, mais ce jour-là, à Saqifa il a calmé la dispute contre les Ansâr. Ensuite, après avoir approuvé la supériorité des Muhâjirûn, la deuxième question était de choisir la personne convenable. Encore après des longues discutes, deux hommes : Umar et Abû-'Ubayda Jarrâh, ont choisi Abû bakr et ont fait l'allégeance avec lui. Les autres les ont suivis.[57]

Le lendemain, Abû bakr est allé à la Mosquée du Prophète. Umar a prêché un discours à son éloge et le rôle qu'il a joué dans l'avancement de l'Islam et sa place à côté du Prophète, et demanda ainsi aux de faire l'allégeance avec Abû bakr. Toutes les personnes là-présentes, l'ont suivi, sauf un groupe des Ansâr et la famille du Prophète. Le califat est transmis officiellement à Abû bakr. Cette manière de choisir le calife est devenue ainsi une tradition pour la suite.

Il faut mentionner que ce jour-là, à la Mosquée du Prophète, Abû bakr a fait un discours lors duquel il dit:

" Vous m'avez choisi comme dirigeant, mais je ne suis pas meilleur que vous. Et je suis prêt à renoncer à cette responsabilité. Dans cette gestion, je vais me baser sur le Livre de Dieu et la Tradition du Prophète ". [58]

L’époque des trois califes

Avec le commencement du califat d'Abû bakr, la famille du Prophète (Ahl al-Bayt), ont subi des événements très douloureux comme : l'agression à la maison de 'Alî pour obtenir l'allégeance avec Abû bakr,[59] Envahissions et occupation et Fadak,[60] le martyre de Fâtima.

Durant les vingt-cinq années de règne des trois califes, Imam 'Alî a exercé des rôles très importants au point de vu de la connaissance et du social.
On peut mentionner par exemple son rôle dans l'Edition du Coran (Mûs,haf de imam 'Alî), les conseils aux califes à propos des affaires religieuses, ses rôles dans les conquêtes et la gestion de la société, dans les dons aux nécessiteux et aux orphelins, la libération des esclaves (il acheta 100 esclaves et les libera), la culture de la terre et la plantation des arbres, creusement des canaux, construction des mosquées, y compris la mosquée Fath à Médine, à côté de la tombe de Hamza, la construction d'une autre mosquée Miqât, une autre à Kûfa et également à Bassora, dont leur revenu annuel est compté près de 40.000 dinars.[61]

L'allégeance forcée

L'abstention de l'Imam 'Alî de l'allégeance avec Abû bakr, ainsi que l'opposition de certains compagnons du Prophète avec le califat de Abû bakr, est devenu comme une menace sérieuse pour Abû bakr et Umar. Ils décidèrent donc mettre fin à cette menace en forçant 'Alî b. Abi Tâlib à faire l'allégeance avec Abû bakr [62].

Après avoir tenté plusieurs fois en vain, Umar dit à Abû bakr:

Allons-y-nous même chez 'Alî.

Ensuite Abû bakr, Umar, Uthmân, Khâlid b. Walîd, Mughayra b. Shu'ba, Abû 'Ubayda Jarrâh et Qunfudh allèrent à la maison de 'Alî. D'après ce qui est rapporté, ce fut un évènement violent. Il est dit qu'ils ont été injurieux vis-à-vis de Fâtima, ils ont poussé violemment la porte contre elle qui était coincé entre la porte et le mur, l'ont frappée,[63] et ont attaqué 'Alî, ont tordu son vêtement autour de son cou et l'ont tiré ainsi de sa maison à Saqîfah. [64]

Là, à Saqîfah, ils demandèrent à 'Alî d'accepter l'allégeance. Imam 'Alî dit en réponse:

"je suis plus digne de califat que vous, et je ne ferai pas l'allégeance. Il vaut mieux que vous, vous fessiez l'allégeance avec moi, puisque vous avez pris le califat des Ansâr en disant que vous faites partie de la famille du Prophète. Et maintenant vous êtes en train de le récupérer de nous".[65]

L'Edition du Coran

Articles connexes : Coran et Mûshaf de imam 'Alî.

Les ulémas chiites comme les oulémas sunnites confirment que c'est l'Imam 'Alî qui a commencé à éditer le Coran d'après le testament du Prophète, après sa mort.[66] Il est rapporté dans un récit:

"'Alî a juré (après la mort du Prophète) de ne pas mettre son manteau avant l'édition du Coran".[67] Ainsi que:
"'Alî a réuni le Coran durant les six mois suivant la mort du Prophète".[68].

Son rôle dans la guerre contre les romains

Après la mort du Prophète, à l'époque du règne de Abû bakr, ce dernier hésitait dans l'exécution de l'ordre du Prophète à propos de la guerre contre les Romains. Il sollicita donc certains compagnons. Chacun donna son avis, mais rien ne le fut convaincu. Il décida d'en faire part à 'Alî. 'Alî l'encouragea dans l'exécution de l'ordre du Prophète et lui dit:

"Si tu te combats, tu emporteras".

Abû bakr devin content est lui dit:

" tu me donnes une bonne promesse!"

et il demanda ensuite au peuple de préparer pour partir à Rom. [69].

son rôle dans le calendrier musulman

Ce fut d'après la proposition de 'Alî que la date de l'immigration du Prophète de la Mecque à Médine fut défini comme le début du calendrier musulman [70].

Le califat de ‘Alî

Après la mort de Uthmân, un groupe des compagnons sont allés vers 'Alî et ont dit:

"Nous ne connaissons personne mieux que toi pour le califat".

'Alî a répondu en disant:

"c'est mieux que je sois votre ministre que votre émir/calife".

Ils ont dit alors:

"nous n'accepterions rien d'autre que l'allégeance avec toi".

Il dit ensuite que l'allégeance avec ne doit pas entre en cachette, mais à la Mosquée.[71] Tous les Ansâr, à l'exception de quelques-uns, ont fait l'allégeance avec 'Alî. Parmi les opposants du califat d' 'Alî fut: Hassân b. Thâbit, Ka‘b b. Mâlik, Musallama b. Mukhallad, Muhammad b. Musallama et quelques autres qui étaient des Uthmânis. Abd allah b. 'Umar, Zayd b. Thâbit, et Usâma b. Zayd, qui étaient de la famille de Uthmân, étaient parmi les opposants de non-Ansâr.[72]

Pour expliquer pourquoi l'Imam 'Alî n'a pas accepté initialement le califat, il faudrait mentionner qu'il voyait la communauté beaucoup trop corrompue pour qu'il puisse le diriger et y faire exécuter les principes et les normes moraux.[73]


Les droits réciproques du peuple et du gouvernement

Selon l'Imam 'Alî, le droit du gouverneur (calife) sur le peuple et le droit du peuple sur le gouverneur (calife), est un droit réciproque et le droit le plus important. Il dit:[74]

"tant que l'un pense avoir un droit sur l'autre, l'autre aura réciproquement un droit sur l'un. C'est seule Dieu, et aucun de ses créatures, qui a droit sur tous et nul n'a de droit sur Lui."

D'après l'Imam 'Alî il y a de nombreuses utilités dans le respect du droit réciproque:

"Si chacun, le peuple et le calife, respecte son droit et son devoir vis-à-vis de l'autre, le droit sera apprécié, les piliers de leur religion seront solidifiés, les signes de la justice seront apparus, et les traditions du Prophète seront placées sur leurs chemins et seront exécutées."[75]

Il dit ensuite:[76]:

"Si le peuple domine le gouverneur, ou le gouverneur commence à persécuter son peuple, le désaccord et la division apparaitraient, des douleurs et des maladies se multiplieraient; et nul ne craindrait de piétiner des droits, et de promettre les actes inappropriés. Dans cette situation les bons seront méprisés et les mauvais seront appréciés. Dieu interpellera fréquemment des serviteurs".[77]
  • L'Imam 'Alî considérait beaucoup de respect pour la personnalité et des droits des gens, on voit cela à travers les circulaires qu'il envoyait aux responsables de son gouvernement. Dans une lettre aux collecteurs des taxes et des impôts, il raconte les collecteurs d'impôts qu'ils ont une énorme responsabilité, et ils doivent effectuer le devoir sincèrement et avec équité et justice:[78]
"Soyez juste avec le peuple et soyez patient en ce qui concerne leurs besoins, parce que vous êtes le trésorier du peuple, un représentant de la communauté et un ambassadeur des Imams … Dans la perception des impôts et des recettes ne vendent pas leurs vêtements d'hiver et d'été. ne pas recourir à fouetter ; ne pas toucher à leurs biens. Qu'ils soient musulmans ou non-musulmans"
  • En outre, dans une lettre conseillant des collectionneurs de Zakat, il écrit :
"Ne pas faire peur à un musulman, ne passez pas sur ses terres pour lui faire mal à l'aise. Ne prenez pas plus que la part d'Allah dans sa propriété. Puis, leur dire : Seuls les serviteurs d'Allah, le vice-gouverneur d'Allah et son calife m'ont envoyé pour recueillir la part d'Allah Dans vos propriétés...Y-a-t-il quelque chose de sa part dans vos propriétés ? Si c'est le cas, donnez-le à son vice-gérant. Si quelqu'un répond par la négative, alors ne répétez pas la demande. Si quelqu'un répond par l'affirmative, alors aller avec lui sans l'effrayer, ou le menacer ..."[79]
  • Lorsque l'Imam 'Alî nomma Mâlik Ashtar comme gouverneur de l'Egypte, dit ainsi dans le décret de sa nomination [80]:
"Place dans ton cœur la bienveillance et la bonneté pour le peuple. Que cela ne t'arrive jamais de te mettre, comme un animal dévorant en colère contre eux, puisqu'ils (les gens) ne sont que de deux groupes : soit ils sont tes frères de religion, sinon ils sont tes paires et tes égaux dans la création.

Sa justice

Pendant ses premiers jours de califat, l'Imam 'Alî s'est opposé radicalement à la tradition des trois califes d'après laquelle ils partageaient le Trésor Public (Bayt al-Mâl) entre les individus d'après leurs mérites et leur ancienneté dans des guerres de début de l'Islam, ou d'après leur degré de la foi, etc. Il dit à ce propos :

"Respectez l'égalité dans ce partage et ne favorisez personne... j'ai étudié tout le Coran, de son début à sa fin, je n'ai trouvé nul propos concernant la supériorité et la prééminence des enfants d'Ismaïl (les Arabes de la Mecque) sur les enfants de Isaac".[81] Il nomma ensuite 'Ammâr Yâsir et Abû al-Haytham comme les responsables du Trésor Public et leur donna cet ordre écrit:
"Arabe et 'Ajam (perse et non Arabe), et tout musulman indépendamment de sa tribu et sa lignée, aura une part égale du Trésor commun (Bayt al-Mâl)".[82]

Il a également repris les terrains que Uthmân avait offerts aux uns et aux autres, il les nomma comme propriétés de Dieu, et ordonna leur retour au Trésor Public (Bayt al-Mâl).[83]

Ses relations amicales et la distribution du Trésor Public

'Alî était très sévère à propos de tout ce qui concernait le Trésor Public.

  • Il est rapporté qu'il a convoqué et interrogé très sérieusement sa propre fille ainsi que 'Alî b. Abî Râfi' le responsable du Trésor Public, quand il a su qu'elle avait emprunté un collier de perle du Trésor Public. [84].
  • Dans un autre récit est mentionné qu'il répondit ainsi à un de ses amis quand il lui demanda une aide financière:
"Cette fortune n'appartient ni à moi ni à toi! C'est un trophée que les musulmans ont gagné par l'épée! Si tu as participé à cette gagne, tu en as une part égale à la part des autres. Sinon, ce que les autres ont gagné avec leur main ne doit pas aller dans la bouche des autres".[85].

L'exigence dans l'exécution du Droit et la Loi

'Alî était quelqu'un de à la fois très franche et sincère et très exigeant dans l'exécution de la vérité. C'était pour cette raison de certains de ne le supportait pas. Ces récits sont très intéressants à ce propos:

  • Une fois, 'Alî (a) a ordonné Qanbar de punir quelqu'un avec un certain nombre de coups de fouet selon le châtiment légal (Had). Récompensé par l'émotion, Qanbar a ajouté trois coups de fouet supplémentaires. Cependant, 'Alî (a) a fait l'homme riposter et frapper Qanbar trois fois pour l'injustice des trois coups supplémentaires.
  • Un jour, un des gens riches et puissants de Bousera invita Uthmân b. Hanîf (le gouverneur de Bousera) chez lui en organisant une réception très ostentatoire pour lui. On a fait part de cet évènement à 'Alî. Ce dernier a écrit aussitôt une lettre à Uthmân b. Hanîf en lui disant:
"Ô! Fils de Hanîf! J'ai entendu qu'un des riches de Bousera t'a invité et tu as accepté, et que dans cette réception il t'a accueilli avec de divers repas bariolés dans des grands récipients arrivants l'un après l'autre...! Soit conscient! Il y des gens qui suivent leur guide et qui apprennent de la lumière de sa connaissance. Sache que votre guide (Alî) s'est contenté (toujours) dans ce monde de deux vêtements usés et de deux galettes de pain ... "[86].

Rejet des flatteries

L'Imam 'Alî détestait les flatteries et empêchait les musulmans de la faire. Les histoires suivantes illustrent ceci:

  • En revenant de la bataille de Siffin, un homme appelé Harb b. Shurahabil marchait avec 'Alî (a) qui était à cheval. 'Alî (a) l'arrêta et dit à Harb: "Retourne!" Quand Harb a refusé, il lui a dit:
"Retourne, puisque une personne comme vous allant à pied accompagnant une telle personne que moi apporte des ennuis pour le gouverneur et le dirigeant, et l'humiliation et la honte pour un croyant".[87]
  • Il est rapporté qu'un jour un des compagnons l'admira; l'Imam 'Alî l'empêcha sérieusement de continuer et dit:
"sachez que l'un des pires des états d'un responsable/autorité est qu'on suppose qu'il est séduit par sa fierté, et ces actes sont devenus concurrentiells. Cela me rend triste si cela traverse vos à vos esprits que je pourrais aimer l'églogue et l'admiration! Et que je pourrais me contenter d'entendre des louanges! ... ne me parlez pas comme vous le faites avec les autorités puissantes et les oppresseurs. N'utilisez pas pour moi des titres flatteurs! "[88].
  • Quand 'Alî conduisit son armée vers la Syrie et s'approchèrent de la ville Anbâr, les paysans se tenaient en rangs et coururent en avant pour l'accueillir joyeusement. Puis il dit:
"Quelle mauvaise action vous avez faite!"

Ils ont dit:

"C'est notre coutume et la façon dont nous montrons notre respect à nos gouverneurs".

'Alî (a) a dit:

"Par Allah, cela ne profite pas à vos dirigeants. Vous vous fatiguez dans ce monde et vous gagnez la misère pour le prochain monde en le faisant".[89]

la structure militaire

L'Imam 'Alî, considérait les militaires comme le havre sûr et sécurisé du peuple; comme la dignité des gouverneurs; comme la gloire de la religion et comme la sécurité du pays, dont la réussite est basée sur la situation économique, l'aumône et les impôts payé par le peuple, les acteurs étatiques, les commerçants et les artisans; et dont la durabilité et la force de défense, dépendent de la structure globale de l'Etat [90].

Il écrit à propos de la sélection des militaires: Les militaires devraient être choisis parmi les individus et des familles dignes qui ont les rapports étroits avec le gouverneur et le guide de la société, et ils devraient être entretenus financièrement [91].

Du point de vue de l'Imam 'Alî, le peuple est la source la plus précieuse pour la défense du pays auprès de l'Etat, De sorte que s'ils ne soutiennent pas l'Etat, il est possible que l'armée périsse suite à une guerre violente, ce qui aboutirait au déclin de l'Etat même.[92]

Il dit:

"les Elites d'une société pèsent souvent sur le gouvernement, puisque durant les temps difficiles et cruciaux leur aide est moins présent; dans l'exécution de la justice ils sont les plus mécontents; face aux problèmes ils sont les moins résistants. Alors que les piliers solides de la religion sont les communautés des musulmans passionnés, la société islamique, et les forces de réserve sont le commun de croyants".[93].

Gouverneurs

Certains des Gouverneurs de l'imam

Pendant son règne, 'Alî (a) a nommé et remplacé des gouverneurs dans quelques villes, y compris:

Parmi les gouverneurs de 'Alî (a), certains ont été tués, comme Mâlik al-Ashtar, Muhammad b. Abî Bakr, ‘Abd Allah b. Khabbâb, Muhammad b. Abî Hudhayfa, Abû al-Hasan b. Al-Hassan al-Bakrî et Hulw b. 'Awf.

Quelques-unes moururent aussi de la vieillesse au temps de 'Alî (a), comme, Sahl b. Hunayf, Abû Qutâda et Hudhayfa b. Yamân.

Cependant, certains ont continué comme gouverneurs jusqu'à leur mort, comme Qays b. Sa‘d, 'Uthmân b. Hunayf, Kumayl b. Zîyâd, Sa‘d b. Mas‘ûd et Sulaymân b. Surad.

Il y en avait aussi qui ont échoué dans l'accomplissement de leurs fonctions et ont été réprimandés comme, ‘Ubayd Allah b. 'Abbas et Sa‘îd b. Namrân.

'Alî (a) a également licencié et supprimé certains gouverneurs en raison de leur déloyauté comme Mundhir b. Jarûd et ‘Aqaba b. ‘Amr.[94]

'Alî envoya Uthmân ibn Hanîf à Bassora, ‘Amarat b. Shahâb a Kûfa, ‘Abîd Allah b. Abbas à Yémen, Qays b. Sa‘d b. ‘Ibâdah en Egypte, et Sahl b. Hanîf à la Syrie (Shâm). Sahl arriva, sur le chemin de Shâm, à Tabûk. Suite à une conversation entre lui et un groupe des gens de là, on l'a fait retourner.[95] Lorsque ‘Abd allah b. Abbas arriva à Yémen, là-bas le gouverneur fut Ya‘la b. Manya nommé par Uthmân. Ce dernier prit tout ce qui fut dans le Trésor Public et repartit à la Mecque.[96]

batailles

Bataille de Jamal

Article connexe : Bataille de Jamal.

La première bataille qu'Alî (a) s'est engagée pendant son califat était avec les Nâkithûn ou les "violants" (en arabe:ناکثون) et نکث en arabe signifie "violer". Talha, Zubayr et leurs partisans ont d'abord promis l'allégeance à 'Alî (a), mais plus tard il l'ont cassée, ils ont été appelés les Nâkithûn, c'est-à-dire "les violateurs".[97] Cette bataille a eu lieu dans Jumâdâ ath-Thânî de 35 h. l. / 655.[98]

Talha et Zubayr espéraient être élus comme califes,[99] mais comme ils n'avaient pas réussi et 'Alî (a) avait pris le califat, ils voulaient et attendaient une part du califat. En tant que tels, ils ont demandé à 'Alî (a) de les nommer dirigeants de Basra et Kûfa. Cependant, 'Alî (a) ne les jugeait pas dignes de cela.[100] Par conséquent, même s'ils étaient eux-mêmes soupçonnés d'avoir été impliqués dans l'assassinat d'Uthmân et Talha avaient été impatients de tuer Uthmân,[101] ils s'alliaient avec 'Aïcha dans un déménagement stratégique pour prétendre venger son meurtre. Cependant, pendant le siège d'Uthmân, 'Aïcha n'a rien fait pour l'aider, et avait même appelé les envahisseurs, «les chercheurs de la vérité». Cependant, quand 'Aïcha a appris qu'après son meurtre, les gens faisaient allégeance à 'Alî (a), elle a décidé de soulever la question que' Uthmân avait été tué injustement et a cherché sa revanche.[102] 'Aïcha porta une certaine rancœur à 'Alî (a) et se lia avec Talha et Zubayr contre lui.[103] Ils ont mobilisé une armée de trois mille hommes et se sont déplacés vers Basra.[104] Dans cette bataille, 'Aïcha fut monté sur un chameau nommé ‘Askar, et ainsi la bataille a été appelée "Jamal" signifiant "chameau".[105]

Selon l'ordre de 'Alî (a), Uthmân b. Hunayf (le gouverneur de Basra) invita les rebelles à la vérité et seulement quand ils refusèrent d'accepter, il les combattent jusqu'à l'arrivé de 'Alî (a).[106]

Dès son arrivée à Bassora, 'Alî a exhorté ceux qui ont rompu leur allégeance à éviter la bataille. Cependant, il n'a pas réussi et ils ont commencé la bataille en tuant l'un des compagnons d'Alî (a).[107] Zubayr s'est également retiré de l'armée avant que la bataille ne commence, à cause d'un hadith qu'Alî (a) lui avait rappelé; un hadith dans lequel le Prophète (s) avait dit à Zubayr:

"Tu participeras dans une Bataille contre 'Alî (a)".

Il a ensuite été tué à l'extérieur de Basra par ‘Amr b. Jurmuz.[108]

Après plusieurs heures de combats et de souffrances et de nombreuses pertes, le camp de Jamal fut battu. Dans cette bataille, Talha a été tué[109] et par la suite 'Aïcha a également été renvoyée à Médine d'une manière respectueuse.[110]

Bataille de Siffin (Qâsitîn)

Article connexe : Bataille de Siffin.

la Bataille de Siffin eut lieu entre imam 'Alî et Qâsitîn (Mu‘âwîya et son armée)[111] en Safar de l'an 37 h. l. en Syrie près de Furât, dans un lieu appelé Siffîn. Cette bataille eu pour la fin une médiation qui eut lieu au mois de Ramadan de l'an 38 h. l.[112]
Bien qu'il soit capable, Mu‘âwîya n'a rien fait pour aider ‘Uthmân quand il était assiégé. En fait, il voulait amener «‘Uthmân à Damas pour qu'il puisse contrôler les affaires à partir de là. Après le meurtre d'Uthmân, Mu‘âwîya a essayé d'introduire 'Alî (a) comme le meurtrier d'Uthmân au peuple de la Syrie. Au début de son règne, 'Alî (a) a écrit une lettre à Mu‘âwîya, l'appelant à s'engager allégeance. Cependant, il a répondu avec la condition que 'Alî (a) d'abord a dû rendre les meurtriers de' Uthmân qui étaient censés autour de 'Alî (a) et de les punir. C'est alors seulement qu'il allait faire allégeance.
Après plusieurs lettres et en envoyant quelques délégués à Mu‘âwîya, 'Alî (a) a vu que Mu‘âwîya poursuivait une bagarre, et ainsi, 'Alî (a) a pris ses armées vers la Syrie. Mu‘âwîya se mit en route avec son armée, et les deux armées campèrent en Syrie près de l'Euphrate, dans un lieu appelé Siffin. Comme 'Alî (a) s'abstenait de la guerre autant que possible, il envoya des lettres à Mu‘âwîya. Cependant ses tentatives furent futiles, et la bataille commença à Safar 37 h. l. / août 657.[113]

Dans la dernière confrontation de la bataille, quand les armées d'Alî (a) étaient sur le point de gagner, Mu‘âwîya, sur le conseil de ‘Amr b. ‘As, a ordonné à ses soldats de hisser n'importe quel Mushaf (une partie ou des copies complètes du Coran) disponibles dans le camp sur leurs lances et de se déplacer vers le front de l'armée d'Alî, les invitant à accepter le Coran . Le lanceur était utile et certains armées d'Alî, en particulier ceux parmi les récitants du Coran, sont venus à 'Alî (a) et ont dit:

"Nous ne combattrons pas ces personnes et nous devons accepter ce qu'ils disent".

Bien qu'Alî (a) leur ait dit que c'était un truc qu'ils utilisaient pour échapper aux combats, ils ne l'ont pas accepté.[114] 'Alî (a) a donc été forcé d'accepter l'arbitrage par une lettre à Mu‘âwîya, mais a dit:

"Nous savons que vous n'êtes pas le peuple du Coran".[115]

Il a été convenu qu'un arbitre de chacune des armées de la Syrie et de l'Irak se réunirait et jugerait la situation en se référant à l'édit du Coran. Le peuple de Syrie a nommé ‘Amr b. ‘As. Ash‘ath et un groupe de l'armée d'Alî (qui plus tard sont devenus membres des Kharijites) a proposé Abû Mûsâ al-Ash‘arî. Cependant, ‘Alî (a) a recommandé Ibn ‘Abbas et / ou Mâlik al-Ashtar, qui ont été rejetés par Ash'ath et ses amis. Ils ont été rejetés sous prétexte que Mâlik a soutenu la guerre et que Ibn ‘Abbas n'était pas approprié parce que ‘Amr b. 'As était originaire de Mudar, de sorte que l'autre partie devait être du Yémen.[116]

Enfin, ‘Amr b. 'As a réussi à tromper Abû Mûsâ et a mis fin à l'arbitrage en faveur de Mu‘âwîya dans le Ramadan 38 h. l. / Février 659.[117]

Bataille de Nahrawân (Mâriqîn)

Article connexe : Bataille de Nahrawan.

L'arbitrage dans la bataille de Siffin se termina par la protestation et l'opposition de quelques-uns des compagnons d'Alî, qui étaient bouleversés par ce qui s'était passé, demandant: "Pourquoi a-t-il accepté le jugement de l'arbitre sur l'édit divin?" Ils ont dit cela même si 'Alî (a) s'était opposé à l'arbitrage et c'était eux qui avaient forcé 'Alî (a) à accepter le jugement de l'arbitre.[118] Ce groupe s'est séparé et plus tard est devenu connu comme les Kharijites ou Mâriqun. Ils ont fini par assassiner les gens.
Ils ont tué ‘Abd Allah b. Khabbâb dont le père était l'un des compagnons du Prophète (s) et a déchiré le ventre de sa femme ouvert même si elle était enceinte, et a tué l'enfant ainsi.[119] Pour cette raison, 'Alî (a) a été forcé de se battre avec eux. Avant le début de la bataille, il envoya Abd Allah b. ‘Abbas de parler avec eux, mais c'était futile. Finalement, 'Alî (a) lui-même est allé à eux et a parlé avec eux. Certains se sont repentis, mais beaucoup ont tenu à leurs croyances. Finalement, la bataille a commencé et aucun d'eux n'a survécu sauf neuf, tandis que seulement sept ou neuf compagnons d'Alî (a) ont été tués.[120]

Son martyre

Article connexe : Nuit de martyre d'imam 'Alî.
La tombe de Imam 'Alî (a)

Après la bataille de Nahravân, l'Imam ‘Alî a essayé de mobiliser les gens de l'Irak contre le pouvoir à Shâm, mais ils ne l'ont pas accompagné, sauf certains très peu nombreux. D'autre part, Mu‘âwîya étant conscient de la situation en Irak et la faiblisse des irakiens, attaqua différentes parties de la Péninsule Arabe et l'Irak qui était sous le règne de l'Imam 'Alî, ce qui a causé encore plus leur affaiblissement [121].

Enfin, juste au matin du jour où l'Imâm ‘Alî préparait son armée pour Siffîn, le 19ème jour du mois de Ramadan de l'an 40 H. L. un homme appelé ‘Abd ar-Rahmân b. Muljam Murâdî le frappa gravement, ce qui fut la cause de son martyre deux jours plus tard, le 21 Ramadan. Certaines sources parlent de la complicité entre trois personnes issues du groupe de Khavârij pour tuer trois personnes à savoir l'Imâm '‘Alî, Mu‘âwîyah et ‘Amr b. 'Âs. Certains parlent également du rôle qu'une femme, nommée Qutâm, aurait joué dans cette tentative [122].
Les enfants de ‘Alî, le Prince des croyants, à savoir l'Imam Hasan, l'Imam Husayn et Muhammad b. Hanafîya en compagnie de ‘Abd allah b. Ja‘far l'ont enterré dans la nuit à Gharîyîn (Najaf Acteul) en cachant sa tombe [123] afin de le protéger contre Banû Umayya et les Khavârij, car s'ils Connaissaient son lieu de sépulture, ils exhumeraient son corps et le traiteraient avec mépris.[124].

Ses testament

Il y a quelques hadiths rapportés d'Alî (a) qui contiennent à son conseil à ses enfants en ce qui concerne ses rites funéraires: la manière de son enterrement, de l'ablution, enveloppant et l'exécution de prières sur son corps.[125] Il leur a également demandé de cacher sa tombe et de garder son emplacement secret.[126]

Lorsqu'il fut blessé par Ibn Muljam, 'Alî (a) conseilla à ses fils, Hasan et Husayn:

«Je vous conseille (à la fois) de craindre Allah et de ne pas poursuivre les (plaisirs de ce monde) mêmes s'ils courent après vous. Ne soyez pas tristes par rapport à ce monde que vous avez été nié. Dites la vérité et travaillez pour la récompense [de Dieu dans l'autre monde]. Soyez un ennemi de l'oppresseur et un aide des opprimés.
Je vous conseille (tous les deux), tous mes enfants, tous les membres de ma famille et tous ceux que mes écrits peuvent atteindre : craindre Allah, garder vos affaires en ordre et entretenir de bonnes relations entre vous, car j'ai entendu votre grand-père [le noble Prophète (s)] disant : "Résoudre les désaccords vaut mieux que des années de prière et de jeûne".
(Craindre) Allah (et) gardez Allah à l'esprit en ce qui concerne les orphelins. Ne les laissez pas mourir de faim et ils ne devraient pas être blessés en votre présence.
(Craindre) Allah (et) gardez Allah à l'esprit par rapport à vos voisins, parce qu'ils étaient un sujet de l'avis du Prophète. Il nous conseille énormément en leur faveur, de telle sorte que nous pensions qu'il leur permettrait une part d'héritage.
(Craindre) Allah (et) gardez Allah à l'esprit en ce qui concerne le Coran. Personne ne devrait vous surpasser en agissant conformément à elle.
(Craindre) Allah (et) gardez Allah à l'esprit en ce qui concerne la prière, parce que c'est le pilier de votre religion.
Craindre) Allah (et) gardez Allah à l'esprit en ce qui concerne la maison de votre Seigneur (la Ka‘ba). N'abandonnez pas tant que vous vivez, parce que si elle est abandonnée, vous ne serez pas épargné.
(Craindre) Allah (et) gardez Allah à l'esprit en ce qui concerne le Jihad en aidant avec vos biens, les vies et les langues dans le chemin d'Allah. Vous devez respecter la parenté et dépenser pour les autres. Ne vous détournez pas l'un de l'autre et ne rompez pas les relations. Ne cessez pas d'offrir le bien et d'interdire le mal, de peur que les méchants ne vous dominent. Et puis [après cela], si vous voulez prier, vos prières ne seront pas acceptées».

Alors il a dit:

Ô fils de ‘Abd al-Muttalib, je ne veux certainement pas vous voir plonger durement dans le sang des musulmans criant "‘Amir al-Mu'minin a été tué!" Méfiez-vous, ne tuez personne à cause de moi, sauf pour mon tueur. Attendez que je sois mort par sa grève d'Ibn Muljam. Ensuite, frappez-le une fois pour me frapper, et ne démembrez pas ses membres, car j'ai entendu le Messager d'Allah dire: «Évitez de couper des membres même s'il s'agit d'un chien enragé».[127]

Cacher son tombeau

'Alî (a) a demandé que son tombeau soit caché parce qu'il craignait que les Kharijites et les hypocrites exhument et vandalisent son corps.[128] Seuls ses enfants et quelques compagnons connaissaient sa sépulture. Ce n'est que lors de l'ère de Mansur ‘Abbâsî en 135 H. L. / 753 que l'Imam Sâdiq a révélé que l'emplacement de sa tombe était à Najaf.[129]

Ses vertus

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l'imam 'Alî (a) Dans le Coran

Plusieurs versets du Coran ont été révélés sur les vertus de 'Alî (a), tellement qu'il est raconté par Ibn ‘Abbâs que plus de 300 versets du Coran sont liés à 'Alî.[130] Certains de ces versets incluent:

Verset de Mubâhala

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فَقُلْ تَعَالَوْا نَدْعُ أَبْنَاءَنَا وَأَبْنَاءَکمْ وَنِسَاءَنَا وَنِسَاءَکمْ وَأَنفُسَنَا وَأَنفُسَکم (Coran, 3: 61)

Traduction:

" Allons! appelons nos fils et vos fils, nos femmes et vos femmes, nos personnes et vos personnes ".[131]

Le jour de Mubâhala en 10 H. L. / 631, le Prophète (s) et les chrétiens de Najrân ont accepté de se maudire, jusqu'à ce qu'Allah punisse ceux qui étaient sur le mauvais chemin. Ainsi, le Prophète (s) a pris 'Alî (a), Fâtima (a), Hasan (a) et Husayn (a) avec lui. Quand les chrétiens ont vu qu'il était tellement confiant dans son succès qu'il avait seulement amené ses proches parents, ils ont pris peur et accepté de payer la Jizya au lieu de passer par le défi.[132] Dans le verset 'Alî (a) est mentionné comme l'âme du Prophète (s) («nos personnes (ou "nos âmes") et vos personnes (ou "vos âmes")»).

Verset de Tathîr

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إِنَّمَا یرِ‌یدُ اللَّهُ لِیذْهِبَ عَنکمُ الرِّ‌جْسَ أَهْلَ الْبَیتِ وَیطَهِّرَ‌کمْ تَطْهِیرً‌ا (Coran, 33: 33)

Traduction:

"Allah veut seulement écarter de vous la souillure! ô membres de la Maison [du Prophète]!, et [Il veut] vous purifier totalement".[133]

Selon les savants Chiites, ce verset a été révélé au Prophète (s) dans la maison de sa femme Umm Salama. Au cours de sa révélation, 'Alî (a), Fâtima (a), Hasan (a), et Husayn (a) étaient également là avec lui. Après que le verset ait été révélé, le prophète a utilisé son manteau pour couvrir ’Ashâb al-Kisâ’, à savoir lui-même, 'Alî (a), Fâtima (a), Hasan (a) et Husayn (a). En levant les mains en prière, il dit: «O Dieu, ma maison, ce sont ces quatre personnes, enlevez-leur toute impureté».[134]

Verset de Mawaddat

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قُل لَّا أَسْأَلُکمْ عَلَیهِ أَجْرً‌ا إِلَّا الْمَوَدَّةَ فِی الْقُرْ‌بَیٰ (Coran, 42:23)

Traduction:

" Dis: «Pour cela, je ne vous réclame nul salaire [autre]que l'affection à l'égard' des Proches» ".[135]

Ibn ‘Abbas dit:

"Quand ce verset a été révélé, j'ai demandé au Prophète (s) qui étaient ceux qui les aimaient de devenir obligatoires. Il a déclaré: «'Alî, Fâtima, Hasan et Husayn». Et il le répéta trois fois."[136]

Dans les Hadiths

Le premier musulman

Il est bien connu et largement répandu que 'Alî (a) était le premier musulman.[137] Comme le Prophète (s) l'a déclaré, "le premier qui me rencontrera à l'étang de Kawthar au Jour de la Résurrection, c'est 'Alî, le pionnier parmi vous dans l'Islam".[138] Dans un autre hadith, le Prophète (s) dit à sa fille, Fâtima (a): «Ne vous plaît-il pas que je vous invite à épouser un homme de ma Umma, qui croyait en l'Islam avant quiconque et qui est Les plus savants et les plus patients parmi eux?»[139]

Laylat al-Mabît

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Après que les musulmans aient été sévèrement persécutés par les Qurayshites, le Prophète (s) a ordonné à ses compagnons d'immigrer à Médine, et ils ont donc quitté peu à peu la Mecque.[140] Après avoir échangé des idées lors de la réunion de Dâr an-Nadwa, les Qurayshites ont décidé de désigner de jeunes hommes courageux de chaque tribu pour assassiner le Prophète (s) dans sa maison. L'ange Gabriel est venu au Prophète (a), l'a informé de leur complot, et lui a commandé de ne pas dormir dans son lit et de quitter la Mecque et migrer à Médine cette nuit même. Le Prophète (s) a informé 'Alî (a) de l'intrigue de l'ennemi et lui a demandé de dormir dans son lit pour tromper l'ennemi.[141]

Les exégètes du Coran considèrent que le verset suivant a été révélé à propos de cet événement (Laylat al-Mabît) et des vertus d'Alî (a):[142]

وَمِنَ النَّاسِ مَن يَشْرِي نَفْسَهُ ابْتِغَاء مَرْضَاتِ اللّهِ وَاللّهُ رَؤُوفٌ بِالْعِبَادِ (Coran, 2: 207)

Traduction:

" [Toutefois], parmi les Hommes, il en est qui vouent leur personne [à la cause d'Allah], recherchant l'agrément d'Allah. Allah est bienveillant envers Ses Serviteurs."[143]

Frère du Prophète (s)

Après son immigration à Médine, le Prophète (s) a créé des liens de fraternité entre les Muhâjirûn et Ansar. Les deux fois, il a dit à 'Alî (a):

" Vous êtes mon frère dans ce monde et dans l'au-delà ".

Et ainsi il a établi un lien de fraternité entre lui-même et 'Alî (a).[144]

Radd ash-Shams

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Dans 7 H. L. / 628, le Prophète (s) et 'Alî (a) ont prié la prière de midi. Le Prophète (s) envoya alors 'Alî (a) sur une mission alors qu'il n'avait pas encore prié la prière de ‘Asr. Après qu'Alî (a) revint, le Prophète (s) posa sa tête sur le tour d'Alî (a) et dormit jusqu'au coucher du soleil, et le temps de la prière avait expiré. Quand le Prophète (s) se réveilla, il pria Dieu en disant:

" Ô Dieu, ton serviteur, 'Alî (a), se dédia pour son Prophète (s), retourne le soleil ".

Le soleil revint, et 'Alî (a) fit une ablution avant la prière et fit sa prière de ‘Asr, après laquelle le soleil se mit de nouveau.[145]

Livrer le verset de Barâ‘at

Les premiers versets de la sourate al-Tawba indiquent que les polythéistes ont eu quatre mois pour accepter le monothéisme et devenir musulmans. Cependant, s'ils refusent obstinément, le Coran avertit qu'ils devraient être prêts pour la guerre, et savent qu'ils seront tués chaque fois qu'ils sont arrêtés. Lorsque les versets ont été révélés, le Prophète (s) ne prévoyait pas d'assister au Hadj pour livrer son message. Ainsi, d'après le décret divin selon lequel «ces messages devraient être délivrés par le Prophète lui-même ou par quelqu'un qui est de lui et personne d'autre n'est compétent pour le faire»[146], le Prophète (s) demande à 'Alî (a) et lui a ordonné d'aller à La Mecque afin que sur l'‘Aïd al-Adha il puisse délivrer ces versets aux polythéistes dans Minâ.[147]

Hadith de Vérité

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Il s'agit d'un hadith du prophète (s). Le Prophète (s) dit: عَلی مَعَ الحقِّ و الحقُّ مَعَ عَلی

Traduction:

"'Alî (a) est avec la vérité, et la vérité est avec 'Alî (a)".[148]

Sadd al-Abwâb

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Le Prophète (s) a ordonné que toutes les portes s'ouvrant à la mosquée du Prophète (Masjid an-Nabî) soient verrouillées sauf pour la porte de la maison d'Alî (et la sienne). Lorsque le Prophète (s) fut interrogé (e) sur la raison, le Prophète (s) dit:

" On m'a ordonné de fermer les portes, sauf celle d'Alî (a), mais on en parle beaucoup. Dieu que je n'ai jamais verrouillé ou ouvert une porte, sauf que j'ai été ordonné de le faire et ainsi a fait ".[149]

Origine des Sciences Musulmanes

Dans l'introduction de son commentaire sur Nahj al-balâgha, Ibn Abî al-Hadîd, un érudit sunnite du 7ème H. l. / 13ème siècle, dit:

"Que puis-je dire de l'homme dont les ennemis reconnaissaient ses vertus comme même ils ne pouvaient pas les nier ou les cacher. Banû Umayya a pris le pouvoir de l'Est à l'Ouest des états islamiques et a essayé d'éteindre la lumière de la gloire d'Alî (a) en utilisant n'importe quels moyens et trucs.
Ils ont fabriqué beaucoup de hadiths pour le maudire et ils l'ont maudit sur tous Ils ont non seulement menacé ses admirateurs, mais ils les ont tués et interdit de citer chaque hadith qui impliquait ses vertus ou promuvait son nom. Ils ont même interdit de nommer des enfants après lui. Toutefois, toutes ces tentatives n'ont abouti à rien d'autre que l'exaltation de sa gloire, il était comme un musc : plus il sécrète, plus il adoucit l'air".[150]

Il poursuit:

Que puis-je dire de l'homme qui est à l'origine de toutes les vertus et de toutes les qualités humaines, à qui toutes les écoles et tous les groupes remontent à leur origine et trouvent l'honneur. Il est l'origine de toutes les excellences et surpasse les autres et est le pionnier de toutes les arènes".[151]

Théologie (Kalâm)

Ibn Abî al-Hadîd dit:

"La théologie et la connaissance des attributs divins, la plus noble des connaissances, a été d'abord élaborées par 'Alî (a) et les plus grands savants de ce domaine étaient tous ses élèves. Les mu'tazilites qui sont les gens de L'unité et la justice de Dieu sont ses étudiants et ses compagnons. C'est parce que le chef de leur ordre, Wâsil b. ‘Ata’ était un étudiant de ‘Abd Allah b. Muhammad b. Hanafîyya qui était un Étudiant de son père qui était un étudiant de 'Alî (a).[152]
Les Ashâ'rîtes doivent aussi leur origine à 'Alî (a), étant donné que son fondateur, Abû al-Hasan al-Ash‘arî était un étudiant de Abû 'Alî Jubâ’î dont l'enseignant était l'un des Mu'tazilites. Ainsi, les Ashâirîtes remontent aussi à la tête des Mu'tazilites qui est Imam 'Alî (a).[153] L'attribution des imamites (les chiites duodécimains) et les Zaydites à 'Alî (a) est évidente et ne nécessite pas d'élaboration.[154]

Jurisprudence

Ibn Abî al-Hadîd dit:

'Alî (a) a établi les bases de la jurisprudence et chaque juriste a appris de lui. Tracer la jurisprudence chiite à lui est évidente et ne nécessite aucune explication.
Les partisans de Abû Hanîfa, comme Abû Yûsuf, Muhammad, et d'autres ont appris leur jurisprudence de Abû Hanîfa. Ahmad b. Hanbal était un étudiant de Shâfi‘î, qui a appris la jurisprudence de Abû Hanîfa qui était un étudiant de Imam Sâdiq (a) qui avait appris de son père Imam Bâqir (a) - et ainsi la jurisprudence Atteint finalement à 'Alî (a).
Mâlik b. Anas a appris la jurisprudence de Rabî‘at ar-Ra’y, qui était un étudiant de ‘Akrama qui était un étudiant de ‘Abd Allah b. ‘Abbâs, qui était un étudiant de 'Alî (a). étant donné que Shâfi‘î était un étudiant de Mâlik, il peut aussi être appelé un étudiant de 'Alî (a). En conséquence, les quatre juristes sunnites peuvent être retracés en tant qu'étudiants de 'Alî (a).
Les compagnons du Prophète (s), ‘Umar b. Khattâb et ‘Abd Allah b. ‘Abbas ont aussi appris de 'Alî (a). C'est un fait bien admis que Ibn ‘Abbas était un étudiant de ‘Alî (a). En outre, il est un fait incontesté que ‘Umar s'est référé à 'Alî dans les questions difficiles et plus d'une fois aurait rapporté:
لولا علی لهلک عمر
Qui ça veut dire:
"Si ce n'était pas 'Alî, ‘Umar aurait péri".
Il a également dit:
"Dieu m'offre que je devais faire face à une difficulté dans laquelle Abû al-Hasan (c'est-à-dire 'Alî (a)) ne serait pas à côté de moi".
Ailleurs, il a dit:
«A moins qu'Alî (a) ne soit présent dans la mosquée, personne n'a le droit d'émettre une décision». Avec tout cela comme preuve, nous pouvons déterminer que 'Alî était l'auteur de la jurisprudence islamique.
les chiites et les sunnites ont raconté que le Prophète (s) a dit:
اقضاکم علی

Qui ça veut dire:

"Le meilleur juge parmi vous est 'Alî (a)".
Étant donné que le jugement fait partie de la jurisprudence, on peut dire que «'Alî (a) est le juriste le plus savant parmi les compagnons.[155]

Exégèse et lecture du coran

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Ibn Abî al-Hadîd dit:

'Alî (a) a été le fondateur de l'exégèse du Coran et quiconque se réfère aux commentaires du Coran trouvera cette affirmation comme vraie. Ibn ‘Abbâs a été une fois demandé: «Quelle est la relation entre votre connaissance et celle de votre cousin (à savoir «'Alî»)? Il a répondu: "C'est comme celui de quelques gouttes d'eau à une mer ouverte".[156]

Discipline spirituelle

Ibn Abî al-Hadîd dit:

«Les savants de la discipline spirituelle et du soufisme remontent à 'Alî (a) et le Khirqa qui est encore le signe du soufisme, se rapporte avec cela».[157]

Littérature arabe

Ibn Abî al-Hadîd dit:

Tout le monde sait qu'Alî (a) était l'inventeur de la syntaxe arabe (an-Nahw) et de la littérature et qu'il a dicté la grammaire arabe à Abu al-Aswad al-Du’alî. Il a enseigné les règles suivantes à Abu al-Aswad : les mots sont divisés en trois catégories : les noms, les verbes et les prépositions, les noms sont définis ou indéfinis, et il y a quatre inflexions : Raf‘, Nasb, Jarr et Jazm.[158]

Éloquence

Ibn Abî al-Hadîd dit:

"Il a été le maître des éloquents orateurs et écrivains. En ce qui concerne son éloquence, il a été dit: دون کلام الخالق و فوق کلام المخلوق («Ses paroles sont inférieures aux paroles de Dieu et supérieures aux paroles d'autres créations»). et son Nahj al-balâgha est le signe le plus évident.

Ibn Nubâta a dit :

«J'ai mémorisé un trésor de khutba. Sermons dont la quantité ne se réduit jamais comme je la prends, mais plutôt, elle augmente. J'ai mémorisé cent morceaux de 'conseils d'Alî (a)".[159]

Caractéristiques morales

Générosité et élégance

Ibn Abî al-Hadîd dit :

« En ce qui concerne la générosité, la position d'Alî est claire : il a jeûné et donné ce qu'il voulait rompre son jeûne avec Iftâr aux pauvres au point que le verset suivant a été révélé à son sujet :
ویطعمون العطام علی حبه مسکینا و یتیما و اسیرا (Coran, 76 : 8)

Traduction :

« Ils donnaient la nourriture - pour l'amour du Seigneur - au Pauvre, à l'Orphelin, au Captif » .[160]
Les exégètes du Coran ont dit qu'un jour, 'Alî (a) n'avait que quatre dirhams. Il donna l'un comme charité de nuit, l'autre comme charité de jour, le troisième comme charité, et le quatrième comme charité. Le verset suivant a été révélé à ce sujet et il dit:
الذین ینفقون اموالهم باللیل و النهار سراً و علانیه (Coran, 2 : 274)

Traduction :

« Ceux qui [en aumône] dépensent leurs biens, la nuit et le jour, en secret et en public, auront leur rétribution auprès de leur Seigneur. Nulle crainte sur eux, et ils ne seront point attristés » . [161]
On dit qu'il arroserait de ses propres mains les jardins des Juifs de Médine, jusqu'à ce qu'il devienne calomnié, et qu'il donnait tous ses profits aux pauvres, et qu'il attache des pierres à son estomac (afin qu'il puisse gérer les douleurs de sa propre faim). On dit qu'il n'a jamais dit «non» à un mendiant.
Une fois, Mahfan b. Abî Mahfan est allé à Mu‘âwîya qui lui a demandé : « D'où venez-vous ? » . Pour flatter Mu‘âwîya, il a dit : « De la compagnie des plus misérables parmi les gens (c'est-à-dire « 'Alî ») Mu‘âwîya a répondu : « Malheur à toi! Comment pouvez-vous dire une telle chose sur une personne qui, s'il avait deux entrepôts, l'un rempli d'or et l'autre rempli de paille, il en viderait l'or avec de l'or et le dépenserait pour les pauvres avant qu'il ne dépensât son dépôt de paille » .[162]

Tolérance et endurance

Ibn Abî al-Hadîd dit:

«'Alî (a) était plus grand que tous en ce qui concerne l'abstention, la magnanimité et le pardon à un malfaiteur. Lorsqu'Alî a vaincu Marvân b. Hakam qui était son ennemi le plus radical, 'Alî (a) l'a relâché et a pardonné son grand péché. ‘Abd Allah b. Zubayr l'a juré en public, et quand il est venu à Basra avec l'armée d'Aïcha, il a prononcé un discours à propos de ‘Alî, Il lui a même dit que «'Alî était le plus inférieur et le plus ignoble parmi les gens». Cependant, 'Alî (a) lui a pardonné quand il a été attrapé, et lui a seulement dit: «Allez, je le fais ne pas te voir!« Il a aussi pris Saïd b. ‘As à la Mecque qui était parmi ses ennemis dans la bataille de Jamal, mais il lui a tourné le dos et ne lui a rien dit.
Son comportement envers Aïcha après la bataille de Jamal a été célèbre narré. Quand il a gagné la bataille, il a traité Aïcha avec le respect, et l'a renvoyée à Médine accompagnée par vingt femmes de la tribu d'Abd al-Qays. Ils étaient habillés comme des hommes, et chacun d'eux portait une épée. Cependant, Aïcha ne savait pas qu'ils étaient des femmes. Aïcha jura à 'Alî (a) tout au long du voyage, prétendant qu'il l'avait déshonorée en faisant accompagner un certain nombre d'hommes. Lorsqu'elles arrivèrent à Médine, les femmes révélèrent qu'elles étaient en fait des femmes qui l'avaient accompagnée.
Après la bataille de Jamal, il a accordé la liberté à tout le peuple de Basra qui l'avait combattu et avait tué un certain nombre de ses hommes. Il dit à son armée que personne ne devait les troubler, et que quiconque avait laissé tomber leurs armes était libre. Il ne prit aucun prisonnier parmi eux ni aucun butin, et fit ce que le Prophète (s) fit dans la Conquête de La Mecque.
Dans la bataille de Siffîn, les hommes de Mu‘âwîya ont bloqué la voie d'eau et empêché l'armée d'Alî (a) d'obtenir l'eau de la rivière Euphrate. En fait, les dirigeants de l'armée de Mu‘âwîya ont dit: "Nous devons tuer 'Alî (a) et ses hommes alors qu'ils ont soif, de la même manière qu'il a tué ‘Uthmân alors qu'il avait soif." L'armée d'Alî a combattu et a réussi à obtenir le contrôle De l'eau de l'ennemi, après quoi ses hommes ont voulu prendre des représailles et ne pas laisser l'armée de Mu‘âwîya prendre de l'eau, afin qu'ils puissent mourir de soif. Imam 'Alî (a) a dit: "Jamais nous ferons cela. Permettez-leur d'utiliser une partie de l'Euphrate".[163]

Gentillesse

gentillesse de Imam 'Alî (a), par Farshchian

Ibn Abî al-Hadîd dit :

« Il était un exemplaire de gentillesse et de gaieté, dans la mesure où ses ennemis ont critiqué sa gentillesse comme un défaut dans son caractère. Sa‘sa‘a b. Sawhân et d'autres compagnons de l'imam 'Alî ont dit: "Parmi nous, 'Alî (a) était comme un de nous qui n'avait pas de privilèges particuliers. Il était humble et modeste, mais il avait une personnalité si étonnante qu'avant lui, Nous étions comme des prisonniers captivés dont les mains et les pieds étaient attachés, tenus captifs par un homme à l'épée » .[164]

Jihad

Ibn Abî al-Hadîd dit :

« Les amis et les ennemis admettent qu'il était le maître des Mujâhidûns, et que comparé à lui, personne ne méritait ce titre. Tout le monde savait que la plus difficile et la plus lourde des batailles de l'islam avec les polythéistes était La bataille de Badr, dans laquelle 70 des polythéistes ont été tués, la moitié d'entre eux ont été tués par 'Alî (a), et l'autre moitié ont été tués par d'autres musulmans avec l'aide d'anges. Cette place dans les batailles d'Uhud, Ahzab, Khaybar, Hunayn, et d'autres batailles est célèbre dans l'histoire, et n'ont pas besoin d'être mentionnés » .

Bravoure

Ibn Abî al-Hadîd dit :

«Il a été le seul champion de courage, qui a effacé ses prédécesseurs de la mémoire des gens et a brouillé et fané ses successeurs. La position de 'Alî (a) dans les batailles était si éminent qu'il en a fait un exemple pour toujours Il était le brave homme qui n'a jamais couru, n'a jamais craint une grande armée, n'a jamais combattu personne sans les anéantir, et Il était l'homme dont les grèves étaient si efficaces qu'ils n'ont jamais exigé un deuxième essai. Quand il a défié Mu‘âwîya à un Combattre afin que les gens trouvent la paix si l'un d'entre eux est mort, ‘Amr b. ‘As a dit à Mu‘âwîya:
«'Alî (a) vous traite avec justice » . Mu‘âwîya lui a dit : « Depuis le jour où tu es avec moi, tu ne m'as jamais trompée comme ça, tu me conseilles de combattre un homme dont les mains n'ont jamais échappé?! Ses ennemis se vantaient toujours de se battre contre 'Alî (a) dans une bataille, ou que quelqu'un de leurs parents avait été tué par lui » .
Une fois, Mu‘âwîya dormait sur son trône. Soudain, il ouvrit les yeux, et vit ‘Abd Allah b. Zubayr à ses côtés. Il s'assit, et Abd Allah lui dit en plaisantant: « Ô ’Amir al-Mu’minin!, luttons si vous êtes d'accord » . Mu‘âwîya lui a dit : « Oh, vous parlez d'audace et de bravoure?! » . Abd Allah a dit : « Niez-vous ma bravoure? Je suis l'homme qui est allé à la lutte 'Alî et a été son adversaire dans la bataille » . Mu‘âwîya a dit : « Ce n'est pas vrai du tout. Si vous auriez jamais été un moment contre 'Alî (a), il aurait tué vous et votre père en utilisant seulement sa main gauche, laissant sa main droite libre, en attendant Un combat » .[165]

Adoration de Dieu

Ibn Abî al-Hadîd dit:

«'Alî (a) était le plus grand adorateur parmi les gens, et il priait et jeûnait plus que quiconque. Les gens ont appris les prières de la nuit, la persévérance dans la récitation des Dhikrs et les prières recommandées de lui. Que pensez-vous d'un homme qui a été si persistant dans les prières recommandées que même sur le Laylat al-Harîr dans la bataille de Siffîn, un tapis a été mis sur le sol pour lui entre deux lignes des armées, et il a pris part à la prière Sans crainte, tandis que les flèches volaient par les oreilles de la gauche et de la droite. Son front était comme le genou d'un chameau à cause de ses fréquents et longs Sajdas. Quelqu'un qui considère soigneusement ses prières et supplications verra sa glorification de Dieu, son humilité Avant sa gloire et sa prostration devant lui, et réalisera les Ikhlas en lui, ils sauront par quel grand cœur ces prières sont venues et par quelle grande langue ils ont coulé.[166]

Zuhd

Ibn Abî al-Hadîd dit:

'Alî (a) était le maître des ascètes, et quiconque voulait pratiquer une discipline de soi se souvenait de lui. Il n'a jamais mangé à sa pleine. Sa nourriture et ses vêtements étaient des matériaux les plus grossiers. ‘Abd Allah b. Abî Râfi‘ dit: «Une fois que je suis allé à 'Alî (a) un jour d'Aid, j'ai vu qu'il avait un sac scellé. Quand il l'a ouvert, j'ai vu qu'il contenait des morceaux de pain d'orge entier. J'ai dit: "Ô 'Amîr al-Mu‘minîn, pourquoi avez-vous scellé cela?" Il a dit: "Je crains que mes enfants ne frottent le beurre ou l'huile d'olive sur eux".
Ses vêtements étaient parfois cousus avec de l'écorce et parfois avec les fibres des dattiers. Il portait toujours des sandales en écorce de palme. Il portait les vêtements de toile les plus grossiers. S'il avait autre chose que du pain à manger, ce serait du vinaigre ou du sel. Si jamais il allait au-delà de ces derniers, il inclurait une sorte de plantes, et si à tout plus loin, un peu de lait de chameau. Il n'a pas mangé de la viande, sauf très peu et a dit: "Ne faites pas de vos estomacs les cimetières des animaux." Néanmoins, il était le plus fort parmi les gens et la faim n'a pas réduit son pouvoir. Il avait abandonné le monde alors que la richesse de tout l'empire islamique (sauf celle de la Syrie) était venue à lui - et ainsi, il a distribué tout cela parmi le peuple.[167]

œuvres

Nahj al-balâgha

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Nahj al-balâgha (en arabe : نهج البلاغه) est la collection la plus célèbre de quelques-unes des paroles et des écrits d'Alî (a) qui ont été compilés par Sayed ar-Radî, un érudit qui a vécu au quatrième / dixième siècle. C'est l'un des textes chiites les plus sacrés et largement considérés comme le plus grand texte littéraire en arabe, après le Coran. Le livre est divisé en trois sections : sermons, lettres et quelques énoncés ou maximes courts qui ont tous été attribués à 'Alî (a) :

  • Sermons: 239 sermons qui sont divisés en trois parties en fonction de leur temps dans l'histoire
  • Lettres: 79 lettres dont presque toutes ont été écrites pendant son califat
  • Qisâr ou Qisâr al-Hikam (Maximes) : 480 paroles

Voici quelques commentaires sur Nahj al-Balâgha: commentaire d'Ibn Maytham Bahrânî, commentaire d'Ibn Abî al-Hadîd Mutazilite, commentaire de Muhammad ‘Abduh, commentaire de Muhammad Taqî Ja‘farî, commentaire de Fakhr ar-Râzî , Minhâj al-Barâ‘a par Mir Habib Allah al-Khû'î et commentaire de Muhammad Bâqir Nawwâb Lâhîjânî.[168]

Ghurar al-Hikam wa Durar al-kalim

Ghurar al-Hikam wa Durar al-kalim (en arabe : غرر الحکم و درر الکلم ) a été compilé par ‘Abd al-Wâhid b. Muhammad al-Tamimi al-Amûdî, un érudit du sixième / douzième siècle. Dans ce livre, près de 10760 hadiths d'Alî (a) ont été organisés alphabétiquement par des sujets de théologie, de culte, de moralité, de politique, d'économie et de société.[169]

Dastûr Ma‘âlim al-Hikam wa Ma‘thûr Makârim ash-Shîyam

Dastûr Ma‘âlim al-Hikam wa Ma'thûr Makârim ash-Shîyam (en arabe : دستور معالم الحکم و ماثور مکارم الشیم ) a été compilé par Qâdî al-Qudâ‘î. Il était un savant Shâfi‘î qui a vécu au quatrième / dixième siècle et a été considéré comme fiable parmi les Narrateurs. Certains savants le considèrent comme un chiite.[170]

Le livre est divisé en neuf chapitres: maximes bénéfiques, sa dénonciation de ce monde son aversion pour lui, ses sermons, ses conseils et interdictions, ses réponses aux questions, ses mots particuliers, ses rares paroles, ses prières et des supplications et un poème qui lui est attribué.[171]

Autres collections

Quelques autres collections contenant des énonciations de 'Alî (a) sont comme suit:

  • Nathr al-La'âlî (en arabe : نثر اللآلی) par Abû ‘Alî Fadl b. Hasan at-Tabrisî.
  • Matlûb kull Tâlib min kalâm Amîr al-Mu'minin 'Alî b. Abî Tâlib (a), (en arabe : مطلوب کل طالب من کلام امیرالمؤمنین علی بن ابیطالب علیه‌السلام) sélectionné par Jâhiz, commentaire de Rashîd ad-Dîn Watwât.
  • Qalâ'id al-Hikam wa Farâ'id al-kalim (en arabe : قلائد الحکم و فرائد الکلم) compilé par Qâdî Abû Yûsuf Ya‘qûb b. Sulaymân Isfarâyinî.
  • Amthâl al-Imam ‘Alî b. Abî Tâlib (en arabe : امثال الامام علی بن ابیطالب) paroles et lettres de Imam 'Alî (a) dans le livre de Siffîn par Nasr b. Muzâhim.

Recueil de poèmes

Il y a un Recueil de poèmes attribue à l'imam 'Alî. Ce recueil a été publié beaucoup de fois par diverses publications.

Compagnons

«Salman est l'un d'entre nous, Ahl al-Bayt (a)».[173]
  • Abû Dhar al-Ghifârî (Jundab b. Junâda), (en arabe : جُنْدَب بْن جُنادَه بْن سُفْیان الغِفاری) était la quatrième personne qui s'est convertie à l'islam.[174] Il est devenu le défenseur d'Alî après la disparition du Prophète. Il était parmi les rares qui ont refusé de faire allégeance à Abû Bakr.[175]
  • Miqdâd b. ‘Amr (Miqdâd Aswad al-Kindî), (en arabe : مقداد بن عمرو) était parmi les sept personnes qui croyaient au Prophète (s) depuis le début de sa mission et sont devenues musulmanes. Après que le Prophète (s) soit décédé, Miqdâd n'a pas fait allégeance à Abû Bakr et a pris parti avec 'Alî (a) pendant les 25 ans avant qu'il ait pris le califat.[176]
  • ‘Ammâr b. Yâsir (en arabe : عمار بن یاسر) fut l'une des premières personnes qui ont cru au Prophète (s) et qui ont immigré en Ethiopie avec le premier groupe de musulmans et après que le Prophète (s) a immigré à Médine, il s'est joint au Prophète (s). Après la mort du Prophète, Ammar défendait les Ahl al-Bayt (a) et 'Alî (a). Sous le règne de ‘Umar b. Al-Khattâb, il est devenu le gouverneur de Kûfa pendant une certaine période, mais comme il était juste et a vécu une vie simple, certains ont essayé de le faire renvoyer. Il retourna à Médine et se tint avec 'Alî (a) et en profita.[177]
  • Ibn ‘Abbâs (‘Abd Allah b. ‘Abbâs) (en arabe : عبداللّه بن عباس بن عبدالمطلب) était le cousin du Prophète (s) et 'Alî (a). Il a raconté de nombreux hadiths du Prophète (s).[178] À l'époque des trois califes avant ‘Alî (a), Ibn ‘Abbâs a toujours été d'avis que ‘Alî (a) méritait le califat. Pendant le règne d'Alî (a), Ibn ‘Abbas l'a aidé dans les batailles de Jamal, de Siffîn et de Nahrawân et a été nommé par ‘Alî (a) pour devenir le gouverneur de Basra.[179]
  • Muhammad b. Abî Bakr (en arabe : محمد بن ابی بکر بن ابی‌قحافه) est un fils du premier calife né en 10 H. L. /631. Il était parmi les compagnons spéciaux d'Alî (a) qui croyaient que les califes précédents avaient pris le droit de 'Alî (a) et dit qu'il n'y avait personne plus méritant le califat que' 'Alî (a).[183] Il est devenu le gouverneur de l'Egypte dans le mois de Ramadan 36 H. L. /657 et a été tué par l'armée Mu‘âwîya à Safar de 38/658.
  • Maytham at-Tammâr al-Asadî al-Kûfî (en arabe : میثَم تمّار اَسَدی کوفی était l'un des compagnons spéciaux de l'Imam ‘Alî (a), de l'Imam Hasan (a) et de l'Imam Husayn (a). Il était de Shurtat al-Khamîs qui était un groupe d'hommes qui ont promis Imam 'Alî (a) pour l'aider jusqu'à leur dernier souffle de vie.[184]
  • Uways al-Qaranî (Uways b. ‘Âmir al-Murâdî al-Qaranî), (en arabe: ابوعمرو اُوِیس بن عامر قَرَنی) était un célèbre ascète qui s'est converti à l'islam à l'époque du Prophète (s). Uways était parmi les compagnons spéciaux de 'Alî (a) qui lui a donné allégeance et a promis de le défendre jusqu'aux derniers moments de sa vie, et ce faisant, ne tournerait jamais son dos de l'ennemi (c'est-à-dire, Échapper à l'ennemi].

Voir également

Références

  1. Coran, 5: 67
  2. Coran, 33: 33
  3. Irbilî, 93; Suyûtî, p189
  4. Majlisî, v19, p59
  5. Hâkim Neyshâbûrî, v3, p14
  6. Ibn Abî al-Hadîd, v6, p8
  7. Majlisî, v42, p290
  8. Shaykh Mufîd, v1, p5
  9. Shaykh Mufîd, v1, p5
  10. Ibn Athiîr, v1, p15
  11. Tûsî, p 813
  12. Khâtûnâbâdî, p16; Yaqûbî, v2, p35
  13. Ibn Hishâm, v1, p172 et 173; Balâdhurî, v1, p31
  14. Mufid, v1, p2
  15. Majlisî, v19, p57
  16. Shaykh Mufîd, v1, p5
  17. Ibn Shahrâshûb, v3, p321-334
  18. Shaykh Mufîd, v1, p5; Mas‘ûdî, v2, p349
  19. Amînî, v6, p21-23
  20. Mufîd, v1, p9
  21. Ibn Hishâm, v1, p162
  22. Nahjulbalâgha, Khutba 192. Traduction de Ja'far Shahîdî, p. 192
  23. Amîn, V2, p12
  24. Ibn Qutayba, p121
  25. Ibn Abî al-Hadîd, V1, p21
  26. Shaykh Mufîd, p5
  27. Majlisî, v43, p125; Tabarî, v1, p47
  28. Shaykh Mufîd (B), p17
  29. Ibn Tâwûs, p584
  30. Mas‘ûdî, Ithbât al-Wasîyya, p153
  31. Reyshahrî, v1, p108
  32. Ya‘qûbî, v2, p139
  33. Shykh Mufîd, p270-271
  34. an-Nisâ’î, v5, p107; Ibn Abî al-Hadîd, v1, p15; Ayatî, p65
  35. Ibn Sa‘d, v3, p24
  36. Balâdhurî, v1, p283
  37. Tabarî, v2, p148
  38. Inb Athîr, v2, p107
  39. Tabarî, v2, p574 et 573
  40. Majlisî, v20, p216
  41. Ibn Hishâm, v2, p328
  42. Muslim, v15, p178-179
  43. Shaykh Mufîd, v1, p128
  44. Âyatî, p459
  45. Âyatî, p481
  46. Mufîd, v1, p156; Ibn Hishâm, v4, p163
  47. traduction de Blachère
  48. Kulaynî, v1, p189; Sadûq, al-Hidâya, p31; Sadûq, Kamâl ad-Dîn, p24; Hillî, v1, p453; Majlisî, v23, p89; Fayz Kâshânî, p4; Tabarsî, v1, p410; Huwayzî, v2, p158; Tabâtabâ’î, v4, p411
  49. Traduction de Blachère
  50. Qurtabî, v6, p208; Tabâtabâ’, v6, p25; Fakhr Râzî, v12, p30; Suyûtî, v3, p98
  51. Qundûzî, p50
  52. Gandjî Shâfi‘î, p205
  53. Ibn Maghâzilî, p16; Kulaynî, v1 , p290; Tabarsî, v1, p73; 'Alî b. Ibrâhîm, v1, p173; RashîdRida, v6, p464-465
  54. traduction de Blachère
  55. Ibn Maghâzilî, p34
  56. Mufîd, Irshâd, V1, p186
  57. Ibn Abî al-Hadîd, v. 6, p. 8
  58. Shahîdî, p. 107
  59. Tûsî, v. 3, p. 76; Shahristânî, v.2 , p. 95; Ibn Qutayba, v. 2, p. 12
  60. Halabî, v. 3, p. 316
  61. Ibn Shahr Âshûb, v. 1, p. 388
  62. Pishvâ’î, vol. 2, p. 191
  63. Ibn Qutayba, v. 1, p. 29-30; Majlisî, v. 43, p. 70; Majlisî, Mir’ât al-‘Uqûl, v. 5, p. 320; Shahristânî, v. 1, p. 57
  64. Ibn Qatîbah, vol. 1, p. 29-30, Majlisî, vol. 43, p. 70, Sahhristânî, vol. 1, p. 57
  65. Ibn Qutaybah, vol. 1, p. 28
  66. Suyûtî, vol. 1, p. 99; Ibn Nadîm, pp. 41-42; Sulaymân, p. 97, Fayz Kâshânî, Tafsîr as-Sâfî, vol. 1, p. 24
  67. Ibn Nadîm, p. 41-42
  68. Majlisî, vol. 89, p. 52
  69. Ya'qûbî, vol. 2, p. 113
  70. Al-Hakim al-Nîsâbûrî, Al-mustadrak ‘ala as-Sahihayn, vol. 3, p. 14
  71. Tabarî, v. 4, p. 429
  72. Tabarî, v. 4, p. 427-431
  73. Nahj al-Balâgha, Khutba 92
  74. Nahj al-Balâgha, Khutba 207
  75. Nahj al-Balâgha, Khutba 207
  76. Nahj al-Balâgha, Khutba 207
  77. Nahj al-Balâgha, Khutba 207
  78. Nahj al-Balâgha, lettre 51
  79. Najl al-Balâgha, lettre 25
  80. Nahjul Balâgha, lettre 53
  81. Mahmûdî, v. 1, p. 224; Mûfîd, Ikhtisâs, p151
  82. Hoseynî Dashtî, v. 7, p457
  83. Mas‘ûdî, p158
  84. Tabarî, vol. 3, partie 6, p. 90
  85. Ibrâhîm b. Muhammad, vol. 2, p. 45
  86. Nahj al-Balâgha, lettre 45
  87. Ibn Athîr, v. 3, p. 318
  88. Nahj al-Balâghah, Khutba 216
  89. Nahj al-Balâgha, Maxime 37
  90. Nahj al-Balâgha, lettre 53
  91. Nahj al-Balâgha, lettre 53
  92. Nahj al-Balâgha, lettre 53
  93. Nahj al-Balâgha, lettre 53
  94. Shahîdî, p. 25
  95. Shahîdî, p. 25
  96. Shahîdî, p. 26
  97. Zubaydî, v. 3, p. 273
  98. Tabarî, v. 4, p. 534
  99. Nahj al-Balâgha, Kh 148, p. 144
  100. Tabarî, v. 4, p. 453
  101. Nahj al-Balâgha, Kh 174, p. 180
  102. Tabarî, v. 6, p. 3096; Shahîdî, p. 84-85
  103. Tabarî, v. 4, p. 451 et 544; v. 5, p. 150; Shahîdî, p. 82-83 et 108
  104. Tbarî, v. 4, p. 454
  105. Tabarî, v. 4, p. 507
  106. Iskâfî, v. 1, p. 60
  107. Tabarî, v. 4, p. 511; Shahîdî, p. 104
  108. Shahîdî, p. 104
  109. Shahîdî, p. 108
  110. Shahîdî, p. 108
  111. Jawharî, v. 3, p. 1152
  112. Ya‘qûbî, v. 2, p. 188; Khalîfa, p. 191
  113. Shahîdî, p. 121-113
  114. al-Mi‘yâr va al-Muwazina, p. 162; Shahîdî, p. 122
  115. Ibn Muzâhim, p. 490
  116. Ibn A‘tham, v. 3, p. 163
  117. Shahîdî, p. 129
  118. Shahristânî, p. 106-107
  119. Shahîdî, p132
  120. Shahîdî, p. 133-134
  121. Ja‘farîân, Rasûl. 1391 / 2012, p. 53-54
  122. Jafariân, Rasul, 1391, p. 55
  123. Al-Mufîd, Muhammad b. Na'mân, Al-Irshâd, Qom; Sa'id b. Jabîr 1428 H. L. p. 27-28
  124. ‘Abd al-karîm b. Ahmad b. Tâwûs, Farhat al-Ghura, p. 93; Majlisî, Bihâr, v. 42, p. 222
  125. Majlisî, v. 36, p. 5
  126. Majlisî, v. 42, p. 290
  127. Nahj al-balâgha, lettre 47, p. 320-321
  128. Majlisî, v. 42, p. 338; Qutb Râvandî, v. 1, p. 234, Mufîd, Irshâd, v. 1, p. 10
  129. Mufîd, Irshâd, p. 13
  130. Ganjî Shafi‘î, p. 231; Haythamî, p. 76; Qundûzî, p. 126
  131. traduction de Blachère
  132. Suyûtî, ad-Durr al-Manthûr, sous le verset 61 de la sourate 3; Zamakhsharî, sous le verset 61 de la sourate 3; Tabarsî, sous le verset 61 de la sourate 3; Tabâtabâ’î, sous le verset 61 de la sourate 3.
  133. traduction de Blachère
  134. Ibn Bâbwayh, v. 2, p. 403; Sayyid Qutb, v. 6, p. 586; Tabarsî, v. 8, p. 559
  135. traduction de Blachère
  136. Majlisî, v. 23, p. 233
  137. ’Amînî, v. 3, p. 191-213
  138. Hâkim Nayshâbûrî, v. 3, p. 136
  139. Ahmad Hanbal, v. 5, p. 26
  140. Ibn Hishâm, v. 1, p. 480
  141. Ibn Athîr, v. 2, p. 72; Majlisî, v. 19, p. 59
  142. Fakhr Râzî, v. 5, p. 223; Hâkim Haskânî, v. 1, p. 96; 'Alî b. Ibrâhîm, p. 61; Tabâtabâ’î, v. 2, p. 150
  143. Traduction de Blachère
  144. Ibn Abd al-Birr, v. 2, p. 27
  145. Amînî, v. 3, p. 140; Shûshtarî, v. 5, p. 522
  146. Ibn Hishâm, v. 4, p. 545
  147. Tabarî, v. 6, partie 10; Ibn Hishâm, v. 4, p188-190
  148. Bahrânî, chapitre 360
  149. Muttaqî Hindî, v. 6, p. 155
  150. Ibn Abî al-Hadîd, v. 1, p. 16-17
  151. Ibn Abî al-Hadîd, v. 1, p. 17
  152. Ibn Abî al-Hadîd, v. 1, p. 17
  153. Ibn Abî al-Hadîd, v. 1, p. 17
  154. Ibn Abî al-Hadîd, v. 1, p. 17
  155. Ibn Abî al-Hadîd, v. 1, p. 18
  156. Ibn Abî al-Hadîd, v. 1, p. 19
  157. Ibn Abî al-Hadîd, v. 1, p. 19
  158. Ibn Abî al-Hadîd, v. 1, p. 20
  159. Ibn Abî al-Hadîd, v. 1, p. 24
  160. traduction de Blachère
  161. traduction de Blachère
  162. Ibn Abî al-Hadîd, v. 1, p. 21-22
  163. Ibn Abî al-Hadîd, v. 1, p. 22-24
  164. Ibn Abî al-Hadîd, v. 1, p. 25
  165. Ibn Abî al-Hadîd, v. 1, p. 25
  166. Ibn Abî al-Hadîd, v. 1, p. 27
  167. Ibn Abî al-Hadîd, v. 1, p. 27
  168. Damîrî, p. 365-367
  169. Damîrî, p. 375
  170. Nûrî, v. 3, p. 367
  171. Qâdî al-Qudâ‘î, introduction
  172. Majlisî, v. 22, p. 343
  173. Sadûq, v. 1, p. 70
  174. Ibn Sa‘d, v. 4, p. 224
  175. Ya‘qûbî, trad. Par Âyatî, v. 1, p. 524
  176. Ya‘qûbî, v. 1, p. 524
  177. Compânî, p. 412
  178. Mufîd, Amâlî, p. 140
  179. Mufîd, Jamal, p265; Ibn Muzâhim, p. 410; Ibn Abî al-Hadîd, v. 2, p. 273 et v. 6, p. 293
  180. Nahj al-Balâgha, trad. Dashtî, p. 565
  181. Qutb Râvandî, v. 21, p. 219; Mufîd, Ikhtisâs, p. 7
  182. Mufîd, Ikhtisâs, p. 108
  183. Shûshtarî, v. 7, p. 495
  184. Barqî, p. 3
  185. Shûshtarî, Majâlis al-Mu'minîn, v. 1, p. 289
  186. Ibn Athîr, Usd al-Ghâba, v. 3, p. 20
  187. Ya‘qûbî, v. 2, p. 179

Bibliographie

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