Ishâq (prophète)

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Ishâq (en arabe : إِسْحٰاق) est fils de Ibrâhîm et un des messagers (prophètes) de Dieu. Il vivait en Palestine et il est l'ancêtre de Banû Isrâ'îl. Le Coran mentionne son nom et rappelle l'apparition des prophètes de sa lignée. Dans la Torah et dans certaines sources sunnites Ishâq est considéré comme le "Dhabih-Allah" (sacrifice de Dieu). Mais selon les croyances chiites, le Dhabih-Allah est Ismâ'îl, un autre fils du prophète Ibrâhîm.

Ishâq a vécu, selon les récits saints, 180 ans, et a été enterré à côté de son père, Ibrâhîm, à al-Khalîl.

Sa personne

Ishâq est un des prophètes de Dieu. Il est le fils de Ibrâhîm et Sarah[1]. Il est né en Palestine où il a vécu toute sa vie[2]. Le terme "Ishâq" est de la racine hébreu "aïshaq" qui signifie "celui qui rit"[3]. Certains ont considéré ce terme de la racine arabe de "s.h.q.". Il est né cinq ans après Ismâ'îl (Ismaël)[4]. Selon les récits saints, lors de sa naissance son père avait 120 ans et sa mère 90 ans[5]. Ishâq s'est marié à l'âge de 40 avec une fille nommée Rafaqa (Rébécca) qui lui donne deux fils nommés 'Ays (Ésaü) et Ya'qûb (Jacob)[6].

Ishâq est l'ancêtre de Banû Isrâ'il, et l'Ange Gabriel lui donne la promesse qu'il y aura des prophètes comme Ya'qûb (Jacob), Dâwûd (David), Sulaymân (Salomon), Ayyûb (Job), Yûsuf (Joseph), Mûsâ (Moïse), Hârûn (Aaron), qui apparaitraient de sa descendance[7].

Selon les sources sacrés, Ibrâhim, le père de Ishâq était l'oncle de Lût (Lot)[8].

Le Dhabîh dans la Torah

L'histoire du sacrifice du fils de Ibrâhîm, comme l'épreuve divine, est attribuée à Isaac dans la Torah. Dans la Torah est mentionné que Dieu dit à Ibrâhîm d'offrir Isaac en sacrifice (dhibh - en arabe ou holokaustos en grec) sur Mont Moria. Les juifs considèrent cette épreuve comme une des raisons de la supériorité de Isaac sur Ismâ'îl (Ismaël).

La promesse divine de la naissance de Ishâq

Dans le Coran

Le nom de Ishâq (Isaac) a été mentionné 17 fois dans 12 sourates coraniques[9]. Dans ces propos en plus de la question de la prophétie de Ishâq (Isaac), la question de la promesse de sa naissance à Ibrâhîm et à Sarah est mentionnée. Cette annonce est à l'origine de la nomination de Ishâq (Isaac), car la réception de cette promesse a fait rire sa mère qui était alors très âgée. Dans le Coran on lit[10] :

امْرَأَتُهُ قَائمَةٌ فَضَحِکتْ فَبَشَّرْنَهَا بِإِسْحَاق

Traduction : Sa femme était debout, et elle rit alors; Nous lui annonçâmes donc (la naissance d’) Isaac(...).

Dans les sourates Hijar[11] et Dhâryât[12] cette histoire est également racontée, sans que le nom d'Isaac soit mentionné.

Dans les hadiths

Dans les sources de hadiths chiites, des propos comme l'annonce de la naissance de Ishâq à Ibrâhîm[13], sa prophétie et la question de son sacrifice[14] sont mentionnés. Ces hadiths considèrent Ismâ'ïl comme sacrifice et non pas son frère Ishâq[15].

Il est également rapporté du Prophète Muhammad (s) : أَنَا ابْنُ الذَّبِیحَین (Je suis le fils des deux sacrifices). Dans l'interprétation de cette phrase il a été dit que le premier sacrifice est son ancêtre Ismâ'îl et le deuxième son père Abd-Allah[16]. Cependant certaines sources sunnites considèrent que le sacrifice n'est pas Ismâ'îl mais Ishâq[17].

Sa prophétie

Qui est le Dhabîh

Sa mort

Références

  1. Sourate Hûd, verset 71
  2. Abû Khalîl Shawqî, Atlas du Coran, 1389 h.s., p.53
  3. Musafawî, al-Tahqîq fî kalamât alQur'ân al-Karîm, 1426 h.l., vol.2, p. 240
  4. Mas'ûdî, Ithbât al-wasiyya, 1426 h.l., p.42
  5. Mas'ûdî, Ithbât al-wasiyya, 1426 h.l., p.68
  6. Tabâtabâ'î, al-Mizân fî tafsîr al-Qur'ân, 1417 h.l., vol.10, p. 324
  7. Sourate An'âm, verset 84.
  8. Ibn Kathîr, al-Bidâya wa al-Nihâya, 1407 h.l., vol.1, p 176
  9. Abû Khalîl Sawqî, Atlas du Coran, 1389 h.s., p.54
  10. Sourate Hûd, verset 71
  11. Verset 53
  12. Verset 29
  13. Kulaynî, Kâfî, vol. 5, p. 546
  14. Humayrî, Qirb al-Isnâd, 1413 h.l., p. 389
  15. Mas'ûdî, Ithbât al-Wasiyya, 1426 h.l., p. 41
  16. Makârim, Tafsîr Nimûna, 1374 h.s., vol.19, p. 119
  17. Makârim, Ibid., Qurtûbî, al-Jâmi' al-ahkâm al-Qurân, 1364 h.s., vol.16, p. 100