L'Occultation majeure

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l'Occultation majeure (en arabe : الغيبة الكبرى) (al-ghaybat al-kubrâ) ou la seconde Occultation (al-ghaybat al-thâniya), est un concept qui se réfère, dans la croyance chiite imamite, à la disparition définitive du douzième Imam, le Mahdi (a). Elle commence vers 329 H./941 C., suite à la mort du quatrième Représentant (nâ'ib khâss) de l'Imam caché et continue jusqu'à aujourd'hui.

D'après les coryances chiites, celle-ci dure toujours et ne se terminera qu'à la fin du Temps (âkhir al-zamân), lorsque Mahdi reviendra pour établir la Justice sur la terre[1].

Dans cette période, les chiites ne sont pas en contact direct avec l'Imam (a), et ils ont le devoir de référer aux juristes chiites pour obtenir la questions juridiques.

Début de l'occultation majeure

L'Occultation majeure de l'Imam commence suite à la mort de son quatrième représentant, Vers 329 H./941 C., le quatrième Représentant (nâ'ib), Ali b. Muhammad as-Samurî, six jours avant sa mort reçut une dernière lettre de l'Imam caché. Dans cette lettre l'Imam al-Mahdi (a) insiste sur l'impossibilité de communication avec lui après la mort de son quatrième nâ'ib, Ali b. Muhammad as-Samurî.

Par rapport à la date de l'Occultation majeure, précisons que malgré l'unanimité des sources chiites, seulement le Cheikh as-Sadûq et Al-Fadl b. al-Hasan at-Tabrisi, la considère autour de l'an 318 H.

Dernière autographe du douzième Imam et la fin de son Occultation mineure

Voici le contenu de la lettre que l'Imam a écrit à 'Ali b. Muhammad al-Samurî :

"Au nom de Dieu le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux. 'Ali b. Muhammad al-Samurî, que Dieu accroisse, grâce à toi, la récompense de tes frères ; oui, dans six jours surviendra ta mort. Prépare-toi et ne nomme personne pour te succéder [en tant que représentant] après ton décès. Voici l'avènement de la seconde Occultation où il n'y aura plus de manifestation, sinon avec la permission divine et cela n'aura lieu qu'au bout d'une longue durée, lorsque les cœurs seront endurcis et la terre remplie de violence. Parmi mes partisans, certains prétendront m'avoir vu de leurs yeux. Prenez garde! Celui qui prétend m'avoir vu de ses yeux avant le soulèvement d'al-Sufyani et du Cri (les deux signes précurseurs de la Fin du Temps et du Retour du Mahdi), celui-là est un menteur et un imposteur. La Grandeur et la Puissance ne reviennent qu'à Dieu le Très-Haut"[2] et [3].

Six jours plus tard, on demanda à al-Samurî, à l'article de la mort : "Qui sera ton successeur ? - Désormais, répondit-il, c'est une affaire entre les Mains de Dieu; Il la conduira Lui-même. Ce furent là ses dernières paroles. Cette lettre est d'une importance capitale dans la destinée historique et doctrinale de l'école des Ahlulbayt. elle marque le début de l'Occultation majeure qui dure toujours et durera jusqu'au Retour de Mahdi, "le Seigneur du Temps" (Sâhib az-zamân)[4].

Avec l'Occultation majeure, l'axe autour duquel tournent tous les imamites, fut occulté et les fidèles n'ont plus à leur tête ni un Guide physique, ni un "représentant" pouvant les mettre en contact avec lui"[5].

Représentants communs (nuwwâb al-'âmma)

Durant cette deuxième phase de l'Occultation, contrairement à la première, l'Imam caché n'aura pas de représentant particulier (nâ'ib khâss) et ne communiquera plus avec ses chiites.

Le terme de na'ib khass, c'est-à-dire le présentant particulier, n'a donc plus lieu d'être et d'usage durant l'Occultation majeure. En revanche les chiites utilisent le terme na'ib 'âmma, c'est-à-dire le représentant commun, qui peuvent être tous les savants chiites, mais ce terme est en fait utilisé pour insister sur le fait que l'Imam n'a absolument plus de représentant particulier à partir du décès de son dernier représentant, et personne se sera en contact avec lui.

voir aussi

L'Occultation du douzième Imam, le Mahdi (aj)
Imam al-Mahdi

Reférence

  1. Mohammad Ali, Amir-Moezzi, 2007, p.245
  2. Traduit par : M-A, Amir Moezzi, 2007, p.276
  3. source de la lettre : Kashf ul-Ghumma, vol.2, p.530; Ihtijaj, vol. p.555-556; Kamâl al-din, vol.2, p.516; al-Tûsî, Kitâb al-Ghayba, p. 257
  4. M-A, Amir Moezzi, 2007, p.276-277
  5. Amir-Moezzi, ibid. p. 277