Zurârat b. A’yan

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Zurârat b. A’yan
Présentation
Rôle Compagnon de l'Imam Bâqir et de l'Imam Sâdiq (a)
Nom(s) Zurâra b. A’yan b. Sunsun ash-Shaybânî al-Kûfî
Titre(s) Abû ‘Alî ou Abu al-Hasan
Naissance 70 H.
Kûfa.
Décès 150 H.
Kûfa
Âge 80 ans
Famille
Père A’yan
Frère(s)
  • Abd ar-Rahmân
  • Bukayr
  • Humrân
  • Abd al-Malik
  • Qa’nab
  • Mâlik
Enfant(s)
  • Hasan
  • Husayn
  • ‘Ubayd allah
  • Rûmî
  • Muhammad
  • Yahyâ
  • Informations religieuses
    Rôles importants
  • Juriste
  • Muhaddith (narrateur de hadith)
  • Mutakallim (théologien)
  • Zurârat b. A’yan b. Sunsun ash-Shaybânî al-Kûfî (en arabe : زُرارَة بن اَعْیَن بن سُنسُن الشَیبانی الکوفی), fut un des As’hâb al-Ijmâ’ (Les narrateurs fidèles qui ne rapportent que des hadiths authentiques), juriste, théologien et l’un des adeptes de l’Imam al-Bâqir (a) et l’Imam as-Sâdiq (a).
    L’Imam as-Sâdiq (a) le considéra comme l’un de ses meilleurs disciples, l’un des Mukhbitûn (les modestes) et des Awtâd al-Ard (les plus pieux sur terre) et dit :

    « Si Zurâra n’était pas, rien n'aurait resté des hadiths de mon père ».

    L'Imam lui donna également la promesse qu'il sera l’un des gens du Paradis.
    Il fut de la famille de Âl-A’yan dont un grand nombre furent des juristes, des grands narrateurs de hadith et des partisans des Ahl al-Bayt (a).
    Apparemment, Zurâra eut plusieurs ouvrages, mais dans les livres de Rijâl, il n'est cité que : al-Istitâ’at, al-Jabr, al-’Uhûd. Plus de 2 000 hadiths furent rapportés par Zurâra, dont 1 200 sont rapportés sans intermédiaire par les Imams.

    son nom et son titre

    Il s’appela, Abdrabbih, et son titre fut Zurâra.
    Il rapporta de l'Imam Sâdiq (a) qu’il disait :

    « Ô Zurâra, ton nom parmi ceux des gens du Paradis est sans Alif (الف).
    Zurâra répondit :
    Oui, mon nom est Abdrabbih, Zurâra est mon surnom ».[1]

    Son titre fut : Abu al-Hasan ou Abû Alî.[2]

    généalogie

    Zurâra fut issu de la grande tribu d'Âl-A'yan, dont le nom provient de son attribution à A'yan b. Sunsun.
    Les gens de cette tribu furent de Kûfa, et la plupart d'entre eux y résidaient.[3]
    Cette famille se chargea des services scientifiques plus que les autres familles chiites.
    Sunsun, l'ancêtre de Zurâra, fut un moine chrétien, et son fils, A'yan, fut aussi un chrétien. A'yan fut captivé par les musulmans et envoyé à la tribu de Banû Shaybân où il se convertit à l'islam.
    Tustarî déclara qu'A'yan fut un musulman sunnite, donc ses enfants furent également sunnites. Cependant, certains d’entre eux se convertirent au chiisme.[4]

    son statut

    Son statut scientifique

    Ibn Nadîm dans son livre al-Fihrist considéra Zurâra comme le plus grand savant chiite dans les différents domaines, comme : le Fiqh (la jurisprudence), le Hadith, la théologie et la connaissance du chiisme.
    An-Najâshî le décrivit dans son livre (ar-Rijâl) comme le grand maître des chiites à son époque. Il fut un Récitateur du Coran, juriste, théologien, poète et expert dans la littérature arabe.
    Il eut toutes les caractéristiques d'un homme religieux sincère, l’homme de confiance et supérieur aux autres compagnons de l’Imam de son temps.
    Il fut parmi les As’hâb al-Ijmâ’ (Les narrateurs fidèles qui ne rapportent que des hadiths authentiques). Les savants chiites acceptèrent tous les hadiths rapportés par Zurâra. Il fut considéré comme l'un des compagnons éminents de l'Imam as-Sâdiq (a).

    Nombre de Hadiths

    Selon le livre Mu'jam Rijâl al-hadith, plus de 2 000 Narrations furent transmises par Zurâra. D’après le livre Miftâh al-Kutub al-arba'a, Zurâra rapporta 1 254 hadiths, sans intermédiaire par les Imams.(((Bâqirî, Bîdhinî, Nâsir, Ashâb Ijmâ’, Faslnâmi ‘Ulûm Hadith, n 9))).

    Avis des Imams

    Deux types de narrations furent rapportés par les Ahl al-Bayt (a) sur Zurâra :
    Certains hadiths des Ahl al-Bayt qui font des compliments à Zurâra :

    si Zurâra n’était pas, les hadiths de mon père auraient été disparus[5]
    Quatre drapeaux et hommes représentent la religion dont Zurâra b. A'yan et Muhammad b. muslim...[6]
    « Personne n'a fait revivre les hadiths de mon père, sauf Zurâra, Abû Basîr, Muhammad b. Muslim et Burayd b. Mu'âwîya al-'Ijlî. Ils sont les protecteurs de la religion et des hadiths de mon père. Ils furent des confidents des commandements de Dieu et furent parmi les as-Sâbiqûn (Les premières personnes qui se convertirent à l'islam, titre mentionné dans le Coran 56:10).[7]

    Donne aux mukhbitûn (les Modestes, comme il est dit dans le Coran 22:34, 35), (Burayd b.Yazîd al-Ijlî, Abû Basîr Layth b. Bakhtarî, Muhammad b. Muslim et Zurâra), la promesse qu'ils entreront dans le Paradis. Ces quatre personnes sont les confidents des ordres divins et sans eux, les traces du Prophète (s) auraient été disparues.

    Les compagnons de mon père, vivants ou morts, sont exceptionnels : Zurâra, Muhammad b. Muslim, Layth al-Murâdî et Burayd al-'Ijlî. Ils représentent la justice et l'honnêteté.

    Ils sont parmi as-Sâbiqûn et al-Muqarrabûn (le premier peuple dans la religion et les gens proches d'Allah, comme il est dit dans le Coran : sourate 56 versets 10-11)[8]

    Au Jour du Jugement, un crieur s'écriera, où sont les compagnons du Prophète Muhammad (s), qui tinrent leur promesse et le suivirent, puis Salmân al-Fârsî, Abû Dhar al-Ghifârî et Miqdâd se lèveront. Ensuite, le crieur criera, où sont les compagnons de ‘Ali b. Abî Tâlib (a) le successeur du Prophète (s) : 'Amr b. al-Hamiq al-Khuzâ'î, Muhammad b. Abî Bakr, Maytham at-Tammâr et Uways al-Qaranî se lèveront.
    [Alors d'autres Imams et leurs compagnons seront mentionnés], alors, le crieur criera, où sont les compagnons de l’Imam al-Bâqir (a) et de l’Imam al-Sâdiq (a) puis, ‘Abd Allah b. Sharîk al-'Âmirî, Zurâra b. A'yan, Burayd b. Mu'âwîya al-Ijlî, Muhammad b. Muslim,Abu Basiî, ’Abd Allah b. Abî Ya'fûr, 'Âmir b. ‘Abd Allah et Humrân b. A'yan se lèveront...[9]

    Pourtant, d’autres types des hadiths blâmèrent Zurâra. D'après les savants chiites et les experts dans les sciences du hadith, ces hadiths sont dits sous la Taqîyya, afin de protéger Zurâra.

    Salue ton père de ma part et dis lui : je te reproche pour ta protection, car nos ennemis n'arrêteront pas de torturer et de poursuivre nos amis et nos compagnons.
    Du fait que tu es bien connu parmi les gens comme notre compagnon, je t’ai dénoncé et je me suis plaint de toi afin d'arrêter les poursuites et les mauvaises intentions de nos ennemis.

    Dieu déclara dans le Coran :

    Pour ce qui est du bateau, il appartenait à des pauvres gens qui travaillaient en mer. Je voulais donc le rendre défectueux, car il y avait derrière eux un roi qui saisissait de force tout bateau. " (Quran 18:79).[10]
    Que Dieu te bénisse, sache, tu es comme ce bateau pour nous, tu es notre compagnon étroit.
    Al-Hasan et al-Husayn, tes fils apportèrent ton message, j'espère que Dieu les protège contre tout préjudice en raison de leur père vertueux.[11]

    al-Kashshî dit : Muhammad b. Qûliwayh rapporta d’Al-Husayn b. Zurâra :

    j’ai dit à l’Imam as-Sâdiq (a) que mon père vous salue et vous dit :
    Que je me sacrifie pour vous. Il y a des gens qui me reviennent de chez vous et qui me donnent de mauvaises nouvelles en disant que vous vous êtes plaint de moi. Cela me rend triste.

    L'Imam répondit :

    Donne mes salutations à ton père et dis lui : "par Dieu, je te souhaite le meilleur dans cette vie et dans l'au-delà. Par Dieu, je suis satisfait de toi. Ignore donc les paroles des gens.[12]

    Avis des Ulémas

    'Allâma Hillî dans "Khulâsat al-aqwâl fi al-ma'rifat ar-rijâl" déclara à propos de Zurâra :

    "Celui-ci est une figure proéminente parmi nous (les imamites) et il fut supérieur à ses pairs, dans son temps. Il fut juriste, Mutakallim (théologien), poète et Récitateur du Coran. Toutes les caractéristiques de la piété et de la dévotion religieuse, étaient rassemblé en lui. Il fut digne de confiance (muwathiq) et fidèle dans ses narrations.[13]

    An-Najâshî rapporta la même phrase, sauf que dans phrase le terme de thiqa (digne de confiance dans la narration)n'est pas mentionnée[14]
    Ash-Shaykh at-Tûsî dans son livre ar-Rijâl, dans le chapitre sur l’Imam Mûsâ b. Ja'far (a) dit : Zurâra fut parmi les narrateurs dignes de confiance (muwathiq).
    Il transmit des hadiths de l'Imam as-Sâdiq (a) et de l’Imam al-Bâqir (a).[15]
    Dans une lettre à son petit-fils ( Muhammad b. ‘Abd Allah), Abû Ghâlib az-Zurârî écrivit à propos de Zurâra :

    Zurâra eut un visage pale et un corps costaud. Sur son frontIl, le signe de la prosternation était dessiné. Chaque vendredi, quand Zurâra sortait de sa maison pour effectuer la prière de vendredi, les gens venaient sur son chemin pour regarder son visage lumineux et spirituel.

    Il fut un savant célèbre dans les sciences de hadith et le fiqh (jurisprudence). Personne n'avait le pouvoir de le débattre dans les discussions théologiques.
    Un grand nombre de Mutakallimûn chiites (théologiens) furent des élèves de Zurâra. Il vécut pendant soixante-dix ans. Zurâra fut indescriptible à plusieurs égards et je ne peux pas raconter tout ce qu’il est dit à propos de lui.
    Ibn Abî 'Umayr un savant éminent chiite s’adressa à Jamîl b. Darrâj, un grand juriste et narrateur de hadith et dit :

    Ô comme est bonne ta présence, et quelle beauté a la humble réunion avec toi!

    Il répondit :

    Oui, mais, par Dieu, devant Zurâra, nous étions comme des élèves de l'école primaire devant leur professeur.[16]

    Ses élèves

    Les plus grands nombres de théologiens chiites furent ses élèves.
    Ceux qui rapportèrent de ses hadiths, furent plus d’une centaine personne, y compris : Mûsâ b. Bakr Vâsitî, Abân b. Taghlib Harîzî, Hanân b. Sadîr, Jamîl b. Darrâj, Hishâm b. Sâlim, Ibn Bukayr, Ibn Muskân, Abû Khâlid, Tha’labat b. Maymûn, ‘Ali b. ‘Atîyya, ‘Amr b. Uzunayh, Muhammad b. Hamrân, Harîz, Hasan b. Mûsâ.[17]

    Ses enfants et ses frères

    Zurâra eut 6 enfants et 8 frères.
    ses enfants sont  :

    L'Imam as-Sâdiq (a) pria pour ces deux frères (Hasan et Husayn b. Zurâra) de Zurâra, et dit :

    « Que Dieu apporte son soutien à al-Hasan et al-Husayn grâce à la vertu de leur père et que Dieu les protège de tout mal, comme, Il a protégé les deux enfants orphelins par Khadr (a).[19]
    • 'Ubayd Allah b. Zurâra, cité dans certaines sources sous le nom de (’Abîd). Il fut un des compagnons de l’Imam al-Bâqir (a) et de l’Imam as-Sâdiq (a). Il eut un statut élevé auprès de l'Imam as-Sâdiq (a) ainsi que dans les sources de hadith. Il est rapporté que celui-ci fut un des compagnons proche de l'Imam as-Sâdiq (a).

    Najâshî déclara son nom parmi les auteurs chiites qui a plusieurs livres et le considéra parmi ath-thiqât (homme digne de confiance).[20]

    • D'après certains hadiths de l’Imam as-Sâdiq (a) et de l’Imam al-Kâzim (a), Rûmî b. Zurâra fut ath-thiqa (homme digne de confiance). De plus, An-Najâshî déclara qu'il eut des ouvrages.[21]
    • Muhammad b. Zurâra fut un des compagnon de l’Imam as-Sâdiq (a). Il rapporta des hadiths de ce dernier ainsi que de son propre père (Zurâra). son nom est cité parmi les narrateurs de hadith.[22]
    • Yahyâ b. Zurâra fut un des compagnons de l’Imam as-Sâdiq (a) qui rapporta de nombreux hadiths et eut des ouvrages.[23]

    Les frères de Zurâra, 'Abd ar-Rahmân, Bukayr et Humrân, à l'exception de Mâlik et Qa'nab, furent tous parmi les figures éminentes de leur temps.[24] L'autre frère de Zurâra, est 'Abd al-Mâlik. Ce fut lui dont l’Imam as-Sâdiq (a) visita la tombe et souhaita la bénédiction de Dieu.[25] Son fils, Durays b. Abd al-Mâlik, fut parmi les narrateurs thiqât (homme digne de confiance) de hadith.[26]

    Son décès

    La plupart des narrateurs de hadith déclarèrent que Zurâra décéda en 148 H, environ deux mois après le martyre de l’Imam as-Sâdiq (a). Ils dirent qu'au moment de la mort de l'Imam, Zurâra fut malade et il décéda à la suite de cette maladie.[27] certains narrateurs de hadith rapportèrent qu'il décéda en 150H.[28]

    Références

    1. Kashshî, Ma’rifat Ikhtîyar ar-Rijâl connu sous le nom Rijâl al-Kashshî, p133 et Zurârî, Abû Ghâlib, Târikh Âl-A’yan, p 35
    2. Ibn Nadîm, Muhammad b. Is,hâq, al-Fihrist, p308-309
    3. Zurârî, Abû Ghâlib, Târikh l-A’yan, p 35
    4. Tustarî, Muhammad Taqî, Qâmûs ar-Rijâl, vol 2, p172
    5. Kashshî, Ma’rifat Ikhtîyar ar-Rijâl connu sous le nom Rijâl al-Kashshî, p122 et Shaykh at-Tûsî, al-Fihrist, p 74
    6. Kashshî, Ma’rifat Ikhtîyar ar-Rijâl connu sous le nom Rijâl al-Kashshî, p238
    7. Kashshî, Ma’rifat Ikhtîyar ar-Rijâl onnu sous le nom Rijâl al-Kashshî, p124 et Shaykh Mufîd, al -Ikhtisâs, p66 te ‘Allâma Majlisî, Bihâr al-Anvâr, vol 47, p 390
    8. Kashshî, Ma’rifat Ikhtîyar ar-Rijâl onnu sous le nom Rijâl al-Kashshî, p170
    9. Kashshî, Ma’rifat Ikhtîyar ar-Rijâl onnu sous le nom Rijâl al-Kashshî, p 9
    10. tradution de Hamidullah
    11. Kashshî, Ma’rifat Ikhtîyar ar-Rijâl onnu sous le nom Rijâl al-Kashshî, p125, et Shûshtarî, Nûr allah, Majâlis al-Mu’minîn, vol 1, Majlis Panjum, p 344
    12. Kashshî, Ma’rifat Ikhtîyar ar-Rijâl onnu sous le nom Rijâl al-Kashshî, p128
    13. 'Allâma Hillî,al-Khulâsat al-aqwâl fi ma'rifat ar-rijâl, p 152
    14. Najâshî, ar-Rijâl, p 175
    15. Shaykh at-Tûsî, ar-Rijâl, p 350
    16. Kashshî, Ma’rifat Ikhtîyar ar-Rijâl onnu sous le nom Rijâl al-Kashshî, p123
    17. Bâqirî, Bîdhinî, Nâsir, Ashâb Ijmâ’, Faslnâmi ‘Ulûm Hadith, n 9
    18. Zurârî, Abû Ghâlib, Târikh l-A’yan, p 88
    19. Kashshî, Ma’rifat Ikhtîyar ar-Rijâl onnu sous le nom Rijâl al-Kashshî, p139
    20. An-Najâshî, ar-Rijâl, p233
    21. Najâshî, ar-Rijâl, p166
    22. Zurârî, Abû Ghâlib, Târikh l-A’yan, p 95
    23. Zurârî, Abû Ghâlib, Târikh l-A’yan, p 96
    24. Kashshî, Ma’rifat Ikhtîyar ar-Rijâl connu sous le nom Rijâl al-Kashshî, p161
    25. Kashshî, Ma’rifat Ikhtîyar ar-Rijâl connu sous le nom Rijâl al-Kashshî, p175
    26. Kashshî, Ma’rifat Ikhtîyar ar-Rijâl connu sous le nom Rijâl al-Kashshî, p313
    27. Kashshî, Ma’rifat Ikhtîyar ar-Rijâl connu sous le nom Rijâl al-Kashshî, p143 et Shûshtarî, Nûr allah, Majâlis al-Mu’minîn, vol3, p 462n et qumî Shaykh ‘abbas, Safinat al-Bihâr, vol 1, p 548
    28. an-Najâshî, ar-Rijâl, p 175,’Allâma Hillî, Khulâsat al-Aqvâl, p38