Muhammad b. Uthman b. Sa‘îd al-'Amrî

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Muhammad b. ‘Uthman b. Sa‘îd al-‘Amrî
Description de l'image سفیر دوم.jpg.
La tombe de Muhammad b. ‘Uthman b. Sa‘îd al-‘Amrî
Présentation
Rôle le deuxième représentant de l'Imam al-Mahdî (a)
Nom(s) Muhammad b. ‘Uthman b. Sa‘îd al-‘Amrî
Surnom(s) Abû Ja'far
Titre(s)
  • al-'Amrî
  • Asadî
  • Kûfî
  • Sammân
  • Askarî
Décès Jumâdâ al-Ûlâ, 305 h.l. / 917
Famille
Père ‘Uthman b. Sa‘îd al-‘Amrî
Informations religieuses
Rôles importants

Muhammad b. ‘Uthman b. Sa‘îd al-‘Amrî (en arabe : محمد بن عثمان بن سعید عمری) était le deuxième représentant (nâ'ib) parmi les quatre représentants de l'Imam al-Mahdî (a). Il fut d'abord le wakîl (mandataire) de l'Imam al-Mahdî (a), puis atteint le statut de nâ'ib (représentant) de l'Imam, pendant quarante ans. Depuis l'époque de l'Imam al-Hasan al-'Askarî (a), il était le principal assistant de son propre père 'Uthman b. Sa‘îd, le premier représentant de l'Imam al-Mahdî (a).

Dans un hadith rapporté par l’Imam al-Askarî (a) et dans un lettre de l'Imam al-Mahdî (a), le nom de Muhammad b. 'Uthman est mentionné explicitement comme le représentant de l'Imam caché. Cependant, certains membres du conseil chiite du mandat ont posé des doutes quant à sa nomination en tant que représentant de l'Imam, et cela lui a crée quelques difficultés.

Il est rapporté qu'il a écrit quelques livres en matière de fiqh, dont Kitâb al-ashriba.

Son nom et Son surnom

Son nom est Muhammad, fils d'Uthman b. Sa‘îd al-'Amrî (le premier représentant de l'Imam al-Mahdî (a)). Son surnom (kunya) est Abû Ja'far. C'est le seul surnom qui lui a été attribué dans les livres de hadiths et dans les références de rijâl.

Ses titres

Certains titres ont été mentionnés pour lui dont al-'Amrî.[1] C'est ce titre qui est mentionné dans la plupart des livres de rijâl et de hadiths pour parler de lui. D'autres titres mentionnés pour lui sont Asadî,[2] et Kûfî.[3] Sammân[4] et Askarî.[5]

Preuves de sa représentation (Nîyâbat)

L'Imam Hasan ‘Askarî (a) avait explicitement prononcé, de son vivant, la responsabilité de Muhammad b. ‘Uthman comme représentant de l' Imam Mahdî (a). Lorsqu'un groupe de chiites du Yémen a rencontré l'Imam ‘Askarî (a), celui-ci a appelé ‘Uthman b. Sa‘îd (le père de Muhammad b. ‘Uthman) et l'a présenté comme son représentant et a rajouté que le fils de celui-ci, Muhammad B. ‘Uthman, est le représentant de son fils, al-Mahdi (a). Il a dit : « Soyez témoins que Uthmân b. Sa'ïd est mon mandataire, et son fils Muhammad b. Uthmân est le mandataire de mon fils, votre Mahdi » .[6]

Aussi dans le livre al-Ghayba, Shaykh Tûsî a rapporté de l'Imam Hasan ‘Askarî :

« ‘Amri (‘Uthman b. Sa‘îd) et son fils (Muhammad b. ‘Uthman) sont tous les deux fiables et fidèles. Tout ce qu'ils vous rapportent, vient de ma part, et tout ce qu'ils vous disent, est aussi de ma part. Ecoutez les donc et obéissez à ce qu'ils disent car ils sont fiables et dignes de ma confiance » .[7].

Selon le chiisme imamite, (chi'ites duodécimains), ces signes qui présentent Abû Ja'far comme le représentant (Nâ'ib) de l'Imam Mahdî (a) sont infaillibles. Selon ces savants chiites, tout ce que Abu Ja'far a fait était selon l'ordre de son supérieur à savoir le premier représentant; en outre il a été nommé par Imam ‘Askarî (a) et par ‘Uthman b. Sa‘îd - le premier représentant - et a été promu par l'ordre de l'Imam al-Mahdî (a) au statut de représentant (Nâ'ib).[8]

D'après les narrations chiites, après la mort de son père, Abû Ja‘far aurait reçu une lettre de condoléances de la part de l'imam Mahdî (a). Dans cette lettre, l'Imam (a) aurait exprimé sa compassion pour la mort du père d'Abû Ja‘far, et aurait rappelé que celui-ci était désormais nommé pour remplir la responsabilité de la représentation (Niyâbat).[9]

Cependant, certains Wakîls du Conseil chiite du mandat avaient des doutes quant à cette nomination. Par conséquent, Abû Ja‘far a rencontré quelques difficultés. Quelques-uns de ceux qui doutaient de sa responsabilité en tant que représentant de l'Imam Mahdi (a) sont les suivants :

Selon les rapports de Shaykh Tûsî, lorsque le premier représentant est mort, Abu Ja'far a fait ses cérémonies funérairies : ce fut lui qui a lavé son corps, l'a enveloppé dans son linceul et l'a enterré.[11]

Ses œuvres

Dans son al-Ghayba, Shaykh al-Tûsî a mentionné un rapport suggérant que Muhammad b. Uthman aurait écrit quelques œuvres concernant le fiqh.

Ibn Nuh Sîrâfî a rapporté d'Abû Nasr,[12] un descendant de Muhammad b. ‘Uthman, que ce dernier avait quelques livres dans le domaine de fiqh dans lesquels il a compilé des hadiths qu'il avait entendus de l'Imam Hasan ‘Askarî (a), de l'Imam Mahdi (a) et de son père ‘Uthman b. Sa‘îd, rapportés de l'Imam Hâdi (a) et de l'Imam ‘Askari (a). Sîrâfî a mentionné qu'un de ces livres était Kitâb al-Ashriba puis rapporte de Umm Kulthûm, fille d'Abû Ja‘far, que ce livre a été transmis avec le testament de celui-ci à Husayn b. Ruh (troisième représentant) et est resté dans la possession de ce dernier. Abû Nasr, lui-même ajoute qu'après Husayn b. Ruh, ce livre a probablement été transmis à Abû al-Hasan Samarî (le quatrième représentant).[13]

Activités de Abû Ja‘far

En dépit des problèmes, dus aux activités des faux représentants tels que Ibn Hilâl, Bilâlî et Ibn Nadîr, auxquels d'Abû Ja‘far était confrontés, il continuait ses efforts secrètes au sein du conseil chiite du mandat et essayait de rependre le rôle de ce conseil parmi les chiites duodécimains. En même temps, il poursuivait les activités du premier représentant et essayait de prouver l'existence de l'Imam caché (a) auprès les chiites fidèles et fiables.

Il propageait cette opinion parmi les chiites duodécimains que l'occultation de l'Imam (a) a été faite par l'ordre de Dieu et que les hadiths des Imams précédents (a) soutiennent cette idée; il essayait également de prouver que lui-même, Abû Ja‘far, était le vrai représentant de l'Imam caché. De plus, il essayait de poursuivre et assurer les responsabilités du premier représentant en évitant les harcèlements du gouvernement abbaside. Par conséquent, il a renforcé la croyance faite parmi Abbasides soutenu par le premier représentant, d'après laquelle l'Imam ‘Askarî (a) est décédé sans laisser de successeur.[14] Il espérait que, de cette façon, le gouvernement serait convaincu qu'il n'y aurait pas de soulèvement parce que les chiites duodécimains n'avait plus d'Imam et ne pouvaient plus se rassembler autour d'un Imam et ne pouvaient plus être guidés, et donc ils abandonneraient toute mesure contre les chiites.

Le double plan d'Abû Ja‘far sur l'existence de l'Imam caché (a) peut être vu dans quelques récits. Une fois, une personne de Hamdân appelée Qalanisî a demandé à Abû Ja‘far à propos du successeur de l'Imam ‘Askarî (a). Abû Ja'far lui a répondu:

« Imam ‘Askarî (a) est décédé et a laissé parmi vous un successeur dont le cou est comme ceci » .[15] Et puis il a montré la taille du cou d'un adolescent pour indiquer que le fils d'Imam ‘Askarî (a) était d'un tel âge.

Selon Shaykh Sadûq, lorsque le célèbre érudit Abd Allah b. Ja‘far Himyarî a demandé à propos du fils de l'Imam ‘Askarî (a), Abû Ja‘far a répété les mêmes mots.[16] Une autre fois, plus tard, Abû Ja‘far lui a dit:

« Sâhib al-Amr (a) (Imam) participe au hajj chaque année, voit des gens et les connaît tandis qu'eux, ils le voient mais ne le reconnaissent pas » .

Il ajouta qu'il avait vu l'Imam (a) à la Ka‘ba alors qu'il (a) avait saisi le drap de la Ka‘ba et récitait cette supplication:

« Ô Dieu, prends ma vengeance de mes ennemis » .[17]

Bien qu'Abû Ja‘far ait prouvé l'existence du Douzième Imam (a) pour Himayrî, mais il l'a averti de ne pas insister pour découvrir son nom, puisque les agents du gouvernement étaient convaincus que l'Imam ‘Askarî (a) était décédé sans laisser de successeur derrière lui [18]. S'ils trouvaient le nom et le lieu de vie de l'Imam (a), ils l'auraient cherché et sa vie et la vie de ses représentants auraient été menacées.[19] D'autres rapports suggèrent que le second représentant de l'Imam (a) auraient donné l'ordre, de même manière, aux autres mandataires chiites.

Evénements importants durant la période du deuxième représentant

Soulèvement de Zanj à Bassora

Après la survenue du soulèvement de Zanj (255-270 h.l. / 766-883), la situation pour les chiites duodécimains est devenue difficile. Le lignée du chef de ce soulèvement, Ali b. Muhammad, remontait à Zayd b. Ali, le frère de l'Imam Bâqir (a). Par conséquent, un grand nombre des alaouites l'ont rejoint et ont participé à son soulèvement à partir de 257 h.l. / 871.[20]

Bien que l'Imam ‘Askarî (a) avait clairement dit que le chef de Zanj n'était pas de l'Ahl al-Bayt (a)[21], les autorités ont considéré cette insurrection affiliée aux alaouites. Selon Tabarî, la répression du soulèvement Zanj en l'an 270 h.l. / 883 a été poursuivie avec la propagande du gouvernement contre les alaouites.[22]

Soulèvement des Qarmates à Koufa

Un autre facteur qui a endommagé les relations entre les Imamites et les Abbasides était le fait de découvrir les activités souterraines des deux factions ismaïlien, les ismaélites originaux et les Qarmates.[23]

La durée de sa responsabilité et son décès

سفیر دوم.jpg

Selon certains rapports, Muhammad b. ‘Uthman a prédit l'heure de sa décès deux mois avant sa mort. Il est décédé à la fin de Jumâdâ al-Ûlâ, 305 h.l. / 917.[24]

D'après les savants de la science de rijâl et de hadith, la période de la responsabilité de Muhammad b. 'Uthman était environ 50 ans.[25] Cependant, Muhammad sadr a dit : cette avis semble incorrect, parce que sa mort a eu lieu en 305 h.l / 917, c'est à dire 45 ans après le martyre d'Imam al-Hasan al-'Askari (a), et le premier représentant, 'Uthman b. Sa'ïd, avait cette révocabilité pendant 5 ans et donc la durée de la période de sa responsabilité devait être environ 40 ans, et non pas 50 ans.[26]

Voir aussi

Bibliographie

  • ’irbilî, ‘Alî b. ‘Îsâ, Kashf al-Ghumma, Qom, Islâmîyya, 1364 h.s.
  • Ibn Athîr, al-Kâmil fî at-Târikh, Dâr Sâdir, Beyrouth.
  • Ibn Bâbivayh (Sadûq), Kamâl ad-Dîn va Tamâm an-Ni‘ma , par: ‘Ali Akbar Ghaffârî, Qom, 1363 h.s.
  • Kulaynî, Muhammad b. Ya‘qûb, al-Kâfî.
  • Majlisî, Muhammad Bâqir, Bihâr al-Anvâr.
  • Mâmaqânî, ‘Abd Allâh, Tanqîh al-Magâl fî ‘Ilm al-Rijâl, Najaf, 1350 h.l.
  • Najâshî, Ahmad b. Alî, Fihrist Asmâ’ Musannifî ash-shî‘a al-Mushtahar bi-rijâl an- Najâshî, par: Mûsâ Shubayrî Zanjânî, Qom, 1407 h.l.
  • Nubakhtî, Hasan b. Mûsâ, Firaq ash-shî‘a", par: Sayyid Muhammad Sâdiq Âl Bahr al-‘Ulûm, Najaf, al-Maktaba al-Murtadhavîya, 1355 h.l.
  • Sadr, Muhammad, Târîkh al-Ghayba, Dâr at-Ta‘âruf, Beyrouth.
  • Tûsî, Muhammad b. Hasan, al-Ghayba, Islâmiya, Téhéran.

Références

  1. Najâshî, v2, n1186, p408
  2. Mâmaqânî, v3, p149
  3. Mâmaqânî, v3, p149
  4. Ibn Bâbivayh (Sadûq), v2, p54
  5. Ibn Athîr, v8, p109
  6. Tûsî, p356
  7. Tûsî, p360
  8. Ibn Bâbivayh (Sadûq), p432
  9. Ibn Bâbivayh (Sadûq), p510
  10. Jabbârî, v2, p694-707
  11. Tûsî, p364
  12. Abû Nasr Hibat Allah, petit-fils de Umm Kulsûm bt. Muhammad b. ‘Uthman ‘Amrî
  13. Tûsî, p363, hadith 328
  14. Tûsî, p233-234
  15. Kulaynî, v1, p329 et 331
  16. Ibn Bâbivayh (Sadûq), p435
  17. Ibn Bâbivayh (Sadûq), p440
  18. Ibn Bâbivayh (Sadûq), p442
  19. Kulaynî, v1, p330
  20. Jâsim Husayn, p176
  21. ’irbilî, v4, p428; Majlisî, v50, p293
  22. Tabarî, v3, 2099
  23. Qumî, p6-80; Nubakhtî, p67-74
  24. Tûsî, p366
  25. Tûsî, p366
  26. Sadr, v1, p404