Aws b. Thâbit al-Khazrajî

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Aws b. Thâbit al-Khazrajî (en arabe : أوس بن ثابت الخزرجي) était le compagnon du Prophète Muhammad (s) qui fut tombé en martyre dans la bataille Uhud.
Selon certains exégètes du Coran, après le martyre d’Aws le verset sept de la sourate an-Nisâ’ concernant l’une des questions de l’héritage fut révélé sur le partage de ses biens.

Lignée

Aws b. Thâbit b. Mundhir était le frère de Hassân b. Thâbit, le poète illustre de l’époque du Messager de Dieu (s). Il était de la famille de Banî ‘Amr b. Mâlik, l’un des branches de Banî Najjâr de la tribu al-Khazraj.
Il était présent dans la deuxième allégeance al-‘Aqaba[1] et après l’immigration du Prophète (s) à Médine, il se faisait partie des Ansar.[2] A Médine, il hébergea Uthman b. Affan chez lui.[3]
Selon le consensus, il fut tombé en martyre dans la bataille Uhud[4] et selon un autre rapport, il participa aux guerres Badr, Uhud, Khandaq et décéda au temps du califat de Uthman b. Affan.[5]

Récit de l’héritage

Sous le verset sept de la sourate an-Nisâ’, les exégètes coraniques parlèrent d’Aws et de la descente de ce verset après son martyre.
D’après la règle de l’époque de djahiliyya, les épouses et les petits enfants furent privés de l’héritage,[6] tout comme les femmes et les filles qui n’avaient aucune part d’héritage.[7]

Après le martyre d’Aws, ses cousins saisirent de tous ses biens.[8] L’épouse d’Aws alla chez l’Envoyé de Dieu (s) et raconta le récit. Le Prophète (s) ordonna aux cousins d’Aws de ne pas saisir ses biens jusqu’à ce qu’Allah exprime le précepte.[9]
Ils l’acceptèrent et attendirent la révélation divine. Puis, le verset sept de la sourate an-Nisâ’ fut révélé[10] en expliquant la loi de l’héritage.

لِّلرِّ‌جَالِ نَصِيبٌ مِّمَّا تَرَ‌كَ الْوَالِدَانِ وَالْأَقْرَ‌بُونَ وَلِلنِّسَاءِ نَصِيبٌ مِّمَّا تَرَ‌كَ الْوَالِدَانِ وَالْأَقْرَ‌بُونَ مِمَّا قَلَّ مِنْهُ أَوْ كَثُرَ‌ ۚ نَصِيبًا مَّفْرُ‌وضًا ﴿٧﴾
Aux [héritiers] hommes, une part de ce que laissent les père et mère et les proches. Aux femmes, une part de ce que laissent les père et mère et les proches, que ce soit peu ou que ce soit beaucoup. Part imposée ! ﴾7﴿
Coran, Sourate an-Nisâ', verset 7, Traduction de Régis Blachèr

Voir aussi

Références

  1. Ibn Hishâm, As-Sîrat an-Nabawîyya, vol 2, p 101
  2. Ibn Kathîr, Al-bidâya wa an-Nihâya, vol 3, p 203
  3. Ibn Sa‘d, At-Tabaqât al-Kubrâ, vol 3, p 55
  4. Ibn ‘Abd al-Barr, Al-Istî‘âb, p 117
  5. Ibn al-Athîr al-Jazarî, Usd al-Ghâba, p 83
  6. ‘Allâma Tabâtabâ’î, Al-Mîzân, vol 4, p 299 - 301
  7. Cheikh at-Tabrisî, Majma‘ al-Bayân, vol 3, p 19 ; Fiyd Kâshânî, Tafsîr as-Sâfî, vol 2, p 192
  8. Abû Ishâq ath-Tha‘labî, Tafsîr ath-Tha‘labî, vol 3, p 260
  9. Ibn al-Jawzî, Zâd al-Masîr, p 259
  10. Al-Qurtubî, Al-Jâmi‘ li Ahkâm al-Qur’ân, vol 6, p 78

Bibliographie