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Brouillon:Nahnu Ma‘âshir al-Anbîyâ’ lâ Nuwarrith

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نَحنُ مَعاشِرَ الانبیاءِ لا نُوَرِّثُ (یعنی: ما پیامبران ارث نمی‌گذاریم) عبارتی است که ابوبکر آن را به حضرت محمد(ص) نسبت داد و با استناد به آن از بازگرداندن فدک به فاطمه(س) -که پیامبر(ص) آن را به او بخشیده بود- خودداری کرد. این اقدام که با اعتراض شدید فاطمه، دختر پیامبر، روبه‌رو شد، زمینه‌ساز یکی از مهم‌ترین مناقشات تاریخی شیعیان و اهل‌سنت شد. این رفتار ابوبکر سبب بروز یکی از موضوعات اختلاف فکری، فقهی و تفسیری میان شیعه و اهل‌سنت شد که با مسئله ارث پیامبر اسلام(ص) و ماجرای فدک پیوند دارد.

Nahnu Ma‘âshir al-Anbîyâ’ lâ Nuwarrith (en arabe : نَحنُ مَعاشِرَ الانبیاءِ لا نُوَرِّثُ ; nous, les prophètes, ne laissons pas d’héritage) est une expression qu’Abu Bakr a attribuée au Prophète Muhammad (s) et, en s’appuyant sur celle-ci, il a refusé de restituer Fadak à Sayyida Fatima (a), que le Prophète (s) lui avait offerte. Cette action, qui s’est heurtée à la vive protestation de la Dame Fatima (a), la fille du Prophète Muhammad (s), a jeté les bases de l’un des différends historiques importants entre les chiites et les sunnites. Ce comportement d’Abu Bakr a provoqué l'émergence de l'un des sujets de divergence intellectuelle, de fiqh et exégétique coranique entre le chiisme et le sunnisme, lié à la question de l'héritage du Messager d’Allah Muhammad (s) et à l'affaire de Fadak.

اهل‌سنت این حدیث را صحیح و قطعی‌الصدور دانسته، آن را مبنای نفی ارث‌بری از پیامبر(ص) می‌دانند. در مقابل، شیعیان حدیث را از نظر سند و محتوا مخدوش ارزیابی کرده، آن را مخالف نص قرآن می‌شمارند. اختلاف درباره این روایت، به تفسیر آیات قرآن نیز کشیده شد؛ شیعه آیات مربوط به ارث انبیا را مربوط به ارث مالی می‌داند، در حالی که مفسران اهل‌سنت آن را به ارث معنوی همچون علم و نبوت تفسیر کرده‌اند.

Les sunnites considèrent ce hadith comme authentique et certain dans son émission , et en font la base de la négation de l'héritage du Prophète (s). En revanche, les chiites évaluent le hadith comme défectueux du point de vue de sa chaîne de transmission et de son contenu, et le considèrent comme contraire au texte explicite du Coran. La divergence concernant ce récit s'est étendue à l'interprétation des versets du Coran ; le chiisme considère les versets relatifs à l'héritage des prophètes (a) comme se rapportant à l'héritage matériel, tandis que les exégètes sunnites l'ont interprété comme un héritage spirituel tel que la science et la prophétie.

حضرت فاطمه(س) با بیان سخنانی که خطبه فدکیه نامیده می‌شود، ضمن رد انتساب چنین حدیثی به پیامبر، به آیاتی از قرآن استناد کرد که اصل ارث‌بری از پیامبران تأیید می‌شود، و بدین ترتیب اقدام ابوبکر را مخالف عدالت و تعالیم اسلامی دانست. گزارش‌های تاریخی نشان می‌دهد حضرت زهرا(س) تا پایان عمر از این رفتار ناخشنود بود. عالمان شیعه با تأکید بر بی‌اطلاعی خویشاوندان پیامبر از این حدیث، انحصار نقل آن به ابوبکر، تعارض این گزارش با قرآن و حتی رفتار متناقض خود ابوبکر، اعتبار روایت را به چالش کشیده‌اند. در مقابل، برخی عالمان اهل‌سنت کوشیده‌اند با دفاع از حدیث، آن را حکمی خاص و استثنایی برای پیامبر اسلام معرفی کنند.

Sayyida Fatima az-Zahra (a), en prononçant des paroles appelées le sermon de Fadak, tout en rejetant l'attribution d'un tel hadith à son père, le Prophète Muhammad (s), s'est appuyée sur des versets du Coran confirmant le principe de l'héritage des prophètes (a), et a ainsi considéré l'action d'Abu Bakr comme contraire à la justice et aux enseignements islamiques. Les rapports historiques indiquent que la Dame Fatima (a) est restée mécontente de ce comportement jusqu'à la fin de sa vie. Les savants chiites, en soulignant l'ignorance des proches de l’Envoyé de Dieu (s) concernant ce hadith, l'exclusivité de sa transmission par Abu Bakr, la contradiction de ce rapport avec le Coran et même le comportement contradictoire d'Abu Bakr lui-même, ont contesté la validité du hadith. En revanche, certains savants sunnites ont tenté, en défendant le hadith, de le présenter comme un décret particulier et exceptionnel pour le Prophète (s).

جایگاه روایت در اختلافات مذهبی شیعیان و اهل‌سنت

حدیثِ نَحنُ مَعاشِرَ الأَنبِیاءِ لاَ نُوَرِّثُ، از احادیثی که از صدر اسلام مورد اختلاف شیعیان و اهل‌سنت بوده است.[1] ابوبکر، خلیفه اول مسلمانان، فدک را که در اختیار فاطمه زهرا(س) بود مصادره کرد و در پاسخ به اعتراض دختر پیامبر، روایتی از آن حضرت نقل کرد: «نَحنُ مَعاشِرَ الأَنبیاءِ لا نُوَرِّثُ، مَا تَرَكنَا صَدَقَةٌ؛ ما پیامبران ارث نمی‌گذاریم؛ آنچه از ما باقی می‌ماند، صدقه است.» ابوبکر در همین راستا فدک را به فاطمه بازنگرداند.[2]

Statut du hadith Le hadith « nous, les prophètes, ne laissons pas d’héritage » (نَحنُ مَعاشِرَ الانبیاءِ لا نُوَرِّثُ ; Nahnu Ma‘âshir al-Anbîyâ’ lâ nuwarrith) est l'un des hadith qui a fait l'objet de divergences entre les chiites et les sunnites depuis le début de l’islam.(((1))) Abu Bakr a usurpé Fadak qui était en possession de Sayyida Fatima Zahra (a) et, en réponse à la protestation de la fille du Prophète (s), il a rapporté un hadith de celui-ci : « nous, les prophètes, ne laissons pas d’héritage ; ce que nous laissons est une aumône ». Abu Bakr, dans cette même lignée, n’a pas restitué Fadak à la fille du Messager de Dieu, Fatima (a).(((2)))

اهل‌سنت با استناد به این روایت، ارث حضرت محمد(ص) به ورثه‌اش را منتفی می‌دانند، و از سوی دیگر، شیعیان این روایت را جعلی شمرده، ارث‌بری از پیامبر را صحیح می‌شمارند.[3] اختلاف درباره این حدیث، به تفسیر شیعیان و اهل‌سنت در آیات مربوط به ارث انبیاء نیز توسعه پیدا کرد؛[4] بدین ترتیب که مفسران امامیه ارث را در آیه ۱۶ سوره نمل و آیه ۶ سوره مریم، ارث مالی دانسته[5] و مفسران اهل‌سنت آن را به ارث غیرمالی برگردانده‌اند.[6]

Les sunnites, en s'appuyant sur ce hadith, considèrent l'héritage du Prophète Muhammad (s) pour ses héritiers comme exclu, et d'un autre côté, les chiites considèrent ce hadith comme forgé et estiment que l'héritage du Prophète (s) est valide.(((3))) La divergence concernant ce hadith s'est également étendue à l'interprétation des chiites et des sunnites concernant les versets relatifs à l'héritage des prophètes (a)(((4))) ; ainsi, les exégètes chiites du Coran ont considéré l'héritage dans le verset 16 de la sourate an-Naml et le verset 6 de la sourate Maryam comme un héritage matériel,(((5))) tandis que les exégètes sunnites l'ont rapporté à un héritage non matériel.(((6)))

فدک سرزمینی در حجاز و در نزدیکی خیبر بود.[7] این منطقه که در صدر اسلام، محل سکونت یهودیان بود،[8] در جنگ خیبر بدون درگیری در اختیار مسلمانان قرار گرفت[9] و پیامبر آن را به دخترش زهرا(س) بخشید.[10]

Fadak était une terre dans la région du Hedjaz et à proximité de Khaybar.(((7))) Cette région qui, au début de l’islam, était le lieu de résidence des juifs,(((8))) est passée sous le contrôle des musulmans sans combat lors de la bataille de Khaybar(((9))) et le Prophète (s) l'a offerte à sa fille Fatima Zahra (s).(((10)))

عالمانی از شیعیان، به بررسی و رد حدیث منقول از ابوبکر پرداخته‌اند؛ از جمله شیخ مفید در رسالة حول الحدیث نحن معاشر الانبیاء لا نورث[11] و علامه حِلّی در نَهجُ الحق[12] و کشف المُراد.[13] با این حال، عالمانی از اهل‌سنت چون فخر رازی در التفسیر الکبیر[14] و ابن‌تَیمیه در مِنهاجُ السُنّة النبویة[15] از این حدیث دفاع کرده‌اند.

Des savants chiites ont examiné et rejeté le hadith rapporté par Abu Bakr ; y compris Cheikh al-Mufîd dans le livre « Risâla hawl al-hadîth Nahnu Ma‘âshir al-Anbîyâ’ lâ Nuwarrith »(((11))) et ‘Allâma al-Hillî dans l’ouvrage « Nahdj al-Haqq »(((12))) et Kashf al-Murâd.(((13))) Cependant, des savants sunnites comme Fakhr ar-Râzî dans at-Tafsîr al-Kabîr(((14))) et Ibn Taymiyya dans Minhâdj as-Sunna an-Nabawiyya l’ont accepté.(((15)))

Modèle:همچنین ببینید جستاری از شیخ مفید درباره حدیث نحن معاشر الانبیا Le livre « Risâla hawl al-hadîth Nahnu Ma‘âshir al-Anbîyâ’ lâ Nuwarrith » du Cheikh al-Mufîd, le savant chiite des IXe et Xe siècles de l’Hégire.

رویکرد حضرت فاطمه

Modèle:اصلی اهل‌بیت(ع)، از جمله حضرت فاطمه(س) هیچ‌گاه درستی روایتِ نَحنُ مَعاشِرَ الأَنبیاءِ لا نُوَرِّثُ را تأیید نکردند و به مخالفت با آن برخاستند.[16] طبق گزارش احمد بن حَنبَل و بُخاری، فاطمه(س) به دلیل این رفتار ابوبکر، از او خشمگین شد و تا پایان عمر، این ناراحتی را در دل داشت.[17]

Aapproche de Sayyida Fatima (s) Les Ahl al-Bayt (a), dont la Dame Fatima (s), n'ont jamais confirmé la véracité du hadith « nous, les prophètes, ne laissons pas d’héritage » et s'y sont opposés.(((16))) Selon les rapports d'Ahmad b. Hanbal et d'al-Boukhârî, Sayyida Fatima Zahra (s) fut irritée contre Abu Bakr à cause de ce comportement et garda ce mécontentement dans son cœur jusqu'à la fin de sa vie.(((17)))

فاطمه در این باره به بیان خطبه‌ای پرداخت که خطبه فَدَکیّه خوانده می‌شود، و به عبارت نحن معاشر الانبیاء پاسخ داد.[18] او در این خطبه به محروم‌‌شدنش از ارث پدر و غصب فدک اعتراض کرد و این اقدام را بر خلاف اصول دینی و عدالت دانست.[19] همچنین در خطبه خود به آیاتی از قرآن استناد کرد که در آن به ارث پیامبران[20]، اولویت خانواده در ارث[21]، و تأکید بر اصل ارث‌بری[22] اشاره شده است.[23]

Sayyida Fatima (s) a prononcé à ce sujet un sermon appelé Khutba al-Fadakîyya, et a répondu à l'expression « nous, les prophètes, ne laissons pas d’héritage ».(((18))) Dans ce sermon, elle a protesté contre sa privation de l'héritage de son père et l'usurpation de Fadak, considérant cette action comme contraire aux principes religieux et à la justice.(((19))) De plus, elle s'est appuyée dans son sermon sur des versets du Coran mentionnant l'héritage des prophètes (a),(((20))) la priorité de la famille dans l'héritage,(((21))) et l'accent mis sur le principe de l'héritage.(((22 23)))

حضرت زهرا(س) استدلال کرد که هیچ دلیلی برای محروم‌شدنش از ارث وجود ندارد و نسبت خانوادگی و اشتراک دینی با پیامبر، دلیل کافی بر حقانیت اوست.[24] وی این اقدام ابوبکر را نشانه‌ای از بازگشت به سنت‌های ناعادلانه جاهلی معرفی کرد و با انتقاد از سکوت انصار، از آنان خواست نسبت به این ظلم بی‌تفاوت نباشند.[25]

La Dame Fatima Zahra (a) a soutenu qu'il n'y avait aucune raison de la priver de son héritage et que le lien familial ainsi que l'appartenance commune à l'islam avec le Prophète Muhammad (s) étaient des preuves suffisantes de son droit.(((24))) Elle a présenté cette action d'Abu Bakr comme un signe de retour aux traditions injustes de la djahiliyya et, en critiquant le silence des Ansar, elle leur a demandé de ne pas rester indifférents à cette injustice.(((25)))

متن حدیث و نقل‌های مختلف آن

حدیث لا نُوَرِّثُ ما تَرَکنا صَدَقَه، در منابع مختلف اهل‌سنت از پیامبر(ص) نقل شده است.[26] بر اساس این روایات آمده است: Modèle:حدیث. در برخی نقل‌ها، این حدیث با عبارت «إِنَّا (نَحنُ) مَعاشِرَ الأَنبیاءِ» آغاز شده است،[27] اما به گفته ابن‌حَجَر عَسقَلانی، حدیث‌شناس اهل‌سنت در قرن نهم قمری، اگر چه آغاز حدیث با عبارت «إِنَّا مَعاشِرَ الأَنبیاءِ» مشهور است، اما برخی حدیث‌شناسان چنین نقلی را انکار کرده‌اند.[28]

Texte du hadith et ses différentes narrations Le hadith « nous ne laissons pas d’héritage ; ce que nous laissons est une aumône » (لا نُوَرِّثُ ما تَرَکنا صَدَقَه) a été rapporté dans différentes sources sunnites de la part du Prophète (s).(((26))) Selon ces termes, il est dit : « nous ne sommes pas hérités [nous ne laissons pas d'héritage] ; ce que nous laissons est une aumône » (لاَ نُورَثُ (لا نُوَرِّثُ) مَا تَرَكْنَا (فَهُوَ) صَدَقَةٌ). Dans certaines narrations, ce hadith commence par l'expression « nous, les prophètes » (إِنَّا (نَحنُ) مَعاشِرَ الأَنبیاءِ),(((27))) mais selon Ibn Hadjar al-‘Asqalânî, spécialiste du hadith sunnite du IXe siècle de l'Hégire, bien que le début du hadith avec l'expression « nous, les prophètes » soit célèbre, certains spécialistes du hadith ont nié une telle narration.(((28)))

این حدیث با عبارت‌های کوتاه و بلند، در چند واقعه از اَبوبَکر بن ابی‌قُحافه[29] و عُمَر بن خطّاب[30] نقل شده است:

Ce hadith, avec des expressions courtes et longues, a été rapporté dans quelques événements par Abu Bakr(((29))) et Umar(((30))) :

  • واقعه اول: پس از درگذشت پیامبر(ص)، فاطمه(س) از ابوبکر خواست تا سهمش از خُمسِ خیبر و زمین‌های فدک را که پیامبر(ص) به او بخشیده بود، به او بازگرداند؛ اما ابوبکر خودداری کرد و از قول پیامبر این حدیث را نقل کرد.[31]

Premier événement : après le décès du Prophète Muhammad (s), sa fille Fatima (a) a demandé à Abu Bakr de lui restituer sa part du khums de Khaybar et des terres de Fadak que son père (le Prophète (s)) lui avait offertes ; mais Abu Bakr a refusé et a rapporté ce hadith de la part du Prophète.(((31)))

  • واقعه دوم: هنگامی که برخی همسران پیامبر، ارث خود از پیامبر را درخواست کردند، ابوبکر با خواندن این حدیث از اجابت درخواست آنان خودداری کرد.[32]

Deuxième événement : lorsque certaines épouses du Prophète (s) ont demandé leur héritage du Prophète (s), Abu Bakr a refusé de répondre à leur demande en récitant ce hadith.(((32)))

Troisième événement : Umar, lors de l'arbitrage entre l’Imam Ali (a) et al-Abbas b. Abd al-Muttalib qui étaient en désaccord au sujet de Fadak, a rapporté ce hadith du Prophète (s).(((33)))

اعتبارسنجی

این حدیث در میان اهل‌سنت حدیثی قطعی‌الصدور است، اما امامیّه این حدیث را، هم از نظر سند و هم از نظر محتوا، ضعیف ارزیابی می‌کنند.[34] به گفته پژوهش‌گران شیعه، این حدیث با هدف تصرف فدک جعل شده است.[35] عالمان شیعه، با دلایل مختلفی اعتبار این گزارش را به چالش کشیده‌اند: Validation Ce hadith est considéré comme certain dans son émission parmi les sunnites, mais les chiites évalue ce hadith comme inauthentique, tant du point de vue de sa chaîne de transmission que de son contenu.(((34))) Selon les chercheurs chiites, ce hadith a été forgé dans le but d’usurper Fadak.(((35))) Les savants chiites ont contesté la validité de ce rapport par divers arguments :

معارضه با قرآن

این حدیث مخالف قرآن دانسته شده است.[36] در کتاب الطَبَقاتُ الکُبری، اثر اِبن‌سَعد بَغدادی، تاریخ‌نگار سنی‌مذهب، آمده است: هنگامی که ابوبکر با نقل حدیث لا نورث ما ترکنا صدقه، از واگذاری فدک خودداری کرد، علی بن ابی‌طالب(ع) با خواندن آیه ۱۶ سوره نمل و آیه ۶ سوره مریم ادعای او را مخالف قرآن دانست؛ چرا که در این دو آیه، مسئله ارث‌بری پیامبران قبلی بیان شده است.[37]

Contradiction avec le Coran Ce hadith est considéré comme contraire au Coran.(((36))) Dans le livre « at-Tabaqât al-Kubrâ », œuvre d’Ibn Sa‘d al-Baghdâdî, historien sunnite, il est rapporté que : lorsque Abu Bakr a refusé de restituer Fadak en citant le hadith « nous ne laissons pas d’héritage ; ce que nous laissons est une aumône », Ali b. Abi Talib (a) a considéré sa prétention comme contraire au Coran en récitant le verset 16 de la sourate an-Naml et le verset 6 de la sourate Maryam ; car dans ces deux versets, la question de l’héritage des précédents prophètes (a) est exprimée.(((37)))

ابن‌عاشور، از مفسران سنی‌مذهب در قرن چهاردهم، برای رفع تعارض این حدیث با قرآن، معتقد است اگرچه در آیات قرآن ارث‌بری پیامبران مطرح شده و پیامبران برای ورثه خود ارث بر جای می‌گذاشتند، اما این حدیث نشان می‌دهد ارث‌نبردن از حضرت محمد(ص) از احکام اختصاصی پیامبر بوده است.[38] اما محققان شیعه معتقدند احکام اختصاصی پیامبر تنها در مواردی پذیرفته می‌شود که دلیل قطعی وجود داشته باشد، و در موارد مشکوک باید پیامبر و سایر مردم را در احکام مشترک دانست.[39]

Ibn ‘Âshûr, l'un des exégètes du Coran sunnites du XIVe siècle, estime pour lever la contradiction entre ce hadith et le Coran que, bien que l’héritage des prophètes soit évoqué dans les versets du Coran et que les prophètes laissaient un héritage à leurs héritiers, ce hadith montre que le fait de ne pas hériter de Muhammad (s) faisait partie des préceptes exclusifs du Prophète Muhammad (s).(((38))) Cependant, les chercheurs chiites estiment que les préceptes exclusifs du Prophète (s) ne sont acceptés que dans les cas où il existe une preuve certaine, et dans les cas douteux, le Messager de Dieu Muhammad (s) et les autres personnes doivent être considérés comme soumis aux préceptes communs.(((39)))

رفتارهای متناقض ابوبکر

برخی پژوهشگران به رویدادهای تاریخی اشاره کرده‌اند که ابوبکر برخلاف مضمون همین حدیث رفتار کرده است:[40]

Comportements contradictoires d'Abu Bakr Certains chercheurs ont souligné des événements historiques où Abu Bakr a agi contrairement au contenu de ce même hadith(((40))) :

  • در اختلاف میان امام علی(ع) و عباس بر سر شمشیر، زره و قاطر پیامبر، ابوبکر آنها را به‌عنوان ارث پیامبر به علی واگذار کرد.[41]
  • ابوبکر به همسران پیامبر اجازه داد در خانه‌هایشان سکونت داشته باشند و آنها را مصادره نکرد.[42]
  • ابوبکر برای دفن‌شدن در کنار قبر پیامبر، از دخترش عایشه، همسر پیامبر، اجازه گرفت،[43] نه از مسلمانان دیگر.[44]

Dans le différend entre l’Imam Ali (a) et al-Abbas au sujet de l’épée, de l’armure et de la mule du Prophète (s), Abu Bakr les a remis à Ali en tant qu’héritage du Prophète Muhammad (s).(((41))) Abu Bakr a permis aux épouses du Prophète (s) de résider dans leurs maisons et ne les a pas confisquées.(((42))) Abu Bakr a demandé l'autorisation à sa fille Aïcha, épouse du Prophète, pour être enterré aux côtés de la tombe du Prophète (s),(((43))) et non aux autres musulmans.(((44)))

بی‌خبر بودن نزدیکان پیامبر از این حدیث

برخی از پژوهشگران، منحصربودن نقل این حدیث به ابوبکر را پدیده‌ای تعجب‌برانگیز دانسته‌اند؛ زیرا بعید به نظر می‌رسد که دختر و همسران پیامبر -نزدیک‌ترین خویشاوندان و وارثان طبیعیِ پیامبر- از چنین سخنی بی‌اطلاع مانده باشند.[45] علامه حلی نیز با اشاره به انگیزه شخصی ابوبکر که از مصادره فدک سود می‌برد، درستی این حدیث را با تردید بیشتری مواجه دانسته است.[46]

Ignorance des proches du Prophète Muhammad (s) concernant ce hadith Certains chercheurs ont considéré l'exclusivité de la narration de ce hadith par Abu Bakr comme un phénomène surprenant ; car il semble peu probable que la fille et les épouses du Prophète (s) comme les proches parents et les héritiers naturels de l’Envoyé de Dieu (s) soient restées ignorantes d'une telle parole.(((45))) ‘Allâma al-Hillî, en soulignant la motivation personnelle d’Abu Bakr qui tirait profit de l’usurpation de Fadak, a considéré la véracité de ce hadith avec encore plus de doute.(((46)))

برخی از نویسندگان سنی‌مذهب، این اشکال را صحیح نمی‌دانند و معتقدند نقل این روایت به ابوبکر اختصاص ندارد و صحابه دیگری نیز آن را نقل کرده‌اند.[47] اما به گفته ابن‌ابی‌الحدید، از عالمان سنی‌مذهب، در زمان ابوبکر، این حدیث تنها از جانب او نقل شد، هرچند پس از درگذشت او، صحابی دیگری نیز به نقل این روایت پرداخته‌اند.[48]

Certains auteurs sunnites ne considèrent pas cette objection comme correcte et estiment que la narration de ce hadith n’est pas exclusive à Abu Bakr et que d’autres Sahaba l’ont également rapportée.(((47))) Mais selon Ibn Abi al-Hadîd, savant sunnite, à l’époque d’Abu Bakr, ce hadith ne fut rapporté que par lui, bien qu'après son décès, d'autres compagnons aient également procédé à la narration de ce récit.(((48)))

  1. بستانی، «ارزیابی حدیث نحن معاشر الانبیاء لا نورث»، ص۸۵.
  2. نگاه کنید به: کلینی، الکافی، ۱۴۰۷ق، ج۱، ص۵۴۳؛ ابن‌طیفور، بلاغات النساء، ۱۳۲۶ق، ص۱۶-۲۳.
  3. الغفوری، «معالجة منهجیة لحدیث لا نورث، القسم الاول»، ص۲۲۲.
  4. فهیمی‌تبار، «بررسی تطبیقی روایت»، ص۵۰-۵۱.
  5. برای نمونه نگاه کنید به: طوسی، التبیان، دار احیاء التراث العربی، ج۷، ص۱۰۵؛ ج۸، ص۸۲؛ طبرسی، مجمع البیان، ۱۳۷۲ش، ج۶، ص۷۷۶؛ ج۷، ص۳۳۴؛ طباطبایی، المیزان، ۱۴۱۷ق، ج۱۵، ص۳۴۹.
  6. طبری، جامع البیان، ۱۴۱۲ق، ج۱۶، ص۳۷؛ ج۱۹، ص۸۷؛ بیضاوی، انوار التنزیل، ۱۴۱۸ق، ج۴، ص۶ و ۱۵۶؛ شوکانی، فتح القدیر، ۱۴۱۴ق، ج۳، ص۳۸۱؛ ج۴، ص۱۴۹.
  7. یاقوت حموی، معجم البلدان، ۱۹۹۵م، ج۴، ص۲۳۸.
  8. بلادی، معجم معالم الحجاز، ۱۴۳۱ق، ج۲، ص۲۰۶ و ۲۰۵؛ ج۷، ص۲۳.
  9. طبری، تاریخ الامم والملوک، ۱۳۸۷ق، ج۳، ص۱۵.
  10. کلینی، الکافی، ۱۴۰۷ق، ج۱، ص۵۴۳؛ سیوطی، الدر المنثور، ۱۴۱۴ق، ج۵، ص۲۷۳.
  11. شیخ مفید، رسالة حول حدیث نحن معاشر الانبیا، ۱۴۱۳ق، ص۲۰.
  12. علامه حلی، نهج الحق، ۱۹۸۲م، ص۲۶۵-۲۷۰.
  13. علامه حلی، کشف المراد، ۱۳۸۲ش، ص۱۹۷-۱۹۸.
  14. فخر رازی، تفسیر الکبیر، ۱۴۲۰ق، ج۹، ص۵۱۴؛ ج۲۱، ص۵۱۰.
  15. ابن‌تیمیه، منهاج السنة النبویة، ۱۴۰۶ق، ج۴، ص۱۹۳-۲۲۵.
  16. بستانی، «ارزیابی حدیث نحن معاشر الانبیاء لا نورث»، ص۸۶.
  17. ابن‌حنبل، مسند ابن‌حنبل، ۱۴۱۶ق، ج۱، ص۱۷۹ و ۱۸۹؛ بخاری، صحیح البخاری، ۱۴۲۲ق، ج۸، ص۱۴۹.
  18. ابن‌طیفور، بلاغات النساء، ۱۳۲۶ق، ص۱۶-۲۵.
  19. ابن‌طیفور، بلاغات النساء، ۱۳۲۶ق، ص۲۱-۲۳.
  20. نگاه کنید به: سوره نمل، آیه ۱۶؛ سوره مریم، آیه ۶.
  21. سوره انفال، آیه ۷۵.
  22. سوره نساء، آیه ۱۱.
  23. ابن‌طیفور، بلاغات النساء، ۱۳۲۶ق، ص۲۱.
  24. ابن‌طیفور، بلاغات النساء، ۱۳۲۶ق، ص۲۱.
  25. ابن‌طیفور، بلاغات النساء، ۱۳۲۶ق، ص۲۱-۲۳.
  26. برای نمونه نگاه کنید به: ابن‌حنبل، مسند ابن‌حنبل، ۱۴۲۱ق، ج۱، ص۱۸۸، ۲۲۲ و ۲۲۵؛ بخاری، صحیح البخاری، ۱۴۲۲ق، ج۵، ص۲۰؛ ج۸، ص۱۴۹.
  27. ابن‌حنبل، مسند ابن‌حنبل، ۱۴۲۱ق، ج۱۶، ص۴۷؛ نسائی، السنن الکبری، ۱۴۲۱ق، ج۶، ص۴۷.
  28. ابن‌حجر عسقلانی، فتح الباری، ۱۴۲۰ق، ج۱۲، ص۸.
  29. ابن‌حنبل، مسند ابن‌حنبل، ۱۴۱۶ق، ج۱، ص۱۷۹؛ بخاری، صحیح البخاری، ۱۴۲۲ق، ج۴، ص۷۹.
  30. ابن‌حنبل، مسند ابن‌حنبل، ۱۴۱۶ق، ج۱، ص۲۳۷؛ بخاری، صحیح البخاری، ۱۴۲۲ق، ج۵، ص۸۹.
  31. ابن‌حنبل، مسند ابن‌حنبل، ۱۴۲۱ق، ج۱، ص۱۸۸، ۲۲۲ و ۲۲۵؛ بخاری، صحیح البخاری، ۱۴۲۲ق، ج۵، ص۲۰؛ ج۸، ص۱۴۹.
  32. بخاری، صحیح البخاری، ۱۴۲۲ق، ج۵، ص۸۹.
  33. ابن‌حنبل، مسند ابن‌حنبل، ۱۴۲۱ق، ج۳، ص۳۰۱؛ بخاری، صحیح البخاری، ۱۴۲۲ق، ج۵، ص۸۹.
  34. سایبان و دیگران، «بررسی اندیشه امامیه و اهل‌سنت در مورد ارث پیامبران»، ص۲۷۶.
  35. سایبان و دیگران، «بررسی اندیشه امامیه و اهل‌سنت در مورد ارث پیامبران»، ص۲۷۶.
  36. علامه حلی، نهج الحق، ۱۹۸۲م، ص۲۶۸.
  37. ابن‌سعد، الطبقات الکبری، ۱۹۶۸م، ج۲، ص۲۱۵.
  38. ابن‌عاشور، التحریر و التنویر، مؤسسة التاریخ، ج۱۶، ص۱۲.
  39. الغفوری، «معالجة منهجیة لحدیث لا نورث، القسم الاول»، ص۲۲۳.
  40. علامه حلی، نهج الحق، ۱۹۸۲م، ص۲۶۸.
  41. علامه حلی، نهج الحق، ۱۹۸۲م، ص۲۶۸.
  42. صدر، الفدک فی التاریخ، ۱۴۱۰ق، ص۱۱۴.
  43. صدر، الفدک فی التاریخ، ۱۴۱۰ق، ص۱۱۴.
  44. الغفوری، «معالجة منهجیة لحدیث لا نورث، القسم الثالث»، ص۳۱۶.
  45. جلالی حسینی، «مقدمه»، رسالة حول الحدیث نحن معاشر الأنبیاء لا نورث، ص۴.
  46. علامه حلی، نهج الحق، ۱۹۸۲م، ص۲۶۸.
  47. برّاج، احکام المیراث فی الشریعة الاسلامیه، ۱۴۲۰ق، ص۲۷۱.
  48. ابن‌ابی‌الحدید، شرح نهج‌البلاغه، ۱۴۰۴ق، ج۱۶، ص۲۲۷.