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Brouillon:Discours de l’Imam as-Sajjâd (a) à Koufa

De wikishia

Discours de l’Imam as-Sajjâd (a) à Koufa (en arabe : خطبة الإمام السجاد (ع) في الكوفة) est considéré comme la première prise de parole publique de l’Imam as-Sajjâd (a) après l’événement de Karbala. Il a été prononcé devant les habitants de Koufa, à la suite du discours de la Dame Zaynab (a). Malgré sa brièveté, ce sermon a retenu l’attention par sa grande éloquence et sa force rhétorique, et son contenu porte principalement sur la critique du comportement des gens de Koufa ainsi que sur la description des conditions politiques et sociales de l’époque.

Dans ce discours, l’Imam Zayn al-‘Âbidîn (l’Imam as-Sajjâd (a)), en se présentant comme le fils de l’Imam al-Husayn (a), évoque les épreuves de Karbala, la rupture des engagements et la trahisons des habitants de Koufa, annonce les conséquences futures de leurs actes et insiste sur la nécessité de l’amitié et de la fidélité envers les Ahl al-Bayt (a). Il emploie également, pour décrire le martyre de l’Imam al-Husayn (a), l’expression « Sabr » (tuer quelqu’un par des tortures et des sévices graves), qu’il considère comme un motif de fierté.

Selon les sources historiques, ce sermon a exercé une influence notable sur les auditoires, au point qu’un groupe du peuple de Koufa a demandé à l’Imam (a) de prendre la tête d’un mouvement visant à venger le sang versé de l’Imam al-Husayn (a). L’Imam as-Sajjâd (a), rappelant l’historique des trahisons des gens de Koufa, a refusé cette proposition et leur a seulement demandé que, s’ils n’étaient pas capables de soutenir les Ahl al-Bayt (a), ils s’abstiennent au moins de se ranger du côté de leurs ennemis. Certains chercheurs considèrent ce sermon, conjointement avec celui de Sayyida Zaynab (a), comme l’un des facteurs ayant contribué à la formation du soulèvement d’at-Tawwâbîn en l’an 65 h et d’al-Mukhtâr en l’an 66 h. Ce discours est rapporté dans des ouvrages tels que « al-Ihtijâj » d’at-Tabrisî, le savant chiite du VIe siècle de l’hégire, et al-Luhûf de « Sayyid b. Tâwûs », le savant chiite du VIIe siècle de l’hégire.

Présentation et statut

Le discours de l’Imam as-Sajjâd (a) à la ville de Koufa est le premier sermon prononcé par l’Imam (a) après l’événement d’Achoura. Il a été délivré après le sermon de Dame Zaynab (a), devant un groupe d’habitants de Koufa qui s’étaient rassemblés pour voir les captifs de Karbala.[1] Ce discours est présenté comme une protestation de l’Imam Zayn al-‘Âbidîn (a) contre le comportement des gens de Koufa et est décrit comme étant en adéquation avec les conditions temporelles et spatiales de l’époque.[2]

D’après les chercheurs, par ce sermon, l’Imam as-Sajjâd (a), tout en se présentant et en relatant les événements de Karbala, a réussi à émouvoir ceux qui, influencés par la propagande omeyyade, étaient tombés dans la négligence, et à raviver en eux l’esprit de lutte et de martyre. Ce sermon, conjointement avec celui de Sayyida Zaynab (a), a joué un rôle dans la formation du soulèvement d’at-Tawwâbîn en l’an 65 d l’hégire et d’al-Mukhtâr en l’an 66 de l’hégire.[3]

Chaîne de transmission du discours

Le discours de l’Imam as-Sajjâd (a) à la ville de Koufa est rapporté dans de nombreuses sources, parmi lesquelles les livres :

Contenu

Selon le rapport de l’ouvrage « al-Ihtijâj », après la fin du sermon de la Dame Zaynab (a), l’Imam as-Sajjâd (a) l’a réconfortée, l’a invitée au silence et l’a décrite comme « savante sans avoir été instruite ». Il s’est ensuite avancé vers les habitants de la ville de Koufa et a prononcé un discours.[8] Les principaux thèmes de ce discours sont les suivants :

  • Se présenter comme le fils de celui qui a été tué sans avoir commis de faute ;
  • Exposer les épreuves et l’oppression subies par l’Imam al-Husayn (a) ;
  • Évoquer les ruses et la rupture des engagements du peuple de Koufa à l’égard des Ahl al-Bayt (a) ;
  • Annoncer que les gens de Koufa seront mis en cause par le Prophète Muhammad (s) au Jour du Jugement ;
  • Insister sur la nécessité de respecter les droits et l’amitié envers les Ahl al-Bayt (a) ;
  • Composer une élégie en l’honneur de l’Imam al-Husayn (a) et de l’Imam Ali (a) ;
  • Adresser un avertissement aux habitants de Koufa.[9]

Qatl Sabr

Dans le discours de l’Imam as-Sajjâd (a), l’expression « Qatl Sabr » (tuer quelqu’un par des tortures et des sévices graves) est employée pour décrire le martyre de l’Imam al-Husayn (a), et l’Imam Zayn al-‘Âbidîn en fait un motif de fierté.[10] Certains chercheurs expliquent cette fierté par l’incapacité des ennemis à affronter directement l’Imam al-Husayn (a) et par le caractère unique de ce type de martyre, qui n’a été accordé à aucun autre prophète ni Ahl al-Bayt (a).[11]

Réaction des gens de Koufa aux paroles de l’Imam as-Sajjâd (a)

Selon les sources historiques, après le discours de l’Imam as-Sajjâd (a), les habitants de la ville de Koufa, profondément touchés, lui ont demandé d’assumer la direction d’un soulèvement et de prendre en charge la vengeance du sang versé. L’Imam (a), en rappelant leurs ruptures répétées de leurs engagements et leur comportement envers ses pères, a rejeté cette demande et s’est contenté de leur dire :

« Si vous n’êtes pas avec nous, au moins ne vous rangez pas du côté de nos ennemis. »[12]

Texte et traduction du sermon de l'Imam (a)

Hudhaym b. Sharîk al-Asadî a rapporté : « Zayn al-‘Âbidîn (a) est sorti vers les gens et leur a fait signe de se taire ; ils se sont tus. Debout, il a loué Allah, a fait Son éloge et a invoqué la bénédiction sur Son Prophète. Puis il a dit[13] :

Sermon de l'Imam as-Sajjâd (a) à Koufa
Texte Traduction
Ô gens ! Celui qui me connaît, me connaît ; et celui qui ne me connaît pas, je suis donc Ali, le fils d’al-Husayn, celui qui a été égorgé sur les rives de l’Euphrate, sans que ses ennemis aient un sang à réclamer ni qu’ils aient droit à une vengeance. Je suis le fils de celui dont le respect a été violé, dont le bien-être a été arraché, dont les biens ont été pillés et dont la famille a été faite captive. Je suis le fils de celui qui a été tué par des tortures et des sévices graves — et cela suffit comme titre de fierté. أَیُّها النّاسُ مَنْ عَرَفَني فَقَدْ عَرَفَني و مَنْ لَمْ یَعْرِفْني فَأنا عليُّ بْنُ الحُسَیْنِ المَذْبُوحِ بِشَطِّ الْفُراتِ مِنْ غَیْرِ ذَحْل وَ لا تِرات، اَنَا ابْنُ مَنِ انْتُهِکَ حَرِیمُهُ وَ سُلِبَ نَعِیمُهُ وَ انْتُهِبَ مالُهُ وَ سُبِیَ عِیالُهُ، اَنَا ابْنُ مَنْ قُتِلَ صَبْراً، فَکَفى بِذلِکَ فَخْراً.
Ô gens ! Je vous interpelle par Dieu : vous souvenez‑vous que vous avez écrit à mon père et que vous l’avez trompé, que vous lui avez donné de vous-mêmes le serment, l’alliance et la promesse de fidélité, puis vous l’avez combattu et abandonné ? Malheur à vous pour ce que vous avez avancé pour vous-mêmes et honte à votre décision ! Par quel regard pouvez-vous regarder le Messager de Dieu (s) qui vous dit : « Vous avez tué ma descendance et violé mon respect, alors vous n’êtes pas de ma communauté. » اَیُّهَا النّاسُ! ناشَدْتُکُمْ بِاللهِ هَلْ تَعْلَمُونَ اَنَّکُمْ کَتَبْتُمْ اِلى اَبِی وَ خَدَعْتُمُوهُ، وَ اَعْطَیْتُمُوهُ مِنْ اَنْفُسِکُمُ الْعَهْدَ وَ الْمِیثاقَ وَ الْبَیْعَة ثُمَّ قاتَلْتُمُوهُ وَ خَذَلُْتمُوهُ؟ فَتَبّاً لَکُمْ ما قَدَّمْتُمْ لاَِنْفُسِکُمْ وَ سَوْاهً لِرَاْیِکُمْ، بِاَیَّةِ عَیْنِ تَنْظُرُونَ اِلى رَسُولِ اللهِ(ص) یَقُولُ لَکُمْ: قَتَلْتُمْ عِتْرَتِی وَ انْتَهَکْتُمْ حُرْمَتِی فَلَسْتُمْ مِنْ اُمَّتِی؟
Le rapport a dit : Les voix des gens se sont élevées en pleurs, et certains s’appelaient les uns les autres en disant : vous êtes anéantis et vous ne savez pas !

Alors Ali b. al‑Husayn dit : Qu’Allah fasse miséricorde à celui qui a accepté mon conseil, a respecté ma recommandation sur Allah, sur Son Messager et sur ses Ahl al-Bayt ; certes, nous avons en Prophète de Dieu le beau modèle.[15]

قالَ: فَارْتَفَعَتْ أصْواتُ النّاس بِالْبُکاءِ و یَدْعُو بَعضهم بعضاً هَلکْتُم و ماتَعْلمُون.فَقال عَلیُّ بْن الحُسَین: رَحم اللهُ اِمرأًٌ قَبْلَ نَصیحَتی و حَفِظَ وَصیّتی فِی اللهِ و فی رَسُولِه و فی أهلِ بیتِه، فإنّ لَنا «فِی رَسُولِ اللهِ أُسْوَة حَسَنَة»[14].
Alors ils dirent tous ensemble : nous sommes tous, ô fils du Messager de Dieu, à vous écouter, à vous obéir et à protéger votre droit. Nous ne sommes ni détachés de toi, ni désireux de nous éloigner de toi. Exécute donc ton ordre. qu’Allah te fasse miséricorde ! Certes, nous combattrons quiconque vous combattras, et nous ferons la paix avec quiconque vous fera la paix ; nous vengerons assurément votre sang et le nôtre sur ceux qui vous ont opprimé et nous ont opprimés. فَقالُوا بِأجْمَعهم نَحْنُ کُلُّنا یَاابْنَ رَسُول الله سامِعُون مُطِیعُون حافِظُون لِذِمامِک، غَیْر زاهِدین فیکَ و لا‌‌ راغِبینَ عَنْکَ فَمُرْنا بأمْرِکَ، رَحمکَ الله فإنّا حَرْبٌ لِحَرْبِکَ و سِلْمٌ لِسِلْمِکَ لِنَأخَذَنَّ ترتک وترتنا مِمَّنْ ظَلَمَکَ و ظَلَمَنا.
Puis Ali b. al-Husayn (a) a dit : Jamais ! Ô perfides et sournois ! Entre vous et les désirs de vos âmes, un obstacle a été dressé.[16] Voulez-vous venir à moi comme vous êtes venus à mes ancêtres avant cela ? Jamais ! Par le Seigneur des chameaux qui transportent les pèlerins de la Maison de Dieu de La Mecque à Minâ ! Certes, la plaie n’est pas encore refermée ; mon père a été tué hier, et sa famille avec lui. La perte du Messager de Dieu (s), la perte de mon père, des fils de mon père et de mon grand‑père ne m’a pas fait oublier. Les os de ma mâchoire se sont brisés.[17] Leur affliction déchire ma gorge et mon gosier, et leur douleur coule dans mon cœur. Ma demande est que vous ne soyez ni pour nous ni contre nous. » فقال علی بن الحسین ع: هَیْهات! اَیُّهَا الْغَدَرَةُ الْمَکَرَةُ! حِیلَ بَیْنَکُمْ وَ بَیْنَ شَهَواتِ اَنْفُسِکُمْ، اَتُرِیدُونَ اَنْ تَاْتُوا اِلَیَّ کَما اَتَیْتُمْ اِلى آبایِی مِنْ قَبْلُ، کَلاّ وَ رَبِّ الرّاقِصاتِ اِلى مِنى، فَاِنَّ الْجُرْحَ لَمّا یَنْدَمِلْ، قُتِلَ اَبِی بِالاَْمْسِ وَ اَهْلُ بَیْتِهِ مَعَهُ، فَلَمْ یُنْسِنِی ثُکْلَ رَسُولِ اللهِ(ص) وَثُکْلَ اَبِی وَ بَنِی اَبِی وَ جَدِّی، شَقَّ لَهازِمی وَ مَرارَتُهُ بَیْنَ حَناجِرِی وَ حَلْقِی، وَ غُصَصُهُ تَجْرِی فِی فِراشِ صَدْرِی، وَ مَسْاَلَتِی اَنْ لا تَکُونُوا لَنا وَ لاعَلَیْنا.
Puis, il a récité ces vers :
  • « Il n’y a rien d’étonnant si al-Husayn et son père sont tués // il était meilleur et plus noble qu’al-Husayn.
  • Ne vous réjouissez donc pas, ô habitants de Koufa, de ce qui // est arrivé à al-Husayn, qui est une immense tragédie.
  • Un martyr au bord du fleuve, que mon âme soit en rançon pour lui ! // la récompense de celui qui l’a fait périr est le feu de l’Enfer. »
* لا غَرْوَ اِنْ قُتِلَ الْحُسَیْنُ وَ شَیْخُهُ\\قَدْ کانَ خَیْراً مِنْ حُسَیْن وَ اَکْرَما
  • فَلا تَفْرَحُوا یا اَهْلَ کُوفَهَ بِالَّذِی\\اُصیبَ حُسَیْنٌ کانَ ذلِکَ اَعْظَما
  • قَتیلٌ بِشَطِّ النَّهْرِ نَفْسی فِداوُهُ\\جَزاءُ الَّذِی اَرْداهُ نارُ جَهَنَّمـا

Références

  1. At-Tabarsî, Al-Ihtijâj, vol. 2, p. 305, 1403 H ; Sayyid b. Tâwûs, Al-Luhûf, p. 157, 1353 SH ; Husaynî Ajdâd, «Tahlîli Guftimâni Khutbihyi Imâm Sajjâd (a) dar Kûfa bar Asâsi Bâfti Matnî va Mawqî‘î», p. 111.
  2. Husaynî Ajdâd, «Tahlîli Guftimâni Khutbihyi Imâm Sajjâd (a) dar Kûfa bar Asâsi Bâfti Matnî va Mawqî‘î», p. 111.
  3. Makârim Shîrâzî, ‘Âshûrâ Rîshihhâ, Angîzihhâ, Ravâdâ va Payâmhâ, p. 576, 1387 SH ; Vâhidîfard va hamkarân, «Shîvihhâyi Hifzi Hamâsihyi Husaynî dar Manzari Imâm Sajjâd (a) va Muqâyisih ân bâ Dawrânî Mu‘âsir», pp. 291–292 ; Fârsî madân, «Mukhâtab Shinâsîyi Khutbihhâyi Imâm Sajjâd (a) dar Kûfa va Shâm», pp. 102–103.
  4. At-Tabarsî, Al-Ihtijâj, vol. 2, p. 305, 1403 H.
  5. Sayyid b. Tâwûs, Al-Luhûf, p. 157, 1353 SH.
  6. Ibn Namâ Al-Hillî, Muthîr al-Ahzân, p. 89, 1406 H.
  7. Al-'Allâma al-Majlisî, Bihâr al-Anwâr, vol. 45, pp. 112–113, 1403 H.
  8. At-Tabarsî, Al-Ihtijâj, vol. 2, p. 305, 1403 H.
  9. Sharîfî va hamkarân, Farhangi Jâmi‘yi Sukhanâni Imâm Sajjâd (a), vol. 1, pp. 437–439, 1394 SH.
  10. 11
  11. Ridâ’î Tihrânî, Sad Nuktih az Hizârân darbâriyi Nahzati Salâri Shahîdân, p. 219, 1392 SH.
  12. ‘Andalîb Hamidânî, Thâr Allâh: Khûni Husayn dar Raghâyi Islâm, p. 277, 1379 SH.
  13. 1. At-Tabarsî, Al-Ihtijâj, vol. 2, p. 119, 1422 H ; Sayyid b. Tâwûs, Al-Luhûf, p. 119, 1353 SH ; Ibn Namâ Al-Hillî, Muthîr al-Ahzân, p. 89, 1406 H.
  14. Le Coran, Al-Ahzâb, le vrset 21.
  15. Le Coran, Al-Ahzâb, le vrset 21.
  16. C’est une allusion au fait que votre objectif était d’atteindre des gains mondains en allant à Karbalā et en tuant l'Argument de Dieu, mais que Dieu a finalement empêché la réalisation de vos desseins et vous n’avez pas atteint vos aspirations terrestres.
  17. Cette expression est employée en arabe pour exprimer l’intensité extrême de la tristesse et de l’épreuve subie.

Bibliographie

  • ‘Andalîb Hamidânî, Husayn, Thâr Allâh: Khûni Husayn ‘alayhi as-salâm dar Raghâyi Islâm, Qom, Mu’assisiyi Dar Râhi Haqq, 1379 SH.
  • Al-'Allâma al-Majlisî, Muhammad Bâqir, Bihâr al-Anwâr, Beyrouth, Mu’assasat al-Wafâ’, 1403 H.
  • At-Tabarsî, Ahmad b. Ali, Al-Ihtijâj ‘alâ Ahl al-Lajâj, muhaqqiq: Muhammad Bâqir Khursân, Mashhad, Nashri Murtadâ, 1403 H.
  • Fârsî madân, Ali, «مخاطب‌شناسی خطبه‌های امام سجاد(ع) در کوفه و شام» (Mukhâtab Shinâsîyi Khutbihhâyi Imâm Sajjâd (a) dar Kûfa va Shâm), revue Ma‘ârifi Husaynî, sixième edition, nombre 21, 1400 SH.
  • Husaynî Ajdâd, Sayyid Ismâ‘îl, «تحلیل گفتمان خطبه امام سجاد(ع) در کوفه بر اساس بافت متنی و موقعیتی» (Tahlîli Guftimâni Khutbihyi Imâm Sajjâd (a) dar Kûfa bar Asâsi Bâfti Matnî va Mawqî‘î), revue Adabîyi Mutûni Islâmî, première edition, nombre 3, 1395 SH.
  • Ibn Namâ Al-Hillî, Ja‘far b. Muhammad, Muthîr al-Ahzân, Qom, publication de Madrisiyi Imâm Mahdî (‘aj), 1406 H.
  • Makârim Shîrâzî, Nâsir, ‘Âshûrâ Rîshihhâ, Angîzihhâ, Ravâdâ, Payâmhâ, tanzîmi jam‘î az fazalâ, Qom, publication de Imâm Ali b. Abî Tâlib (a), 1387 SH.
  • Ridâ’î Tihrânî, Ali, Sad Nuktih az Hizârân darbâriyi Nahzati Salâri Shahîdân, Mashhad, Mu’assisiyi Mutâli‘âti Râhburdîyi ‘Ulûm va Ma‘ârefi Islâm, 1392 SH.
  • Sayyid b. Tâwûs, Ali b. Mûsâ, Al-Luhûf ‘alâ Qatlâ al-Tufûf, Téhéran, Nashri Jahân, 1353 SH.
  • Shahîdî, Sayyid Ja‘far, Zindigânîyi Ali b. al-Husayn (a), Téhéran, Daftari Nashri Farhangi Islâmî, châpi 13, 1385 SH.
  • Sharîfî, Mahmûd va Sayyid Husayn Sajjâdîtabar va Ali Ghulâmî va Mahdî Ismâ‘îlî va Muhammad Bâbâ’î, Farhangi Jâmi‘yi Sukhanâni Imâm Sajjâd (a), bâ himâyati Pazhûhishkadihyi Bâqir al-‘Ulûm (a), Téhérân, Sâzmâni Tabîghâti Islâmî, 1394 SH.
  • Vâhidîfard, Muhammad Sâdiq va Muhammad Ramazânpûr va Hasan Ghaffârî Rûzî, «Shîvihhâyi Hifzi Hamâsihyi Husaynî dar Manzari Imâm Sajjâd (a) va Muqâyisih ân bâ Dawrânî Mu‘âsir», dar Majmû‘iyi Maqâlâti Hamâyishi Biyn al-Milalîyi Imâm Sajjâd (a), Vol 1, Qom, Majma‘i Jahânîyi Ahl al-Bayt (a), 1394 SH.