Ansar

De Wiki Shia
(Redirigé depuis Ansâr)
Aller à : navigation, rechercher

Ansar (en arabe : الأنصار) ou Ansaran-Nabi (s) (en arabe : أنصار النبی), en francais : aides ou des aides du Prophète (s), étaient un groupe des musulmans de Médine issus des tribus Aws et Khazraj. Ils s'étaient alliés avec le Prophète Muhammad (s) avant sa migration (Hîjra).
Après sa migration à Médine, ils l'ont aidé avec les Muhadjirun (un autre groupe des musulmans qui ont émigré, eux aussi, de La Mecque à Médine). Au cours du Califat d'Amir al-Mu'minîn Ali (a), les Ansar avaient un statut privilégié auprès de l'Imam Ali (a) qui les soutenait constamment.

Lexicologie

Le mot « Ansar» est la forme plurielle de « Nasîr » et « Nâsir » de la racine «n-s-r» (en arabe : نصر) qui signifie celui qui aide. Il a été utilisé pour la première fois dans son sens littérale pour indiquer les musulmans de Médine ou les tribus Aws et Khazraj qui ont aidé Muhadjirun, mais bientôt a été transformé comme un terme qui faisait référence aux musulmans qui étaient alliés avec le Prophète (s).

On ne sait pas exactement quand le terme a été utilisé pour les musulmans de Médine, mais selon un hadith de Anas b. Malik, les termes Muhadjirun et Ansar ont été utilisés d'abord dans le Coran.[1] Cependant, selon un hadith d'Ibn Athir, le Prophète (s) a été la première personne qui a utilisé ce mot pour les musulmans de Yathrib.[2]

Dans le Coran

Dans deux versets coraniques, 100 et 117 de la Sourate at-Tawba, les termes Muhadjirun et Ansar ont été utilisés en conjonction l'un avec l'autre. Outre que ces deux cas, le mot «Ansar» est utilisé dans le Coran, 61 : 14, pour les compagnons de Jésus (a).

Contexte historique

La première personne des tribus de Yathrib qui s'est convertie à l'Islam, était Suwayd b. Sâmit de la tribu Aws. Mais quand il est retourné à Yathrib, il a été tué dans la bataille de Bu'ath par les gens de la tribu Khazraj. Après cela, un jeune homme appelé Ayas b. Mu'adh s'est converti à l'Islam.

Environ 10 ans après la première Révélation (Bî'that) (619), six personnes de Khazraj ont rencontré le Prophète (s) pendant le pèlerinage de Hadj et se sont converties à l'Islam.[3] L'année suivante, 12 personnes sont allées de Yathrib à La Mecque pour accomplir les rituels de Hadj et rencontrer le Prophète (s) là-bas. Ce fut lors de cette rencontre qu'ils ont contracté le premier pacte d'Aqaba avec lui.

Selon cet engagement, les musulmans de Yathrib ont été engagés à abandonner le polythéisme, éviter le vol et l'adultère, s'abstenir de tuer leurs enfants, et éviter la diffamation et les actes répréhensibles. Suite à cet engagement, le Prophète (s) a envoyé Mus'ab b. 'Umayr à Yathrib afin d'y introduire et propager l'Islam.[4] Après cela, le nombre des musulmans a commencé à augmenter, et en particulier, Sa`d b. Mu'adh, à la tête de Aws, s'est converti à l'Islam.

L'année suivante, 73 personnes des tribus Aws et Khazraj sont allées à La Mecque pour rencontrer le Prophète (s). Lors de cette rencontre ils ont contracté le deuxième pacte de 'Aqaba, selon lequel ils se sont engagés à soutenir le Prophète (s).[5]

Emigration du prophète (s) à Médine

Treize ans après la Bi'that (Révélation) (622), suite aux accueils considérables des gens de Yathrib (Médine) de la nouvelle religion, le Prophète (s) considéra le moment comme convenable pour migrer vers Médine. Les gens de cette ville l'ont chaleureusement accueilli et lui ont fait place parmi eux.[6] Quand le Prophète (s) est entré à Yathrib, la plupart des tribus et des gens de la ville qui s'étaient convertis à l'Islam, ont prêté allégeance au Prophète, et même ont appelé leur ville en son honneur : Madina-t an-Nabi (la ville du Prophète (s)). Ainsi Yathrib a été nommé Médine.

Après la formation d'une communauté musulmane à Médine, les vieilles querelles entre les deux tribus de Aws et Khazraj ont également pris fin. Depuis lors, les musulmans de Médine ont été connus en deux groupes: Muhadjirun qui se constituent des musulmans qui avaient émigré de La Mecque à Médine, et Ansar, de ceux qui ont accueilli le Prophète (s) en aidant lui et ses compagnons.

Peu après l'émigration, le Prophète (s) contracta un pacte de fraternité entre les deux groupes de Muhadjirun et Ansar. Ces derniers se sont engagés à traiter les Muhadjirun avec justice, fraternité et égalité, et les aider en toutes circonstances.[7]

Situation des Ansar

A l'époque du Prophète (s)

Durant les événements qui ont eu lieu pendant les 10 années après la Hijra (émigration), les Ansar ont entrepris plus de responsabilités, et étant donné qu'ils étaient plus nombreux que les Muhadjirun, leur présence était plus remarquable dans la plupart des batailles.[8] Ainsi, le Prophète (s) a exprimé à plusieurs reprises sa satisfaction de Ansar, et ses paroles, les concernant sont connues dans des divers recueils de hadith sous le titre de Manâqib al-Ansar (mérites de Ansar).[9]

Ce qui rendait Ansar particulièrement respectables pour le Prophète (s), était leur attitude durant la bataille de Hunayn en 9 A.H. (630). Dans cette bataille, quand les musulmans ont vaincu les ennemis, le Prophète (s) distribua tous les butins pami les gens de Quraysh et d'autres tribus, sans en donner aux Ansar. Certaines personnes d'Ansar ont exprimé leur surprise, à laquelle le Prophète (s) a répondu que sa propre présence parmi les Ansar était la chose la plus précieuse par rapport à la valeur de ces biens-là. Ansar se sont sentis satisfaits par cela, et le Prophète (s) a prié pour eux.[10]

Le pacte de fraternité, fait par le Prophète (s) entre les Banu Hashim et les Ansar[11] révèle sa relation profonde avec les Ansar. Dans des hadiths attribués au Prophète (s), on constate qu'il les a appelés à être patients et tolérants face aux événements après sa mort.[12]

A l'époque du premier Calife

Durant la période du Prophète (s), malgré la fraternité et l'égalité entre les Muhadjirun et les Ansar, ils conservaient encore leurs distinctions tribales et étaient parfois fanfarons, les uns vis-à-vis des autres.[13] Après la mort du Prophète (s) ils ont formé deux courants historiques et politiques distincts et rivaux. Cette rivalité s'est montré notamment durant l'événement de Saqîfa Banî Sa'ida.

Après la mort du Prophète (s), Ansar se sont réunis à Saqifa avant les autres, et ont présenté Sa'd b. 'Ubada qui était l'un des compagnons bien réputé du Prophète (s) et le chef de Khazraj comme leur candidat pour le Califat. Cependant, leur choix a été opposé par certains Muhadjirun qui ont pris le Califat pour leur propre droit. Chaque groupe a mentionné sa vertu et son lien intime avec le Prophète (s), en se considérant comme le groupe qui mérite d'occuper le Califat.

Lorsque Ansar n'ont pas réussi à prendre le pouvoir, ils ont suggéré le partager avec le Muhadjirun. Mais cette stratégie a aussi échoué, et quand Muhadjirun ont acquis le pouvoir, Sa'd b. 'Ubada n'a pas abandonné son droit et a menacé les Muhadjirun d'une bataille.

En fin de compte, les Ansar ont prêté leur allégeance à Abû Bakr,[14] et ont coopéré avec lui pour préserver l'unité de la communauté musulmane.

Un peu plus tard, en l'an 12 A.H. (633), lorsque Abû Bakr est allé au pèlerinage de Hadj, il a nommé Qutada b. Nu'man comme administrateur de Médine.

A l'époque du deuxième Calife

Article connexe : 'Umar b. Khattâb.

Au cours du califat du deuxième Calife, les Ansar étaient dans les mêmes conditions que celles sous le califat d'Abû Bakr, et certains d'entre eux participaient aussi aux batailles. 'Umar b. Khattâb respectait ce qui concernait les Ansar, et les consultait sur certaines affaires. Par exemple, il les a consultés à propos de la mise en place du calendrier Islamique.[15] Si, parmi les membres du Conseil des six membres, tenu pour responsable de l'élection du Calife après 'Umar, il n'y avait personne de Ansar, mais 'Umar leur avait ordonné de superviser le processus de l'élection du calife après lui.[16]

Toutefois, lorsque 'Umar attribuait des salaires pris dans le Trésor public, aux musulmans, il prenait en compte les caractéristiques tribales des gens et leurs priorités dans la conversion à l'Islam. Ainsi, il allouait plus de salaires aux Muhadjirun qu'aux Ansar,[17] et parmi les Ansar, il allouait plus de salaires aux gens de la tribu de Aws qui avaient prêté allégeance à Abû Bakr avant les gens de la tribu de Khazraj.[18]

La lecture particulière de Umar du Coran (Sourate 9 verset 100) qui constituait la base de sa préférence des Muhadjirun sur Ansar, a reçu une forte objection de la part de Ubayy b. Ka'b, le réciteur bien connu du Coran. Ubayy b. Ka'b a fait appel à de nombreux versets coraniques (y compris verset 3 de la sourate 62; verset 10 de la sourate 59; et verset 75 de la sourate 8) afin de montrer l'égalité entre les Ansar et les Muhadjirun ainsi que leurs vertus.[19]
Certaines personnes soutiennent l'idée que les réciteurs reconnus du Coran, dont la plupart étaient des Ansar, ont demandé à 'Umar de recueillir le Coran, mais celui-ci ne l'a pas accepté.[20]

A l'époque de l'Imam Ali (a)

Article connexe : Imam Ali (a).

Pendant le califat de l'Imam Ali (a), les Ansarétaient ses partisans enthousiastes, jouant un rôle important dans la plupart des événements politiques et militaires de l'époque, en sorte que l'Imam Ali (a) a écrit dans sa lettre adressée à Mu'awiya b. Abi Sufyan que les Muhadjirun et les Ansarétaient en accord sur la mise en gage de leur allégeance à lui.[21]

Dans la bataille de Siffîn, des membres de Ansar, comme Bara' b. 'Azib, 'Abd ar-Rahman b. Abi Laylâ, Khouzayma b. Thabit et Zayd b. Arqam, étaient dans l'armée de l'Imam Ali (a). Cela a rendu Mu'awiya si bouleversé qu'il le reprochait aux Ansar.[22]

Après le Prophète (s), Imam Ali (a) a constamment soutenu les Ansar,[23] et certains d'entre eux ont témoigné de l'authenticité des hadith al-wilaya et hadith al-Ghadir.[24]

Relation avec Muhadjirun

Cependant, une grave rivalité entre les Ansar(qu'on les appelait aussi Yathribi) [25] et les Muhadjirun (qu'on les appelait aussi Makki) avait lieu. Les Muhadjirun se considéraient comme des proches du Prophète (s) et comme les premiers musulmans. Et les Ansar, en plus de leurs honneurs acquis au cours de l'Islam, se vantaient de leurs origines yéménites (du Yémen) et Qahtânî.[26]

Les Poètes de Ansarcomposaient des poèmes concernant leurs honneurs ; par exemple, le célèbre poète musulman, Hassân b. Thabit al-Ansari, a composé de nombreux poèmes concernant les vertus des Ansar, en critiquant et méprisant les Muhadjirun (ou les Makkis).[27]

En revanche, en raison de leur domination politique et leur pouvoir social, les Muhadjirun (ou les Makkis) avaient trouvé un statut supérieur aux Ansar. Cela se reflétait notamment dans la différence des salaires que 'Umar attribuait aux musulmans.[28]

A l'époque de Mu'awiyya

Durant la période de Mu'awiya b. Abi Sufyân, les Ansar ont été reprochés plus que jamais. Lorsque Busr b. Abi Artah al-'Amiri, le commandant de l'armée de Mu'awiya, envahit le Hijâz et entra dans Médine, il humilia les Ansar et s'adressa à eux avec des titres méprisants tels que Abnâ' al-'Abîd (fils d'esclaves) et Ma'shar al-Yahud (groupe de Juifs). L'hostilité de Mu'awiya avec Ansar était si grave qu'il essaya avec 'Amr b. 'âs, de retirer officiellement le titre de "Ansar", mais ils n'ont pas réussi.

A l'époque de Yazid b. Mu'awiya

Yazîd b. Mu'awiya a continué à humilier et opprimer les Ansar. Il ordonna le poète, Ka'b b. Ju'ayl, à satiriser les Ansar. Dans l'événement de Harra, qui a eu lieu en l'an 63 H. (682), beaucoup de gens de Médine, y compris 173 personnes de Ansar, ont été tués. Quand Yazîd entendit les nouvelles de la victoire de son armée, il se mit à réciter quelques vers de Ibn Ziba'ri, datant la bataille de Uhud quand il était encore un polythéiste, comme s'il cherchait la vengeance de la bataille de Badr auprès des gens de Khazraj.

Ces événements, ainsi que l'oppression du soulèvement de 'Abd Allah b. Zubayr, ont miné les forces des Ansar. Ainsi, bon nombre d'entre eux ont rejoint des guerriers de l'Afrique du Nord, de l'Andalousie et d'autres champs de bataille.

Voir aussi

Références

  1. Bukhârî, v. 4, p. 221
  2. v1, p355
  3. Ibn Hisham, v. 2, p. 292-293; Ibn Athir, v2, p 94-96
  4. Ibn Athir, v. 2, p. 96-98
  5. Ibn Hishâm, v. 2, p. 302-303p
  6. Ibn Hishâm, v. 2, p. 343-344 ; Tabari, Tarikh, v. 2, p. 368-383
  7. Ibn Hishâm, v. 2, p. 351-353
  8. Ibn Hishâm, v. 3, p. 635-639
  9. Bukhârî, v. 4, p. 221 ; Muslim, v. 1, p. 85-86, Ibn mâja, p. 57-58, Tirmidhi, v. 5, p. 712-717
  10. Ibn Hishâm, v. 4, p. 933-935 ; Bukhârî, v. 4, p. 221 ; Muslim, v. 1, p. 733-734
  11. Abu-Alfaraj, v. 4, p. 76
  12. Ahmad b.Hanbal, v. 4, p. 292
  13. Jahiz, v. 2, p. 219
  14. Ibn Sa'd, v. 3, p. 136 ; Ahmad b.Hanbal, v. 1, p. 55-56
  15. Khalifa, v. 1, p. 8
  16. Ibid, v. 5, p. 190-191
  17. Ibn Sa'd, v. 3, p. 213 et 226
  18. Balâdhurî, Futuh, p. 437
  19. Ibn Shabhah, v. 1, p. 7
  20. Ibn Shabba, v. 1, p. 6-7
  21. Tabari, Tarikh, v. 4, p. 561
  22. Ibn Sa'd, v. 6, p. 33 ; Amînî, v. 2, p. 79-82
  23. Ghalghashandî, v. 1, p. 2
  24. Amînî, v. 1, p. 184-185
  25. Ali, v1, p484
  26. Ibid, v1, p3-5
  27. Ibn Hishâm, v4, p63; Ibn Kathir, v2, p 454, Ali, v1, p 384 et 483
  28. Ibn Sa'd, v3, p213 et 226

Bibliographie

  • Ali, Jawâd, al-Mufassal fî Târîkh al-‘Arab Qabl al-Islâm, Beyrouth / Baghdad, 1976 a.c.
  • Abû al-Faraj Isfahânî, al-Aghânî, Bûwlâq, 1970 a.c.
  • Abû al-Futûh Râzî, Rawh al-Janân, par : Abû al-Hasan Sha‘rânî, Téhéran, 1384 h.l.
  • Ahmad b. Hanbal, Musnad, Le Caire, 1313 h.l.
  • Amînî, ‘Abd al-Husayn, al-Ghadîr, Beyrouth, 1403 h.l/ 1983 a.c.
  • Balâdhurî, Ahmad, Ansâb al-Ashrâf, v1, par : Muhammad Hamid Allah, Le Caire, 1959 a.c, v4 (2), par : Max Schlesinger, Bayt al-Muqaddas,1937 a.c
  • Balâdhurî, Futûh al-Buldân, par : Dakhwîya, 1865 a.c.
  • Bukhârî, Muhammad, Sahîh, Istanbul,1402 hl/1982 a.c.
  • Dînwarî, Ahmad, al-Akhbâr at-Tawâl, par : ‘Abd al-Mun‘im ‘Amir, Le Caire, 1960 a.c.
  • Hatâ, Fîlîp, Târîkh ‘Arab, traduction: Abû al-Qâsim Pâyanda, Téhéran, 1366 h.s.
  • Ibn ‘Abd al-Barr, Yûsuf, ad-Durar fî Ikhtisâr al-maghâzî wa as-Siyar, par : Shuqî Dayf, Le Caire,1386 h.l/ 1966 a.c.
  • Ibn Abi al-Hadîd, ‘Abd al-Hamîd, Sharh Nahj al-balâgha, par : Muhammad Abû al-Fadl Ibrâhîm, Le Caire ,1378 h.l / 1959 a.c.
  • Ibn Athîr, al-Kâmil.
  • Ibn Shabba, ‘Umar, Târîkh al-Madîna al-Munawara, par : Fahîm Muhammad Shaltût, Qom, Dâr al-Fikr.
  • Ibn Hishâm, ‘Abd al-Malik, as-Sîra an-Nabawîya, par : Muhammad Muhyî ad-Dîn ‘Abd al-Hamîd, Le Caire, 1391 h.l /1971 a.c.
  • Ibn Kathîr, Ismâ‘îl, al-Sîra an-Nabawîya, par : Mustafâ ‘Abd al-Wâhid, Beyrouth,1386 h.l / 1964 a.c.
  • Ibn Mâja, Muhammad, Sunan, par : Muhammad Fu’âd ‘Abd al-Bâqî, Le Caire,1954 a.c.
  • Ibn Qutayba, ‘Abd allâh, ash-Shi‘r Wa ash-Shu‘arâ’, Beyrouth, 1404 h.l / 1984 a.c.
  • Ibn Sa‘d, Muhammad, Kitâb at-Tabaqât al-Kabîr, par : Zâkhaw et les autres, Leiden, 1330 h.l.
  • Jâhiz, ‘Amru, al-Bayân wa at-Tabîîn, par : Hasan Sandûbî,Le Caire, 1351 h.l / 1932 a.c.
  • Khalîfa b. Khayyât, Târîkh, par : Suhayl Zakkâr, Damas, 1967 a.c.
  • Le Coran.
  • Mas‘udî, ‘Ali, Murûj al-Dhahab, Beyrouth, 1385 h.l/ 1966 a.c.
  • Muqaddasî, Mutahhar, al-Bad’ wa at-Târîkh, par : Clement Huart, Paris, 1899 a.c.
  • Muslim b. Hajjâj, Sahîh, par : Fu’âd ‘Abd al-Bâqî, Istanbul, 1401 h.l / 1981 a.c.
  • Qulshandî, Ahmad, Subh al-A‘shâ, Le Caire, 1383 h.l / 1963 a.c.
  • Tabarî, Tafsîr.
  • Tabarî, Târîkh.
  • Turamdhî, Muhammad, Sunan, par : Ibrâhîm ‘Utwa ‘Awad, Istanbul, 1401 h.l / 1981 a.c.