Le Zaydisme

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Le Zaydisme (en arabe: الزيدية) ou al-Zaydiyya ou le Zaïdisme, est une branche du chiisme dont les adeptes reconnaissent après Imam Ali (a), l’Imam al-Hasan al-Mujtabâ (a), l’Imam al-Husayn (a) et Zayd b. Ali as-Sajjâd, petit-fils de l’Imam al-Husayn (a) et demi-frère du cinquième Imam, l'Imam Muhammad al-Bâqir (a), l’Imamat de n’importe quel homme de la descendance de Fatima (a), pourvu qu’il soit sage, courageux et juste, et appelle les croyants à se rallier à lui et au djihad[1].

Cette école de pensée chiite, qui a vu le jour au début de troisième siècle de l’hégire,[2] est très proche des mutazilites et est parmi toutes les ramifications du chiisme, la plus proche de la tradition sunnite.

Le principal élément doctrinal qui les sépare des chiites est le culte des Imams. En matière de droit, les zaydites ont un fiqh (jurisprudence) plus proche des sunnites, sur la question du bien et du mal, que les autres branches du chiisme[3].

Aujourd’hui, près de 45% de la population du Yémen est zaydite[4].

Les branches du Zaydisme

Il y a beaucoup de divergences sur le nombre et l’origine des différentes branches du Zaydisme[5].

Les Zaydites se divisent en deux branches, les Mutighadimân, les anciens compagnons qui ont reconnu les premiers califes, Abu Bakr et Umar, et qui ne sont pas considérés comme des Rafidhî, c'est-à-dire ceux qui n’ont pas fait alliance avec des trois premiers califes, et les Muta’akhirân qui par la suite, n’ont pas reconnu les trois premiers califes.

L’école zaydite qui existe au Yémen est plus proche du premier groupe[6]. Les principales branches de cette école sont les Jârudîya, les Batrîya et les Sulaymânîya. Il existe d’autres branches et Nobakht a évalué leur nombre à 17[7].

La Jârûdiya

Les Jârudiya-s sont les partisans d’Abûu al-Jârud, Zîyâd b. Abi Zîyâd. Cette école est une des premières écoles zaydites. Leur point commun avec les chiites imamites est la reconnaissance de la désignation de l’Imam Ali (a) par le Prophète Muhammad (s).

Les Jârudiya considèrent Abu Bakr et Umar comme des impies mais leur différence avec les chiites imamites est dans la reconnaissance de la nécessité d’un conseil pour la désignation de l’Imam à partir du troisième Imam, à savoir Husayn.

Les Jârudiya-s ont souvent exagéré le rang des Imams et croient à leur retour[8].

La première secte rassemble les adeptes d’al-Hasan b. Sâlih b. Hayy et la seconde rassemble les adeptes de Kathîr al-Nawâ al-Abtar. Leurs divergences avec les Zaydites qui résident dans leur degré de reconnaissance d’Abu Bakr et de Umar, et la malédiction de Zayn sur ces deux personnages, ont été à l’origine de cette désignation[9].

Les Sâlihiya estiment que le choix de l’Imam doit se faire par un « Shawrâ » c’est-à-dire un conseil, et reconnaissent la nomination d’un sage malgré l’existence d’un plus sage, si bien sûre ce dernier donne son accord[10].

Ce groupe qui a émis des doutes sur l’authenticité de la foi d’Uthman, était pour la recommandation du bien mais contre la dissimulation de la foi, et en matière de Droit, était plus proche des sunnites[11].

La Sulmâniya ou Jaririya

Les Sulmâniya sont les partisans de Sulayman b. Djarîr Roqi Zaydi qui était opposé aux principes de la possibilité de changement du destin sur une décision divine, et à la dissimulation de la foi. Ce groupe bien qu’il considère Imam Ali (a) comme supérieur et détenteur de l’Imamat, reconnait la nomination des deux premiers califes qu’il considère comme « une erreur » de la communauté mais considère Uthman comme un athée et un corrompu, ainsi qu’Aïcha, Talha et Zubayr[12].

Les autres branches du zaydisme sont les Ghâsimiya[13], les Hadawiya[14], les Nâseriya[15], les Sabâhiya[16], les Oqbiya[17], les Na’imiya[18] et les Yaghûbiya[19].

Les positions juridiques

Divers livres sont attribués à Zayd, les plus connus d’entre eux sont un recueil de hadiths et un autre recueil de jurisprudence, ces deux derniers ouvrages furent rassemblés en un seul grand recueil appelé « Majmû’al Kabir » et transmis par un des élèves de Zayd, Abû Khâlid ‘Amrû b. Khâlid al-Wâsitî al-Hâchimî[20].

Ce livre reconnait la formule «حی علی خیر العمل» dans l’appel à la prière[21], le fait de passer les mains mouillées sur la partie supérieure des pieds, rejette le mariage temporaire et autorise la consommation de la viande des Gens du livre. Il considère aussi comme obligatoire, l’encouragement au bien et le rejet du vice, et l’obligation d’émigrer pour fuir le péché. Plusieurs religieux zaydites ont été tués dans la défense de leurs croyances. Les Zaydites pour la définition des règles religieuses, recourent comme Abou Hanifa, à la comparaison et au consensus des ulémas de l’islam[22].

Les croyances des Zaydites

Les croyances des Zaydites dans la définition du bien et du mal, ne sont pas très éloignées de celles des Mutazilites. Shahristâni explique cette convergence par le fait que Zayd fut l’élève de Wasil b. ‘Atâ’, fondateur de l’école des Mutazilites.

Les Zaydites ne croient pas au retour de Jésus sur terre (al-Radj’a) ni n’autorisent la dissimulation de la foi[23]. Ils estiment que tout descendant de Fâtima qu’il soit de la lignée de Hasan ou de Husayn, qui se présente comme Imam, doit être obéi, s’il réunit des qualités essentielles comme le courage, une grande science et la capacité de pratiquer l’ijtihad.

Les Zaydites ont autorisé le fait que règnent deux Imams en deux endroits différents, du moment que chacun d’entre eux possède les attributs nécessaires, l’obéissance aux deux Imams étant obligatoire. Zayd reconnaissait l’imamat d’un méritant malgré la présence d’une personne plus apte à cette tache. Cette idée se perpétra jusqu’à l’époque de Nâsir Kabir, jurisconsulte et philosophe du 3ème siècle de l’hégire. Les Zaydites croient au Mahdavisme (retour de l’Imam du Temps (a) et c’est la raison pour laquelle Muhammad b. Abdullah nommé « Nafs Zakiyya » dans sa correspondance avec Mansour de la dynastie des Abbassides, se faisait appeler « Mahdi ».

Pour les Zaydites, celui qui fait un grand péché dans la vie d’ici-bas occupe une place intermédiaire entre deux places (manzila bayna al-manzilatayn), on ne peut donc pas dire que celui-ci est un croyant ni un mécréant, mais un pervers selon les Zaydites qui considèrent qu’il existe deux formes d’athéisme et sortent de l’Islam les gens qui commettent volontairement des grands péchés (al-kabâ`ir) et resteront éternellement en enfer. Par contre celui qui commet des péchés par inadvertance ira en enfer s’il ne se repent pas avant sa mort[24].

Ach’ari aux pages 70 à 75 de son livre Maqalat Al-Islamiyin wa-Ikhtilâf Al-Musallin, a présenté les divergences entre les différentes écoles zaydites.

Les grands religieux zaydites

Dans le livre Histoire des Zaydites aux pages 9 à 13, cite l’imam Zayd b. Ali (122 de l’hégire), Ghâsim Ressi (246 de l’hégire), Nâsir al din hasan b. Ali connu sous le nom de Nâsir Kabir (304 de l’hégire).

Au Tabaristan et au Deylaman, Ahmad b. Yahyâ b. Husayn ( 325 de l’hégire), au Yémen, Yusof b. Yahyâ b. Ahmad (403 de l’hégire), Ahmad b. Husayn b. Hârûn (411 de l’hégire), au Deylaman, Yahyâ b. Husayn b. Hârûn nommé aussi Abou Tâleb Kabir (424 de l’hégire), Yahyâ b. Husayn b. Eshâgh Jarjâni (499 de l’hégire), à Gorgân et Rey, Yahyâ b. Ahmad b. Abi al Ghâsim surnommé Abou Tâleb Saghir (520 de l’hégire).

A Deylaman, Ahmad b. Sulayman b. Muhammad connu sous le nom de Mutawakkil (566 de l’hégire), au Yémen Abdoullah b. Hamza b. Sulayman connu sous le nom de Al Mansûr Billah (614 de l’hégire).

Au Yémen, Muhamad b. Mutahar b. Yahyâ surnommé Al Mahdi li dinillah (729 de l’hégire), Ahmad b. Yahyâ b. Murtadha et Ali b. Sâlih al dîn (840 de l’hégire), Yahyâ Sharaf al dîn b. Shams al dîn (965 de l’hégire), al Mansûrbillah b. Muhammad b. Ali (1029 de l’hégire), Muhammad b. Ahmad b. Hasan (1130 de l’hégire), Yûsof b. Mutawakkil (1140 de l’hégire), Ali b. Abbâs b. Husayn (1189 de l’hégire), Ismâ’îl b. Ahmad b. Abdullah Kabas (1250 de l’hégire), Muhammad b. Yahyâ b. Muhammad (1322 de l’hégire)[25].

Les mouvements zaydites

Les soulèvements zaydites spécialement à l’époque des Abbasside, furent si nombreux que toute personne qui se soulevait était considérée comme faisant partie de l’école zaydite[26].

Ibn al-Jawzi a rapporté qu’après le martyre de Zayd b. Ali, Yahyâ b. Zayd s’est soulevé contre Walid b. Yazid, à Djôzdjân, Muhammad b. Abdullah b. Hasan, à Médine, Ibrahim b. Abdullah b. Hasan, frère de Muhammad, à Bassora, Husayn b. Ali b. Hasan b. Hasan, à la Mecque et à Médine qui tomba en martyr lors d’un combat près de la Mecque dans une région nommée « Fakh », Yahyâ b. Abdullah b. Hasan b. Hasan à Tiaret en Algérie actuelle, Muhammad b. Ibrahim b. Ismâ’îl b. Ibrahim al Ghamar à l’ époque de Ma’mûn à Koufa, Ibrahim b. Mûsâ b. Ja’far au Yémen, son fils Ja’far, Muhammad b. Ghâsim b. Ali b. Omar à Talighân, Aftas à Médine, Husayn b. Zayd au Tabaristan, Husayn b. Ahmad connu sous le nom de Kokabi, à l’époque du calife abbasside Musta’yin, Yahyâ b. Omar b. Yahyâ b. Husayn b. Zayd. D’autres soulèvements dirigés par des Zaydites ont été enregistrés[27] dont les principaux sont :

Le soulèvement de Yahyâ b. Zayd

Yahyâ b. Zayd après le martyre de son père, se réfugia à Madâ’in puis à Rey et enfin à Sarakhs, et invita les gens au combat dans le Khurasan[28]. Enfermé sur l’ordre de Nasr b. Sayâr, représentant des Omeyyades en Irak, il fut libéré après la mort de Hishâm et se rendit dans la région de Neyshapur où il vainquit l’armée de Nasr b. Sayâr mais fut tué lors d’une bataille dans la région de Jûzân en 126 de l’hégire durant le Califat de Walîd b. Yazîd b. ‘Abd al-Malik. Certains ont rapporté que l’Imam Sadigh dans une lettre, lui avait interdit de se soulever[29].

Une semaine de deuil à l’occasion de son martyre, fut organisée dans le Khurâsân[30].

Le soulèvement d’Abdullah b. Hasan et de ses fils

En 145 de l’hégire, pendant les dix premières années du règne de Mansûr, deux soulèvements eurent lieu à Médine et à Bassora[31], dirigés par Muhammad et Ibrahim, tous deux fils d’Abdullah b. al-Hasan b. Ali[32].

Muhammad attaqua la ville de Médine où il fut tué par Îsâ b. Mâhân. Quant à Ibrahim, il attaqua la ville de Bassora et fut tué à son tour, sur l’ordre d’al-Mansûr.

Abdullah à l’époque où Zayd était vivant, n’était pas favorable à ces soulèvements mais après le martyre de Zayd, il en prit la direction.

Le soulèvement de «l’âme pure»

Muhammad b. Abdullah b. Hasan b. Ali, surnommé “Nafs Zakiya” fut aussi appelé « l’Imam attendu ». Avant l’arrivée au pouvoir des Abbassides, Mansûr et Saffâh lui avaient prêté allégeance. Nafs Zakiya se considérait plus apte que Mansûr pour le califat. Il organisa un soulèvement en 145 de l’hégire à Médine où il se fit appeler « Émir des croyants ». Mansour dans une lettre, le menaça et en même temps, lui promit qu’il était en sécurité. Muhammad b. Abdullah b. Hasan b. Ali ne prêta pas attention à la lettre de Mansur et envoya une armée sous la direction de Issa b. Mûsa, à Médine. Il fut tué lors d’une bataille avec l’armée de Mansûr, aux environs de Médine. Sa tête fut exposée à Kufa et remise au calife[33][34].

Le soulèvement d’Ibrahim b. Abdullah

A l’époque des échecs des soulèvements zaydites à Kufa et Médine, Muhammad b. Abdullah fut assassiné et son frère Ibrahim, lança un soulèvement officiel à Bassora où il vivait depuis l’année 143 de l’hégire, avec le soutien de Issa b. Zayd b. Ali, de Zaydites, de Moutazilites venus au secours des Moutazilites de la région de Bagdad, et de Perses des régions de Fars et d’Ahwaz. Lors de la bataille qui opposa Ibrahim aux armées du calife à Bakhmiri, Ibrahim et 400 Zaydites furent assassinés[35][36].

Le soulèvement du martyr de Fakh

Ce soulèvement dirigé par Husayn b. Ali b. Hasan, l’année 169 de l’Hégire, fut réprimé par Muhammad b Sulayman, et Husayn et ses partisans furent assassinés dans une région nommé Fakh, située près de la Mecque. Les martyrs corps dénudés, furent abandonnés sur le champ de bataille[37].

Le soulèvement de Yahyâ b. Abdullah

Durant le règle d’Harûn Abbas, entre 170 et 193 de l’hégire, un des rescapés de la bataille de Fakh, Yahyâ b. Abdullah, se rendit à Deylaman où il organisa un soulèvement avec l’aide des Zaydites, mais après avoir perdu le soutien des Zaydites Batriya, fut obligé d’abandonner la lutte contre le calife[38].

Le soulèvement d’Idris b. Abdullah

Idris b. Abdullah était un autre rescapé de la bataille de Fakh qui s’était réfugié en 172 à Bassora puis dans les régions orientales dont il invita les habitants à soutenir les Ahl-ul-Bayt et les Zaydites. Il constitua un gouvernement avec le soutien des tribus d’Ûba, de Zanâti, de Zarâ’i et de Kanâsi, et étendit son pouvoir sur les tribus des régions de Kairouan jusqu’aux côtes africaines de l’océan Atlantique.

Ce pouvoir dura jusqu’en 375 de l’hégire, principalement au Maroc et connut de nombreux conflits avec les Aghlabides et les khawarijs[39].

Le soulèvement d’Abû al Saraya

Sara b. Mansûr Sheybâni, connu sous le nom d’Abû al Saraya, organisa une révolte à Kufa en 199 de l’hégire, et réussit avec le nom de Muhammad b. Ibrahim connu sous le surnom d’Ibn Tabataba, et avec le slogan «Pour la satisfaction des membres de la famille de Muhammad» à conquérir cette ville. Il envoya ses représentants Husayn b. Iftâs et Muhammad b. Sulayman à Hidjaz et Ibrahim b. Mûsa b. Ja’far au Yémen, avant de conquérir Bassora. Ce mouvement a été réprimé en 200 de l’hégire[40].

Les gouvernements zaydites

Les Zaydites établirent deux gouvernements indépendants dans la région de Sa’da au Yémen et au Tabaristân en Iran, une région au sud de la mer Caspienne.

Au Yémen, le centre de pouvoir était Sa’da[41] et aussi parfois Aden et Sanaa[42]. Un État zaydite fut instauré au Yémen par Yahya b. al-Husayn b. al-Qâsim, petit fils de l’Imam Hasan, connu sous le nom d’Al-Hâdi ilâl-Haqq[43].

Ce gouvernement disparut en 1960 avec le coup d’état encouragé par Jamâl Abdul Nâsir, d’Abdul Rahmân Âlaryani contre l’imam Yahyâ[44].

En Iran, dans le Tabaristan et à Daylaman, Hasan b. Zayd b Ismail b. Zayd b. Hasan b. ‘Ali constitua un gouvernement zaydite[45].

Le gouvernement constitué au Tabaristan par Hasan b. Zayd b. Muhammad b. Ismail b. Zayd b. Hasan, surnommé « le grand prédicateur », dura environ jusqu’en 316 de l’hégire[46].

Les régions zaydites

Le gouvernement de Sa’da au Yémen, qui s’étala environ entre 280 et 317 de l’hégire, et le gouvernement des Alawites au Tabaristan, entre 250 et 316, étaient des gouvernements zaydites. Les yéménites sont des zaydites et avant l’instauration de la république, leur imam résidait à Sanaa[47].

A l’époque actuelle la plus forte concentration de Zaydites se trouve au Yémen dont la population est à 45% chiite.

Les Zaydites en Iran

Malgré l’échec des soulèvements des défenseurs des Imams parmi les Zaydites iraniens, les écoles zaydites subsistèrent en Iran près de 100 ans après la mort de Zayd b. ‘Ali en 122 de l’hégire, puis finirent par disparaître[48].

Le Zaydisme fut enseigné en Iran par des partisans de l’imam Ghâsim, fils d’Ibrahim Rassi Hasani surnommé « le grand prédicateur » (246 de l’hégire).

Le Tabaristan occidental, Royân, Kelâr et Châlûs devinrent les centres du zaydisme en Iran[49].

Hasan b. ‘Ali al-Atrûch Al Nâsir al Hagh (301 de l’Hégire) prit la direction du gouvernement zaydite au Tabaristan et à cause de ses divergences avec les autres écoles zaydites et ses convergences avec les chiites duodécimains, créa la secte des Nâsiriya différente de l’école des Ghâsimiya constituée par les adeptes de Ghâsim et de Hâdi, représentée à Royân et à l’est de Daylaman[50].

Les Zaydites à l’époque des Bouyides, ont atteint leur point culminant[51]. Après Nâsir, leurs plus importants religieux étaient deux frères de la famille des Bat’hani, nommés Ahmad fils de Husayn al Mu’ayid Billah, décédé en 411, et Abou Tâlib Yahyâ al Nâtigh bil Hagh, qui vivaient à Rey et participaient aux réunions du Vizir des Bouyides, Sâhib b. ‘Ibâd, et de son juriste moutazilite, Abdul al Jabbâr Hamidâni[52].

Beyhagh dans la région du Khurâsân, fut un autre centre du Zaydisme en Iran. Ibn Fândûgh, abou al Ghâsim ‘Ali, fils de Muhammad, fils de Husayn au mois de Jamadi de l’année 414, fit construire quatre écoles pour les hanafites, les Shaféites, les partisans de Karamiyan et de Sayidan, les moutazilites et les zaydites[53].

Après la mort de Beyhaghi, le Zaydisme disparut en Iran et en Irak, et des régions de Royân, Daylaman et Gilan principalement à cause des progrès des Ismaéliens et des sunnites. Une petite population de Zaydites de la branche des Nâsiriya et des Mu’ayidiya, réussit à survivre jusqu’à l’époque des Safavides. A l’époque du shah Tahmâsb, en 933, la majorité des Zaydites des côtes de la mer Capsienne se convertit au chiisme duodécimain[54].

Références

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  2. Histoire des écoles islamiques de Sâberi, vol. 2, p. 63
  3. Les écoles chiites de Nobakht, p. 90
  4. Wikipédia, Ja’fariyân, Atlas chiite, p.465
  5. Histoire des écoles islamiques de Sâberi, vol. 2, p. 93-95
  6. Histoire des écoles islamiques de Sâberi, vol. 2, p. 95
  7. Les écoles chiites de Nobakht, p. 91-93
  8. Histoire des écoles islamiques de Sâberi, vol. 2, p. 95-97; Shahrestâni Al Melâl wa al Nahl, p. 140-142, Maghâlât al Islamiyin de Ash’ari, p. 66-67
  9. Tûsi, Ekhtiyar Ma’rifat al Rijâl, p. 236, ch. 429
  10. Ils expliquent ainsi le califat d’Abu Bakr et d’Omar malgré la présence d’'Ali
  11. Histoire des écoles islamiques de Sâberi, p. 100 ; Shahrestâni Al Melâl wa al Nahl, p. 140-142; Maghâlât al Islamiyin de Ash’ari, p. 68-69
  12. Histoire des écoles islamiques de Sâberi, p. 101-102; Shahristâni Al Melâl wa al Nahl, p. 140-142; Maghâlât al Islamiyin de Ash’ari, p. 68; Al Hayyât al Siasiya al Fikriye al Zaydiyya fil mashrigh al islami de Omar Ji, p. 90-92; Shâmi, Histoire du zaydisme aux 2èmes et 3èmes siècles de l’hégire, p. 248-249
  13. Les partisans de Ghâsim Rassi
  14. Les partisans de Yahyâ b. Husayn b. Ghâsim, al Hâdi ila al Hagh
  15. Les partisans de Nâsir Atruch
  16. Les partisans de Sabâh b. Ghâsim Mari ou Mazni
  17. Les partisans d’Abdoullah b. Muhammad Oghbi
  18. Les partisans de Na’im b. Imân
  19. Les partisans de Yaghûb b. Ali (ou ‘Adi) Kûfi
  20. Mashkûr, encyclopédie des écoles islamiques, p. 217
  21. Al E’tesâm bi Hablilllah de Ghâsim b. Muhammad al Zaydi, décédé en 1029
  22. Mashkûr, encyclopédie des écoles islamiques, p. 218; Histoire des écoles islamiques de Sâberi, vol. 2, p. 80-89
  23. Mashkûr, encyclopédie des écoles islamiques, p. 218
  24. Histoire des écoles islamiques de Sâberi, vol. 2, p. 84
  25. Histoire des écoles islamiques de Sâberi, vol. 2, p. 90
  26. Histoire des écoles islamiques de Sâberi, vol. 2, p. 67
  27. Histoire des écoles islamiques de Sâberi, vol. 2, p. 67; Ibn Jûzi, Al Montazam fi Târigh al Omam wa al Molûk, vol. 7, p. 212
  28. Pour plus de renseignements sur le soulèvement de Yahyâ b. Zayd et son martyre, consultez le livre d’Omar Ji, Al Hayyât al Siasiya al Fikriye al Zaydiyya fil mashrigh al islami, p. 82-76, et le livre de Shâmi, Histoire du Zaydisme aux 2ème et 3ème siècles de l’hégire, p. 97-106
  29. Omar Ji, Al Hayyât al Siasiya al Fikriye al Zaydiyya fil mashrigh al islami, p. 78
  30. Histoire des écoles islamiques de Sâberi, vol. 2, p. 69
  31. Abdullah b. Hasan b. Hasan b. Ali b. Abi Tâlib
  32. Histoire des écoles islamiques de Sâberi, vol. 2, p. 70
  33. Histoire des écoles islamiques de Sâberi, vol. 2, p. 70-72
  34. Pour plus de renseignements sur le soulèvement de Muhammad b. Abdullah, consultez le livre d’Ibn Jûzi, Al Montazam fi Târigh al Omam wa al Molûk, vol. 8, p. 63-68
  35. Histoire des écoles islamiques de Sâberi, vol. 2, p. 72
  36. Pour plus de renseignements sur le soulèvement d’Ibrahim b. Abdullah, consultez le livre Al Bada’wa al târigh, vol. 6, p. 86; Târigh Yaghûbi, vol. 6, p. 86, et vol. 2, p. 376-379
  37. Histoire des écoles islamiques de Sâberi, vol. 2, p. 73; Târigh Yaghûbi, vol. 2, p. 405; Ibn Jûzi, Al Montazam fi Târigh al Omam wa al Molûk, vol. 7, p. 213
  38. Histoire des écoles islamiques de Sâberi, vol. 2, p. 73
  39. Histoire des écoles islamiques de Sâberi, vol. 2, p. 73-74
  40. Histoire des écoles islamiques de Sâberi, vol. 2, p. 74-75
  41. Ibn Khaldûn, al Moghadama, p. 47
  42. Shâmi, Histoire du Zaydisme aux 2ème et 3ème siècles de l’hégire, p. 233
  43. Neshâr, Nash’at al kofr al Falsafi, vol. 2, p. 186
  44. Shâmi, Histoire du Zaydisme aux 2ème et 3ème siècles de l’hégire, p. 236
  45. Histoire des écoles islamiques de Sâberi, vol. 2, p. 78
  46. Histoire des écoles islamiques de Sâberi, vol. 2, p. 78
  47. Nobakht, Les écoles chiites, p. 90
  48. Nobakht, Les écoles chiites, p. 141
  49. Nobakht, Les écoles chiites, p. 142
  50. Nobakht, Les écoles chiites, p. 143
  51. Nobakht, Les écoles chiites, p. 144
  52. Nobakht, Les écoles chiites, p. 145
  53. Nobakht, Les écoles chiites, p. 145
  54. Nobakht, Les écoles chiites, p 147-148


Bibliographie

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