Muhammad Jawâd Maghnîya

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Muhammad Jawâd Maghnîya
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Image de Cheikh Muhammad Jawâd Maghnîya

Nom de naissance Muhammad Jawâd b. Mahmûd
Naissance H
Villages de Jabal Amel au Liban
Décès H, 19 Muharram
Beyrouth
Nationalité Libanais
Pays de résidence Liban, Irak, Iran
Religion Musulman, chiite
Profession
Mujtahid, savant chiite
Activité principale
  • Juge à Beyrouth
  • Enseigner le Coran et la religion
  • Union de la communauté musulmane
Famille
  • Cheikh Mahmûd Maghnîya,
  • Cheikh 'Abd al-Karîm Maghnîya
Auteur
Langue d’écriture Arabe, Perse

Professeurs

  • L’Ayatollah Khû'î
  • Sayyid Husayn al-Hamâmî
  • Cheikh Abd al-Karîm Maghnîya (son frère)
  • Muhammad Saïd Fadl Allah
  • Cheikh Husayn Karalâ’î

Œuvres principales

  • Fiqh al-Imam Ja’far as-Sâdiq (a)
  • ‘Ilm Usûl al-Fiqh
  • Al-Fiqh ‘Ala al-Madhâhib al-Khamsa
  • Al-Haj ‘alâ Mukhtalaf al-Madhâhib

Cheikh Muhammad Jawâd Maghnîya (en arabe : الشيخ محمد جواد مغنية) fut un des ulémas libanais chiites et des exégètes du Coran du 14e siècle de l’Hégire (N 1332 H/ M 1400 H).

Il commença ses études dans son pays, le Liban, puis alla à Nadjaf et étudia auprès des ulémas comme : l’Ayatollah Sayyid Abu al-Qâsim Khû'î. Lorsqu’il rentra au Liban, il devint le juge et le chef de la justice de ce pays.

Il écrivit des livres dans les sciences islamiques, dont deux exégèses du Coran sous les noms de : Al-Kâshif et Al-Mubîn. Il croyait à l’union chiite-sunnite et soutenait la révolution islamique de l’Iran.

Biographie

Naissance

En l’an 1322 H, Muhammad Jawâd Maghnîya naquit dans une famille qui fut connue par sa science islamique et dans un des villages de Jabal Amel.[1]

Généalogie

Son père, Cheikh Mahmûd fut un des ulémas connus libanais et sa mère fut de la descendance du Prophète (s).[2]

Enfance

Après le décès de sa mère, il alla, accompagné de son père, en Irak. Là, il apprit la langue persane et certaines sciences. Après 4 ans, son père, Cheikh Mahmûd, fut invité par les gens de la région ‘Abbâsîyya de Jabal Amel et retourna au Liban.

Après le décès de son père, en l’an 1334 H, Muhammad Jawâd et son petit frère, retournèrent au Liban et leur grand frère, Cheikh Abd al-Karîm les garda chez lui. Mais lorsque Cheikh Abd al-Karîm quitta le Liban et alla en Irak, Muhammad Jawâd devint très pauvre et souffrit beaucoup de difficultés.

Décès

Muhammad Jawâd Maghnîya décéda au 19 Muharram 1 400 H à cause d’un mal qu’il eut dans son cœur. On envoya son corps à Nadjaf et il fut enterré dans le mausolée de l’Imam Ali (a). L’Ayatollah Khû'î pria sur son défunt.[3]

Etudes

Cheikh Muhammad Jawâd Maghnîya fit ses études primaires dans son village et apprit les bases des sciences islamiques à Jabal Amel. Puis, il émigra à Nadjaf et profita de grands ulémas qui y étaient. Certains de ses professeurs à Nadjaf sont :

  • L’Ayatollah Khû'î
  • Sayyid Husayn al-Hamâmî
  • Cheikh Abd al-Karîm Maghnîya (son frère)
  • Muhammad Saïd Fadl Allah
  • Cheikh Husayn Karalâ’î

Activités culturelles et sociales

Enseigner le Coran et la religion

Après le décès de son frère, Muhammad Jawâd Maghnîya accepta l’invitation des gens du village Ma’rika, près de Jabal Amel, et commença à enseigner le Coran et la religion aux gens et à faire la prière collective dans la mosquée.

Juge à Beyrouth

En l’an 1367 H, Cheikh Muhammad Jawâd Maghnîya devint le juge, et de l’an 1370 H à 1375 H, il fut le chef de la Justice des chiites au Liban.

Union de la communauté musulmane

L’union de la communauté musulmane fut très importante pour Cheikh Muhammad Jawâd Maghnîya. Il fit beaucoup d’efforts pour atteindre ce but et rencontrait régulièrement les ulémas sunnites et analysait les solutions de l’Union sunnite-chiite.

Il croyait que la raison principale de l’hostilité des certains sunnites contre les chiites est le fait qu’ils n’ont toujours pas assez de connaissances sur les croyances du chiisme.

D’après Muhammad Mahdî Shams ad-Dîn :

« Muhammad Jawâd Maghnîya ne cherchait que l’Union nationale et l’union parmi toutes les écoles musulmanes ».

Avec cheikh Mahmud Shaltut

Cheikh Muhammad Jawâd Maghnîya et cheikh Mahmud Shaltut se rencontrèrent pour la première fois en l’an 1368 H. Tout comme Cheikh Muhammad Jawâd Maghnîya, Cheikh Shaltut faisait tout son effort pour l’Union sunnite-chiite. Sa fatwa dans laquelle, il autorisa la pratique d’après le fiqh des chiites est très connue. Ils envoyèrent beaucoup de lettres l’un à l’autre. cheikh Maghnîya dit à propos de leur rencontre en l’an 1382 H en Egypte :

« Je suis allé chez Cheikh Shaltut. Il m’a accueilli et m’a dit bienvenu. Quand on s’est parlé du chiisme, il m’a dit :
« C’étaient les chiites qui fondèrent l’Université Al-Azhar en Egypte et ils y enseignaient pendant une période les enseignements du chiisme jusqu’à ce que les fondateurs aient privé cette université de cette lumière éclatante et de ses bienfaits.

Je lui ai dit :

Les ulémas chiites vous respectent et ils connaissent la valeur de vos efforts du chemin de Dieu. Aussi, ils estiment beaucoup votre bravoure et votre justesse en déclarant la vérité sans avoir peur de personne.

Aussi, je lui ai dit :

« Les chiites considèrent la succession après le Prophète (s) comme le droit de l’Imam Ali (a), mais ils croient qu’il ne faut pas chercher la discorde dans la communauté et il faut garder l’union dans la communauté musulmane, comme l’a fait l’Imam Ali (a) à son époque.

Il dit devant les présents :

« Mais les sunnites ne savent pas cette vérité ».[4]

Œuvres

Cheikh Muhammad Jawâd Maghnîya est un des exégètes du Coran qui a réussi à écrire deux exégèses du Coran. Le premier Tafsir (exégèse) du Coran, écrit par Cheikh Muhammad Jawâd Maghnîya, fut imprimé sous le nom « Al-Kâshif fî Tafsîr al-Qur’ân al-Karîm ». Ceci est une exégèse du Coran en 7 volumes. Dans ce livre, Cheikh Maghnîya profita de toutes les méthodes de l’exégèse du Coran.

Après avoir écrit le Tafsîr d’Al-Kâshif, Cheikh Maghnîya pensa aux jeunes et à écrire une exégèse du Coran exclusive aux jeunes, simple et court. Donc, il rédigea le Tafsîr Al-Mubîn.

Son premier livre dans le fiqh chiite est nommé : « Fiqh al-Imam Ja’far as-Sâdiq (a) » et fut imprimé en 6 volumes. Ses autres œuvres sont :

  • ‘Ilm Usûl al-Fiqh
  • Al-Fiqh ‘Ala al-Madhâhib al-Khamsa
  • Al-Haj ‘alâ Mukhtalaf al-Madhâhib

Il écrivit également un livre sur la valeur et l’éthique dans le fiqh de l’Imam Sâdiq (a).

Aussi, il eut des recherches sur les sujets théologiques et philosophiques. Le livre de « Falsafat at-Tawhîd et An-Nubuwwa » fut le fruit de ses recherches dans ce domaine.

Les dernières années de sa vie, Muhammad Jawâd Maghnîya émigra à Qom et y donna des cours dans les domaines religieux pendant des années.

Ses pensées

Modernisme dans le fiqh

Cheikh Muhammad Jawâd Maghnîya croyait au modernisme dans le fiqh. Il pensait que la vie et le monde est en train de changer. Donc, l’islam accepte quelques nouveautés et refuse d’autres.

Sayyid Muhammad Bâqir Sadr (M 1 400 H) loua la méthode moderne de son professeur, Cheikh Muhammad Jawâd Maghnîya et trouve que le livre de ce dernier, intitulé : Fiqh al-Imam as-Sâdiq (a) est l’apparence d’une méthode moderne dans le fiqh chiite.[5]

Nécessité de la réforme des Hawza chiites

D’après Cheikh Maghnîya, les livres qu’on étudie aujourd’hui dans les Hawza, ne comprennent pas les points scientifiques courants actuellement dans nos sociétés. Donc, les étudiants de la Hawza n’ont pas souvent assez d’informations sur ce qui se passe dans le monde de la science aujourd’hui. Il dit sur la Hawza de Nadjaf :

« Une des particularités de la Hawza de Nadjaf est le fait qu’elle n’a aucune information sur les nouvelles sciences et ne veut pas les apprendre aux étudiants à côté des autres sciences religieuses. La Hawza garda son silence et ne parle pas sur ce qui se passe dans la communauté musulmane. Par exemple, sur la révolution algérienne, les guerres coloniales, on n’entend rien de la part des Hawza. La Hawza de Nadjaf a besoin d’une réforme et même les professeurs et les étudiants de cette Hawza ont appris l’importance de ce point ».[6]

Démocratie islamique

En considérant le gouvernement islamique comme le meilleur des gouvernements, Cheikh Muhammad Jawâd Maghnîya critique la démocratie occidentale. Il croit que la démocratie occidentale est formée d’une façon que seuls les riches peuvent prendre le pouvoir et le reste doivent vivre dans la pauvreté.

Révolution islamique de l’Iran

D’après Cheikh Maghnîya la République islamique de l’Iran est un gouvernement musulman qui suit le même chemin que le gouvernement islamique du Prophète Muhammad (s).

En rapportant le hadith :

« Un homme de Qom, appellera les gens vers la vérité et les gens l’entoureront comme le fer. Les tempêtes ne pourront pas les trembler, et ils ne seront jamais fatigués des guerres et n’auront pas de peur. Ils ne se confieront qu’à Allah ».

Cheikh Maghnîya croyait que ce hadith décrit bien l’Imam Khomeini et ses partisans.

Il avait dit sur la Révolution islamique de l’Iran :

« La Révolution islamique de l’Iran fut un coup fort contre les ennemis de l’islam et de l’humanité ».

Voir aussi

Fiqh as-Sâdiq (a) (Livre)

Références

  1. Amîn, A’yân ash-Shî’a, v 9 p 205
  2. Golshan Abrâr, v 3 p 451
  3. Maghnîya, Tajârib Muhammad Jawâd Maghnîya, p 534
  4. Maghnîya, Tajârib Muhammad Jawâd Maghnîya, p 111
  5. Kasar, Muhammad Jawâd Maghnîya Hayâtuhû wa Manhajuhû fi at-Tafsîr
  6. Kasar, Muhammad Jawâd Maghnîya Hayâtuhû wa Manhajuhû fi at-Tafsîr