Offense aux saints

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Offense aux saints (en arabe : الإساءة للمقدسات) est la moquerie ou l'offense et l’insulte à toute personne ou chose qui fut respectée auprès de la religion ou des gens de la religion. L'offense aux saints est interdite (harâm) et des grands péchés. Dans la réalisation du crime d'offense aux saints, il n'y eut aucune différence entre musulman ou non-musulman. Le mot « saints » comprend les temps, les lieux, les personnes, les livres et ainsi de suite ; comme le mois du Ramadan, la Kaaba, les prophètes (a), les Ahl al-Bayt (a), le mausolée des Ahl al-Bayt (a) et le Coran.

Le degré de punition pour l’offense aux saints a des différences dans ses étapes ; certaines de ses étapes amenèrent à l’incroyance (Kufr) et à l'apostasie (Irtidâd) et le précepte pour son auteur est la mise à mort ; comme l'offense et la moquerie des choses essentielles de la religion et de Madhhab.[Note 1] Dans certaines des étapes cela mène aussi à Ta‘zîr[Note 2] ; comme si quelqu'un commet l'adultère pendant le mois du Ramadan pour lequel en plus de l'application de la peine légale (Hadd) pour l'adultère, il y aura aussi un Ta‘zîr.

Selon l'opinion des jurisconsultes, l'offense et la malédiction envers les saints des quatre doctrines sunnites est interdite et harâm. En s'appuyant aussi sur le verset 108 de la sourate al-An‘âm, ils ne jugent pas permis d’insulter envers les choses qui sont sacrées pour les autres religions et doctrines divines et non divines.

Sens du concept

L'offense aux saints, la moquerie et l'offense à tout ce qui du point de vue de la religion et des gens de la religion, son respect est obligatoire.[1] Dans la réalisation du crime d'offense aux saints, il n'y eut aucune différence entre un individu musulman et non musulman.[2] Les exemples d'offense aux saints, comprennent des personnes et des non-personnes ; des personnes comme les personnalités islamiques et non islamiques qui sont aussi respectées du point de vue de l'islam; comme le prophète Muhammad (s), les Imams (a), Sayyida Fatima (a) et Umm al-Mu’minîn Sayyida Khadidja (a),[3] Sainte Marie (a) (la mère du Prophète Jésus (a)) et Agar[4] (l’épouse du Prophète Abraham (a)) ; et des non-personnes comme Dieu, le Saint Coran, la Kaaba, les mosquées, la tombe des prophètes (a) et des Imams (a).[5]

Position de fiqh

Dans les livres de fiqh, aucun crime sous le titre d'insulte ou d'offense aux saints ne fut exprimé ; mais les juristes en énonçant ses exemples comme le blasphème contre le Prophète Muhammad (s),[6] le blasphème contre les croyants,[7] le préjudice,[8] al-Qadhf,[Note 3][9] dans les sections liés aux chapitres de la pureté,[10] le pèlerinage,[11] les transactions interdites[12] et les Hudûd,[13] jugèrent son interdiction.[14] À cet égard, dans les livres des règles de fiqh aussi des titres comme « l'interdiction de l'offense aux saints dans la religion »[15] et « l'interdiction de l'offense aux les choses sacrées et la préférence pour leur vénération »[16] furent exprimé.

Des hadiths sont également rapportés dans les livres de hadith qui interdisent l'outrage aux saints ; comme l'offense à la Kaaba et l'injure au Messager de Dieu (s).[17] Dans certains hadiths aussi les Ahl al-Bayt (a) interdirent à leurs chiites d'offenser les choses qui furent respectées auprès des autres.[18]
Certains exégètes du Coran tirèrent des préceptes du verset 108 de la sourate al-An‘âm, comme l'interdiction des injures aux mécréants, si cela amenait à l'injure à Allah et aussi l'interdiction de l'offense aux non-musulmans et à leurs saints dans le cas où cela mènerait à l'offense aux saints des musulmans.[19]

Quelques préceotes

Des préceptes de la loi islmaique furent énoncés pour l'offense aux saints, entre autres :

  • Offenser les saints religieux est interdit et leur vénération et le respect pour eux est obligatoire.[20]
  • Il n'y eut aucune différence dans l'interdiction de l'offense aux saints entre les actes obligations, interdits et recommandés comme la prière collective.[21]
  • Selon l'opinion des juristes, dans l'offense aux saints, le repentir n’est pas accepté, sauf dans le cas d'une personne mécréante qui se convertit à l'islam après l’offense.[22]
  • Si quelqu'un offense les saints par colère et sans intention, ou pense que ce qu'il disait ou l'acte qu'il commettait n'était pas une offense aux saints, les précepts pour l’offense aux saints ne s'appliquèrent pas à son égard.[23]

Précepts pénaux

Les punitions pour l'offense des saints différèrent entre elles. Certains des effets de l'offense des saints islamiques comprennent l’incroyance et l'apostasie dont le précepte est la mise à mort de son auteur, comme l'offense à Dieu et aux prophètes (a) et aux Imams (a). La punition pour certains est aussi un Ta‘zîr :

Offense menant à l’incroyance et à l'apostasie

  • Blasphème contre Dieu : les jurisconsultes considèrent la personne qui offense ou insulte Dieu comme mécréant et son châtiment est la peine de mort.[24]

Selon la fatwa des jurisconsultes, dans le blasphème contre le Prophète (s), il n'y eut aucune différence entre le coupable musulman et mécréant et entre l'homme et la femme.[27] Du point de vue de la jurisprudence chiite, les autres prophètes (a)[28] et Sayyida Fatima az-Zahra (a)[29] et les anges[30] sont aussi inclus dans le précepte du blasphème contre le Prophète (s).

  • Dans les livres de jurisprudence, des exemples sont mentionnés dont la perpétration entraîne une peine de Hadd, y compris :
  1. Jeter le Coran dans les ordures intentionnellement[32] : le coupable de cet acte est apostat et est tué.[33]
  2. Souiller la Kaaba ou la détruire : le coupable de ce crime est tué.[34]
  3. Souiller intentionnellement le mausolée du Prophète Muhammad (s) et des Imams (a).[35]
  4. Se moquer[36] ou rabaisser la religion[37] : si un musulman se moque des principes de la religion comme Dieu, le Messager de Dieu (s) ou des choses essentielles de la religion comme l'obligation de la prière et du jeûne,[38] cela entraîne son apostasie et son incroyance[39] et il commet un grand péché.[40]
  5. Qadhf envers la mère du Prophète Muhammad (s) : certains juristes croient que si quelqu'un diffame Amina, la mère du Messager d’Allah (s), il est apostat et est tué.[41]
L’Envoyé de Dieu (s) :

« Celui qui injurie Ali, m'a injurié et celui qui m'injurie, a en réalité injurié Dieu et quiconque injurie Dieu, Dieu le jettera dans le feu de l’Enfer et il sera toujours soumis au châtiment. »

Insulte menant au Ta‘zîr

Il n'y eut aucune divergence entre les juristes sur le fait de punir par Ta‘zîr quelqu'un qui offense les saints.[42] Dans certains cas comme la souillure intentionnelle de Masjid al-Harâm, le degré du Ta‘zîr fut déterminé de façon fixe.[43] Certains des cas de Ta‘zîr pour offense aux saints sont comme suit :

  • La tombe du Prophète Muhammad (s), des Imams (a) et leur sanctuaire : toute chose qui mène à l’offense et à la moquerie des tombes et des sanctuaires des Ahl al-Bayt (a) est interdite[44] et l’individu coupable est puni par Ta‘zîr.[45]
  • En jurisprudence islamique, la commission d’un crime durant certains moments comme le vendredi, le mois du Ramadan et dans des lieux respectés par les musulmans comme les mosquées, est efficace dans l’aggravation de la peine.[46] Par exemple, si quelqu’un commet l'adultère durant de tels moments en plus de l'application de la peine de Hadd pour l'adultère, à cause de l’insulte et l’offense aux saints, il devient aussi digne du Ta‘zîr.[47]
  • Les mosquées : Un exemple d’offense à la mosquée est de la souiller intentionnellement.[48]
  • Toute chose dont le respect est obligatoire dans la charia islamique ; comme les livres de hadiths et de fiqh,[49] la Turba de l’Imam al-Husayn (a) et tout ce qui est pris de sa tombe comme bénédiction et guérison ainsi que tout ce qui appartient aux tombes des Imams (a) ; comme la Turba de la tombe[50] et ses accessoires.[51]

Offense aux saints des Madhhab islamiques

Selon la fatwa des juristes chiites, injurier Aïcha et maudire les compagnons du Prophète (s) et les autres saints des quatre écoles sunnites est interdit. Ils considèrent cet acte comme une trahison à l’islam et un service aux groupes mécréants et associateurs.[52]

À cet égard, la fatwa de 33 Marja‘ chiites (les références religieux), sur l’interdiction de l’offense aux saints des écoles islamiques et sur l'accusation d'apostasie aux Gens de la qibla, est recueilli dans un livre nommé « L’interdiction de l’offense et de l’attribution de l’appostasie aux musulmans du point de vue des savants chiites », par le bureau de recherche du congrès « Faire face aux mouvements extrémistes et Takfîrî » en Iran.[Note 4][53]

Offense aux sectes et religions non islamiques

Selon l’opinion des juristes chiites, l’offense aux choses qui sont sacrées et respectées pour les autres religions et doctrines divines et non divines même les idoles et les dieux des mécréants n’est pas permise.[54] La preuve pour cette fatwa est le verset 108 de la sourate al-An‘âm et les hadiths.[55] Ils énoncèrent comme raison de l’interdiction de l’offense aux saints la contrepartie[56] ; car l’offense à leurs saints mène à l’offense aux saints des musulmans,[57] et l’interdiction de l’offense aux saints islamiques est un sujet de consensus.[58]

Dans le livre « Tafsîr al-Mîzân », ‘Allâma Tabâtabâ’î mentionne cette fatwa comme étant une des bienséances religieuses qui, si elle est observée, tous les saints dans les pays seront protégés contre l’agression.[59]

Offense aux saints islamiques sous prétexte de liberté d'expression

Articles connexes : Charlie Hebdo et Salmân Rushdî.

Dans certains pays, sous prétexte du droit à la liberté d'expression,[60] ils jugent permise toute sorte d’irrévérence et d’insulte aux saints des autres (brûler le Coran ou dessiner des caricatures laides au sujet des prophètes (a)) et considèrent que l’interdiction de l’insulte aux saints ou le besoin de respect envers eux mène à la limitation de la liberté d'expression. En réponse à cette question, il est dit que la liberté d'expression est respectable tant qu’elle ne porte pas atteinte aux droits et libertés des autres ; car l’une des libertés et droits les plus importants des êtres humains est le droit de choisir sa religion et Madhhab.[61]

Note

  1. Les choses essentielles de la religion font référence aux préceptes de la loi islamique et doctrines qui sont parfaitement claires et évidentes pour tous les musulmans comme faisant partie intégrante de l'islam, et dont la négation est généralement considérée comme une sortie de l'islam. Comme la prière par exemple.
    Les choses essentielles de Madhahb sont des préceptes de la loi islamique et doctrines que les adeptes d'un Madhhab considèrent comme faisant partie de leur Madhhab et religion. Le fait de nier les choses essentielles de Madhhab entraîne la sortie de l'individu de Madhhab mais pas de la religion. Parmi les choses essentielles de Madhhab les plus importantes du chiisme duodécimain, il y a la croyance en l'Imamat des Douze Imams désignés par Dieu.
    On qualifie de négateur des choses essentielles de la religion ou de Madhhab, celui qui ne reconnaît pas la chose essentielle de la religion ou de Madhhab comme faisant partie de la religion ou de Madhhab. Par exemple, quelqu'un qui nie l'obligation de la prière dans l'islam. Mais un musulman qui accepte la prière mais ne la fait pas, ne peut pas être considéré comme un négateur des choses essenteilles de la religion.
  2. Ta‘zîr désigne des punitions pour des crimes pour lesquels l'islam n'a pas précisé de peine, et dont le montant et le type sont laissés à l’autprité religieux.
  3. Al-Qadhf signifie accuser quelqu'un d'adultère ou de sodomie.
  4. Il s'agit d'une série de conférences organisées à Qom pour lutter contre les courants anti-islamiques et takfiristes et sortir de cette crise, en présence de Marja‘ chiites, d'érudits et de penseurs des différentes écoles islamiques.

Références

  1. Zirâ‘at, Sharh Qânûn Mujâzât Islâmî, p 98
  2. Hâshimî, Irtidâd Wa zâdîhâyi Sîyâsî, p 31
  3. Mîr Muhammad Sâdiqî, Jarâ’im ‘alayh Amnîyat Wa sâyish ‘Umûmî, p 164
  4. Mîr Muhammad Sâdiqî, Jarâ’im ‘alayh Amnîyat Wa sâyish ‘Umûmî, p 164
  5. Âmulî, Misbâh al-Hudâ fî Sharh al-‘Urwat al-Wusqâ, vol 3, p 54 ; Al-Mûsawî al-Bujnûrdî, Al-Qawâ‘id al-Fiqhîyya, vol 5, p 255
  6. Ayatollah khû’î, Minhâj as-Sâlihîn, vol 1, p 12
  7. Cheikh al-Ansârî, Kutub al-Makâsib, Turâs Shaykh al-A‘zam, vol 3, p 7 ; At-Tabâtabâ’î, Minhâj as-Sâlihîn, vol 2, p 20
  8. Ayatollah an-Najafî, Jawâhir al-Kalâm, vol 41, p 49 ; Al-Muhsinî, Hudûd ash-Shar‘îyya, vol 1, p 325
  9. Ayatollah an-Najafî, Jawâhir al-kalâm, vol 41, p 402
  10. Ayatollah an-Najafî, Jawâhir al-kalâm, vol 2, p 51
  11. Ayatollah an-Najafî, Jawâhir al-kalâm, vol 4, p 151
  12. Cheykh al-Ansârî, kutub al-Makâsib, Turâs ash-Shaykh al-A‘zam, vol 3, p 7
  13. Ash-Shahîd ath-Thânî, Ar-Rawzat al-Bahîyya, vol 9, p 194
  14. cheykh Al-Ansârî, kutub al-Makâsib, Turâs ash-Shaykh al-A‘zam, vol 1, p 253; Imâm khomeynî, Tahrîr al-Wasîla, vol 2, p 450
  15. Al-Bujnûrdî, Al-Qawâ‘id al-Fiqhîyya, vol 5, p 209
  16. Hussiynî Marâghî, Al-‘Anâwîn al-Fiqhîyya, vol 1, p 556
  17. Cheikh al-Kulaynî, Al-Kâfî, vol 2, p 26
  18. Cheikh al-Kulaynî, Al-Kâfî, vol 8, p 2 et 7 ; Cheikh al-Hurr al-‘ milî, Wasâ'il ash-Shî'a, vol 8, p 590 ; Al-Barqî, al-Mahâsin, vol 1, p 97
  19. ‘Allâma Tabâtabâ’î, Al-Mîzân, vol 7, p 314 ; ’Îrawâni, Durûs Tamhîdîyyi fî Tafsîr Âyât al-Ahkâm, vol 2, p 596
  20. Muhaqqiq Khânsârî, Mashâriq ash-Shumûs fî Sharh ad-Durûs, vol 1, p 392 ; ‘Allâma Tabâtabâ’î, Al-Mîzân, vol 2, p 93 ; Al-Bujnûrdî, Al-Qawâ‘id al-Fiqhîyya, vol 5, p 294 ; as-Siyfî al-Mâzandarânî, Mabânî al-Fiqh al-Fa‘‘âl, vol 1, p 153 ; al-Muhaqqiq an-Narâqî, ‘Awâ’id al-Ayyâm, p 31 ; Ayatollah Tabrîzî, Risâla fî Libs as-Sawâd, p 185 ; Ayatollah Subhânî, al-Hajj fî ash-Sharî‘at al-Islâmîyya al-Gharrâ’, vol 2, p 692
  21. As-Siyfî al-Mâzandarânî, Mabânî al-Fiqh al-Fa‘‘âl, vol 1, p 149
  22. Hâshimî, Huqûq Bashar wa zâdîhâyi Sîyâsî, p 31
  23. Ayatollah an-Najafî, Jawâhir al-kalâm, vol 41, p 610 ; Al-Fâzil al-Hindî, Kashf al-Lithâm, vol 2, p 436 ; Ayatollah Bahjat, p 111
  24. Cheikh at-Tûsî, al-Khilâf, vol 5, p 340 ; Ibn Hamza at-Tûsî, al-Wasîla ilâ Nayl al-Fadîla, p 200 ; ‘Allâma al-Hillî, Tahrîr al-Ahkâm ash-Shar‘îyya, vol 2, p 236 ; ‘Allâma al-Hillî, Tadhkirat al-Fuqahâ, vol 1, p 457
  25. Muqaddas Ardibîlî, Majma‘ al-Fâyida, vol 13, p 171 ; Ayatollah khû’î, Minhâj as-Sâlihîn, vol 1, p 12
  26. Ayatollah an-Najafî, Jawâhir al-Kalâm, vol 21, p 268
  27. Ayatollah al-Gulpâyigânî, ad-Durr al-Mandûd fî Ahkâm al-Hudûd, vol 2, p 265
  28. Al-Halabî, al-Kâfî fi al-Fiqh, p 416
  29. Muqaddas Ardibîlî, Majma‘ al-Fâyida, vol 7, p 527 ; Ash-Shahîd ath-Thânî, Ar-Rawdat al-Bahîyya, vol 9, p 195 ; Ayatollah khû’î, Mabânî Takmilat al-Minhâj, vol 1, p 264
  30. Ayatollah an-Najafî, Jawâhir al-Kalâm, vol 21, p 268
  31. Cheikh at-Tûsî, al-Khilâf, vol 5, p 340 ; Muqaddas Ardibîlî, Majma‘ al-Fâyida, vol 7, p 527 ; Cheikh al-Mufîd, Al-Muqni‘a, p 743
  32. ‘Allâma al-Hillî, Qawâ’id al-Ahkâm, vol 3, p 573 ; Ash-Shahîd ath-Thânî, Ar-Rawdat al-Bahîyya, vol 9, p 335 ; Ayatollah an-Najafî, Jawâhir al-kalâm, vol 41, p 600
  33. Ayatollah Dastghiyb, Gunâhân Kabîri, vol 2, p 361
  34. Ayatollah an-Najafî, Jawâhir al-kalâm, vol 41, p 600
  35. ‘Allâma al-Hillî, Qawâ’id al-Ahkâm, vol 3, p 573 ; Ash-Shahîd ath-Thânî, Ar-Rawdat al-Bahîyya, vol 9, p 335 ; Ayatollah an-Najafî, Jawâhir al-kalâm, vol 41, p 600
  36. Ayatollah an-Najafî, Jawâhir al-kalâm, vol 41, p 600
  37. Fakhr al-Muhaqqiqîn, Îdâh al-Fawâ’id, vol 4, p 547
  38. Ayatollah an-Najafî, Jawâhir al-kalâm, vol 43, p 41 et 60
  39. ‘Allâma al-Hillî, Irshâd al-Adhhân, vol 2, p 189
  40. Ayatollah an-Najafî, Jawâhir al-kalâm, vol 41, p 600 ; Kâshif al-Ghitâ’, al-‘Urwat al-Wuthqâ fî ad-Dîn, p 69
  41. ‘Allâma al-Hillî, Qawâ’id al-Ahkâm, vol 3, p 593 ; Ash-Shahîd ath-Thânî, Ar-Rawdat al-Bahîyya, vol 9, p 196
  42. Ayatollah an-Najafî, Jawâhir al-kalâm, vol 41, p 601
  43. Ja‘frî Langarûdî, Tirmînuluzhî Huqûq, le mot « Ta‘zîr Muqaddar »
  44. Cheikh al-Mufîd, Al-Muqni‘a, p 782 ; Cheikh at-Tûsî, An-Nihâya, p 698
  45. Al-Fâzil al-Hindî, Kashf al-Lithâm, vol 10, p 489
  46. Cheikh al-Mufîd, Al-Muqni‘a, p 782 ; Cheikh at-Tûsî, An-Nihâya, p 698 ; Imâm khomeynî, Tahrîr al-Wasîla, vol 2, p 468
  47. Cheikh at-Tûsî, An-Nihâya, p 698 ; Ibn Idrîs al-Hillî, As-Sarâ’ir al-Hâwî, vol 3, p 447 ; ad-Daylamî, al-Marâsim al-‘Alawîyya, p 256 ; Imâm khomeynî, Tahrîr al-Wasîla, vol 2, p 468 ; Ayatollah al-Gulpâyigânî, ad-Durr al-Mandûd fî Ahkâm al-Hudûd, vol 1, p 497 ; Ayatollah Tabrîzî, Usus al-Hudûd wa at-Ta‘zîrât, p 175
  48. Sayyid Muhammad Kâzim Tabâtabâ‘î Yazdî, Al-‘Urwat al-Wuthqâ, vol 1, p 87
  49. Kâshif al-Ghitâ’,Safînat an-Najât, vol 1, p 85 ; Ayatollah khû’î, Sirât an-Najât, vol 1, p 437 ;  ; as-Siyfî al-Mâzandarânî, Mabânî al-Fiqh al-Fa‘‘âl, vol 1, p 154
  50. Ayatollah an-Najafî, Jawâhir al-Kalâm, vol 2, p 51 ; vol 6, 98 et 99 ; Sayyid Muhammad Kâzim Tabâtabâ‘î Yazdî, Al-‘Urwat al-Wuthqâ, vol 1, p 90
  51. Ayatollah an-Najafî, Jawâhir al-kalâm, vol 6, p 98 ; Ayatollah khû’î, Minhâj as-Sâlihîn, vol 1, p 116 ; Imâm khomeynî, Kitâb at-Tahâra, vol 4, p 123
  52. Imâm khomeynî, Sahîfiyi Imâm, vol 8, p 482
  53. Kawtharî, Hurmat Ihânat wa Takfîr Musalmânân
  54. Ash-Shahîd al-Awwal, al-Qawâ‘id wa al-Fawâ’id, vol 1, p 61 ; Fâdil al-Miqdâd, Nadd al-Qawâ‘id al-Fiqhîyya, p 58 ; ‘Allâma Tabâtabâ’î, Al-Mîzân, vol 7, p 175 ; Nûr Mufîdî, Qâ‘idiyi Hurmat Ihânat bi Muqaddasât, p 93
  55. Cheikh al-Kulaynî, Al-Kâfî, vol 8, p 2 et 7
  56. Ash-Shahîd al-Awwal, al-Qawâ‘id wa al-Fawâ’id, vol 1, p 61
  57. ‘Allâma Tabâtabâ’î, Al-Mîzân, vol 7, p 175
  58. Al-Muhaqqiq an-Narâqî, ‘Awâ’id al-Ayyâm, p 31
  59. ‘Allâma Tabâtabâ’î, Al-Mîzân, vol 7, p 175
  60. Déclaration des droits de l'homme, article 19
  61. Nûr Mufîdî, Qâ‘idiyi Hurmat Ihânat bi Muqaddasât, p 133