Conquête de La Mecque

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Conquête de la Mecque (en arabe: فتح مكة) est l'événement de la conquête de la Mecque par les musulmans, dirigé par le Prophète (s) en 8/630 h.l en réponse à une rupture du traité de Hudaybîyya par Quraysh. L'un de ses résultats était que les polythéistes de la Péninsule Arabique se sont tournés vers l'islam dans les années suivantes. Les chefs des polythéistes de Quraysh tels que Abû Sufyân se convertirent à l'islam avant que les musulmans entrent dans la Mecque. Le Prophète (s) a appelé, "Al-Yawm, yawm al-marhama" (Aujourd'hui c'est le jour de la miséricorde) et a accordé une amnistie à tous.

Cause de la bataille

Article connexe : Traité de paix de Hudaybîyya.

La cause de cette bataille était que Quraysh a cassé le traité de paix de Hudaybîyya. En l'an 6 / 627-628 après les trois grandes batailles de Badr, Uhud et Khandaq, enfin les musulmans et les polythéistes ont signé un traité de paix avec les polythéistes dans la région de Hudaybîyya selon lequelle, pendant 10 ans, il y aurait la paix entre eux. [1]

Cependant, après deux ans, Quraysh rompit ce traité. La tribu Banû Khuza'a était alliée avec les musulmans et la tribu Banû Bakr était alliée avec Quraysh. Dans une bataille en l'an 8/629, une guerre a eu lieu entre les deux tribus et quelques hommes de Quraysh ont tué certains des Banû Khuza'a prenant côte avec Banû Bakr. Cela signifiait rompre de Traité de paix de Hudaybîyya et bien qu' Abû Sufyân se rendit à Médine pour excuser. Ses excuses n'ont pas été acceptées et en peu de temps, le Prophète (s) est allé à la conquête de la Mecque avec une grande armée qui ont été mobilisés au moment de la paix. [2]

Mobilisation de l'armée

Le Prophète (s) a envoyé un message aux Bédouins Arabes musulmans, en disant que si quelqu'un croit en Dieu et au Jour du Jugement, doit venir à Médine pour le mois de Ramadan. Le Prophète (s) a envoyé des délégués aux différentes tribus afin de les mobiliser. Le nombre de soldats musulmans a été rapporté environ dix milles, de différentes tribus comme suit:

Début de l'expédition

Le Prophète (s) s'est déplacé vers la Mecque avec l'armée. Avant leur déplacement, l'un des Muhâjirûn, nommé Hâtib b. Abî Balta'a a informé Quraysh des nouvelles des musulmans à travers une femme appelée Sara,[4] mais le Prophète (s) a découvert leur espionnage et Imam 'Ali (a), Zubayr et Miqdâd ont été missionnés pour trouver et capturer cette femme.[5]

Ils l'ont trouvée au milieu de la route pour la Mecque, dans un endroit, appelé Rawda Khakh, ou d'après un autre rapport, en Khaliqa et l'ont emmenée auprès du Prophète (s).[6]

Le Prophète (s) était très prudent que Quraysh ne soit pas au courant du mouvement de l'armée de musulmans. Ainsi, avant l'arrivée de l'armée à Marr al-Zahrân, à quelques kilomètres de la Mecque, les gens de la Mecque et leurs espions étaient pleinement inconscients de la venue de l'armée des musulmans.[7]

Reddition des chefs de la Mecque

Quand l'armée des musulmans est arrivée à Marr al-Zahrân, le Prophète (s) a ordonné d'allumer le feu dans différents endroits. Dix mille feux ont été allumés. Abû Sufyân, Hakîm b. Hizâm et Budayl b. Warqâ qui était venus pour obtenir de l'information, étaient terrifiés quand ils ont vu le feu. Ils ont pensé que la tribu Hawazin est sur le point de les attaquer. Lorsqu'Abû Sufyân s'est rapproché, il a vu l'armée des musulmans.

Abbâs, l'oncle du Prophète (s) les a emmenés auprès du Prophète (s) d'accepter l'Islam. Abbâs a dit au Prophète (s):

« J'ai accepté les réfugier et ils veulent venir auprès de vous ».

Le Prophète (s) a accepté. Ils sont restés dans la tente du Prophète (s) toute la nuit. Le Prophète (s) leur a demandé des nouvelles et les a invités à l'Islam et leur a demandé de dire:

«Lâ ilah-a ill-Allah (Il n'y a d'autre dieu qu'Allah) »

et d'admettre qu'il est bien le messager de Dieu. Deux d'entre eux ont fait la profession de foi, mais après avoir dit Lâ ilah-a illa Allah, Abû Sufyân a dit:

« Ô Muhammad, j'ai un souci avec cette deuxième phrase (la prophétie), je la réciterai plus tard.» Le lendemain, il a témoigné la prophétie de Muhammad (s).[8]

Date d'entrée à la Mecque

Le 10 du Ramadan, le Prophète (s) a mené une grande armée de dix mille musulmans, y compris les Muhâjirûn, les Ansâr et les tribus autour de Médine vers La Mecque.[9] Certains historiens et écrivains de biographie ont mentionné la date de la conquête de La Mecque 13 du Ramadan, mais la plupart des chiites et des savants sunnites ont mentionné 20 du Ramadan.[10]

Le slogan des musulmans au jour de la conquête de La Mecque était:

«Certes, nous sommes de vrais serviteurs de Dieu.»[11]

Amnistie

Le jour de la conquête de La Mecque, un millier de soldats blindés sont entrés dans La Mecque avec le Prophète (s). Lorsque Sa`d b. 'Ubada passait avec la bannière du Prophète (s) devant Abû Sufyân, il a crié:

« O Abû Sufyân, Aujourd'hui c'est le jour de couler le sang (le jour de vengeance) et Dieu humiliera Quraysh

Quand le Prophète (s) a atteint Abû Sufyân, ce dernier lui a dit :

«Avez-vous donné l'ordre de tuer vos parents ? Je vous demande par Dieu au sujet de vos propres personnes (de les pardonner) et vous êtes le plus bienveillant et affiliatif parmi les gens.»

Le Prophète (s) a dit :

«Aujourd'hui, c'est le jour de la miséricorde. Aujourd'hui, c'est le jour où Dieu honore Quraysh grâce à leur croyance ».[12]

Ensuite, le Prophète (s) a ordonné l'Imam Ali (a) de prendre la bannière de Sa`d b. 'Ubada.[13]

Après la conquête de la Mecque, le Prophète (s) s'est tenu à la porte de Ka'aba et a accordé une amnistie à tous. Il s'est tourné vers les chefs de Quraysh et a dit :

« Que dites-vous maintenant ? »

Ils ont dit : « Le bien et la grâce. Tu es notre frère et notre neveu qui es arrivé au pouvoir ». Le Prophète (s) a dit :

« Mais je dis ce que mon frère Joseph (a) a dit à ses frères. Aujourd'hui, vous n'êtes pas blâmés. Que Dieu vous pardonne car Il est le plus Miséricordieux ».[14]

Groupe des Tulaqâ'

Abû Sufyân et d'autres qui ont été embrassés dans la miséricorde du Prophète (s), ont été appelés Tulaqâ (qui signifie «libérés») après la parole du Prophète (s) quand il (s) a dit:

«Que pensez-vous de ce que je ferai avec vous?»

Ils ont répondu:

« Le bien et la grâce. Vous êtes un frère bienveillant, fils d'un frère bienveillant». Le Prophète (s) a dit: «Allez. Vous êtes les libérés.»[15]

Par ailleurs, le Prophète (s) a dit:

« Les libérés de Quraysh et les libérés de Thaqîf, ils sont alliés les uns des autres dans ce bas-monde et dans l'au-delà ».[16]

Les gens considéraient ce titre comme un point négatif et considéraient comme une sorte de malfamée.[17] 'Umar ne considérait pas Tulaqâ' et leurs enfants dignes d'êtres califes et en a averti les gens du Conseil des six membres.[18] Dans une lettre à Mu'awiya, Imam Ali (a) l'a mentionné et l'a appelé parmi Tulaqâ'.[19]

Exemptions d'amnistie

Le Prophète (s) a exempté certaines personnes de l'amnistie et a ordonné de les tuer où qu'ils soient, même sous le rideau de la Kaaba.[20]
Ils sont les suivants:

Hommes

  • 'Akrama b. Abi Jahl[21]
  • Safwan b. Umayya[22]
  • 'Abd Allah b. Abi Sarh[23]
  • 'Abd Allah b. Khutal[24]
  • Huwayrath b. Naqîdh[25]
  • Maqîs b. Subata ou Dubata[26]
  • Aslam b. Zab'ari[27]
  • Wahshi b. Harb (qui a martyrisé l'oncle du Prophète (s), Hamza b. 'Abd al-Muttalib. Un peu plus tard, il a reçu un pacte de sécurité de la part du Prophète (s) ).

Femmes

  • Hind bt. 'Ataba (la mère de Mu'awiya)
  • Sarah, servante de 'Amr b. 'Abd al-Muttalib[28]
  • deux servantes d'Abd Allah b. Khutal appelé Qarîba et Faratna.[29]

Quand même, plus de la moitié de ces derniers, ont réussi à faire un pacte de sécurité avec certains chefs de la Mecque.

Une partie de discours du Prophète (s)

«Tout le sang ou les biens que vous étaient redevables et tout honneur en vain, de l'âge de l'ignorance a été piétinés et anéantis. Dieu essuya l'arrogance de l'âge de l'ignorance et de vanter les ancêtres. Un musulman est un frère à un musulman et tous les musulmans sont frères. Vous êtes tous du sol et le plus honorable devant Dieu est le plus pieux parmi vous. Ceux qui sont éloignés sont comme proches. Les puissants et les faibles d'entre eux dans la guerre auront la même part de bottillons. Le sang d'un musulman est honoré et doit être maintenu. Les musulmans doivent être unis et en harmonie contre l'ennemi. Aucun musulman ne doit être tué contre un infidèle et personne dans une liaison ne doit être tué au cours de la caution.»[30]

Briser des idoles

Après la conquête de la Mecque, le Prophète (s) a brisé les idoles. Comme le Prophète (s) a suggéré, 'Ali (a) est monté sur les épaules du Prophète (s) et de jeter bas l'un après l'autre les idoles. [31] Après la rupture des idoles, le verset suivant fut révélé:[32] Et dis:

«La vérité est venue, et l'erreur est dissipée. L'erreur doit se dissiper. » (17:81)

Le cas de montage de l'Imam Ali (a) sur les épaules du Prophète (s) a été rapporté par de grands érudits sunnites dans leurs livres, notamment: Ahmad b. Hanbal, Abû Ya'la Musilî, Abû Bakr al-Khatîb dans Târîkh Bagdâd, Muhammad b. Sabbâq Za'farânî dans Al-Fadhâ'il, Hâfiz Abû Bakr al-Bayhaqî, Qâdhî Abû 'Umar et' Uthmân b. Ahmad dans leurs livres, al-Tha'labî dans son commentaire sur le Coran, Ibn Mardawayh dans Al-Manâqib, Ibn Manda dans Al-Ma'rifa, al-Tabarî dans Al-Khasâ'is, Khatîb Khârazmî dans Al-Arba'în et Abû Ahmad Jurjanî dans Al-Tarîkh.[33] Aussi, Abû 'Abd Allah Ju'al et Abû al-Qâsim Haskânî et Abû al-Hasan Shâdhân ont écrit des livres pour prouver cette occasion.[34]

Victimes

Ce jour-là, personne n'a été tuée sauf deux musulmans appelés Karz b. Jabir al-Fihri[35] et Khunays b. Khâlid al-Ash'arî[36] ou Khâlid al-Ash'arî[37] qui avaient perdu leurs voies et étaient allés d'une autre manière et ont été capturés par les ennemis et ont été tués.[38]

Conséquences

Après la conquête de la Mecque, la promesse de Dieu pour atteindre le pouvoir par les musulmans a été accomplie. La Mecque a été saisie par les musulmans et les polythéistes de Quraysh furent vaincus pour toujours. Par la conquête de La Mecque, la plus grande force militaire dans la Péninsule a été formée, aucune tribu ou forces réunies tribales n'étaient en mesure de se tenir contre elle. Après un certain temps, la quasi-totalité de la Péninsule s'est convertie à l'Islam. Cette conquête a eu de grands fruits religieux, politiques et sociaux pour La Mecque.

Voir aussi

Références

  1. Ibn Hishâm, as-Sîra an-Nabavîya, v2, p784; Ibn Athîr,Usd al-Ghâba fî Ma‘rifa al-Sahâba, v2, p204
  2. Ibn Athîr,Usd al-Ghâba fî Ma‘rifa al-Sahâba, v2, p239-244
  3. Ya‘qûbî, Târîkh al- Ya‘qûbî, v2, p58
  4. Balâdhurî, Kitâb Jumal min Ansâb al-’Ashrâf, v1, p354
  5. Ibn Khaldûn, Dîvân al-Mubtada’ va al-Khabar fî Târîkh al-‘Arab va al-Barbar va Man ‘Asarahum Min Dhavi al-Cha’n al-Akbar,v1, p441
  6. Ibn Khaldûn, Dîvân al-Mubtada’ va al-Khabar fî Târîkh al-‘Arab va al-Barbar va Man ‘Asarahum Min Dhavi al-Cha’n al-Akbar,v1, p441
  7. Tabarî, Târîkh al-’umam va al-Mulûk,v3, p50
  8. Vâqidî, Kitâb al-maghâzï,v2, p655
  9. Ibn Khaldûn, Dîvân al-Mubtada’ va al-Khabar fî Târîkh al-‘Arab va al-Barbar va Man ‘Asarahum Min Dhavi al-Cha’n al-Akbar,v2, p458
  10. Tabarî, Târîkh al-’umam va al-Mulûk,v2, p343
  11. Kulaynî, al-Kâfî,v5, p47
  12. Vâqidî, Kitâb al-maghâzï,v2, p822
  13. Chaykh Mufîd, al-Irshâd,v1, p53
  14. Vâqidî, Kitâb al-maghâzï, v1, p701
  15. Himyarî, Qurb al-’isnâd, p384
  16. Shaykh Tûsî, Muhammad b.Hasan, al-Amâlî, p268
  17. Ibn Hajar ‘Asqalânî, al-isâba fî Tamyîz al-Sahâba,v4, p301
  18. Ibn Hajar ‘Asqalânî, al-isâba fî Tamyîz al-Sahâba,v4, p70
  19. Nasr b. Muzâhim, Vaq‘a as-Siffîn, p29
  20. Thaqafî, al-Qârât, p125
  21. al- Istî'âb, v3, p1082
  22. Vâqidî, Kitâb al-maghâzï,v2, p653
  23. Dalâil al-Nubuvva, v5, p63
  24. Ibn Athîr,Usd al-Ghâba fî Ma‘rifa al-Sahâba, v7, p295
  25. Ibn Athîr, al-Kâmil, traduction, v7, p296
  26. Futûh al-Boldân, traduction, p 60
  27. Futûh al-Boldân, traduction, p 61
  28. Balâdhurî, Kitâb Jumal min Ansâb al-’Ashrâf, v1, p354
  29. Balâdhurî, Kitâb Jumal min Ansâb al-’Ashrâf, v1, p357; Ya‘qûbî, Târîkh al- Ya‘qûbî, traduction, v1, p420; Tabarî, Târîkh al-’umam va al-Mulûk, traduction, v3, p1187
  30. Vâqidî, Kitâb al-maghâzï,v2, p639-640
  31. Ibn Tâwûs, al-Tarâ'if, v1, p80
  32. Ibn Tâwûs, al-Tarâ'if, v1, p80
  33. Ibn Tâwûs, al-Tarâ'if, v1, p81
  34. Ibn Tâwûs, al-Tarâ'if, v1, p81
  35. al- Istî'âb, v3, p1310
  36. Ibn Athîr,Usd al-Ghâba fî Ma‘rifa al-Sahâba, v1, p319
  37. Imtâ' al-'Asmâ', v1, p391
  38. al- Istî'âb, v3, p1310

Bibliographie

  • Ibn Athîr,’Abû al-Hasan ‘Ali b. Muhammad al-Jazrî (630 a.c) , Usd al-Ghâba fî Ma‘rifa al-Sahâba, Beyrouth, Dâr al-fikr, 1409 h.l.
  • Ibn Khaldûn, ‘Abd al-Rahmân b. Muhammad (808 a.c), Dîvân al-Mubtada’ va al-Khabar fî Târîkh al-‘Arab va al-Barbar va Man ‘Asarahum Min Dhavi al-Cha’n al-Akbar,par: Khalîl Chahâda, Beyrouth, Dâr al-fikr, ed. 2, 1988/1408.
  • Ibn Hajar ‘Asqalânî, Ahmad b. ‘Ali (852 a.c), al-isâba fî Tamyîz al-Sahâba, par: ‘Adil Ahmad ‘Abd al-Mawjûd et ‘Ali Muhammad Ma‘vad, Beyrouth, Dâr al-Kutub al-‘Ilmîya, ed. 1, 1415 h.l.
  • Ibn Khaldûn, al-‘Ibar Târîkh Ibn Khaldûn, traduction: ‘Abd al-Muhammad Âyatî, Mu’assisa Mutâli‘ât va Tahqîqât Farhangî, e.d 1,1363 h.s.
  • Ibn Hishâm, as-Sîra an-Nabavîya, par: suhayl zakâr, Beyrouth, 1412 h.l.
  • Balâdhurî, ’Ahmad b.Yahyâ b.Jâbir (279 a.c), Kitâb Jumal min Ansâb al-’Ashrâf, par: suhayl zakâr et Rîyâd zarkulî, Beyrouth, Dâr al-fikr, ed. 1,1417 h.l.
  • Thaqafî, Ibrâhïm b. Muhammad (238 h.l), al-Qârât, Dâr al-Kitâb, Qom, 1410 h.l, e.d 1.
  • Humayrî, .‘Abd allâh b.Ja‘far, Qurb al-’isnâd (n ed.), Mu’assisa Âl al-Bayt, Qom,1413, e.d 1.
  • Chaykh Tûsî, Muhammad b.Hasan, al-Amâlî, Dâr al-Thafâqa, Qom 1414 h.l, e.d 1.
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  • Kulaynî, Muhammad b.Ya’qûb b.Ishâq (329 h.l), al-Kâfî, par: ‘Ali Akbar Ghaffârî et Muhammad Âkhûndî, Dâr al-Kutub al-’Islâmîya, Téhéran, 1407 h.l, e.d 4.
  • Muqaddasî, Mutahhar b.Tâhir (507 a.c), al-Bad’ va al-Târîkh, Bûr Sa‘îd, Maktaba al- Thaqâfa al-Dînîya, s.d.
  • Nasr b. Mazâhim, Vaq‘a al-Siffîn, Maktaba Âyat allâh Mar‘chî Najafî, Qom, 1404 h.l, e.d 2.
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  • Ya‘qûbî, Ahmad b.’Abî Ya‘qûb b. Ja‘far b.Vahab Vâdih al-kâtib al-‘Abbâsî (après 292 a.c), Târîkh al- Ya‘qûbî, Beyrouth, Dâr Sâdir, s.d.