Aller au contenu

Sayyid Ali Khamenei

De wikishia
(Redirigé depuis Sayyid)
La page Modèle:Infobox/Pictogramme/politicien.css n’a pas de contenu.
Ayatollah Khamenei
Description de cette image, également commentée ci-après
Le Guide suprême de la République islamique d'Iran
Nom de naissance Sayyid Ali Husayî Khamenei
Alias
Ayatollah Sayyid Ali Khamenei
Naissance C (87 ans)
Iran, Mechhed
Nationalité Iran
Religion Islam
Politique
Postes
Après L'Imam Khomeyni
Scientifique
Professeurs
Ouvrages
  • La fondation de la pensée islamique dans le Coran
  • Le fond de la prière
  • Quatre livre principes de Rijal
  • Le Guide honnête
  • L'âme de l'unicité divine, est de n'adorer qu'Allah
  • Traduction: le traité de paix de l'Imam al-Hasan (a)
  • L'avenir appartient à l'islam
  • Traduction: Tafsir fi Zilâl al-Coran
Site officiel
Signature de Ayatollah Khamenei

Sayyid Ali Husaynî Khamenei (en persan : سید علي حسینی خامنه اي), né en 1939 C, est le deuxième guide suprême de la République islamique d'Iran et l'une des marja' chiites. Avant la Révolution islamique d’Iran, il était actif dans la lutte contre le régime Pahlavi et, en raison de ses activités révolutionnaires, il passa un certain temps en prison et en exil. Après la victoire de la Révolution islamique en Iran, il assuma de nombreuses responsabilités, notamment deux mandats à la présidence de la République (1360-1368 HS./1981-1989), la représentation au Majlis (Assemblée consultative islamique) et la direction de la prière du vendredi à Téhéran. En 1368 HS (1989), il fut élu à la direction de la République islamique d’Iran et demeura à ce poste jusqu’à la fin de sa vie (Esfand 1404 HS./ février 2026).

Les réflexions de l’ayatollah Khamenei, ainsi que ses discours et ses messages, ont été rassemblées et publiées dans une série de livres intitulés Hadith Wilâyat. Plusieurs livres de ce dernier ont été également traduits dans d'autres langues ; parmi ses livres les plus importants on peut compter « La pensée islamique dans le Coran » et « Le traité de paix de l’Imam al-Hasan al-Mujtabâ (a) ». L’ayatollah Khamenei a publié plusieurs fatwas sur l’interdiction formelle de certaines pratiques lors des cérémonies de deuil de l’Imam al-Husayn (a), comme la célèbre pratique de se frapper la tête avec des lames, il a interdit ainsi également l'irrespect et l'insulte à l'égard des valeurs sunnites. D’autres fatwas de lui ont eu également un écho important dans le monde musulman.

Les expressions « Invasion culturelle » (Tahajum-i Farhangî) et « Éveil islamique » (Bîdârî-i Islâmî) sont des thèmes de ses discours devenus courants dans le domaine politique et social iranien. L’ayatollah Khamenei est un spécialiste de littérature et a écrit des poèmes sous le pseudonyme de « Amîn ». Parmi ses œuvres figurent Tarhi Kullî Andîshi Islâmî dar Qur'ân (Le plan général de la pensée islamique dans le Coran), Insâni 250 Sâli (L’Homme de 250 ans), Ghinâ' (chant) et Filistîn (La Palestine). Il commenca l’étude des sciences religieuses dès son enfance. Il étudia et enseigna dans les séminaires de Mechhed, Nadjaf et Qom, et fut l’élève de maîtres tels que l’Imam Khomeini et al-’Allâma Tabâtabâ'î.

Au cours de son leadership, l’Ayatollah Khamenei a adressé des messages annuels aux pèlerins du Hajj, insisté sur le soutien à l’unité des musulmans, le renforcement de l’axe de la résistance, l’orientation des politiques étrangères et militaires de l’Iran, la création et le soutien d’institutions de recherche et d’enseignement religieux, ainsi que la promotion de la culture islamique. Il a également procédé à la désignation annuelle des années du calendrier solaire et publié la « Déclaration de la deuxième étape de la Révolution » afin de tracer la voie future du système islamique.

Il fut tombé en martyre le samedi matin 9 Esfand 1404 H.S. / 10 Ramadan 1447 H. / 28 février 2026, à la suite de frappes de missiles américaines et israéliennes contre le complexe de la Maison de la Direction (bureau du Guide suprême).

Statut

Sayyid Ali Khamenei est une autorité religieuse (marja‘ at-Taqlîd) chiite et le deuxième Guide suprême de la République islamique d’Iran. Avant la Révolution islamique d’Iran, il luttait contre le régime Pahlavi. Après l’établissement du système de la République islamique, il a assumé diverses responsabilités.

Ses points de vue et sa pensée revêtent une importance particulière en raison de sa position de Guide suprême. En Iran, il est connu sous des titres tels que « le Très-Haut Guide de la Révolution islamique », « le Guide de la Révolution islamique », « l’Ayatollah Khamenei » et « l’Imam Khamenei ».

Biographie

L’ayatollah Khamenei est né le 19 avril 1939 C, dans une famille de religieux de Mechhed. Son père, Sayyid Jawâd Khamenei, (décédé en 1986 C), était un savant religieux et un Mujtahid (référence religieuse), né à Nadjaf qui grandit à Tabriz et se rendit à Mechhed en 1957 C.

Il retourna ensuite à Nadjaf où il poursuivit ses études auprès de professeurs réputés comme Mîrzâ Muhammad Husayn Nâ’înî, Sayyid Abu al-Hasan Isfahânî, Âgâ Dîyâ’ ad-Dîn ‘Arâqî, et retourna en Iran après avoir obtenu l’autorisation de pratiquer l’Ijtihâd pour s’installer à Mechhed[1] où il enseigna au Centre islamique et prit la direction de la mosquée Sedighiha du bazar de Mechhed qui était la mosquée des gens originaires d’Azerbaïdjan[2]. Il devint aussi un des imams de la Mosquée Goharshad[3].

La lignée de l’Ayatollah Khamenei remonte aux Sâdât Aftasi (Sayyids Aftasi) et à Sultân Sayyid Ahmad, qui est, à cinq générations d’intervalle, un descendant de l’Imam as-Sajjâd (a).[4] Sayyid Muhammad, enterré à Tafresh en Iran, figure parmi ses ancêtres.[5]

Sayyid Husayn Khamenei (décédé en 1325 H.), l’un des ulémas favorables au mouvement constitutionnel et beau-père de Muhammad Khîyâbânî, est son aïeul.[6] Sayyid Muhammad Khamenei (décédé en 1353 H.), connu sous le nom de « Piyghambar » et également parmi les savants partisans du constitutionnalisme, est son oncle.[7]

Du côté maternel, la lignée de l’Ayatollah Khamenei remonte à Muhammad Dîbâj, fils de l’Imam as-Sâdiq (a).[8] Sa mère, Khadija Mîr dâmâdî (décédée en 1368 HS.), était la fille de Sayyid Hâshim Mîrdâmâdî (décédé en 1380 H.).[9]

Martyre

L’Ayatollah Khamenei a été assassiné et est tombé en martyr le 9 Esfand 1404 SH/ 28 février 2026, lors d’une attaque israélienne contre le complexe de la résidence du Guide en Iran. La nouvelle de son martyre a été annoncée le 10 Esfand/1 Marc.

En réaction à sa mort, des rassemblements ont eu lieu parmi la population dans différentes villes d’Iran ainsi que dans certains autres pays, notamment au Pakistan, en Inde et en Irak. À cette occasion, le gouvernement iranien a proclamé sept jours de congé officiel et quarante jours de deuil national.

Pensées politiques et sociales

Il s’agit des positions politiques et sociales exprimées par l’ayatollah Khamenei dans ses discours, messages, fatwas et œuvres écrites.

Lutte politique et jihad

مِثلی لا یُبایِعُ مِثلَ یَزید
« Un homme tel que moi ne prête pas allégeance à un homme tel que Yazid »

  • Sayyid Ali Khamenei : « La nation iranienne connaît bien ses enseignements islamiques et chiites ; elle sait ce qu’elle doit faire. L’Imam al-Husayn (que la paix soit sur lui) a déclaré : “Un homme tel que moi ne prête pas allégeance à un homme tel que Yazid.” En réalité, la nation iranienne dit : une nation comme la nôtre, avec une telle culture, un tel passé et de si hautes valeurs spirituelles, ne prêtera jamais allégeance à des dirigeants comme les individus corrompus qui sont aujourd’hui au pouvoir aux États-Unis. »

L’ayatollah Khamenei estima que la vie politique des Imams chiites (a), malgré leurs différences apparentes, constitue un mouvement continu qui s’est étendu sur environ 250 ans. Selon lui, tous ces Imams (a) ont, par différentes méthodes, combattu les ennemis de leur époque dans le but de favoriser le progrès et l’élévation de l’humanité et d’établir une société islamique.[10]

Il ne considère pas le jihad comme limité uniquement à sa dimension militaire ; il inclut également la confrontation avec l’ennemi dans les domaines politique, culturel, médiatique et économique.[11] Il a également introduit l’expression « jihad de l’explication » (jihad at-Tabyîn) afin de faire face à l’influence et à la pénétration de l’ennemi.[12]

Soutien à l’unité des musulmans dans le monde islamique

L’ayatollah Khamenei considère que l’unité islamique signifie l’absence d’hostilité entre les musulmans et n’implique pas l’uniformisation des croyances ou des écoles juridiques.[13] Il a qualifié les courants qui attisent les divisions entre chiites et sunnites respectivement de « chiisme anglais » et d’« islam américain ».[14]

En 1389 SH (2010), à la suite des propos de Yasser al-Habib contre Aïcha, l'une des épouses du Prophète (s), il a émis une fatwa déclarant illicite l’insulte aux symboles sacrés des différentes écoles de l’islam.[15]

En soutenant des institutions telles que l’Assemblée mondiale pour le rapprochement des écoles islamiques et l’Assemblée mondiale des Ahl al-Bayt (a), en participant à des conférences internationales sur les religions et les écoles de pensée et en rencontrant des savants du monde islamique, il a constamment souligné la nécessité de l’unité entre les musulmans.[16]

Il considère également que des facteurs extérieurs, en particulier l’Angleterre, ont historiquement joué un rôle dans l’attisement des divisions confessionnelles dans le monde islamique et a mis en garde contre les conséquences de ces politiques de division.[17]

Sayyid Ali Khamenei : « Certains pensent que prouver son attachement au chiisme consiste à insulter continuellement les personnalités respectées par les sunnites et par d’autres. Non, cela est contraire à la tradition des imams. Lorsque vous voyez apparaître dans le monde musulman des radios ou des chaînes de télévision qui, au nom du chiisme et en se présentant comme chiites, insultent les figures respectées par les autres écoles de l’islam, il est évident que leur financement provient du Trésor britannique ; leur budget vient de l’Angleterre. C’est ce que l’on appelle le “chiisme anglais”. Que personne ne pense que l’expansion du chiisme, la diffusion de ses croyances ou le renforcement de la foi chiite passent par les insultes et les invectives. Non ; cela produit l’effet inverse. Lorsque vous insultez quelqu’un, vous créez autour de lui une barrière faite de colère et d’émotions, et dès lors même la parole vraie devient pour lui difficile à accepter. »[18]

Sujets culturels et régionaux

Ali Khamenei considère l’« invasion culturelle » comme une attaque consciente visant à dominer les peuples[19], qui aurait commencé à l’époque de Ridâ Shâh Pahlavi et se serait poursuivie après la guerre entre l’Iran et l’Iraq.[20] Il estima également que l’expression « Asie occidentale » constitue une appellation plus correcte que celle de « Moyen-Orient ».[21] Les mouvements révolutionnaires apparus dans plusieurs pays arabes en 1389 SH (2010–2011), souvent appelés dans les médias « réveil arabe »[22], sont qualifiés par lui de « réveil islamique ».[23]

Ayatollah Khamenei : « Bien sûr, j’insiste pour appeler cette région l’Asie occidentale et non pas le Moyen-Orient. Les expressions Extrême-Orient, Proche-Orient et Moyen-Orient ne sont pas correctes. Loin d’où ? De l’Europe. Proche de quoi ? De l’Europe ; cela signifie que l’Europe serait le centre du monde. Tout endroit éloigné de l’Europe est appelé Extrême-Orient ; tout endroit plus proche est appelé Proche-Orient ; et l’endroit intermédiaire est appelé Moyen-Orient ! C’est une définition que les Européens eux-mêmes ont établie. Non, nous n’acceptons pas cela. L’Asie est un continent : elle a un Est, un Ouest et un centre. Nous nous trouvons en Asie occidentale ; par conséquent, le nom de notre région est la région de l’Asie occidentale, et non pas la région du Moyen-Orient. »
(Discours lors de la rencontre avec les professeurs d’université, 22 Mordad 1391 Sh.)

Sujet de la Palestine

Selon Ali Khamenei, la solution à la question de la Palestine réside dans l’organisation d’un référendum auquel participeraient tous les Palestiniens — musulmans, chrétiens et juifs.[24]

Il considère également que la voie de la libération de la Palestine passe par la résistance.[25] À ses yeux, la négociation concernant la question palestinienne constitue une erreur qui n’apporte rien d’autre que des pertes pour les Palestiniens et qui ne fait que retarder la libération de la Palestine.[26]

Économie et gestion intérieure

Ali Khamenei a présenté le concept d’« économie de résistance » comme une stratégie visant à faire face aux sanctions et à exploiter les capacités internes de l’Iran.[27] Sous l’effet de ses nombreuses recommandations, cette expression est entrée dans le vocabulaire politique iranien.[28]

Depuis l’année 1378 SH (1999), il a également instauré la pratique consistant à donner un nom à chaque année du calendrier solaire iranien, afin d’attirer l’attention de la population sur des questions culturelles, religieuses et économiques.[29]

En Bahman 1397 SH (février 2019), à l’occasion du quarantième anniversaire de la Iranian Revolution, il a publié une déclaration intitulée « La deuxième étape de la Révolution », qui trace la feuille de route pour les quarante années suivantes de la révolution.[30]

Séminaire religieux (Hawza al-'Ilmîyya) et la civilisation islamique

Dans un message adressé au congrès international marquant le centenaire de la refondation du séminaire religieux de Qom, l’Ayatollah Khamenei considère que les séminaires religieux sont tenus de faire preuve d’innovation, de répondre aux questions contemporaines, de cultiver la purification spirituelle, de préserver un esprit révolutionnaire et de développer la capacité de concevoir des systèmes sociaux. Il présente également la promotion d’une nouvelle civilisation islamique comme la mission la plus importante des séminaires.[31]

Opposition à une paix imposée

Image tirée de la couverture du livre Le système intellectuel de l'ayatollah Khamenei

L’Ayatollah Khamenei estime que le coût de la résistance est inférieur à celui du compromis[32] et s’est opposé à toute capitulation ou retrait de l’Iran de ses droits nucléaires. Il a également souligné que l’Iran n’acceptera ni une guerre imposée, ni une paix imposée.[33]

Opinions jurisprudentielles (fiqh)

Dans le domaine du fiqh islamique et de la religion, l’ayatollah Khamenei considère la pratique de la flagellation avec le sabre (Qamizanî) comme une innovation blâmable (bid'a) et la juge interdite.[34]

Il estima également que la retraite spirituelle (Iʿtikâf) dans une mosquée autre que la mosquée principale est permise lorsqu’elle est accomplie avec l’intention d’espérance (Qasd ar-Rajâʾ).[35]

Concernant le chant et la musique, il considère comme illicite toute forme de chant comportant des éléments faux ou futiles et susceptible d’égarer,[36] ainsi que toute musique qui conduit à la négligence envers la religion et les obligations religieuses.[37]

Par ailleurs, il a déclaré illicites la fabrication et l’utilisation des armes nucléaires ainsi que des autres armes de destruction massive.[38] Il considère également qu’il n’est pas permis d’insulter les sacralités des différentes écoles de l’islam.[39]

Selon lui, l’épouse hérite de l’ensemble des biens de son mari, y compris des biens immobiliers.[40] Cette opinion s’oppose à celle de certains juristes qui estiment que la femme n’hérite que des biens mobiliers de son mari.[41]

Ayatollah Khamenei : « La pratique du Qamizanî (l’autoflagellation avec des sabres) ne relève ni de la religion ni d’un rite légitime de deuil. Elle constitue certainement une action répréhensible et une innovation blâmable (bidʿa). Il ne fait aucun doute que Dieu n’est pas satisfait de cette pratique, et moi non plus je ne suis pas intérieurement satisfait de ceux qui s’y livrent publiquement. »[42]

Biographie scientifique

Études

Ali Khamenei commença son éducation à l’âge de quatre ans dans une école traditionnelle (maktab Khânih), où il apprit parallèlement à l’école primaire la récitation et les règles de psalmodie du Coran (Tajwîd).[43]

Il entreprit ensuite ses études religieuses à Mechhed, où il suivit les niveaux préliminaire (Muqaddamât) et intermédiaire (Sath) dans les madrasas de Suliymân Khân et de Navvâb. Parallèlement à ses études au séminaire, il poursuivit également sa scolarité secondaire jusqu’à la deuxième année du cycle secondaire.[44] En 1955 (1334 SH.), il participa aux cours avancés de jurisprudence (darsi khârij) de Sayyid Muhammad Hâdî Mîlânî.

En 1957 (1336 SH.), il se rendit avec sa famille à Nadjaf et assista aux cours du séminaire religieux de Nadjaf, mais, en raison du refus de son père de s’y installer durablement, il retourna à Mechhed,[45] où il reprit les cours de l’ayatollah Mîlânî. En 1958 (1337 SH.), il partit pour Qom afin d’étudier dans le séminaire religieux de Qom.[46] En 1964 (1343 SH.), pour aider son père, il quitta Qom et retourna à Mechhed, où il continua à assister aux cours de l’ayatollah Mîlânî jusqu’en 1970 (1349 SH.).

Maîtres

Parmi les professeurs de Ali Khamenei figurent :

Il est également rapporté qu’il participa brièvement au cours de philosophie de Mujtabâ Qazvînî.[48]

Dans un discours adressé aux membres du groupe spécialisé et du groupe des études islamiques de la radio de la République islamique d’Iran, Ali Khamenei déclara : « En matière de connaissances religieuses (Maʿârif), je suis moi-même un spécialiste de ce domaine. Si vous souhaitez parler avec un expert à propos des connaissances religieuses, c’est à moi que vous devriez vous adresser. Je suis un étudiant en religion dont toute la vie a été consacrée à la diffusion de ces connaissances — non seulement à leur apprentissage. Sans exagération, pendant de nombreuses années, j’ai peut-être passé autant de jours que certains d’entre vous ont vécu dans des réunions complexes et variées, où se trouvaient à la fois des gens très simples et des savants, des professeurs et des personnalités scientifiques. Je sais donc ce que signifient les connaissances religieuses, leur exposition, leur diffusion et leur transmission, et je mesure pleinement leur importance. ».[49]

Enseignement

Cours de niveau supérieur (darsi khârij) en jurisprudence dans la Husaynîyah de l’Imam Khomeini à Téhéran (16 novembre 2019)[50]

Ali Khamenei, dès le début de sa présence à Mechhed, se consacra à l’enseignement des niveaux avancés de jurisprudence islamique (fiqh) et de principes du droit (Usûl al-fiqh). Parallèlement, il organisait également des séances publiques d’exégèse coranique (tafsîr) destinées au grand public.

À partir de 1968 (1347 SH.), il commença un enseignement spécialisé de l’exégèse du Coran destiné aux étudiants du séminaire, activité qui se poursuivit jusqu’en 1977 (1356 SH.), peu avant son arrestation et son exil à Iranshahr.[51]

Ces activités d’enseignement continuèrent également durant les années suivantes, y compris pendant sa présidence de la République. Après son accession à la direction suprême, il commença en 1990 (1369 SH.) à donner des cours de niveau supérieur (darsi khârij) en jurisprudence dans la Husaynîyah de l’Imam Khomeini à Téhéran. Parmi les thèmes étudiés figurent notamment le jihad, le talion (Qisâs), les transactions illicites (Makâsib Muharrami) et la prière du voyageur.[52]

Autorité religieuse (Marjaʿîyyat)

Annonce d'al-Marja'îyyat de l'ayatollah Khamenei dans le journal Ittilâ'ât (13 décembre 1994)

En 1994 (1373 SH.), après le décès de Muhammad Ali Arâkî, la Société des professeurs de séminaire de Qom ainsi que la Association du clergé combattant présentèrent Ali Khamenei comme l’un des marjaʿs de référence (sources d’imitation). Il déclara toutefois que les fidèles d’Iran n’avaient pas besoin de suivre sa marjaʿiyya et qu’il acceptait seulement les demandes des chiites vivant hors d’Iran.[53]

Le premier ouvrage jurisprudentiel publié contenant ses avis religieux est Ajwibat al-Istiftâʾât (« Réponses aux consultations juridiques »), qui rassemble ses réponses aux questions juridiques adressées par les fidèles chiites.

Œuvres

{{Article connexe|Liste des œuvres de Ali Khamenei} Ali Khamenei a rédigé ou traduit plusieurs ouvrages dans les domaines de :

Parmi ses œuvres originales figurent notamment :

  • Châhâr Kitâbi Aslî 'Ilm Rijâl (Les quatre livres fondamentaux de la science des transmetteurs) ;
  • Az Zharfâyi Namâz (Des profondeurs de la prière) ;
  • Guftârî dar Bâbi Sabr (Discours sur la patience) ;
  • Rûhi Tawhîd (L’esprit du monothéisme).

Il a également traduit plusieurs ouvrages, dont certains écrits de Sayyid Qutb. Par ailleurs, plusieurs livres ont été compilés à partir de ses discours, parmi lesquels :

  • Tarhi Kullî Andîshi Islâmî dar Qur'ân (Le plan général de la pensée islamique dans le Coran) ;
  • Filistîn az Manzari Ayatollah Khamenei (La Palestine du point de vue de l’ayatollah Khamenei)
  • Ghinâ (Le chant) ;
  • Insâni 250 Sâli (L’Homme de 250 ans) ;
  • Shu'â'î Az Nyyiri A'zam (Un rayon du Très Grand Luminaire) ;
  • Aftâb Dar Masâf (Le Soleil dans l’affrontement).

Ces ouvrages reflètent ses analyses concernant le Coran, le Prophète de l’islam (s), les Imams chiites (a), les questions politiques et sociales, ainsi que la philosophie islamique. Un ghazal composé par lui, évoquant la confrontation du prophète Moïse (a) avec Pharaon et les magiciens, a également été publié. Ce poème fut évoqué lors de l’opération militaire intitulée Opération True Promise en 2024.[54]

Luttes politiques contre le régime Pahlavi

Ali Khamenei fut l’un des opposants au régime Pahlavi et participa activement au mouvement qui mena à la Iranian Revolution.

Le début de son activité politique est souvent attribué à sa rencontre avec Mujtabâ Navvâb Safavî à Mechhed. En raison de ses discours critiques contre le régime, il fut arrêté à plusieurs reprises.[55] Les autorités lui interdirent également certaines activités religieuses et sociales telles que diriger la prière collective, prononcer des discours religieux et enseigner.[56]

Malgré ces restrictions, il poursuivit ses activités de manière clandestine.[57] Ses séances d’exégèse coranique se tenaient d’abord dans plusieurs lieux de Mechhed, notamment :

À partir de décembre 1973 (Azar 1352 SH.), ces réunions furent transférées à la mosquée Karâmat.[58]

Il entretenait également des relations avec plusieurs figures politiques et religieuses qui soutenaient Rûh Allah Khomeini et qui avaient été emprisonnées, notamment :

Il rendait également visite, à l’occasion, à des prisonniers politiques.[60] Par ailleurs, Ali Khamenei faisait partie, avec plusieurs religieux influents — parmi lesquels, Abd ar-Rahîm Rabbânî Shîrâzî ; Muhammad Bihishtî ; Akbar Hâshimî Rafsanjânî ; Muhammad Taqî Misbâh Yazdî[61], d’un groupe de onze membres créé afin de renforcer le séminaire religieux de Qom et soutenir la lutte contre le régime Pahlavi.[62] Parmi ses autres activités politiques figurait également l’effort pour consolider l’autorité religieuse de l’ayatollah Khomeini.[63]

Exil à Iranshahr et Jiroft

En décembre 1977 (Azar 1356 SH.), en raison de ses activités politiques, Ali Khamenei fut exilé à Iranshahr.[64] En août 1978, la SAVAK transféra son lieu d’exil à Jiroft.[65] Il y séjourna environ deux mois et demi. La décision d’exil fut prise après la tenue d’une cérémonie commémorative pour Mustafâ Khomeini dans la mosquée Mullâ Hâshim à Mechhed.[66] Même durant cette période d’exil, il poursuivit ses activités politiques.

Les ouvrages « Âqâyi Irânshahr »[67] (« Monsieur de Iranshahr ») et « Bar Tabʿîd » (« En exil ») relatent des récits concernant les 258 jours de son exil.[68]

Après la Révolution islamique d’Iran

Membre du Conseil de la Révolution

Ali Khamenei participa aux réunions du Conseil révolutionnaire islamique dès sa création en janvier 1979 (Dey 1357 SH.)[69] et en resta membre jusqu’à la fin de ses activités en juillet 1980.[70]

Le Conseil de la Révolution était chargé de prendre des décisions majeures concernant la lutte révolutionnaire, notamment : la conduite de négociations avec les responsables du régime Pahlavi et avec des pays étrangers ; la formation du comité d’accueil pour Rûh Allah Khomeini lors de son retour en Iran[71] ; et la désignation de Mahdi Bâzargân comme chef du gouvernement provisoire.[72]

Participation aux institutions de défense et militaires

En juillet 1979, Ali Khamenei fut nommé vice-ministre de la Défense chargé des affaires révolutionnaires et devint membre de la commission des ministres chargés de la sécurité.[73]

Il fut également responsable du centre des archives, et superviseur du Corps des gardiens de la révolution islamique.[74] Cependant, en mars 1980, il démissionna de ces fonctions afin de se présenter aux premières élections du Parlement de la République islamique.[75] Par un décret de Rûh Allah Khomeini daté du 10 mai 1980 (20 Ordibehesht 1359 SH.), il fut nommé représentant de l’Imam au Conseil suprême de défense de l'Iran et porte-parole de ce conseil. Durant sa présidence ultérieure, il devint également président du Conseil suprême de soutien à la guerre.[76]

Rôle dans la fondation du Parti de la République islamique

Ali Khamenei participa, aux côtés de plusieurs figures révolutionnaires, notamment : Muhammad Bihishtî, Muhammad Javâd Bâhunar, Akbar Hâshimî Rafsanjânî à la création d’une organisation politique révolutionnaire.[77] Cette organisation fut officiellement fondée sous le nom de Parti de la république islamique le 18 février 1979 (29 Bahman 1357 SH.).[78]

Il joua un rôle dans la rédaction de la charte idéologique du parti, ainsi que dans ses activités de propagande et de communication politique.[79] En septembre 1981, il fut élu troisième secrétaire général du parti.[80] En 1983, il fut de nouveau élu secrétaire général et membre du conseil central du parti.[81]

Imam de la prière du vendredi à Téhéran

Décret de nomination de l'Ayatollah Khamenei comme Imam du vendredi de Téhéran :
« Au nom de Dieu, le Clément, le Miséricordieux. À l'attention de l'honorable Sayyid al-A'lam et Hujjat al-Islam, Monsieur Haj Sayyid Ali Khamenei (que ses bénédictions durent). Étant donné que la présence de l'honorable Hujjat al-Islam va al-Muslimîn, Monsieur Muntazirî (que ses bénédictions durent), était nécessaire au sein du domaine sacré de Qom, et qu'il a annoncé son retrait de l'imamat de la prière du vendredi de Téhéran, vous — qui, Dieu soit loué, êtes reconnu pour vos antécédents vertueux et êtes digne tant sur le plan de la science que de l'action — êtes nommé Imam de la prière du vendredi de Téhéran. Je demande à Dieu Tout-Puissant de vous accorder le succès dans l'orientation et la guidance du peuple. »[82]

Le 14 janvier 1980 (24 Dey 1358), l'Imam Khomeiny a nommé l'Ayatollah Khamenei Imam de la prière du vendredi de Téhéran.[83] Parmi ses initiatives à ce poste, on retient la proposition d'organiser des séminaires pour les imams de la prière du vendredi[84] afin de renforcer la cohésion de leur réseau, ainsi que la récitation de sermons en arabe après le second sermon en persan.

Représentation au Parlement

Lors des élections de la première législature de l'Assemblée consultative islamique en mars 1980 (Esfand 1358), l'Ayatollah Khamenei a été élu député de la circonscription de Téhéran avec le soutien de l'Association du clergé combattant et du Parti de la République islamique.[85] Il y a siégé en tant que membre et président de la Commission des affaires de défense.

Tentative d'assassinat contre l'Ayatollah Khamenei

Le 27 juin 1981 (6 Tir 1360), alors qu'il prononçait un discours à la mosquée Abûdhar de Téhéran, il a été la cible d'un attentat.[86] Il a été gravement blessé à l'épaule, à la poitrine et au bras droit.[87] Initialement, cette tentative d'assassinat a été attribuée au groupe Furqân[88], mais certaines sources considèrent l'Organisation des Mudjahidines du Peuple (OMPI/MEK) comme responsable de l'attaque.[89]

Période de la Présidence de la République Islamique d'Iran

L'Ayatollah Khamenei a été élu troisième président du système de la République islamique d'Iran le 2 octobre 1981 (10 Mehr 1360) avec 95,11 % des voix.[90] Lors de ces élections, organisées après le martyre de Muhammad Ali Rajâ'î, le conseil central du Parti de la République islamique et la Société des enseignants du séminaire de Qom ont soutenu sa candidature. L'Imam Khomeiny, qui jusqu'alors n'était pas favorable à l'accession des membres du clergé à la présidence, a donné son accord pour sa candidature.[91] Le 16 août 1985 (25 Mordad 1364), il a été réélu pour un second mandat avec 12 205 012 voix (soit 85 % d'un total de 14 238 587 votants), responsabilité qu'il a exercée jusqu'en août 1989 (Mordad 1368).

Durant la présidence de l'Ayatollah Khamenei, afin de résoudre les différends entre l'Assemblée consultative islamique (Majlis) et le Conseil des gardiens concernant l'approbation de divers projets de loi, l'Imam Khomeiny a accepté la création du Conseil de discernement de l'intérêt supérieur du régime.[92] L'Ayatollah Khamenei en fut le premier président[93] et occupa ce poste jusqu'à la fin de son mandat présidentiel.[94]

Voyages à l'étranger

Durant sa présidence, l'Ayatollah Khamenei s'est rendu en Syrie, en Libye, en Algérie, au Pakistan, en Tanzanie, au Zimbabwe, en Angola, au Mozambique, en Yougoslavie, en Roumanie, en Chine et en Corée du Nord.[95] Avant sa présidence, il avait également effectué un voyage de prédication en Inde du 10 au 25 février 1981.[96]

Le 22 septembre 1987 (31 Shahrivar 1366), l'Ayatollah Khamenei a prononcé un discours lors de la 42ème session de l'Assemblée générale des Nations Unies. C'était la première fois qu'un président de la République islamique d'Iran participait à l'Assemblée générale de l'ONU.[97] Il a également prononcé un discours lors du huitième sommet des pays non-alignés à Harare, la capitale du Zimbabwe.[98]

Soutien aux combattants musulmans

Sous sa présidence, le soutien de l'Iran aux combattants islamiques au Liban, en Palestine, en Irak et en Afghanistan s'est intensifié, renforçant ainsi la position régionale et internationale de ces groupes.[99] La formation du parti Hizbi Wahdati Islamî ainsi que du Conseil suprême de la révolution islamique en Irak est considérée comme l'un des résultats de cette approche.

Fondation de la Fondation de l'Encyclopédie Islamique

La Fondation de l'Encyclopédie Islamique a été créée en 1983 (1362) par l'Ayatollah Khamenei dans le but de rédiger l'Encyclopédie du monde de l'Islam. Les fondateurs estiment que les encyclopédies occidentales sur le monde islamique sont souvent écrites sous l'influence de perspectives occidentales.[100] Le programme de l'Encyclopédie du monde de l'Islam prévoit 60 volumes ; en mai 2024 (Ordibehesht 1403), 32 volumes ont déjà été publiés.[101]

Période du Leadership de la République Islamique d'Iran

À la suite du décès de l'Imam Khomeiny le 4 juin 1989 (14 Khordad 1368), l'Assemblée des experts du Leadership s'est réunie le jour même et a élu l'Ayatollah Khamenei à la tête du système de la République islamique.[102] Après la révision de la Constitution et la tenue d'un référendum, l'Assemblée des experts a procédé à un nouveau vote conformément à la nouvelle Loi fondamentale et a confirmé son leadership. Selon les documents sonores publiés des délibérations de l'Assemblée, au cours de cette session, Akbar Hâshimî Rafsanjânî a cité des propos de l'Imam Khomeiny dans lesquels l'Ayatollah Khamenei était jugé apte à la fonction de leader.[103]

À la suite de cette élection, les responsables du régime, les membres la maison de l'Imam Khomeiny, les Marâji' Taqlîd et les différentes couches de la population lui ont prêté allégeance (Biy'at).[104] Sayyid Ahmad Khomeiny a félicité son leadership et a déclaré nécessaire l'obéissance aux ordres du Walî al-Faqih.[105] Ces actes d'allégeance se sont manifestés sous forme de rassemblements et de cérémonies publiques dans diverses régions du pays.[106]

Message annuel aux pèlerins hu Hadj

L'émission d'un message annuel adressé aux pèlerins à l'occasion du Hajj est l'un des programmes réguliers de l'Ayatollah Khamenei durant sa période de leadership.[107] Dans ces messages, il met l'accent sur les enjeux du monde islamique, l'unité des musulmans et les devoirs de l'Oumma.[108] Son premier message a été publié en 1990 (1369 SH), soulignant la nécessité de raviver la dimension politico-cultuelle du Hajj et le principe du "désaveu des polythéistes" (Barâ'at min al-Mushrikîn). En évoquant l'événement du Hajj sanglant, il y expliquait la privation des Iraniens de pèlerinage dans ce cadre précis.[109] Son message le plus récent a été lu à l'occasion du Hajj de l'année 1446 de l'Hégire (juin 2025 / Khordad 1404).[110]

Renforcement et soutien au Front de la Résistance

Article connexe : Axe de la Résistance.

Ayatollah Khamenei lors de la conclusion des négociations nucléaires de l’Iran avec le groupe 1+5 :
« Que ce texte soit approuvé ou non, nous ne cesserons pas de soutenir nos amis dans la région : le peuple opprimé de Palestine, le peuple opprimé du Yémen, le peuple et le gouvernement de Syrie, le peuple et le gouvernement d’Irak, le peuple opprimé de Bahreïn, ainsi que les combattants sincères de la résistance au Liban et en Palestine ; ils bénéficieront toujours de notre soutien. »[111]

L'Ayatollah Khamenei est l'un des principaux soutiens de l'Axe de la Résistance.[112] Selon certaines recherches, son soutien a conduit au renforcement des capacités des groupes de résistance, particulièrement en Palestine, et a modifié l'équilibre de la résistance dans la région.[113]

Ordre de confrontation militaire de l'Iran avec Israël

Article connexe : Opération Promesse Sincère 3.

Le 14 avril 2024, en réaction à l'attaque israélienne contre le consulat iranien à Damas, le Corps des Gardiens de la Révolution islamique (CGRI) a visé des objectifs militaires dans les territoires occupés en tirant des missiles et des drones depuis le sol iranien.[114] Cette action a été évaluée comme la première confrontation militaire directe entre l'Iran et Israël.[115] Avant cette opération, l'Ayatollah Khamenei avait parlé de « punir Israël »[116] et d'une réponse qui susciterait des « regrets ».[117] De plus, le 12 juin 2025 (23 Khordad 1404), suite à une attaque israélienne contre l'Iran et à l'assassinat de plusieurs commandants du CGRI et de scientifiques nucléaires, il a déclaré que les forces armées iraniennes infligeraient des coups sévères à Israël.[118] Simultanément à la publication de ses propos, les forces armées de la République islamique ont frappé des cibles militaires et sécuritaires dans les territoires occupés.

Ordre d'opérations militaires contre les bases américaines en Asie de l'Ouest

Article connexe : Opération Bishârati Fath.

L'Ayatollah Khamenei a ordonné des attaques de missiles contre les bases américaines dans la région de l'Asie de l'Ouest. Sous son commandement, le CGRI a ciblé la base américaine de 'Ayn al-Asad en Irak en 2020 (1398 SH) en réaction à l'assassinat de Qâsim Suliymânî. De même, en 2025 (1404 SH), en réponse à une attaque américaine contre les installations nucléaires iraniennes, le CGRI a ciblé la base américaine d'Al-Udeid au Qatar sur ordre de l'Ayatollah Khamenei lors de l'opération « Bishârati Fath ».

Invitation des jeunes occidentaux à une connaissance directe de l'Islam

Article connexe : Une lettre pour toi.

En 2015 (1393 SH), suite à un incident terroriste en France perpétré par un groupe se réclamant de l'Islam, l'Ayatollah Khamenei a adressé un message aux jeunes d'Europe et d'Amérique du Nord, les invitant à se référer au Coran et à la vie du Prophète Muhammad (s) pour connaître l'Islam.[119] Ce message, intitulé « Une lettre pour toi », a été diffusé en plusieurs langues sur les réseaux sociaux.[120] Le 29 novembre 2015 (8 Azar 1394), il a écrit une seconde lettre aux jeunes occidentaux.[121]

Expression de solidarité avec les étudiants pro-palestiniens aux États-Unis

Le 25 mai 2024 (5 Khordad 1403), l'Ayatollah Khamenei a exprimé sa sympathie et sa solidarité dans une lettre adressée aux étudiants des universités américaines soutenant le peuple palestinien. Dans cette lettre, il a considéré ces étudiants comme faisant partie du « Front de la Résistance », a désigné les États-Unis comme le plus grand soutien d'Israël et a insisté sur le droit des Palestiniens à l'autodéfense. Il a également cité la persévérance sur le chemin de la vérité comme l'une des leçons enseignées par le Coran, recommandant aux étudiants de se familiariser avec ce livre.[122]

Organisations créées avec le soutien de l'Ayatollah Khamenei

Message au Sommet du millénaire des leaders spirituels

En août 2000 (Shahrivar 1379), l'Ayatollah Khamenei a envoyé un message au Sommet du millénaire des leaders spirituels et religieux pour la paix mondiale à l'ONU. Il y rappelait que de nombreux ambitieux exploitent la religion et que le plus grand défi de la République islamique est de neutraliser les problèmes imposés par les grandes puissances mondiales.[128] Ce message a été lu par l'Ayatollah Javâdî Âmulî, représentant de l'Iran à ce sommet.[129]

Réactions aux menaces du président américain contre l'Ayatollah Khamenei

Suite aux menaces d'assassinat proférées par Donald Trump et Benjamin Netanyahou à l'encontre de l'Ayatollah Khamenei lors du conflit entre Israël et l'Iran en 2025 (1404), certaines sources d'imitation (Marja'i Taqlîd) chiites ont déclaré « Muharib » (en guerre contre Dieu) tout régime s'attaquant à l'Oumma islamique ou à son guide.[130] Des rassemblements ont également eu lieu dans les séminaire religieux de Nadjaf et de Qom.[131] Le communiqué de la Hawza de Najaf précisait que toute agression contre le guide iranien équivaudrait à une déclaration de guerre contre les musulmans et à une trahison des valeurs de la civilisation monothéiste.[132]

Voir aussi

Références

  1. Sharif, vol. 127, Centre des archives, n°1225
  2. Behbûdi, p. 15
  3. Zanganeh, vol. 1, p. 77
  4. «Nigâhî Guzarâ bi Zindigînâmiyi Hazrati Ayatollah al-‘Uzmâ Sayyid Ali Husaynî Khamene’î», site officiel du bureau de préservation et de publication des œuvres de Hazrati Ayatollah al-‘Uzmâ Khamene’î.
  5. «Âstâni Imâmzâdih Muhammad (a) - Tafresh», ISNA.
  6. «Nigâhî Guzarâ bi Zindigînâmiyi Hazrati Ayatollah al-‘Uzmâ Sayyid Ali Husaynî Khamene’î», site officiel du bureau de préservation et de publication des œuvres de Hazrati Ayatollah al-‘Uzmâ Khamene’î.
  7. «Nigâhî Guzarâ bi Zindigînâmiyi Hazrati Ayatollah al-‘Uzmâ Sayyid Ali Husaynî Khamene’î», site officiel du bureau de préservation et de publication des œuvres de Hazrati Ayatollah al-‘Uzmâ Khamene’î.
  8. Zanganih, Mashâhîri Madfûn dar Harami Radavî, vol. 1, p. 458, 1382 H.
  9. «Nigâhî Guzarâ bi Zindigînâmiyi Hazrati Ayatollah al-‘Uzmâ Sayyid Ali Husaynî Khamene’î», site officiel du bureau de préservation et de publication des œuvres de Hazrati Ayatollah al-‘Uzmâ Khamene’î.
  10. Khâmene’î, Hamrazmâni Husayn, p. 6, 1397 SH.
  11. ««بیانات آیت‌الله خامنه‌ای در دیدار تولیدکنندگان و فعالان اقتصادی»» (Déclaration de l’Ayatollah Khamenei lors de la rencontre avec les producteurs et acteurs économiques), site officiel des œuvres de Khamenei.
  12. «بیانات آیت‌الله خامنه‌ای در دیدار مداحان اهل‌بیت(ع)» (Déclaration lors de la rencontre avec les maddâhân des Ahl al-Bayt), même site.
  13. Discours, 19 Mehr 1368 SH.
  14. «بیانات آیت‌الله خامنه‌ای در دیدار اقشار مختلف مردم به مناسبت عید غدیر» (Déclaration lors de la rencontre avec différents groupes de la population à l’occasion de l’Aïd al-Ghadîr), site du Bureau pour la préservation et la publication des œuvres de l’Ayatollah Khamenei.
  15. «آیت‌الله خامنه‌ای: توهین به عایشه و هر یک از نمادهای اهل سنت حرام است» (Ayatollah Khamenei : l’insulte envers ʿÂ’isha et les symboles sunnites est interdite), Khabar Online.
  16. Tasnim News, https://www.tasnimnews.com/fa/news/1402/07/05/2962399.
  17. Bureau de préservation et publication des œuvres de l’Ayatollah Khamenei, https://farsi.khamenei.ir/newspart-index?tid=1190
  18. «بیانات آیت‌الله خامنه‌ای در دیدار اعضای مجلس خبرگان رهبری» (Déclaration lors de la rencontre avec différentes catégories de la population à l’occasion de l’Aïd al-Ghadîr (30/06/1395 Sh)), https://farsi.khamenei.ir/newspart-index?tid=5487&p=5
  19. Daqdaqa-hâyi farhangî, Publication de Sahbâ.
  20. «بیانات آیت‌الله خامنه‌ای در دیدار جمعی از کارگزاران فرهنگی» (Déclaration lors de la rencontre avec un groupe d’acteurs culturels), site officiel.
  21. «بیانات آیت‌الله خامنه‌ای در دیدار اساتید دانشگاه‌ها ۲۲ مرداد ۱۳۹۱ش» (Déclaration lors de la rencontre avec les professeurs d’université, 22 Mordâd 1391 Sh), site officiel.
  22. Taqavî, «Rîshihâyi bahâri ʿarabî va dumînuyi furûpâshîyi rijîmhâyi ʿarab», p. 4.
  23. «خطبه‌های ۱۵ بهمن ۱۳۸۹» (Sermons du 15 Bahman 1389 SH), site officiel.
  24. Sulh Mîrzâ’î, Filastîn az manzari Hazrat Ayatollah al-ʿUzmâ Sayyid Ali Khâmene’î, p. 599, 1397 SH.
  25. Sulh Mîrzâ’î, Filastîn az manzari Hazrat Ayatollah al-ʿUzmâ Sayyid Ali Khâmene’î, p. 487-490, 1397 SH.
  26. Sulh Mîrzâ’î, Filastîn az manzari Hazrat Ayatollah al-ʿUzmâ Sayyid Ali Khâmene’î, p. 499-500, 1397 SH.
  27. Yûsufî, Nezâmi Iqtisâdi muqâvimatî, p. 32, 1395 SH.
  28. « اقتصاد-مقاومتی-چیست» (Iqtisâdi muqâvimatî chîst ?), site Bâshgâhi khabarnegârâni javân
  29. «مروری بر نامگذاری سال‌ها توسط رهبر انقلاب از ۱۳۷۸ تا امروز» (Murûrî bar nâmguzârîyi sâlhâ tavassuti rahbari Inqilâb az 1378 tâ Imrûz), Khabargozârîyi IMNA ; également : «بررسی علت نامگذاری سال‌ها در گفت‌وگو با مشاور عالی رهبر انقلاب» (Barrasiyi ʿIllati nâmguzârîyi sâlhâ dar guftugû bâ mushâviri ʿâlîyi rahbari Inqilâb), site du Bureau pour la préservation et la publication des œuvres de l’Ayatollah Khamenei.
  30. Khâmene’î, «بیانیه «گام دوم انقلاب» آیت‌الله خامنه‌ای خطاب به ملت ایران» (Bayâniyeyi Gâmi duvvimi Inqilâb khitâb be millati Irân, site du Bureau pour la préservation et la publication des œuvres de l’Ayatollah Khamenei.
  31. «حوزه پیشرو و سرآمد» (Huwziyi pishrû va sarâmad), site du Bureau pour la préservation et la publication des œuvres de l’Ayatollah Khamenei.
  32. «منطق مقاومت | سه. بیشتر بودن هزینه سازش از هزینه مقاومت» (Mantiqi muqâvimat | bishtar budani hazîniyi sâzish az hazîniyi muqâvimat), site du Bureau pour la préservation et la publication des œuvres de l’Ayatollah Khamenei.
  33. «دومین پیام تلویزیونی رهبر معظم انقلاب خطاب به ملت ایران در پی تهاجم رژیم صهیونی به ایران» (Duvvumîn payâmi tilivîzîunîyi rahbari muʿazzami Inqilâb khitâb bi millati Irân dar piyi tahâjumi rijîmi sahyûnî bi Irân), site du Bureau pour la préservation et la publication des œuvres de l’Ayatollah Khamenei.
  34. «بیانات آیت‌الله خامنه‌ای در دیدار اعضای مجلس خبرگان رهبری» (Bayânâti Ayatollah Khâmene’î dar didâri aʿzâyi Majlisi Khubrigâni Rahbarî), site du Bureau pour la préservation et la publication des œuvres de l’Ayatollah Khamenei.
  35. «احکام اعتکاف، حضور در مسجد واحد» (Ahkâmi Iʿtikâf, huzûr dar masjidi vâhid), site officiel du Bureau du Guide suprême.
  36. Khâmene’î, Ghinâ’, p. 262 et 255, 1398 SH.
  37. Khâmene’î, Ghinâ’, p. 444, 1398 SH.
  38. «ثبت پیام رهبر انقلاب به‌عنوان سند در سازمان ملل» (Sabti payâmi rahbari Inqilâb be ʿunvâni sanad dar Sâzmâni Millali Muttahid), site du Bureau pour la préservation et la publication des œuvres de l’Ayatollah Khamenei.
  39. «بیانات آیت‌الله خامنه‌ای در دیدار مردم سقز» (Bayânâti Ayatollah Khâmene’î dar didâri mardumi Saqqiz), site du Bureau pour la préservation et la publication des œuvres de l’Ayatollah Khamenei.
  40. «بیانات آیت‌الله خامنه‌ای در دیدار بانوان نخبه در آستانه سالروز میلاد حضرت زهرا(ع)» (Bayânâti Ayatollah Khâmene’î dar didâri bânuvâni nukhbi dar âstâniyi sâlgardi milâdi Hazrat Fatimi (a)), site du Bureau pour la préservation et la publication des œuvres de l’Ayatollah Khamenei.
  41. Najafî, Jawâher al-kalâm, Dâr Ihyâʾ at-Turâth al-ʿArabî, vol. 39, p. 207 et 215 ; Imâm Khomeynî, Tahrîr al-wasîla, Dâr al-ʿIlm, vol. 2, p. 397.
  42. 20
  43. Bihbûdî, Sharhi Ism, p. 49, 1391 SH.
  44. Archives du Centre des documents, no. 1226.
  45. Archives du Centre des documents, no. 1226.
  46. Bihbûdî, Sharhi Ism, p. 78, 1391 SH.
  47. «نگاهی گذرا به زندگینامه‌ی حضرت آیت‌الله‌العظمی سید علی حسینی خامنه‌ای» (Nigâhî guzarâ be zindigînâmiyi Hazrat Ayatollah al-ʿUzmâ Sayyid Ali Husaynî Khâmene’î), site du Bureau pour la préservation et la publication des œuvres de l’Ayatollah Khamenei.
  48. Bihbûdî, Sharhi Ism, p. 67, 1391 SH.
  49. «Bayânât dar didâr bâ aʿzâyi “Gurûhi Ijtimâʿî” Sidâyi Jumhûrîyi Islâmîyi Irân», 29/11/1370 Sh, https://farsi.khamenei.ir/speech-content?id=2603
  50. «جلسه درس خارج فقه» (Jalasiyi darsi khâriji fiqh), site du Bureau pour la préservation et la publication des œuvres de l’Ayatollah Khamenei.
  51. «نگاهی گذرا به زندگینامه‌ی حضرت آیت‌الله‌العظمی سید علی حسینی خامنه‌ای» (Nigâhî guzarâ be zindigînâmiyi Hazrat Ayatollah al-ʿUzmâ Sayyid Ali Husaynî Khâmene’î), site du Bureau pour la préservation et la publication des œuvres de l’Ayatollah Khamenei.
  52. «نگاهی گذرا به زندگینامه‌ی حضرت آیت‌الله‌العظمی سید علی حسینی خامنه‌ای» (Nigâhî guzarâ be zindigînâmiyi Hazrat Ayatollah al-ʿUzmâ Sayyid Ali Husaynî Khâmene’î), même site.
  53. سخنرانی ۲۳ آذر ۱۳۷۳ (Discours, 23 Âzar 1373 SH).
  54. «سروده‌ی حضرت آیت‌الله خامنه‌ای که یک بیت از آن را در آستانه عملیات وعده صادق در جلسه‌ای خواندند» (Surûdiyi Hazrat Ayatollah Khâmene’î ki yik biyt az ân râ dar âstâniyi ʿamaliyâti Vaʿdiyi Sâdiq dar Jalasiyi khândand), site du Bureau pour la préservation et la publication des œuvres de l’Ayatollah Khamenei.
  55. Archives du Centre des documents de la Révolution islamique, no. 1234 ; Archives du Centre des documents, nos 614 et 1231-1232.
  56. Archives du Centre des documents de la Révolution islamique, nos 304, 389 et 575.
  57. Archives du Centre des documents de la Révolution islamique, nos 572 et 576.
  58. Archives du Centre des documents de la Révolution islamique, no. 614.
  59. Yârâni Imâm bi rivâyati asnâdi Sâvâk, vol. 1, p. 468, 1376-1382 SH.
  60. Bâzargân, Yâddâshthâyi rûzâni, p. 422-423, 1376 SH.
  61. Hâshimî Rafsanjânî, Dowrâni mubârizi, vol. 2, p. 1566, 1376 SH.
  62. «نگاهی گذرا به زندگینامه‌ی حضرت آیت‌الله‌العظمی سید علی حسینی خامنه‌ای» (Nigâhî guzarâ bi zindigînâmiyi Hazrat Ayatollah al-ʿUzmâ Sayyid Ali Husaynî Khâmene’î), site du Bureau pour la préservation et la publication des œuvres de l’Ayatollah Khamenei.
  63. «نگاهی گذرا به زندگینامه‌ی حضرت آیت‌الله‌العظمی سید علی حسینی خامنه‌ای» (Nigâhî guzarâ bi zindigînâmiyi Hazrat Ayatollah al-ʿUzmâ Sayyid Ali Husaynî Khâmene’î), site du Bureau pour la préservation et la publication des œuvres de l’Ayatollah Khamenei.
  64. «روایتی از دیدار دانشجویان با آیت‌الله خامنه‌ای در ایرانشهر/ تحلیل دقیق آیت‌الله خامنه‌ای از اوضاع بین‌المللی در دوران تبعید» (Rivâyatî az didâri Dânishjûyân bâ Ayatollah Khâmene’î dar Irânshahr / Tahlîli daqîqi Ayatollah Khâmene’î az Awzâʿi biynulmilalî dar dawrâni tabʿîd), Centre des documents de la Révolution islamique.
  65. Bihbûdî, Sharhi Ism, p. 602, 1391 SH.
  66. «اسناد می‌گویند چرا آیت‌الله خامنه‌ای به ایرانشهر تبعید شد؟» (Asnâd mîgûyand chirâ Ayatollah Khâmene’î be Irânshahr tabʿîd shud ?), Centre des documents de la Révolution islamique.
  67. ««آقای ایرانشهر»؛ سفرنامه‌ی یک تبعید» (“Âqâyi Irânshahr” ; safarnâmiyi yik tabʿîd), site du Bureau pour la préservation et la publication des œuvres de l’Ayatollah Khamenei.
  68. «روایت مستند از ۲۵۸ روز تبعید آیت الله خامنه ای در دوران شاه» («Rivâyati mustanad az 258 rûzi tabʿîdi Ayatollah Khâmene’î dar dawrâni Shâh), site Hawza.
  69. Pâ bi pâyi Inqilâb, vol. 2, p. 192.
  70. Sâ’ilî, p. 49-62.
  71. Qâsimpour, Dahiyi sarnivisshtsâz, Centre des documents de la Révolution islamique, p. 92-94.
  72. Hâshimî, Inqilâb va…, p. 169.
  73. Sâ’ilî, p. 117-118.
  74. Résumé de séance, 3/9/1358 SH.
  75. Hâshimî Rafsanjânî, Inqilâb va pîrûzî, p. 449.
  76. Dâyirat al-maʿârifi buzurgi Islâmî, vol. 4, p. 1321.
  77. Hâshimî Rafsanjânî, Inqilâb va pîrûzî, p. 215-218.
  78. Jâsibî, vol. 4, p. 149.
  79. Jâsibî, vol. 4, p. 146.
  80. Hâshimî Rafsanjânî, ʿObûr az bohrân, p. 263.
  81. Khâtirâti Sayyid Mortazâ, p. 168.
  82. Imam Khomeiny, Sahîfiyi Imam, Institut pour la compilation et la publication des œuvres de l'Imam Khomeiny, vol. 12, p. 116
  83. Imâm Khomeynî, Sahîfiyi Imâm, vol. 12, p. 116, 1389 SH.
  84. Farhang va…, p. 311.
  85. Radavî, p. 384.
  86. Hâshimî, Inqilâb dar…, p. 176.
  87. Qubâdî, «گزارشی از ماجرای ترور ۶ تیر ۱۳۶۰» (Guzârishî az mâjirâyi tiruri 6 Tîr 1360), article.
  88. «بازخوانی 24 ترور پس از پیروزی انقلاب اسلامی» (Bâzkhânîyi 24 tirur pas az pîrûzîyi Inqilâbi Islâmî), Centre des documents de la Révolution islamique.
  89. «ترور نافرجام آیت الله خامنه‌ای» (Tiruri nâfarjâmi Ayatollah Khâmene’î), site Tibyân.
  90. Jumhûrîyi Islâmî, no. 678, p. 11.
  91. Fârsî, p. 543-544.
  92. Imâm Khomeynî, Sahîfiyi Imâm, vol. 20, p. 463-465.
  93. «Guftugû bâ…», p. 52.
  94. «Guftugû bâ…», p. 68-69.
  95. Jumhûrîyi Islâmî, nos 2886, p. 12 ; 2889, p. 2-12.
  96. https://lib.eshia.ir/12293/04/1321 Dâyirat al-maʿârifi buzurgi Islâmî, vol. 4, p. 1321.
  97. Jumhûrîyi Islâmî, no. 2413, p. 10.
  98. Jumhûrîyi Islâmî, no. 1921, p. 12.
  99. https://farsi.khamenei.ir/newspart-index?tid=1179
  100. دیباچه دانشنامه، سایت دانشنامه جهان اسلام، تاریخ بازدید ۹۵/۹/۸. (Dîbâchiyi Dânishnâmi), site de la Dânishnâmiyi Jahâni Islâm, consulté le 08/09/1395 SH.
  101. «انتشار سی‌ودومین جلد دانشنامۀ جهان اسلام» (Intishâri Sî va Duvvumîn jildi Dânishnâmiyi Jahâni Islâm), site de la Dânishnâmiyi Jahâni Islâm.
  102. «Chigûnigî…», p. 18 ; Hâshimî, Bâzsâzî…, p. 149-151.
  103. «Marjaʿiyat…», p. 70 ; Jorʿe-nûsh, p. 265.
  104. Hadîth, vol. 1.
  105. Jumhûrîyi Islâmî, no. 2924, p. 3.
  106. Kiyhân, no. 13631 ; Jumhûrîyi Islâmî, nos 2929 ; 2972 ; 2979.
  107. پیام حج، ابتکار امام بود (Payâmi Hajj Ibtikâri Imâm bûd), site du Bureau pour la préservation et la publication des œuvres de l’Ayatollah Khamenei.
  108. «مهمترین وظایف امت اسلام درباره مسائل جهان اسلام» (Muhimtarîn vazâ’ifi Ummati Islâm darbâriyi masâ’ili jahâni Islâm), site du Bureau pour la préservation et la publication des œuvres de l’Ayatollah Khamenei.
  109. «پیام آیت‌الله خامنه‌ای به کنگره عظیم حج» (Payâmi Ayatollah Khâmene’î be kungiriyi ʿazîmi Hajj), site du Bureau pour la préservation et la publication des œuvres de l’Ayatollah Khamenei.
  110. «پیام به حجاج بیت‌الله الحرام» (Payâm bi hujâji Biyt Allâh al-harâm), site du Bureau pour la préservation et la publication des œuvres de l’Ayatollah Khamenei.
  111. خطبه‌های نماز عید فطر آیت‌الله خامنه‌ای ۱۳۹۴ش (Khutbihhâyi namâzi ʿIdi Fitri Ayatollah Khâmene’î), 1394 Sh, site du Bureau pour la préservation et la publication des œuvres de l’Ayatollah Khamenei.
  112. «بیانات در دیدار اعضای مجمع جهانی اهل‌بیت علیهم‌السلام و اتحادیه‌ی رادیو و تلویزیون‌های اسلامی» (Bayânât dar didâri aʿzâyi Majmaʿi jahânîyi Ahl al-Bayt (a) va Ittihâdîyiyi râdiyo va tilivîzîyûnhâyi Islâmî), site du Bureau pour la préservation et la publication des œuvres de l’Ayatollah Khamenei.
  113. Ahmadî Muqaddam et al., «Tabyîni naqshi Imâm Khâmene’î dar hidâyat va rahbarîyi jibhiyi muqâvimat», p. 38.
  114. «ده‌ها فروند پهپاد و موشک به سمت سرزمین‌های اشغالی شلیک شد» (Dahhâ farvandi pahpâd va mûshak be samti sarzamînhâyi Ishghâlî shilîk shud), agence de presse IRNA.
  115. «رویارویی مستقیم نظامی با اسرائیل چه تاثیری بر زندگی شهروندان عادی ایران می‌گذارد؟» (Rûyârûyîyi mustaqîmi nizâmî bâ Isrâ’îl chi ta’sîrî bar zindigîyi shahrvandâni ʿâdîyi Irân miguzârad ?), Euronews ; Mu'tamidi, ‘True Promise’: Why and how did Iran launch a historic attack on Israel? (True Promise: Why and how did Iran launch a historic attack on Israel ?), Al Jazeera Media Network.
  116. «خطبه‌های نماز عید فطر» (Khutbihhâyi namâzi ʿIdi Fitr), site du Bureau pour la préservation et la publication des œuvres de l’Ayatollah Khamenei.
  117. «پیام در پی شهادت سرلشکر پاسدار محمدرضا زاهدی و همرزمانش» (Payâm dar piyi shahâdati Sarlashkari Pâsdâr Muhammad Ridâ Zâhidî va hamrazmânash), site du Bureau pour la préservation et la publication des œuvres de l’Ayatollah Khamenei.
  118. Bureau pour la préservation et la publication des œuvres de l’Ayatollah Khamenei, https://farsi.khamenei.ir/news-content?id=60426
  119. نامه‌ای برای تو (Nâmi'î barâyi tu), site du Bureau pour la préservation et la publication des œuvres de l’Ayatollah Khamenei.
  120. بازتاب پیام آیت‌الله خامنه‌ای در رسانه‌ها (Bâztâbi payâmi Ayatollah Khâmene’î dar risânihâ), site du Bureau pour la préservation et la publication des œuvres de l’Ayatollah Khamenei ; voir aussi در CNN; در BBC
  121. (Nâmiyi rahbari Inqilâb be ʿUmûmi javânâni gharbî), site du Bureau pour la préservation et la publication des œuvres de l’Ayatollah Khamenei.
  122. نامه رهبر انقلاب به عموم جوانان غربی (Nâmiyi Hazrat Ayatollah Khâmene’î bi Dânishjûyâni himâyatgari mardumi Filistîn dar Dânishgâhhâyi Iyâlâti Muttahidiyi Âmrîkâ), même site.
  123. «آشنایی با مجمع جهانی اهل‌بیت(ع)» (Âshinâ’î bâ Majmaʿi jahânîyi Ahl al-Bayt (a)), portail Ahl al-Bayt.
  124. «معرفی مرکز تحقیقات کامپیوتری علوم اسلامی (نور)» (Muʿarrifîyi Markazi tahqîqâti kâmpyûtirîyi ʿUlûmi Islâmî (Nûr)), site du centre Nûr.
  125. «اساسنامه نهاد علمی و آموزشی جامعة المصطفی العالمیة» (Asâsnâmiyi nahâdi ʿIlmî va âmûzishîyi Jâmiʿat al-Mustafâ al-ʿÂlamîya), Centre de recherches du Parlement iranien.
  126. «معرفی مرکز خدمات حوزه‌های علمیه» (Muʿarrifîyi Markazi khidamâti Huwzihâyi ʿIlmîyi), site du Centre des services des séminaires religieux.
  127. Al-Gharîfî, Khalîfat al-Imâm al-râhil, p. 175-204.
  128. پیام آیت‌الله خامنه‌ای به اجلاس هزاره رهبران روحانی ادیان (Payâmi Ayatollah Khâmene’î be Ijlâsi hizâriyi rahbarâni rûhânîyi adyân).
  129. گزارش هزاره ادیان (Guzârishi hizâriyi adyân).
  130. «آیت‌الله مکارم شیرازی: تهدیدکننده رهبری و مرجعیت حکم «محارب» دارد» (Ayatollah Makârim Shîrâzî: tahdîd kunandiyi rahbarî va marjaʿiyat hukmi muhârib dârad), agence IRNA ; également : «پاسخ استفتا از مرجع عالیقدر حضرت آیت الله العظمی نوری همدانی «مدظله العالی» در پی تهدید آمریکا و رژیم صهیونیستی نسبت به مقام معظم رهبری «دامت برکاته»» (réponse d’istiftâʾ du grand ayatollah Nûrî Hamidânî.).
  131. «واکنش قاطع مراجع تقلید و علما نسبت به گستاخی ترامپ به رهبر انقلاب» (Vâkunishi qâtiʿi marâjiʿi taqlîd va ʿUlamâ nisbat bi gustâkhîyi Trump bi rahbari Inqilâb), agence de presse RASA.
  132. «حوزه علمیه نجف بر علیه تهدید گستاخانه «ترامپ جنایت‌کار» مبنی بر ترور امام خامنه‌ای واکنش شدید نشان داد» (Huwziyi ʿIlmîyiyi Najaf bar ʿaliyhi tahdîdi gustâkhâniyi Trump mabnî bar tiruri Imâm Khâmene’î vâkunishi shadîd nishân dâd), agence de presse Danishjû.

Bibliographie