Aïcha

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Aïcha
Présentation
naissance
décès
martyre
Famille
parentsAbu Bakr, Umm Rûmân bt. ‘Âmir b. ‘Uwaymir
Successeurs du Prophète (s)
Imam Ali (a) . Imam Hasan (a) . Imam Husayn (a) . Imam Husayn (a) . Imam Sajjad (a) . Imam Baqir (a) . Imam Sadiq (a) . Imam Kazim (a) . Imam Rida (a) . Imam Jawad (a) . Imam Hadi (a) . Imam Hasan Askarî (a) . Imam Mahdi (a)


Aïcha bt. Abi Bakr (en arabe : عائشة بنت أبي بكر), fille d’Abu Bakr (M 58 H), fut la troisième épouse du Prophète (s) après Khadidja bt. Khuwaylid (a) et Sûda. Les historiens ont de différents avis sur l’âge de Aïcha lors de son mariage avec le Prophète (s).

L'événement d'Ifk fut l'un des événement les plus importants pendant la vie de Aïcha. Cet événement a eu lieu en l'an 5 H/626 C, quand un groupe de musulmans accusèrent d'adultère à Aïcha, les versets 11-26 de la sourate an-Nûr ont été révélés sur ce sujet, dans lesquels Dieu blâmait les accusateurs.

Du fait de ses activités politiques et son rôle après le décès du Prophète (s), elle fut très réputée parmi les musulmans. Elle eut un rôle très important après le décès du Prophète (s) pour la préparation du califat de son père, Abu Bakr, et de Umar ibn al-Khattab. En rapportant des hadiths sur les mérites de ces deux personnes, elle essaya de préparer les musulmans à accepter leur califat.

Au début du califat de Othman, Aïcha était pour lui, mais après quelque temps, elle changea son avis et commença le soulèvement contre lui. Après l’assassinat de Othman, elle se souleva contre l’Imam Ali (a) sous prétexte de venger la mort de Othman et commença la bataille de Jamal.

En se basant sur certains hadiths, les sunnites estiment beaucoup Aïcha et lui attribuent beaucoup de mérites. Mais les chiites, ne la considèrent pas comme une vraie musulmane à cause du manque de respect de sa part à l’égard du Prophète (s) et des Ahl al-Bayt (a).

Biographie

Famille

Aïcha bt. Abu Bakr fut du clan Taym (تیم) et sa mère fut Umm Rûmân bt. ‘Âmir b. ‘Uwaymir de la tribu de Banî Kanâna.[1]

Naissance

Aïcha naquit quatre ou cinq ans après la prophétie du Prophète Muhammad (s).[2]

Surnoms et titres

A cause de son neveu, Abd Allah b. Zubayr, Aïcha fut surnommée Umm Abd Allah.[3] La plupart des sources historiques lui donnèrent le surnom d’Umm al-Mu’minîn.[4]

D’après un rapport, le Prophète (s) donna le titre « Humayrâ’ ».[5] Il y a une narration à ce propos, disant que le Prophète (s) aurait dit à Aïcha :

« Parle avec moi, ô Humayrâ’ ! ».

Apparemment, la première personne qui rapporta cette narration, fut Al-Ghazâlî dans son livre, Ihyâ’ al-‘Ulûm (إحياء العلوم). Certains ulémas, considèrent cette narration, comme mensonge.[6] Al-Fattânî, un érudit sunnite (décédé en 986 H/1578) écrit :

Ce que cite al-Ghazâlî n’a aucune origine[7].

Mort

Au 10 Shawwâl 57 H ou 58 H et à l’âge de 66 ans, Aïcha mourut à Médine. Abû Hurayra pria sur son défunt et on l’enterra dans le cimetière d’al-Baqî’.[8] D’après certains historiens, elle mourut au 17 Ramadan de la même année.[9]

Plusieurs raisons sont rapportées pour la mort de Aïcha. Contrairement aux sunnites qui croient que sa mort fut naturelle, certains chercheurs trouvent que ce fut Muawiya qui causa sa mort. Il creusa une fosse et tomba Aïcha dedans.[10] Ils trouvent que ce fut suite à la critique de Aïcha contre Muawiya, lorsque ce dernier exigea le serment d’allégeance pour son fils, Yazid 1e.[11] D’après ces chercheurs, l’assassinat de Aïcha eut lieu aux derniers jours du mois de Dhu al-Hijja.[12]

Mariage avec le Prophète (s)

Aïcha se maria avec le Prophète (s) après le décès de Khadidja bt. Khuwaylid (a) et après le mariage du Prophète (s) avec Sûda bt. Zam’at b. Qays et vécut avec le Messager d’Allah (s) neuf ans et cinq mois.[13]

Tous les chercheurs sont unanimes que son mariage avec le Prophète (s) eut lieu après le décès de Khadidja bt. al-Khuwaylid (a). Mais certains croient que ce fut deux ans avant l’Hégire, et d’autre trouvent que ce fut trois ans avant l’Hégire.[14]

Aussi, certains rapports disent que ce mariage fut avant celui du Prophète (s) avec Sûda, mais selon la majorité des hadiths, ce mariage fut après le mariage avec Sûda.[15]

Ce mariage eut lieu au mois de Shawwâl et 11 ans après la prophétie (Bi’that).[16] Il est rapporté que Khawla, l'épouse de Uthman b. Maz'ûn se rendit chez Abu Bakr le père de Aïcha etproposa le mariage. D’après les rapports, la dote de Aïcha fut 400 dirhams.[17]

Âge de Aïcha lors de son mariage

Il y a de différents avis sur l’âge de Aïcha lors de son mariage avec le Prophète (s). D’après le rapport connu, à ce moment-là, elle eut six ou sept ans[18], mais leur relation intime fut, après quelques ans, après l’Hégire.[19]

Quand même, d’après certains chercheurs, au moment de son mariage, Aïcha eut 18 ans. D’après eux, au début de la prophétie du Prophète (s), Aïcha était un enfant et avait au moins, 7 ans. Donc, au moment de leur mariage, elle aurait dû avoir au moins 17 ans.[20]

Sayyid Ja’far Murtadâ al-‘Âmilî, un des chercheurs chiites n’acceptent pas le rapport connu, disant que Aiche avait 7 ans, lors de son mariage. Il croit qu’elle avait au moins de 13 à 17 ans. D’après le rapport d’Ibn Is’hâq, Aïcha fut la dix-neuvième personne qui se convertit à l’islam. Donc, d’après lui, si elle avait 7 ans lors de sa conversion à l’islam, il aurait dû avoir au moins 17 ans lors de son mariage et 20 ans au moment de l’Hégire à Médine.[21]

Evénement d’Al-Ifk

Article connexe : Evénement d’Al-Ifk.

En l’an 5 H, lorsque l’armée des musulmans retournait de la bataille de Bani al-Mustaliq, elle campa pour se reposer. A ce moment-là, Aïcha s’éloigna des camps pour aller aux toilettes. Elle perdit son collier et se mit à le chercher. Les soldats qui n’étaient pas conscients de l’absence de Aïcha, se rendirent vers Médine.

Lorsque Aïcha retourna vers les camps, elle vit qu’il n’y avait personne. Elle y resta en attendant les musulmans. Là, un homme, nommé Safwân b. Mu’attal arriva, donna son chameau à Aïcha et la conduisit vers l’armée des musulmans. Lorsque certains musulmans (des hypocrites d’après le Coran) virent Aïcha avec cet homme, ils l’accusèrent et lui attribuèrent de mauvais attributs.

Suite à leur accusation, les versets 11 à 26 de la sourate An-Nûr furent révélés, blâmant les hypocrites parmi les musulmans, qui avaient accusé Aïcha.[22]

Les sunnites considèrent cette narration comme une mérite de Aïcha et en profitent pour prouver la supériorité d’elle à toutes les épouses du Prophète (s).[23] Mais d’après les chiites, cette narration ne prouve aucune mérite, mais elle n’efface qu’une accusation de l’épouse du Prophète (s).[24] Néanmoins, d’après certains chercheurs, ces versets furent révélés à propos de Mârîya al-Qibtîyya, après le décès de Ibrâhîm, le fils du Prophète (s).[25]

Après le décès du Prophète (s)

Nous pouvons diviser la vie de Aïcha après le décès du Prophète (s) en quelques étapes :

A l’époque d’Abu Bakr et de Umar

Articles connexes : Umar ibn al-Khattab et Abu Bakr.

Après le décès du Prophète (s), du fait que Aïcha fut l’épouse du Prophète (s) et la fille du premier calife, elle eut un statut considérable dans la communauté musulmane, même si elle n’interviendrait pas directement dans la politique. De plus, elle avait le soutien de son père, Abu Bakr, et du deuxième calife, Umar ibn al-Khattab.

D’après certains chercheurs chiites, Aïcha avait un rôle important pour faire atteindre son père au pouvoir et elle fit son possible pour arriver à ce but. Aussi, elle commença à narrer des hadiths du Prophète (s) sur les mérites de deux premiers califes pour convaincre les gens sur leur califat.

Elle rapportait également des hadiths et donnait des fatwas en faveur de son père Abu Bakr et de Umar pour avancer leurs objectifs politiques.[26]

Devant tous les efforts de Aïcha, Abu Bakr et Umar lui donnaient des cadeaux et augmentèrent sa part du trésor public.[27]

Puisque Umar ibn al-Khattab croyait que Aïcha était la meilleure des épouses du Prophète (s), il lui donnait deux mille dirhams plus que les autres épouses de l’Envoyé d’Allah (s).[28] Les ulémas chiites considèrent ceci comme injustice.[29]

A l’époque de Othman

Article connexe : Uthman bin Affan.

Après la mort d’Abu Bakr et de Umar, la vie de Aïcha eut une nouvelle étape. A l’époque de Uthman, Aïcha eut un rôle important dans la politique.[30] Durant les premières années du califat de Uthman, Aïcha avait une bonne relation avec lui.

Elle rapportait même des hadiths sur les mérites du troisième calife.[31] Mais après quelques années, ils s’éloignèrent l’un de l’autre, d’une façon que Aïcha dirigea le soulèvement contre Othman et ceci aboutit par son assassinat.[32] Parmi les raisons, citées dans les sources historiques sur la divergence entre Aïcha et Othman, on peut citer :

  • Le gouvernement de Uthman était faible et ne pouvait pas bien diriger la communauté musulmane
  • Son gouvernement faisait tout, en faveur des tribus qui avaient une bonne relation avec le calife
  • La corruption et la perversité dans son gouvernement

Aussi, Othman porta préjudice à l’égard des compagnons du Prophète (s), comme : Abd Allah b. Mas’ûd, ‘Ammâr b. Yâsir, Abû Dhar al-Ghifârî et Jundab. Tout cela fut la source de la discorde dans la communauté musulmane et aboutit à l’assassinat du troisième calife.[33]

Au cours de ses discussions avec Othman et ce qui se passa entre elle et Othman dans la mosquée du Prophète (s) à Médine, Aïcha critiqua le calife. En réponse de Aïcha, Othman la considéra semblable aux femmes des Prophètes Noé et Lot qui trahirent leurs maris et entrèrent en Enfer.

Fâchée de la réponse d’Othman, Aïcha dit :

« Tuez ce vieillard qui radote, car il est devenu impie ».[34]

A l’époque de l’Imam Ali (a)

Articles connexes : Imam Ali (a) et Bataille de Jamal.

Aïcha fut une des opposante à l’Imam Ali (a). Certains chercheurs croient que cette divergence entre elle et l’Imam Ali (a) fut créée lorsque le Prophète (s) était en vie.[35]

Bien que Aïcha ait dirigé le soulèvement contre l’Imam Ali (a) et ait été en tête des rebelles contre le calife des musulmans, les sunnites justifient son soulèvement, en disant qu’elle était sous l’influence des autres et ne chercher que vengeance de Othman, mais elle ne voulait pas opposer à l’Imam Ali (a).

Ils croient que Aïcha fit une erreur et qu’elle regretta à la fin de sa vie de tout ce qu’elle avait fait.[36] Contrairement aux sunnites, les chiites critiquent Aïcha pour les préjudices qu’elle porta à l’égard de l’Imam Ali (a) et n’acceptent pas la justification des ulémas sunnites.[37]

En tout cas, au cours de l’assassinat de Uthman ibn Affan, Aïcha resta à La Mecque. Elle y resta même quand elle fut informée de la succession de l’Imam Ali (a). Mais, lorsque Talha et Zubayr arrivèrent à La Mecque, par l’aide de Aïcha, ils réunirent des chefs arabes, et se rendirent avec leur armée à Bassora sous prétexte de venger la mort de Uthman.[38]

Après la conquête de Bassora, ils affrontèrent les soldats de l’Imam Ali (a).[39]. D’après un rapport, Aïcha proposa à Umm Salama de l’accompagner pour venger la mort de Uthman. Mais Umm Salama la critiqua pour son comportement à l’égard de Uthman. Un jour elle le soutenait, et l’autre jour elle le considérait comme impie.[40]

D’après Cheikh al-Mufîd, le statut de Aïcha en tant qu’épouse du Prophète (s) et la fille du premier calife, fut une des raisons pour lesquelles, elle put réunir beaucoup de soldats contre l’Imam Ali (a).[41]

Après la fin de la bataille de Jamal, l’Imam Ali (a) reprocha Aïcha et ordonna à son frère, Muhammad b. Abi Bakr de l’accompagner respectueusement à Médine.[42]

A l’époque de Muawiya

Article connexe : Muawiya.

Bien que certains chercheurs considèrent la vie de Aïcha à l’époque de Muawiya, comme une étape de son silence, les autres croient qu’elle soutenait les Omeyyades.[43]

Même si son frère, Muhammad b. Abi Bakr, fut tué par l’ordre de Muawiya, après le martyre de l’Imam Ali (a), elle n’opposa pas aux Omeyyades.[44] Aussi, Muawiya se rapprocha de Aïcha et lui envoyait des cadeaux.[45] D’après un rapport, une fois, Muawiya envoya 100 000 dinars à Aïcha et dépensa 18 000 dinars pour ses dettes.[46]

Enterrement de l’Imam al-Hasan al-Mujtabâ (a)

Un des événements qui eut lieu à l’époque de Aïcha, fut le fait qu’elle empêcha Banu Hachim d’enterrer l’Imam al-Hasan al-Mujtabâ (a) à côté du Prophète (s).[47]

La tombe du Prophète (s) se situait où Aïcha résidait. Plus tard, Abu Bakr et Umar furent enterrés dans le même endroit. Après le martyre de l’Imam al-Hasan (a), l’Imam al-Husayn (a) essaya de l’enterrer à côté du Prophète (s), comme son frère avait demandé dans son testament. Mais Aïcha, sous l’influence de Marwân b. Hakam les empêcha. Donc, l’Imam al-Husayn (a) qui évitait de la discorde dans la communauté musulmane, enterra son frère dans le cimetière d’al-Baqî’.[48]

Particularités

Les sources sunnites rapportèrent beaucoup de hadiths sur les mérites de Aïcha.[49] D’après les sunnites, Aïcha fut une éloquente et une savante.

Elle savait la médecine et elle avait appris tout ça de son père.[50] D’après certains rapports sunnites, elle savait les versets coraniques, les prescriptions divines, les poèmes, l’histoire des batailles des arabes et la généalogie.[51]

Il est rapporté que Aïcha fut la seule femme qui était vierge lors de son mariage avec le Prophète (s).[52] Les sources sunnites considèrent Aïcha comme l’épouse la plus aimée du Prophète (s).[53]

Point de vue des chiites

Les chercheurs chiites ne considèrent pas les rapports sur les mérites de Aïcha, comme authentiques. Ils les considèrent comme innovations qui viennent d’une pensée exagérée de la part des ulémas sunnites.

Les chiites croient que certains hadiths inventés sur les mérites de Aïcha, manquent le respect envers le Prophète (s).[54]

Contrairement aux rapports sunnites, les sources chiites rapportèrent que Aïcha était une femme avare et jalouse qui n’avait pas une bonne conduite. D’après ces rapports, le comportement de Aïcha, mit le Prophète (s) plusieurs fois en colère et ce fut pour cette raison, qu’il la reprocha quelques fois.[55]

Les chiites croient que le mauvais comportement de Aïcha à l’égard des autres épouses du Prophète (s) fut du fait qu’elle était jalouse,[56] surtout à l’égard de Khadidja bt. Khuwaylid (a).

D’après certains rapports sunnites, du fait que le Prophète (s) rappelait beaucoup de Khadidja bt. Khuwaylid (a), Aïcha était jalouse.[57]

Aussi, d’après certaines narrations, Aïcha était jalouse à l’égard de Mârîya al-Qibtîyya lorsque ce dernier eut un enfant du Prophète (s).[58]

En ce qui concerne les rapports sur la beauté de Aïcha et le fait qu’elle était la bien-aimée du Prophète (s), les chiites ne les considèrent pas comme authentiques, car ils sont rapportés par Aïcha, elle-même ou de son neveu. De plus, il y a des indices qui confirment qu’elle n’était pas comme ça.[59]

Fatwa sur la malédiction

Suite à la malédiction que Cheikh Yassir al-Habib annonça contre Aïcha dans son livre et sa chaîne de télévision, certains chiites ont demandé à l’Ayatollah Sayyid Ali Khamenei de donner son avis sur ce sujet. Le guide suprême de la Révolution islamique d’Iran déclara ainsi :

« Il est interdit de manquer le respect envers les slogans des sunnites, dont l’épouse du Prophète (s) (Aïcha). Cette interdiction contient toutes les épouses du Prophète (s) et celles de tous les prophètes ».[60]

Rapport des hadiths

Aïcha rapporta 2 210 hadiths du Prophète (s).[61] Alors que les autres épouses du Prophète (s) rapportèrent en total 612 hadiths.

Le livre Musnad Ahmad (une source sunnite) rapporta 2 270 hadiths de Aïcha. Sahîh Muslim et Sahîh al-Bukhârî rapportèrent 1 200 hadiths sur le fiqh, dont 290 est de Aïcha. C’est pour cette raison que les sunnites croient que Aïcha eut un quart du fiqh.[62]

Les chercheurs chiites ont analysé et critiqué certains de ses hadiths.[63]

Bibliographie

Tout au long de l’histoire de l’islam, les chercheurs chiites et sunnites écrivirent des livres sur Aïcha. En voici quelques uns :

  • Ahâdîth Umm al-Mu’minîn Aïcha (les hadiths de Aïcha), Sayyid Murtadâ al-‘Askarî
  • Aïcha dar Durân-é Imam Ali (a) (Aïcha à l’époque de l’Imam Ali (a) ), Sayyid Murtadâ al-‘Askarî
  • Naqsh-é Aïcha dar Islam (le rôle de Aïcha dans l’islam), Sayyid Murtadâ al-‘Askarî
  • Aïcha Ba’d az Payghambar (Aïcha après le Prophète (s) ), Karl Frischler
  • Aïcha dar Sihâh Sitta (Aïcha dans les six livres de hadiths sunnites), Husayn Tayyibîyân
  • Aïcha dar Hayât-é Muhammad (s) (Aïcha à l’époque du Prophète (s) ), Sipahrûz Mawlûdî

Voir aussi

Références

  1. Ibn Sa’d, At-Tabaqât al-Kubrâ, v 8 p 46 ; Balâdhurî, Ansâb al-Ashrâf, v 1 p 409
  2. Ibn Hajar, Al-Isâba, v 8 p 231 ; Al-‘Allâma al-‘Askarî, Naqsh-i Aïcha dar Ahâdîth-i Islam, v 1 p 45
  3. Ibn Sayyid an-Nâs, ‘Uyûn al-Athar, v 2 p 368
  4. Ibn Tûlûn, Al-A’immat al-Ithnâ ‘Ashar, p 131
  5. Dinwarî, Al-Imâma wa as-Sîyâsa, p 82
  6. Sayyid Murtadâ al-Askarî, Ahâdîth Umm al-Mu’minîn Aïcha, p 25 - 26
  7. Al-Fattânî, Tadhkirat al-Mawdû'ât, p 196
  8. Dhahabî, Târîkh al-Islam, v 4 p 164 ; Ibn Athîr, Al-Kâmil fi at-Târîkh, v 3 p 520
  9. Miqrîzî, Imtâ’ al-Asmâ’, v 6 p 42
  10. Bayâdî, As-Sirât al-Mustaqîm, v 3 p 48
  11. Hurr al-‘Âmilî, Ithbât al-Hudât, v 3 p 402
  12. Sayyid b. Tâwûs, At-Tarâ’if, v 2 p 503
  13. Ibn Abd al-Birr, Al-Istî’âb, v 4 p 1881 ; Ibn Hazm, Jawâmi’ as-Sîrat an-Nabawîyya, p 27
  14. Al-‘Allâmat al-Majlisî, Bihâr al-Anwâr, v 22 p 235 ; Ibn Hajar, Al-Isâba, v 8 p 232
  15. Ibn Sa’d, At-Tabaqât al-Kubrâ, v 8 p 46 ; Ibn Qutayba, Al-Ma’ârif, p 133 - 134
  16. Ibn Sayyid an-Nâs, ‘Uyûn al-Athar, v 2 p 368
  17. Suhaylî, Ar-Rawd al-Anf, v 7 p 534
  18. Ibn Sa’d, At-Tabaqât al-Kubrâ, v 8 p 47 - 48
  19. Ibn Hishâm, As-Sîrat an-Nabawîyya, v 2 p 644
  20. Taqî Zâdi Dâwarî, Tasvîr Khânivâdi Payâmbar dar Dâ’irat al-Ma’ârif-i Islam, p 92 - 93
  21. Sayyid Ja’far Murtadâ al-‘Âmilî, As-Sahîh min sîrat an-Nabîyy al-A’zam, v 3 p 285 - 287
  22. Ibn Hishâm, As-Sîrat an-Nabawîyya, v 2 p 297 - 302 ; Bukhârî, Sahîh al-Bukhârî, v 5 p 223 - 227
  23. Ibn Hishâm, As-Sîrat an-Nabawîyya, v 8 p 68
  24. Al-‘Allâmat at-Tabâtabâ’î, Al-Mîzân, v 15 p 144
  25. Sayyid Ja’far Murtadâ, As-Sahîh Min Sîrat an-Nabîyy al-A’zam, v 12 p 320 - 326
  26. Dâvarî, Tasvîré Khânivâdiyi Payâmbar dar Dâ’irat al-Ma’ârif Islam, p 115
  27. Ibn Sa’d, At-Tabaqât al-Kubrâ, v 8 p 53
  28. Ibn Hishâm, As-Sîrat an-Nabawîyya, v 2 p 67
  29. Dâvarî, Tasvîré Khânivâdiyi Payâmbar dar Dâ’irat al-Ma’ârif Islam, p 115 - 116
  30. Dâvarî, Tasvîré Khânivâdiyi Payâmbar dar Dâ’irat al-Ma’ârif Islam, p 117
  31. Muslim, Sahîh Muslim, v 7 p 117
  32. Al-‘Allâmat al-Askarî, Naqshé Aïcha dar Târîkh Islam, v 1 p 150
  33. Dâvarî, Tasvîré Khânivâdiyi Payâmbar dar Dâ’irat al-Ma’ârif Islam, p 120
  34. At-Tabarî, Târîkh at-Tabarî, v 3 p 477
  35. Cheikh al-Mufîd, Al-Jamal, p 426
  36. Nadwî, Sîrat as-Sayyida Aïcha, p 189 - 192
  37. Sayyid al-Murtadâ, Adh-Dhakhîra, p 496 ; Cheikh al-Mufîd, Al-Fusûl al-Mukhtâra, p 141
  38. Ibn Qutayba, Al-Imâma wa as-Sîyâsa, v 1 p 71 - 72
  39. Ya’qûbî, Târîkh al-Ya’qûbî, v 2 p 180 - 181
  40. Ibn A’tham, Futûh al-Buldân, v 2 p 454
  41. Cheikh al-Mufîd, Al-Jamal, p 226 - 227
  42. Cheikh al-Mufîd, Al-Jamal, p 160 - 169 ; 369 - 382
  43. Dâvarî, Tasvîré Khânivâdiyi Payâmbar dar Dâ’irat al-Ma’ârif Islam, p 126
  44. Ibn Qutayba, al-Imâma wa as-Sîyâsa, v 1 p 205
  45. Ibn Athîr, Al-Kâmil fi at-Târîkh, v 7 p 136 - 137
  46. Ibn Athîr, Al-Kâmil, v 8 p 136
  47. Abu al-Faraj al-Isphahânî, Maqâtil at-Tâlibîyyîn, p 82
  48. Balâdhurî, Ansâb al-Ashrâf, v 3 p 66
  49. Ibn Athîr, Usd al-Ghâba, v 6 p 189 - 191 ; Ibn Hajar, Fat’h al-Bârî, v 7 p 83
  50. Ahmad ibn Hanbal, Musnad Ahmad, v 6 p 67
  51. Dhahabî, Sîyar A’lâm an-Nubalâ’, v 2 p 183
  52. Balâdhurî, Ansâb al-Ashrâf, v 1 p 409
  53. Ibn Hishâm, As-Sîrat an-Nabawîyya, v 8 p 68 ; Ibn Kathîr, Al-Bidâya wa an-Nihâya, v 8 p 99
  54. Dâvarî, Tasvîré Khânivâdiyi Payâmbar dar Dâ’irat al-Ma’ârif Islam, p 101 - 102
  55. Al-‘Allâmat al-Majlisî, Bihâr al-Anwâr, v 22 p 227 ; Sayyid b. Tâwûs, At-Tarâ’if, v 1 p 290
  56. Sayyid Ja’far Murtadâ al-‘Âmilî, As-Sahîh min Sîrat an-Nabîyy al-A’zam, v 3 p 291
  57. Muslim, Sahîh Muslim, v 4 p 1889
  58. Ya’qûbî, Târîkh al-Ya’qûbî, v 2 p 87
  59. Sayyid Ja’far Murtadâ al-‘Âmilî, As-Sahîh min Sîrat an-Nabîyy al-A’zam, v 3 p 289 - 291
  60. https://www.khabaronline.ir/detail/97482/culture/religion
  61. Miqrîzî, Imtâ’ al-Asmâ’, v 6 p 43
  62. Al-‘Allâmat al-Asgarî, Ahâdîth Umm al-Mu’minîn Aïcha, p 32
  63. Al-‘Allâmat al-‘Askarî, Ahâdîth Umm al-Mu’minîn Aïcha