Jâbir b. Abd Allah al-Ansârî

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Jâbir b. Abd Allah al-Ansâr
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Cimetière d’al-Baqî’

Nom(s) Jâbir b. Abd Allah b. ‘Amr b. Harâm b. Ka’b b. Ghanm b. Salama
Surnom(s) Abû Abd Allah
Naissance Médine
Décès Il est rapporté 68 H à 79 H
Médine
Pays de résidence La Mecque, Médine
Sépulture Cimetière d’al-Baqî’
Âge 94 an
Famille
Père ‘Amr b. Harâm
Femme(s) Suhayma, fille de Mas’ûd b. Aws
Enfant(s)
  • Abd ar-Rahmân
  • Muhammad
  • Mahmûd
  • Abd Allah
  • ‘Aqîl

Informations religieuses
Rôles importants

Les successeurs du Prophète (s)

L'Imam AliL'Imam HassanL'Imam Hussayn
L'Imam SajjadL'Imam BaqirL'Imam Sadiq
L'Imam KadhimL'Imam RidhaL'Imam Jawad
L'Imam HadiL'Imam Hassan Al-AskariL'Imam Mahdi


Jâbir b. Abd Allah al-Ansârî (en arabe : جابر بن عبد الله الأنصاري), décédé vers 68 H et 79 H, fut un compagnon (sahâba) très connu du Prophète (s) et le narrateur du hadith al-Lawh du Prophète (s) qui contient le nom de douze Imams. Aussi, il fut un des narrateurs des hadiths très connus, comme : Hadith al-Ghadîr, Hadith ath-Thaqalayn et le hadith de la cité du savoir.

Jâbir b. Abd Allah est considéré comme compagnon de cinq Imams (de l’Imam Ali (a) à l’Imam al-Bâqir (a)). Après l’événement de Karbala, il fut la première personne qui fit la visite pieuse sur la tombe de l’Imam al-Husayn (a) quarante jours après son martyr (jour d’Arba'în). Aussi, d’après les hadiths, il a pu transmettre les salutations du Prophète (s) à l’Imam al-Bâqir (a).

Généalogie

Jâbir b. Abd Allah b. ‘Amr b. Harâm b. Ka’b b. Ghanm b. Salama, fut de la tribu de Khazraj.[1]

Son père se convertit à l’islam avant l’Hégire du Prophète (s) à Médine. Au cours de la deuxième allégeance de ‘Aqaba, il prêta le serment d’allégeance et tomba en martyre au cours de la bataille d’Uhud.[2]

Le premier rapport, à propos de Jâbir, concerne sa participation à l’allégeance de ‘Aqaba avec son père, 13 ans après la Révélation.

Surnom

Différents surnoms sont rapportés dans les sources, pour Jâbir. Mais le surnom d’Abû Abd Allah est le plus connu et semble être le plus correct.[3]

Mariage et enfants

En l’an 3 H, avant la bataille de Dhât ar-Riqâ’, Jâbir se maria avec Suhayma, fille de Mas’ûd b. Aws.[4]

Abd ar-Rahmân, Muhammad[5] Mahmûd, Abd Allah[6] et ‘Aqîl[7] sont ses enfants.

Il y a des rapports prouvant qu’en Afrique (en Tunisie précisément)[8] et en Ouzbékistan[9], existent les descendants de Jâbir b. Abd Allah al-Ansârî.

Aussi, le descendant le plus connu de Jâbir en Iran, est Cheikh Murtadâ al-Ansârî qui fut un des juristes chiites les plus connus.[10]

Participation aux batailles

Jâbir participa à la plupart des razzias et des Sarîyya[11] (les batailles dans lesquelles, le Prophète (s) ne fut pas présent). D’après lui-même, il participa à 19 batailles de 27 razzias du Prophète (s).[12]

Il ne fut pas présent à la bataille d’Uhud et à la bataille de Badr.[13] Mais d’après certains rapports, au cours de la bataille de Badr, il apportait de l’eau pour les soldats musulmans.[14]

A l’époque de trois premiers califes

L’avis de Jâbir sur le premier calife, Abu Bakr, n’est pas rapporté.[15] A l’époque de ce dernier, Jâbir s’était éloigné de la politique et s’occupait des affaires scientifiques et de l’enseignement de la religion aux gens.

Il participa à une seule émission militaire et ce fut à l’époque du deuxième calife. Jâbir rapporta sa présence dans l’armée de Khâlid b. Walîd.[16]

A l’époque d’Umar b. al-Khattab, Jâbir fut nommé comme ‘Arîf de sa tribu. ‘Arîf était le titre d’une personne qui était l’intermédiaire entre les gens de sa tribu et le calife.[17]

Il n’y a pas d’informations sur ses activités à l’époque du troisième calife, Othman. Le seul rapport, s’agit des derniers jours du califat du troisième calife. Lorsque les opposants égyptiens d’Othman se rendirent à Médine, Othman envoya Jâbir, accompagné de 50 personnes d’Ansar, pour les convaincre de retourner à leur pays.[18]

A l’époque de l’Imam Ali (a)

Dans la bataille de Siffîn, Jâbir fut un des soldats de l’Imam Ali (a).[19] Aux derniers jours du califat de l’Imam Ali (a), Busr b. Artât attaqua Médine et exigea l’allégeance pour lui-même.

Jâbir considérait l’allégeance avec Busr comme égarement. Donc, il alla chez Umm Salama, l’une des épouses du Prophète (s). Umm Salama le conseilla de lui prêter le serment d’allégeance pour éviter de couler le sang des innocents.[20]

A l’époque des Omeyyades

Jâbir qui avait vécu à l’époque du Prophète (s) et avait le savoir religieux, ne supportait pas les innovations des Omeyyades. Il souhaitait d’être sourd pour ne pas entendre les nouvelles des perversités et des innovations de la part des Omeyyades.[21]

Lorsque Muawiya atteignit le pouvoir, il décida de déplacer le minbar (la chaire) du Prophète (s) de Médine à Châm. Jâbir fut une des personnes qui alla auprès de Muawiya, et le dissuada de faire ce qu’il avait l'intention de faire.[22]

Lorsque Hajjâj b. Yûsuf fut nommé émir de Hedjaz de la part d’Abd al-Malik b. Marwân de 72 H à 75 H, il alla à Médine, y resta deux mois et fit tout son possible pour humilier les gens. Il timbra sur le cou des compagnons du Prophète (s), tout comme les esclaves.[23]

Suite à cette humiliation à l’égard des compagnons du Prophète (s), Jâbir changea son comportement envers Hajjâj.[24] Il écrivit dans son testament que Hajjâj n’avait pas le droit de prier sur son défunt.[25]

Il y a un autre rapport qui contredit le rapport ci-dessus, disant qu’à cause de l’âge de Jâbir, Hajjâj ne lui faisait pas du mal.[26]

Voyages

Au cinquième décennie du calendrier hégirien (de 40 H à 50 H), Jâbir voyagea en Egypte. C’est pourquoi certains égyptiens rapportèrent de ses hadiths.[27] A ce moment-làو Maslamat b. Mukhallad al-Ansârî, qui fut de la même tribu que Jâbir, était l’émir de l’Egypte.[28]

D’après certains rapports, Jâbir voyagea à Châm juste pour le but d’entendre un hadith d’Abd Allah b. Unays sur le Qisâs (talion).[29]

Décès

A la fin de sa vie, Jâbir perdit la vue, vécut un an à La Mecque et mourut à Médine.[30] La date du décès de Jâbir d'après ces rapports devait être entre 68 H et 79 H.[31]

D’après un rapport célèbre, Jâbir décéda à l’âge de 94 ans et en l’an 78 H, et Abân b. Othman, l’émir de Médine pria sur son défunt.[32]

Statut dans le hadith

Jâbir fut un des compagnons du Prophète (s) qui rapporta beaucoup de hadiths de ce dernier. De ce fait, il fut nommé le gardien (hâfiz) de la sunna du Prophète Muhammad (s) et celui qui savait beaucoup de hadiths par cœur (mukthir).[33]

On profita beaucoup, des paroles, des narrations et des hadiths rapportés par Jâbir dans les sources historiques et les sources de hadiths; et toutes les écoles juridiques musulmanes l’apprécient beaucoup. Il a ainsi un statut considérable parmi les écoles musulmanes.

Dans le domaine du fiqh, Jâbir fut un expert et donnait des fatwa. Ce fut pour cette raison que Dhahabî le nomma Faqîh (expert dans le fiqh) et Mujtahid.[34]

Il eut tellement soif de connaissances religieuses qu’il voyagea à Châm pour entendre un hadith sans intermédiaire d’un compagnon du Prophète (s).[35] Ce fut pour cette raison qu’il vivait pendant un moment à côté de la Ka’ba pour entendre de plus en plus des hadiths.[36]

A part les hadiths qu’il rapporta directement du Prophète (s), il rapporta aussi des hadiths du Prophète (s) par l’intermédiaire des compagnons et mêmes des Tâbi’ûn.

L’Imam Ali (a), Talhat b. ‘Ubayd Allah, Ammar Yâsir, Ma’âdh b. Jabal, Abû Saïd Khudrî sont des compagnons du Prophète (s), desquels Jâbir rapporta des hadiths.[37]

L’Imam al-Bâqir (a) rapporta quelques hadiths du Prophète (s) par l’intermédiaire de Jâbir b. Abd Allah al-Ansârî.[38]

Le nom de Jâbir est cité dans la chaîne de transmission de certains hadiths très connus, comme : hadith al-Ghadîr[39], hadith ath-Thaqalayn[40], hadith de la cité du savoir[41], hadith Manzilat[42], hadith Radd ash-Shams[43], hadith Sadd al-Abwâb[44], les attributs de l’Imam al-Mahdi (a)[45] et hadith al-Lawh.[46]

Aussi, il rapporta le célèbre hadith de Lawh dans lequel, le Prophète (s) cita les noms de douze Imams.[47]

Cours religieux

Jâbir donnait des cours dans la mosquée du Prophète (s) et enseignait les hadiths du Prophète (s) aux gens. Certains Tâbi’ûn (les élèves des compagnons du Prophète (s) ), comme Saïd b. Musayyib, Hasan b. Muhammad b. Hanafîyya, ‘Atâ’ b. Abî Ribâh, Mujâhid b. Jabr, ‘Amr b. Dînar Makkî, ‘Âmir b. Sharâhîl Shi’bî et Hasan al-Basrî écrivaient ses hadiths.[48][49][50]

Fiqh et Tafsîr (l’exégèse du Coran)

Dhahabî le nomma le Muftî (celui qui donne des fatwa) de Médine.[51] Certains chercheurs recueillirent ses avis juridiques et imprimèrent des livres sur ce sujet.[52]

Il rapporta également plusieurs hadiths sur l’exégèse du Coran (Tafsîr).[53][54]

Ses opinions dans l’interprétation de certains versets coraniques sont conformes aux avis des chiites.[55]

Dans les sources chiites

Les sources chiites estimèrent beaucoup Jâbir b. Abd Allah al-Ansârî. D’après certaines sources de Rijâl chiites (évaluation biographiques des narrateurs des hadiths), du fait que les hadiths qui complimentent et confirment la fidélité de Jâbir sont nombreux, il ne reste aucun doute sur l'authenticité de ce qu'il a rapporté.[56]

Il est considéré comme compagnon de cinq Imams, de l’Imam Ali (a) à l’Imam al-Bâqir (a).[57] Mais, du fait que Jâbir décéda à l’époque de l’Imam as-Sajjâd (a) et à ce moment-là, l’Imam al-Bâqir (a) fut très jeune, on ne peut pas considérer Jâbir comme compagnon de l’Imam Bâqir (a).[58]

Au cours de l’événement de Saqîfa, Jâbir n’a pas été aux côtés de l’Imam Ali (a), mais il le joignit très vite et devint un de ses compagnons fidèles et dévoués.[59]

D’après Kashshî, Jâbir fut membre d’un groupe qui fut partisan dévoué de l’Imam Ali (a). Ce groupe s’appelait Shurtat al-Khamîs.[60]

Œuvres

Dans les sources sunnites, 540 hadiths de Jâbir sont rapportés avec des chaînes de transmission remontant au Prophète (s).[61]

Ahmad b. Hanbal rapporta les hadiths de Jâbir b. Abd Allah al-Ansârî dans son livre Musnad.[62]

Un manuscrit du recueil de hadiths de Jâbir (Musnad Jâbir), rapporté par Abû Abd ar-Rahmân Abd Allah b. Ahmad b. Muhammad b. Hanbal, existe au Maroc dans la bibliothèque de Rabat.[63]

Husayn Wâthiqî recueillit les hadiths de Jâbir dans les sources chiites et les imprima dans son livre, « Jâbir b. Abd Allah al-Ansârî, Hayâtuhû wa Musnaduhû ».

L’œuvre le plus connue de Jâbir s’appelle : « Sahîfat Jâbir ». Cet ouvrage fut l’exemple d’un recueil de hadith le plus ancien. Il existe aujourd’hui une version de cet ouvrage dans la bibliothèque Sulaymaniyah d'Istanbul.

Amour à l’égard des Ahl al-Bayt (a)

Ses conseils sur l’amour envers l’Imam Ali (a)

D’après Jâbir, l’Imam Ali (a) eut un statut tellement élevé à l’époque du Prophète (s) qu’on le considérait comme critère de la vérité et on reconnaissait les hypocrites par leur haine à l’égard de lui.[64]

Cette phrase de lui, à propos l’Imam Ali (a), est connue :

« Alîyyun Khayr al-Bashar (Ali est le meilleur des hommes) ».

Evénement de Karbala

Articles connexes : Evénement de Karbala et Arba'în.

Jâbir était très âgé lors de la tragédie de Karbala, et habitait à Médine. Le quarantième jour après le martyre de l’Imam Husayn (a), Jâbir, accompagné de ‘Atîyya al-’Awfî se rendit à Karbala pour rendre visite à la tombe de l’Imam al-Husayn (a). Il fut le premier visiteur de la tombe de l’Imam al-Husayn (a) à Karbala.[65]

A ce moment-là, il avait perdu la vue. Il fit le Ghusul (ablution complète) dans l’Euphrate et se mit du parfum. Puis, marcha lentement vers la tombe de l’Imam al-Husayn (a). ‘Atîyya le dirigeait vers la tombe, il prit la main de Jâbir et la mit sur la tombe de l’Imam (a).

Dès qu’il toucha la tombe de l’Imam al-Husayn (a), il s’évanouit. Un peu plus tard, il se leva, s’écria trois fois :

« Yâ Husayn (a) », puis il dit : « Un bien-aimé qui ne répond pas à son amant ».

Il récita une zîyârat pour l’Imam, puis tourna son visage vers les autres martyrs.[66]

A l’époque de l’Imam as-Sajjâd (a), les compagnons de l’Imam ne furent pas nombreux, mais Jâbir en faisait partie.

Rencontre avec l’Imam al-Bâqir (a)

Les sources rapportèrent la rencontre de Jâbir et l’Imam al-Bâqir (a).[67]

Le Prophète (s) avait dit à Jâbir : "Tu auras une longue vie et tu rencontreras un de mes descendants qui aura le même nom que moi-même. Il est celui qui tranche la science (Bâqir al-'Ulûm). Transmets lui mes salutations "[68].

Jâbir cherchait tout le temps ce descendant dont le Prophète (s) lui avait parlé. Il appelait même dans la mosquée du Prophète (s) :

« Yâ Bâqir al-‘Ilm (Ô le trancheur de science) ».

Enfin, un jour, il vit l’Imam Muhammad al-Bâqir (a), très jeune à ce moment-là; il l’embrassa et lui passa les salutations du Prophète (s).[69]

Voir aussi

Références

  1. Ibn Sa’d, At-Tabaqât al-Kubrâ, v 3 p 104 - 105
  2. Balâdhurî, Ansâb al-Ashrâf, v 1 p 286 ; Ibn ‘Asâkir, Târîkh Madînat Dimashq, v 11 p 208
  3. Ibn Abd al-Birr, Al-Istî’âb, v 1 p 220
  4. Ibn Sa’d, At-Tabaqât al-Kubrâ, v 8 p 248
  5. Ibn Qutayba, Al-Ma’ârif, p 307
  6. Ibn Hazm, Jamharat Ansâb al-Arab, p 359
  7. Mizzî, Tahdhîb al-Kamâl, v 4 p 446
  8. Ibn Hazm, Jamharat Ansâb al-Arab, p 359
  9. Ibn Athîr, Al-Kâmil fi at-Târîkh, v 10 p 545
  10. Cheikh Abbas al-Qummî, Tuhfat al-Ahbâb fî Nawâdir Âthâr al-As’hâb, p 40
  11. Tabarî, Târîkh at-Tabarî, v 3 p 32 - 33
  12. Ibn ‘Asâkir, Târîkh Madînat Dimashq, v 11 p 214, 216, 217
  13. Ibn Qutayba, Al-Ma’ârif, p 307
  14. Ibn ‘Asâkir, Târîkh Madînat Dimashq, v 11 p 216, 217
  15. Kashshî, ar-Rijâl, p 38
  16. Ibn ‘Asâkir, Târîkh Madînat Dimashq, v 11 p 210
  17. Dhahabî, Sîyar A’lâm an-Nubalâ’, v 3 p 194
  18. Ibn Sa’d, At-Tabaqât al-Kubrâ, v 3 p 44 - 45
  19. Al-Amîn, Al-A’yân ash-Shî’a, v 4 p 46
  20. Ibn ‘Asâkir, Târîkh Madînat Dimashq, v 11 p 235
  21. Ibn ‘Asâkir, Târîkh Madînat Dimashq, v 11 p 235
  22. Tabarî, Târîkh at-Tabarî, v 5 p 239
  23. Balâdhurî, Ansâb al-Ashrâf, v 1 p 288
  24. Ibn ‘Asâkir, Târîkh Madînat Dimashq, v 11 p 234
  25. Ibn Hajar al-‘Asqalânî, Al-Isâba fî Tam’yîz as-Sahâba, v 1 p 435
  26. Kashshî, Ikhtîyâr Ma’rifat ar-Rijâl, p 123 - 124
  27. Ibn ‘Asâkir, Târîkh Madînat Dimashq, v 11 p 213 - 214
  28. Ibn ‘Asâkir, Târîkh Madînat Dimashq, v 11 p 213 - 214
  29. Ahmad b. Hanbal, Musnad al-Imam Ahmad b. Hanbal, v 3 p 495
  30. Dhahabî, Sîyar A’lâm an-Nubalâ, v 3 p 191 - 192
  31. Mizzî, Tahdhîb al-Kamâl, v 4 p 453 - 455
  32. Ibn Qutayba, Al-Ma’ârif, p 307
  33. Ibn Sa’d, At-Tabaqât al-Kubrâ, v 2 p 127 ; Ibn Abd al-Birr, Al-Istî’âb, v 1 p 220
  34. Dhahabî, Sîyar A’lâm an-Nubalâ, v 3 p 191 - 192
  35. Khatîb al-Baghdâdî, Ar-Rihla fî Talab al-Hadîth, p 109 - 118
  36. Dhahabî, Sîyar A’lâm an-Nubalâ, v 3 p 191
  37. Ibn ‘Asâkir, Târîkh Madînat Dimashq, v 11 p 208 - 209
  38. Kulaynî, Al-Kâfî, v 1 p 532 ; v 2 p 373 ; v 3 p 223 - 234 ; v 5 p 528
  39. Al-‘Allâma al-Amînî, Al-Ghadîr, v 1 p 57 - 60
  40. Saffâr al-Qummî, Basâ’ir ad-Darajât, p 414
  41. Ibn Shahr Âshûb, Manâqib Âl Abî Tâlib, v 2 p 34
  42. Cheikh as-Sadûq, Ma’ânî al-Akhbâr, p 74
  43. Cheikh al-Mufîd, Al-Irshâd, v 1 p 345 - 346
  44. Ibn Shahr Âshûb, Manâqib Âl Abî Tâlib, v 2 p 189 - 190
  45. Cheikh as-Sadûq, Kamâl ad-Dîn, v 1 p 258 - 253, 286, 288
  46. Kulaynî, Al-Kâfî, v 1 p 527 - 528
  47. Cheikh as-Sadûq, Kamâl ad-Dîn, v 1 p 258 - 259
  48. Ibn ‘Asâkir, Târîkh Madînat Dimashq, v 11 p 233
  49. Khatîb al-Baghdâdî, Taq’yîd al-‘Ilm, p 104
  50. Mizzî, Tahdhîb al-Kamâl, v 4 p 444 - 448
  51. Dhahabî, Sîyar A’lâlm an-Nubalâ’, v 3 p 190
  52. Docteur Mûsa b. Ali b. Muhammad al-Amîr, Jâbir b. Abd Allah wa Fiq’huhû, Beyrouth
  53. San’ânî, Tafsîr al-Qur’ân, v 1 p 89 - 129
  54. Qurtubî, Al-Jâmi’ li Ahkâm al-Qur’ân, v 2 p 112, 302
  55. Tabrisî, Majma’ al-Bayân, l’interprétation des versets 33 de la sourate al-Ahzâb et 24 de la sourate an-Nisâ’
  56. Mâzandarânî Hâ’irî, Muntaha al-Maqâl, fî Ahwâl ar-Rijâl, v 2 p 212
  57. Barqî, Ar-Rijâl, p 3, 7 - 9
  58. Khu'î, Mu’jam Rijâl al-Hadîth, v 4 p 16
  59. Kashshî, Ikhtîyâr Ma’rifat ar-Rijâl, p 38
  60. Barqî, Kitâb ar-Rijâl, p 4
  61. Dhahabî, Sîyar A’lâm an-Nubalâ’, v 3 p 194
  62. Ahmad b. Hanbal, Musnad, v 3 p 292 - 400
  63. Ziriklî, Al-A’lâm, v 2 p 104
  64. Kashshî, Ikhtîyâr Ma’rifat ar-Rijâl, p 40 - 41
  65. Cheikh at-Tûsî, Misbâh al-Mutahajjid, p 787
  66. Al-‘Allâma al-Majlisî, Bihâr al-Anwâr, v 98 p 196
  67. Ibn Sa’d, At-Tabaqât al-Kubrâ, v 5 p 164
  68. Kulaynî, Al-Kâfî, v 1 p 304, 450, 469
  69. Kashshî, Ikhtîyâr Ma’rifat ar-Rijâl, p 41 - 42