Fâtima Zahrâ (s)

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Fâtima Al-Zahrâ (s)
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La porte actuelle de la maison de Fâtima Al-Zahrâ (a), la mosquée du Prophète (s), Médine

Fille du Prophète Muhammad (s)
Surnom(s)
Titre(s)
Naissance Le 20 Jumâdâ ath-Thânîya 5 ans après la prophétie/ 604
La Mecque
Martyre Le 3 Jumâdâ ath-Thânîya 11 H/632 (différentes narrations)
Médine
Pays de résidence Péninsule Arabie
Sépulture Médine, inconnue
Âge De 18 à 28 ans (plusieurs narrations)
Famille
Généalogie Bint Muhammad (s) b. Abd Allah b. Abd al-Muttalib, b. Hachim b. Abd Manâf b. Qusâyy
Père Le Prophète Muhammad (s)
Mère Khadîjat Al-Kubrâ
Frère(s)
  • Qâsîm
  • Abd Allah
  • Ibrâhîm
Sœur(s)
  • Zaynab
  • Ruqâyya
  • Umm Kulthûm
Mari L'Imam 'Alî (a)
Enfant(s)

Les Imams des chiites

L'Imam AliL'Imam HassanL'Imam Hussayn
L'Imam SajjadL'Imam BaqirL'Imam Sadiq
L'Imam KadhimL'Imam RidhaL'Imam Jawad
L'Imam HadiL'Imam Hassan Al-AskariL'Imam Mahdi

Fatima az-Zahrâ' (s) (en arabe :فاطمة الزهراء سلام الله عليها) est la fille du Prophète Muhammad (s) et Khadîja bt. Khuwaylid (a) et l’épouse de l’Imam Ali (a).

Elle est née 5 ans après la prophétie du Prophète (s) et mourut en martyre en l’an 11 H. Elle fait partie de Ahl al-Kisâ’ et les chiites duodécimains la considèrent parmi les quatorze immaculés (14 Ma’sûmîn).

Le deuxième et le troisième Imam des chiites, l’Imam al-Hasan al-Mujtabâ (a) et l’Imam al-Husayn (a) sont ses fils.

Zahrâ’ (brillante), Batûl (une femme qui a le privilège de ne pas avoir de menstruation), Sayyidat Nisâ’ al-‘Âlamîn (la Maîtresse des femmes du monde) et Umm Abîhâ (la mère de son père) sont certains de ses titres.

Fatima fut la seule femme, en compagnie du Prophète (s) le jour de l’Ordalie (Al-Mubâhala) avec les chrétiens de Najrân.

Au cours de l’événement de Saqîfa, Fatima az-Zahrâ (a) ne considéra pas le califat d’Abu Bakr comme légitime et ne lui fit pas le serment d’allégeance.

Lorsque le premier calife s’empara de Fadak et força l’Imam Ali (a) à lui prêter le serment d’allégeance, elle alla à la mosquée du Prophète (s) et y fit un sermon, qui fut nommé Al-Khutbat al-Fadakîyya (le discours de Fadak).

Après le décès de son père, le Prophète (s), lorsque les partisans d’Abu Bakr attaquèrent la maison de l’Imam Ali (a), Fatima (a) fut blessée, tomba malade et peu de temps après, au 3 Jumâdâ al-Âkhira 11 H, elle décéda en martyre.

Elle avait demandé à son mari, l’Imam Ali (a) de l’enterrer en cachet pendant la nuit. C’est pour cette raison que personne ne sait où elle fut enterrée.

La sourate Al-Kawthar, le verset at-Tat’hîr, le verset Al-Mawadda, le verset al-It’âm et beaucoup de hadiths prophétiques prouvent les mérites nombreuses de Fatima az-Zahrâ’ (a) et son statut privilégié auprès d’Allah et auprès de l’Envoyé d’Allah.

D’après les hadiths du Prophète (s), Fatima az-Zahrâ’ (a) est la Maîtresse des femmes des mondes et sa colère cause celle du Prophète (s) et son contentement est la cause de celui du Prophète (s).

Mus’haf Fatima (a) est un livre, contenant les paroles des anges avec Fatima az-Zahrâ’ (a), écrit par l’Imam Ali (a). Les Imams gardèrent ce livre avec eux et aujourd’hui, il est auprès de l’Imam Mahdi (a).

Fatima az-Zahrâ’ (a) est un des meilleurs exemple à suivre parmi les Imamites. L’anniversaire de son martyre est commémoré chaque année par les chiites et en Iran, l’anniversaire de sa naissance est nommé « Le jour de la mère ».

Généalogie

Fatima az-Zahrâ’ (a) fut la fille du Prophète Muhammad (s) et de Khadîja bt. Khuwaylid (a).

Surnoms et titres

Les surnoms suivants sont attribués à Fatima az-Zahrâ’ (a) :

Aussi, plus de 30 titres lui sont attribués, dont les plus connus sont :

  • Zahrâ’ (Brillante)
  • Siddîqa (Véridique)
  • Muhaddatha (Une femme qui fréquente avec les anges)
  • Batûl (Ecartée des gens, une femme qui n’a pas de menstrues)
  • Sayyidat Nisâ’ al-‘Âlamîn (Maîtresse des femmes du monde)
  • Mansûra (Assistée)
  • Tâhira (Pure)
  • Mutahhara (Purifiée)
  • Zakîyya (Pure)
  • Mubâraka (Bénie)
  • Râdîya (Satisfaite (de la volonté divine) )
  • Marzîyya (Une femme de laquelle, Allah est satisfait)[2]

Biographie

Fatima az-Zahrâ’ (a) fut le quatrième enfant du Prophète Muhammad (s) et d’après un rapport, elle fut le cinquième. Sa mère, Khadîja bt. Khuwaylid (a) fut la première épouse du Prophète (s).

D’après tous les historiens, elle naquit chez Khadîja bt. Khuwaylid à La Mecque à la proximité de Mas’â.[3]

Naissance

D’après le consensus des chiites, Fatima az-Zahrâ’ (a) naquit 5 ans après la prophétie du Prophète Muhammad (s). A cause de la révélation de la sourate al-Ahqâf pendant cette année, celle-ci fut nommée « Sanat Ahqâfîyya (l’année de la révélation de la sourate al-Ahqâf) ».[4] D’après Cheikh al-Kaf’amî et Cheikh al-Mufîd, elle naquit 2 ans après le début de la prophétie du Prophète (s).[5]

La plupart des ulémas sunnites croient que Fatima az-Zahrâ’ (a) naquit 5 ans avant le début de la prophétie du Prophète (s).[6]

D’après les sources chiites, Fatima az-Zahrâ’ (a) naquit au 20 Jumâdâ al-Âkhira.[7]

Malheureusement, il n’y a pas assez d’informations sur l’enfance de Fatima az-Zahrâ’ (a). D’après les sources, Fatima az-Zahrâ’ (a) passa 3 ans de son enfance dans la vallée d’Abu Talib (Shi’b Abi Talib) où le Prophète (s) et ses compagnons furent encerclés par les polythéistes de La Mecque.[8] Aussi, lors de son enfance, elle perdit, sa mère, Khadîja bt. Khuwaylid (a) et l’oncle de son père, Abu Talib.[9]

L’événement le plus important lors de l’enfance de Fatima az-Zahrâ’ (a) fut la décision des polythéistes pour l’assassinat du Prophète (s) et l’Hégire de ce dernier et sa famille à Médine.[10]

Mariage

Beaucoup d’hommes demandèrent Fatima az-Zahrâ’ (a) en mariage. D’après certains chercheurs, après l’Hégire du Prophète (s) à Médine et après la fondation du gouvernement islamique, Fatima (a) eut un statut considérable parmi les musulmans.[11]

Aussi, le Prophète (s) manifestait toujours son amour à l’égard de Fatima (a) et lui attribuait beaucoup de mérites. Tout cela, furent la raison de plusieurs demandes en mariage à Fatima (a) de la part des musulmans.[12]

Certains chefs Quraychites qui s’étaient convertis à l’islam et qui étaient riches, demandèrent Fatima (a) en mariage. Aussi, des hommes comme : Abu Bakr, Umar ibn al-Khattab et Abd ar-Rahmân b. ‘Awf lui demandèrent en mariage.

Le Prophète (s) refusa toute demande en leur disant :

« Le mariage de Fatima (a) est céleste et a besoin de l’ordre divin ».[13]

Du fait des liens de parenté et des particularités de Fatima az-Zahrâ’ (a), l’Imam Ali (a) désirait lui demander en mariage, mais il n’osait pas en parler avec le Prophète (s).[14]

Enfin, Sa’d b. Ma’âdh en parla avec le Prophète (s) et ce dernier informa Fatima (a). En déclarant sa réponse positive, Fatima (a) se maria avec l’Imam Ali (a).[15]

Du fait que l’Imam Ali (a) n’était pas financièrement capable de donner la dote, il vendit son armure et donna son argent comme la dote.[16]

La cérémonie du mariage de l’Imam Ali (a) et de Fatima (a) eut lieu dans la mosquée de Médine en présence des musulmans.[17]

Il y a des divergences à propos de la date du mariage de l’Imam Ali (a) et de Fatima (a), mais d’après la plupart des sources, leur mariage eut lieu en l’an 2 H[18] et la cérémonie eut lieu après la bataille de Badr au mois de Shawwâl ou de Dhu al-Hijja 2 H.[19]

Vie de couple

D’après les rapports, Fatima (a) manifestait son amour à l’égard de l’Imam Ali (a), même devant son père, le Prophète (s) et le considérait comme meilleur mari.[20]

Devant les gens, elle appelait l’Imam Ali (a), Abu al-Hasan (le père d’Al-Hasan (a).[21] A la maison, elle s’embellissait devant l’Imam Ali (a) et lui parlait toujours gentiment.[22]

Pendant les premières années de leur vie de couple, parfois ils n’avaient même pas assez d’argent pour la nourriture et ils dormaient alors qu’ils avaient faim.[23] Quand même, Fatima (a) ne se plaignait pas auprès de son mari et essayait de travailler dans la maison pour aider financièrement son mari.[24]

Fatima az-Zahrâ’ (a) avait toujours envie de faire elle-même les affaires qu’il y avait dans la maison et son mari, l’Imam Ali (a) travaillait dehors.[25]

Lorsque le Prophète (s) donna une servante, nommée Fidda à sa fille, Fatima (a), ce dernier ne confiait pas tout travail à sa servante, mais elle l’aidait et travaillait avec elle.[26]

Enfants

Les sources chiites et sunnites sont unanimes que Hasan, Husayn, Zaynab et Umm Kulthûm furent tous, les enfants de l’Imam Ali (a) et de Fatima (a).[27]

D’après les sources chiites et certaines sources sunnites, l’Imam Ali (a) avait un autre enfant de Fatima (a), nommé Muhsin qui décéda suite à l’avortement dû à l’attaque d’Umar ibn al-Khattab et de ses partisans à la maison de l’Imam Ali (a).[28]

Derniers moments de sa vie

Des événements tristes se déroulèrent aux derniers mois de la vie de Fatima az-Zahrâ’ (a). D’après les rapportes, pendant cette période, personne ne vit Fatima (a) souriante.[29]

Les événements les plus importants au cours des derniers mois de la vie de Fatima (a) furent :

Comme l’Imam Ali (a), Fatima az-Zahrâ’ (a) fut contre l’événement de Saqîfa et le califat d’Abu Bakr.[32] C’est pour cette raison qu’on attaqua la maison de l’Imam Ali (a) et blessa Fatima (a).

Après l’événement de Saqîfa, les partisans de l’Imam Ali (a) qui furent contre le califat d’Abu Bakr, se réunirent chez l’Imam Ali (a). Les soldats d’Abu Bakr, dont Umar ibn al-Khattab en tête, menacèrent l’Imam Ali (a) de brûler sa maison en cas de ne pas faire l’allégeance avec Abu Bakr.

Fatima (a) essaya de défendre son mari, l’Imam Ali (a), mais on la frappa et son bébé, Muhsin, fut avorté.[33] Suite à cette attaque, Fatima (a) tomba malade et après quelques jours, elle décéda en martyre.[34]

Dans son testament, Fatima az-Zahrâ’ (a) avait demandé à l’Imam Ali (a) de ne pas autoriser ses ennemis de participer à ses funérailles. Donc, elle lui demanda de l’enterrer en cachet et pendant la nuit.[35]

D’après la plupart des sources, elle mourut en martyre le 3 Jumâdâ al-Âkhira 11 H à Médine.[36]

Evénement de Saqîfa

Article connexe : Evénement de Saqîfa.

Après le décès du Prophète (s) et lorsque l’Imam Ali (a) et Banu Hachim s’occupaient avec les funérailles de l’Envoyé d’Allah, certains compagnons se réunirent dans un endroit, nommé Saqîfa et choisirent Abu Bakr, comme calife des musulmans et comme successeur du Prophète (s).

Fatima az-Zahrâ’ (a), l’Imam Ali (a), Talha, Zubayr et certains de Banu Hachim s’opposèrent à cette décision et ne considérèrent pas le califat d’Abu Bakr comme licite.[37] En se basant sur les preuves authentiques et les paroles du Prophète (s), comme le hadith Al-Ghadîr, ils croyaient que le premier successeur du Prophète (s) était déjà choisi par Allah et ce fut l’Imam Ali (a).

D’après certains rapports, Fatima (a), accompagnée de son mari et de ses enfants allait chez les compagnons du Prophète (s) et leur demander l’aide. La plupart des compagnons leur répondaient :

« Si vous nous le demandiez avant qu’on fasse le serment d’allégeance avec Abu Bakr, nous pourrions vous aider en soutenant le califat d’Ali (a) ».[38]

Opposition au califat d’Abu Bakr

Après l’allégeance de certains Muhadjirun et Ansâr avec Abu Bakr, Fatima (a), l’Imam Ali (a), Banu Hachim et certains compagnons du Prophète (s) s’opposèrent à son califat. Ils se réunirent chez Fatima az-Zahrâ’ (a) et manifestèrent leur contestation.

Parmi les présents chez Fatima (a), on peut citer :

Usurpation de Fadak

Article connexe : usurpation de Fadak.

Après l’événement de Saqîfa, Abu Bakr prit illégalement la possession de Fadak et le considéra comme trésor public. Fatima (a) s’opposa à cette décision, discuta avec Abu Bakr.

Lorsque ce dernier entendit les arguments de Fatima az-Zahrâ’ (a), il fut convaincu que Fadak appartenait à elle. Donc, il écrivit sur un papier, attestant que Fadak appartenait à la fille du Prophète (s). Lorsque Fatima (s) prit l’attestation d’Abu Bakr, elle sortit de la mosquée de Médine et retourna à sa maison. Au retour, Umar ibn al-Khattab la vit et lorsqu’il fut informé que Fatima (a) avait prit une attestation d’Abu Bakr, il prit par force l’écriture d’Abu Bakr et la déchira.

D’après certains rapports, à ce moment-là, Umar frappa Fatima (a) et ceci causa l’avortement du bébé de la fille du Prophète (s).[40]

Attaque à la maison de l’Imam Ali (a)

Lorsqu’Abu Bakr fut informé de la réunion des opposants à son califat, chez l’Imam Ali (a), il ordonna de les attaquer.

Umar ibn al-Khattab, accompagné de ses soldats, alla chez l’Imam Ali (a) et demanda à tous ceux qui étaient chez lui de sortir et de prêter le serment d’allégeance avec Abu Bakr. Aussi, il les menaça de brûler la maison, s’ils ne sortaient pas.[41]

Lorsque les soldat d’Abu Bakr attaquèrent la maison de l’Imam Ali (a), on dit à Umar ibn al-Khattab que Fatima (a) était dans cette maison. Umar dit :

« Je brûlerai cette maison, même si Fatima (a) soit dedans ».

Lorsqu’ils entrèrent dans la maison, Fatima (a) défendit son mari, l’Imam Ali (a) et les empêcha d’emmener Ali (a) à la mosquée pour prêter le serment d’allégeance avec Abu Bakr.[42]

Fatima (a) leur dit que s’ils ne laissaient pas son mari, elle se plaindrait auprès d’Allah contre eux.[43] Donc, tous les soldats sortirent de la maison, mais ils emmenèrent tous sauf Ali (a) et Banu Hachim pour les forcer à prêter le serment d’allégeance à Abu Bakr.[44]

Ensuite, pour obliger l’Imam Ali (a) et Banu Hachim à prêter le serment d’allégeance avec Abu Bakr, les soldats revinrent à la maison de l’Imam et brûlèrent la porte. Fatima (a) qui était derrière la porte, fut blessée et ceci causa l’avortement de son bébé, Muhsin b. Ali (a).[45]

D’après un rapport, Qunfudh mit Fatima (a) entre la porte et le mur et la blessa.[46] Ceci fut la raison de l’avortement du bébé de la fille du Prophète (s). Après cet événement, Fatima az-Zahrâ’ (a) tomba malade et après quelques jours, elle décéda en martyre.[47]

Désagrément de Fatima (a) à l’égard d’Abu Bakr et d’Umar

L’attaque à la maison de l’Imam Ali (a), l’obligation de ce dernier à prêter le serment d’allégeance avec Abu Bakr, s’emparer illégalement de Fadak et le fait de ne pas suivre les ordres du Prophète (s), causèrent le désagrément et la colère de Fatima az-Zahrâ’ (a) à l’égard d’Abu Bakr et de Umar ibn al-Khattab.

D’après les rapports, après tous les préjudices qu’ils firent à l’égard des Ahl al-Bayt (a), Abu Bakr et Umar décidèrent d’aller chez l’Imam Ali (a) et demander pardon à la fille du Prophète (s).

Fatima az-Zahrâ’ (a) ne leur permit pas. Ils insistèrent et enfin ils demandèrent à l’Imam Ali (a) de convaincre Fatima (a) pour leur donner un rendez-vous. Lorsqu’ils entrèrent chez Fatima (a), celle-ci se détourna vers le mur et ne leur donna pas la réponse de leur salutation.

Fatima az-Zahrâ’ (a) les rappela le hadith du Prophète (s) qui avait dit :

« Celui qui met Fatima (a) en colère, m’a mis en colère et celui qui me met en colère, a mis Allah en colère ». Puis, elle leur dit :
« Allah est témoin que vous m’avez mis en colère ».[48]

D’après certains rapports, Fatima (a) jura qu’après chaque prière, elle les maudira.[49]

Martyre

Après avoir subi beaucoup de calamités et de souffrances au cours des événements qui se passèrent après le décès du Prophète (s), en l’an 11 H, Fatima az-Zahrâ’ (a) décéda en martyre.

Il y a de différents avis sur la date du martyre de Fatima (a) qui sont :

Avant son martyre, Fatima (a) avait écrit dans son testament qu’elle ne voulait pas que ses ennemis soient présents dans ses funérailles. Donc, elle avait demandé à l’Imam Ali (a) de l’enterrer en cachet et pendant la nuit et d’effacer toute trace de sa tombe.[54]

D’après certains rapports, l’Imam Ali (a) fit les bains rituels de Fatima az-Zahrâ’ (a) par l’aide d’Asmâ’ bt. ‘Umays[55] et fit lui-même la prière sur son défunt.[56]

A part l’Imam Ali (a), certains participèrent à la prière sur le défunt de Fatima (a), mais il y a de différents avis sur leur nom et leur nombre.

Les noms suivants sont cités dans les sources parmi ceux qui participèrent à la prière sur le défunt de Fatima (a) :[57]

Les historiens chiites sont unanimes sur la présence de :

Tombe

D’après les rapports, Fatima az-Zahrâ’ (a) avait commandé un cercueil spécial pour elle-même. Donc, on mit son corps dans ce cercueil et l’apporta vers sa tombe. Enfin, elle fut enterrée pendant la nuit, pour que personne ne sache où elle fut enterrée.[59]

Même si personne ne sait où se situe la tombe de Fatima az-Zahrâ’ (a), d’après les sources, il y a des hypothèses sur l’endroit de son enterrement :

Mérites

Dans différentes sources chiites et sunnites, des mérites de Fatima az-Zahrâ’ (a) sont rapportés, dont certains proviennent des versets du Coran et d’autres proviennent des hadiths.

Infaillibilité

Articles connexes : Infaillibilité et verset de Tat’hîr.

En se basant sur le verset de Tat’hîr, les chiites croient que Fatima (a) est l’un des Ahl al-Bayt (a) et est infaillible.[65] D’après ce verset, Allah a purifié les Ahl al-Bayt (a) de toute souillure.[66]

Les sources sunnites confirment également que Fatima az-Zahrâ’ (a) était un des Ahl al-Bayt (a).[67]

Le premier rapport qui prouve l’infaillibilité de Fatima az-Zahrâ’ (a) est celui qui narre l’usurpation de Fadak par Abu Bakr, après le décès du Prophète (s). D’après ce rapport, lorsqu’Abu Bakr s’empara illégalement de Fadak, l’Imam Ali (a) lui rappela le verset de Tat’hîr et l’infaillibilité de Fatima az-Zahrâ’ (a).[68]

A part les chiites, les sources sunnites rapportèrent des hadiths du Prophète (s), disant que Fatima (a), l’Imam Ali (a), l’Imam al-Hasan al-Mujtabâ (a) et l’Imam al-Husayn (a) étaient exempts de toute souillure et qu’ils furent tous infaillibles.[69]

Adoration

Comme son père, Fatima az-Zahrâ’ (a) avait toujours envie de faire des actes d’adoration. Donc, elle passait beaucoup de son temps à faire la prière et à implorer Allah.[70] La plupart des personnes qui venaient auprès de Fatima (a) pour la rencontrer, la voyaient en train de réciter le Coran.[71]

D’après les rapports, lorsqu’elle récitait le Coran, Allah lui envoyait de Ses anges pour l’aider dans ses affaires à la maison.

Par exemple, Salman al-Farisi vint chez Fatima (a) et la vit en train de réciter le Coran, à côté de la meule. Il vit que la meule, moulait elle-même le grain. Il s’étonna, alla chez le Prophète (s) et lui raconta ce qu’il avait vu chez Fatima (a). Le Prophète (s) lui répondit :

« Allah a envoyé l’Ange Gabriel pour (aider Fatima (a) et ) moudre le grain ».[72]

Aussi, d’après les rapports :

  • Ses prières duraient longtemps
  • Elle passait les nuits à faire des actes d’adoration
  • Elle priait beaucoup pour ses voisins
  • Elle jeûnait beaucoup
  • Elle visitait les tombes des martyrs[73]

Son statut auprès d’Allah et du Prophète (s)

D’après les ulémas chiites et sunnites, Allah nous a ordonné d’aimer Fatima az-Zahrâ’ (a). Selon le verset 23 de la sourate Ash-Shûrâ (le verset de l’Amitié), l’amour à l’égard de Fatima (a) est une obligation. Dans ce verset, Allah déclara que la récompense de la prophétie du Prophète Muhammad (s) n’est que l’amour à l’égard de ses Proches.

D’après les hadiths, les « Proches » dans le verset signifie : Fatima (a), l’Imam Ali (a), l’Imam al-Hasan al-Mujtabâ (a) et l’Imam al-Husayn (a).[74]

A part le verset de l’Amitié, d’après plusieurs hadiths, rapportés par le Prophète (s), Allah se fâche lorsque Fatima (a) se fâche et Il se satisfait lorsque Fatima (a) est satisfaite.[75]

Le Prophète (s) avait un amour exceptionnel à l’égard de sa fille, Fatima az-Zahrâ’ (a) et la considérait comme une partie de lui-même.

Il annonçait que la colère de Fatima (a), le met en colère et la satisfaction de Fatima (a) le satisfait. Ce hadith est rapporté par les ulémas chiites et sunnites.[76]

Maîtresse des femmes des mondes

Article connexe : Sayyidat Nisâ' al-'Âlamîn.

D’après plusieurs hadiths, rapportés par les chiites et sunnites, Fatima az-Zahrâ’ (a) est considérée comme la Maîtresse des femmes des mondes.[77]

Femme élue au cours de l’Ordalie (Al-Mubâhala)

Articles connexes : Mubâhala et verset de Mubâhala.

Lorsque le Prophète (s) et les chrétiens de Najrân voulaient faire l’Ordalie (Al-Mubâhala), la seule femme qui accompagna l’Envoyé d’Allah, fut Fatima az-Zahrâ’ (a).

Dans le verset de Mubâhala, Allah a raconté cette histoire et ce verset est considéré comme preuve pour prouver la supériorité des Ahl al-Bayt (a) aux autres.[78]

Dans l’événement de l’Ordalie (Al-Mubâhala), l’Imam Ali (a), Fatima az-Zahrâ’ (a), l’Imam al-Hasan al-Mujtabâ (a) et l’Imam al-Husayn (a) accompagnèrent le Prophète (s).[79]

Descendance du Prophète (s)

D’après les hadiths, un des mérites de Fatima (a) fut le fait que la descendance du Prophète (s) continua au travers d’elle.[80]

D’après certains exégètes du Coran, le terme « Al-Kawthar » dans la sourate Al-Kawthar signifie l’abondance dans la descendance du Prophète (s) qui continua par sa fille, Fatima az-Zahrâ’ (a).[81]

Générosité

Article connexe : verset d’Al-It’âm.

D’après les hadiths, Fatima az-Zahrâ’ (a) fut très généreuse. Elle dépensait toujours de l’argent aux pauvres.[82]

La veille de la cérémonie de son mariage, elle donna le vêtement neuf de son mariage à une femme pauvre. Aussi, elle donna son collier à un pauvre et parfois, elle donnait tout son repas aux pauvres, aux captifs et aux orphelins.[83]

D’après plusieurs narrations, Fatima (a), l’Imam Ali (a), l’Imam al-Hasan al-Mujtabâ (a) et l’Imam al-Husayn (a) jeûnèrent pendant trois jours. A chaque jour, après le coucher du soleil, lorsqu’ils voulaient manger, les pauvres venaient leur demander du repas et ils leur donnaient tout leur repas et restaient faims. Suite à cet événement, les versets 5 - 9 de la sourate al-Insân furent révélés. Ces versets furent connus sous le nom de « Le verset d’Al-It’âm ».[84]

Fréquentation avec les anges

« Muhaddatha » fut un des titres de Fatima az-Zahrâ’ (a). D’après les hadiths, les anges fréquentaient Fatima az-Zahrâ’ (a). Ce fut pour cette raison qu’on lui attribua le titre de Muhaddatha.[85]

Les rapports prouvent que les anges fréquentaient Fatima (a) avant et après le décès du Prophète (s).[86] Les anges transmettaient des nouvelles sur l’avenir du monde. Fatima (a) disait ces nouvelles à l’Imam Ali (a) et ce dernier les écrivaient. Enfin, l’écritures de l’Imam Ali (a) fut nommée Mus’haf Fatima (a).[87]

Héritage spirituel

Les hadiths, rapportés par Fatima az-Zahrâ’ (a) et les narrations sur ses activités socio-politiques et religieuses sont l’héritage de la fille du Prophète (s). Mus’haf Fatima (a), le sermon de Fadak, les Tasbîh de Fatima (a) et la prière de Fatima (a) sont certains actes, hérités de la fille de l’Envoyé d’Allah (s).

Hadiths

Les hadiths sont une partie très importante de l’héritage de Fatima az-Zahrâ’ (a).

Les hadiths rapportés par Fatima (a) concernent la croyance, le fiqh, l’éthique et la société. Les sources chiites et sunnites rapportèrent ces hadiths et certains ulémas écrivirent des livres consacrés aux hadiths de Fatima (a), comme « Musnad Fatima (a) » et « Akhbâr Fatima (a) ».

Malheureusement, aujourd’hui nous n’avons pas accès à tous ces recueils, c’est pour cette raison que les hadiths de Fatima (a) qu’on se trouve dans les sources ne sont pas très nombreux.[88]

Mus’haf Fatima (a)

Article connexe : Mus’haf Fatima (a).

Mus’haf Fatima (a) est un livre qui contient les paroles transmises par les anges à Fatima (a). Ce dernier les transmettait à son mari, l’Imam Ali (a) et il les écrivait.[89]

D’après les chiites duodécimains, Mush’af Fatima (a) fut un héritage de Fatima (a) et après elle, les Imams le gardaient l’un après l’autre. Maintenant, Mus’haf Fatima (a) est chez l’Imam Mahdi (a) qui apparaîtra à la fin du temps.[90]

Sermon de Fadak

Article connexe : Sermon de Fadak.

Le sermon de Fadak ou Al-Khutbat al-Fadakîyya est un des héritages les plus importants de Fatima (a).

Après l’événement de Saqîfa et l’usurpation de Fadak, Fatima az-Zahrâ’ (a) alla à la mosquée du Prophète (s) et fit un discours pour défendre le droit des Ahl al-Bayt (a). Ce discours fut nommé Al-Khutbat al-Fadakîyya. Ce discours avait un statut considérable parmi les Imams et ils encourageaient leurs enfants de l’apprendre par cœur.

Tasbîh Fatima az-Zahrâ’ (a)

Article connexe : Tasbih Az-Zahra (a).

Tasbîh Fatima az-Zahrâ’ (a) est un dhikr spécial, constitué de 34 fois Allah Akbar (Dieu est le plus Grand), 33 fois Al-Hamdu li Allah (Toute louange est à Allah) et 33 fois Subhân Allah (Gloire à Dieu).

D’après les hadiths, le Prophète (s) l’enseigna à sa fille, Fatima az-Zahrâ’ (a). Beaucoup de hadiths sont rapportés sur l’importance et la récompense de Tasbîh Fatim az-Zahrâ’ (a) après les prières obligatoires.[91]

Selon les rapports, du moment où l’Imam Ali (a) entendit les Tasbîh Fatima az-Zahrâ’ (a), il l’accomplit après toutes ses prières et ne l’a jamais négligé.[92]

Prière de Fatima az-Zahrâ’ (a)

Certaines sources rapportèrent des prières que Fatima (a) avait appris du Prophète (s) et de l’ange Gabriel.[93]

Poèmes attribués à Fatima az-Zahrâ’ (a)

Les sources historiques rapportèrent des poèmes et les attribuèrent à Fatima az-Zahrâ’ (a). Historiquement, ces poèmes appartiennent à deux périodes :

Fatima (a) dans la culture des chiites duodécimains

Les chiites duodécimains considèrent Fatima (a) comme un exemple à suivre et il y a des traces de la vie de Fatima (a) dans leur culture :

  • Mahr as-Sunna : Les sources chiites rapportèrent la quantité de la dote (Mahr) de Fatima (a), donnée par l’Imam Ali (a). Cette dote est nommée Mahr as-Sunna.[95]
  • Al-Ayyâm Fatimîyya ou la commémoration du martyre de Fatima az-Zahrâ' (a) se réfère aux jours où les chiites célèbrent le deuil du martyre de Fatima az-Zahrâ (a), la fille du Prophète (s). En Iran, le 3 Jumâdâ al-Âkhira qui est le jour du martyre de Fatima az-Zahrâ’ (a) est férié et les ulémas chiites manifestent son deuil.
  • Le Jour de la femme : Le 20 Jumâdâ al-Âkhira, le jour de la naissance de Fatima az-Zahrâ’ (a) est nommé, en Iran, comme jour de la femme. Les Iraniens fêtent ce jour en donnant des cadeaux à leurs mères.
  • La nomination des filles : D’après les statistiques en l’an 2014, le nom Fatima était parmi les dix noms les plus populaires en Iran.

Bibliographie

Depuis les premiers siècles de l’islam, les ulémas écrivaient des livres sur Fatima az-Zahrâ’ (a). Certains recueillirent les hadiths sur les mérites de Fatima (a), certains compilèrent les hadiths rapportés par Fatima (a) et d’autres rapportèrent la biographie de la fille du Prophète (s).

Parmi les livres qui recueillirent les hadiths, rapportés par Fatima (a), on peut citer :

Parmi les livres qui rapportèrent les mérites de Fatima az-Zahrâ’ (a), on peut mentionner :

Parmi les sources sunnites sur Fatima az-Zahrâ’ (a), on peut citer :

  • As-Saqîfa wa Fadak, Jawharî Basrî
  • Man Rawâ ‘An Fatima min Awlâdihâ, Ibn ‘Uqda Jârûdî
  • Musnad Fatima (a), Dâr Qutnî Shâfi’î
  • Ath-Thughûr al-Bâsima fî Fadâ’il as-Sayyida Fatima (a), Suyûtî

Références

  1. Al-‘Allâmat al-Majlisî, Bihâr al-Anwâr, v 43 p 16
  2. Cheikh as-Sadûq, Al-Amâlî, p 74, 187, 688, 691, 692
  3. Batnûnî, Ar-Rihlat al-Hijâzîyya, p 128
  4. Kulaynî, v 1 p 458 ; Cheikh at-Tûsî, Misbâh al-Mutahajjid, p 793 ; Tabarî, Dalâ’il al-Imâmat, p 79
  5. Cheikh al-Mufîd, Masâr ash-Sharî’a, p 54 ; Kaf’amî, Al-Misbâh, p 512
  6. Ibn Sa’d, At-Tabaqât al-Kubrâ, v 1 p 133, v 8 p 19 ; Balâdhurî, Ansâb al-Ashrâf, v 1 p 403
  7. Cheikh at-Tûsî, Misbâh al-Mutahajjid, p 793
  8. Ibn Sa’d, At-Tabaqât al-Kubrâ, v 1 p 163
  9. Ya’qûbî, Târîkh Ya’qûbî, v 2 p 35
  10. Ahmad b. Hanbal, Musnad Ahmad, v 1 p 368 ; Hâkim an-Nayshâbûrî, Al-Mustadrak, v 1 p 163
  11. Tabâtabâ’î, Izdivâjé Fatima, v 1 p 128
  12. Tabarî, Dhakhâ’ir al-‘Uqbâ, v 1 p 167; Kulaynî, Al-Kâfî, v 8 p 165
  13. Ibn Sa’d, At-Tabaqât al-Kubrâ, v 8 p 19
  14. Cheikh as-Sadûq, Al-Amâlî, p 653 ; Cheikh al-Mufîd, Al-Ikhtisâs, p 148
  15. Cheikh at-Tûsî, Al-Amâlî, p 40
  16. Irbilî, Kashf al-Ghumma, v 1 p 358
  17. Tabarî, Dalâ’il al-Imâma, p 88 - 90
  18. Ibn Hajar al-‘Asqalânî, Tahdhîb at-Tahdhîb, v 12 p 391
  19. Cheikh at-Tûsî, Al-Amâlî, p 43
  20. Ibn Shahr Âshûb, Manâqib Âl Abi Talib, v 3 p 131
  21. Al-‘Allâmat al-Majlisî, Bihâr al-Anwâr, v 43 p 192 - 199
  22. Cheikh at-Tûsî, Al-Amâlî, v 1 p 95
  23. Al-‘Allâmat al-Majlisî, Bihâr al-Anwâr, v 43 p 72
  24. Khârazmî, Al-Manâqib, p 268
  25. Himyarî, Qurb al-Isnâd, p 52
  26. Tabarî, Dalâ’il al-Imâma, p 140 - 143
  27. Cheikh al-Mufîd, Al-Irshâd, v 1 p 355 ; Ibn ‘Asâkir, Târîkh Madînat Damishq, v 13 p 163, 173 ; v 69 p 176
  28. Shahristânî, Al-Milal wa an-Nihal, v 1 p 57 ; Dhahabî, Sîyar A’lâm an-Nubalâ’, v 15 p 578 ; Mas’ûdî, Ithbât al-Wasîyyat, p 154 - 155
  29. Ibn Sa’d, At-Tabaqât al-Kubrâ, v 2 p 238 ; Kulaynî, Al-Kâfî, v 3 p 228
  30. Kulaynî, Al-Kâfî, v 1 p 241
  31. Cheikh al-Mufîd, Al-Muqni’a, p 289 - 290 ; Sayyid al-Murtadâ, Ash-Shâfî fi al-Imâma, v 4 p 101
  32. Jawharî Basrî, As-Saqîfa wa Fadak, p 63
  33. Tabrisî, Al-Ihtijâj, v 1 p 109 ; Jawharî Basrî, As-Saqîfa wa Fadak, p 72 - 73
  34. Tabarî, Dalâ’il al-Imâma, p 134
  35. Ibn Shahr Âshûb, Manâqib Âl Abi Talib, v 3 p 137
  36. Cheikh at-Tûsî, Misbâh al-Mutahajjid, p 793 ; Tabarî, Dalâ’il al-Imâma, p 134
  37. Ya’qûbî, Târîkh Ya’qûbî, v 2 p 124
  38. Ibn Qutayba, Al-Imâma wa as-Sîyâsa, p 29 - 30
  39. Al-‘Allâmat al-Askarî, Saqîfa, p 99
  40. Cheikh al-Mufîd, Al-Ikhtisâs, p 184 - 185 ; Halabî, As-Sîrat al-Halabîyya, v 3 p 488
  41. Ibn Abd Rabbih, Al-‘Aqd al-Farîd, v 5 p 13
  42. Ibn Qutayba, Al-Imâma wa as-Sîyâsa, v 1 p 30
  43. Ya’qûbî, Târîkh Ya’qûbî, v 2 p 105
  44. Ibn Abi al-Hadîd, Sharh Nahj al-Balâgha, v 2 p 21
  45. Tabarî, Dalâ’il al-Imâma, p 134 ; Cheikh as-Sadûq, Ma’ânî al-Akhbâr, p 206
  46. Sulaym b. Qays al-Hilâlî, p 231
  47. Tabarî, Dalâ’il al-Imâma, p 134
  48. Ibn Qutayba ad-Dînwarî, Al-Imâma wa as-Sîyâsa, v 1 p 31
  49. Kahâla, A’lâm an-Nisâ’ fî ‘Âlamay al-Arabe wa al-Islam, v 4 p 123 - 124
  50. Cheikh at-Tûsî, Misbâh al-Mutahajjid, p 793 ; Tabarî, Dalâ’il al-Imâma, p 134
  51. Ibn Shahr Âshûb, Manâqib Âl Abi Talib, v 3 p 132
  52. Tabarî, Dalâ’il al-Imâma, p 136
  53. Irbilî, Kashf al-Ghumma, v 2 p 125
  54. Cheikh as-Sadûq, ‘Ilal ash-Sharâ’i’, v 1 p 185 ; Ibn Shahr Âshûb, Manâqib Âl Abi Talib, v 3 p 137
  55. Balâdhurî, Ansâb al-Ashrâf, v 2 p 34 ; Tabarî, Târîkh al-Umam wa al-Mulûk, v 2 p 473 - 474
  56. Irbilî, Kashf al-Ghumma, v 2 p 125
  57. Sulaym b. Qays al-Hilâlî, Kitâb Sulaym, p 393 ; Tabrisî, I’lâm al-Warâ, v 1 p 300 ; Cheikh as-Sadûq, Al-Khisâl, p 361
  58. Sulaym b. Qays al-Hilâlî, Kitâb Sulaym, p 393 ; Tabrisî, I’lâm al-Warâ, v 1 p 300 ; Cheikh as-Sadûq, Al-Khisâl, p 361
  59. Maghribî, Da’â’im al-Islam, v 1 p 232 - 233 ; Ibn Sa’d, At-Tabaqât al-Kubrâ, v 8 p 29
  60. Cheikh al-Mufîd, Al-Ikhtisâs, p 185 ; Cheikh as-Sadûq, Man lâ Yahduruhû al-Faqîh, v 2 p 572
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  62. Cheikh as-Sadûq, Man lâ Yahduruhû al-Faqîh, v 2 p 572
  63. Numayrî, Târîkh al-Madînat al-Munawwara, v 1 p 105
  64. Samhûdî, Wafâ’ al-Wafâ’, v 3 p 92 - 95
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  67. As-Suyûtî, Ad-Durr al-Manthûr, v 5 p 198
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  69. Ibn Mardawayh, Manâqib Ali b. Abi Talib, p 305 ; As-Suyûtî, Ad-Durr al-Manthûr, v 5 p 199 ; Ibn Kathîr, Al-Bidâya wa an-Nihâya, v 2 p 316
  70. Cheikh at-Tûsî, Al-Amâlî, p 528
  71. Tabarî, Dalâ’il al-Imâma, p 139
  72. Ibn Shahr Âshûb, Manâqib Âl Abi Talib, v 3 p 116 - 117
  73. Cheikh as-Sadûq, ‘Ilal ash-Sharâ’i’, v 1 p 182 ; Ibn Shahr Âshûb, Manâqib Âl Abi Talib, v 3 p 119
  74. Abu al-Futûh ar-Râzî, Rawd al-Jinân wa Rûh al-Jinân fî Tafsîr al-Qur’ân, v 17 p 122 ; As-Suyûtî, Ad-Durr al-Manthûr, v 6 p 7
  75. Hâkim an-Naysâbûrî, Al-Mustadrak ‘la as-Sahîhayn, v 3 p 154
  76. Cheikh al-Mufîd, Al-Amâlî, p 260 ; Cheikh at-Tûsî, Al-Amâlî, p 24 ; Ahmad b. Hanbal, Musnad Ahmad, v 4 p 5
  77. Cheikh as-Sadûq, ‘Ilal ash-Sharâ’i’, v 2 p 182 ; Ahmad b. Hanbal, Musnad Ahmad, v 3 p 80 ; Bukhârî, Sahîh al-Bukhârî, v 4 p 183
  78. Ibn Kathîr, Tafsîr al-Qur’ân al-‘Azîm, v 1 p 379 ; Tirmidhî, Sunan at-Tirmidhî, v 4 p 293 - 294
  79. Ibn Athîr, Al-Kâmil fi at-Târîkh, v 2 p 293
  80. Al-‘Allâma at-Tabâtabâ’î, Al-Mîzân, v 20 p 370 - 371
  81. Al-‘Allâma at-Tabâtabâ’î, Al-Mîzân, v 20 p 370 - 371 ; Al-Fakhr ar-Râzî, At-Tafsîr al-Kabîr, v 32 p 313
  82. Tabrisî, Makârim al-Akhlâq, p 94 - 95
  83. Tabarî, Bishârat al-Mustafâ li Shî’at al-Murtadâ, p 218 - 219 ; Irbilî, Kashf al-Ghumma, v 1 p 169
  84. Ibn Tâwûs, At-Tarâ’if, p 107 - 109 ; Cheikh at-Tûsî, At-Tibyân, v 10 p 211 ; Zamakhsharî, Al-Kashshâf, v 4 p 670 ; Al-Fakhr ar-Râzî, At-Tafsîr al-Kabîr, v 30 p 746 - 747
  85. Cheikh as-Sadûq, ‘Ilal ash-Sharâ’i’, v 1 p 182
  86. Ibn Shahr Âshûb, Manâqib Âl Abi Talib, v 3 p 116
  87. Kulaynî, Al-Kâfî, v 1 p 240 - 241
  88. Ma’mûrî, Kitâbshinâsî Fatima (a), p 561 - 563
  89. Kulaynî, Al-Kâfî, v 1 p 241
  90. Saffâr, Basâ’ir ad-Darajât, p 173 - 181
  91. Cheikh as-Sadûq, Man lâ Yahduruhû al-Faqîh, v 1 p 320 - 321 ; Bukhârî, Sahîh al-Bukhârî, v 4 p 48 et 208 ; Cheikh as-Sadûq, ‘Ilal ash-Sharâ’i’, v 2 p 366
  92. Ahmad b. Hanbal, Musnad Ahmad, v 1 p 107
  93. Sayyid b. Tâwûs, Jamal al-Usbû’, p 70 et 93
  94. Âlimî, Ash’âr Fatima (a), Dânishnâmiyi Fatémî, v 3 p 110-120
  95. Shahîd ath-Thânî, Ar-Rawdat al-Bahîyya, v 5 p 344